Traité de la commodité, manuscrit C2
Publié sous la direction de Robert Carvais
Édité par Emmanuel Château, Hélène Rousteau-Chambon
modélisation XML-TEI : Emmanuel Château
encodage : Emmanuel Château
transcription : Linnéa Tilly
première édition électronique, 2008-2013, version bêta
fol. 
   
[...]
7 pages, Non reproduite

Œuvres
de
Desgodest.

Tome II.

[...]
1 pages, Non reproduite
fol. 1
   

Traité de la commodité
de l’architecture[1]

Concernant la distribution
et la proportion des édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices

Divisé en trois sections
  • La première section contient les églises
    église
    et autres lieux pieux,
  • La seconde section, contient les basiliques, les hôtels de ville et de commerce[2],
  • Et la troisième section[3], contient les palais, les hôtels et les maisons particulières servant au logement.
Expliqué, en l’accadémie royale d’architecture, par Monsieur Desgodets
Desgodets, Antoine (1653-1728)
architecte des Bâtimens du Roy et professeur de ladite
Abréviation : lad.
accadémie,Receuilie par Jean Pinard
Pinard, Jean (architecte)
, élève et étudiant de ladite
Abréviation : lad.
Accadémie Royale d’architecture.
fol. 2
   
fol. 3
   

Préface

L’origine des édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
qui sont destinés pour la commodité est aussi ancienne que le monde[4]. Le premier homme, en punition de sa désobeissance, ayant été chassé du paradis terestre où il avoit été placé au moment de sa création, se trouvant assujéti au travail, et aux incommodités de la vie, luy et sa posterité, la Nature inspira aux premiers habitans de la terre, pour conserver leur être, de chercher des aziles pour se mettre à couvert de la pluye, se garantir du carnage des bêtes féroces, du froid et du chaud, de la variété des saisons, et se reposer pendant la nuit des fatigues du travail du jour[5]. Ils se firent des habitations, comme on le peut connoitre dans le quatrième chapitre de la Genèse, lorsque Caen
Caïn (personnage biblique)
dit à son frère Abel
Abel (personnage biblique)
sortons dehors, marque qu’ils étoient dans un lieu clos et séparé de la campagne[6].
Il est à présumer que ces premières habitations étoient des cabanes
cabane
Construction rudimentaire ayant fonction d'abri.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
faites avec des troncs d’arbres debout, plantés en terre par le bas, soutenant par le haut d’autres troncs ou branches plus menues en forme de poitrails
poitrail
Le poitrail est une grosse sablière qui forme linteau au-dessus d'une grande baie en rez-de-chaussée dans un pan-de-bois ; elle forme souvent en même temps sablière d'étage.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : poitrails
ou poutres
poutre
« Dans un plancher, pièce maîtresse horizontale de gros équarrissage, perpendiculaire aux solives et soulageant celles-ci.. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 72
, et d’autres élevés par dessous en manière de comble
comble
« Partie de l'espace intérieur, comprise sous les versants du toit et séparée des parties inférieures par un plancher ou une voûte. Le comble peut comprendre plusieurs étages. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 24
, le tout clayonné
et entrelassé de menues [sic.] branchages, couvert de feuillage, paille ou chaume
, enduit au pourtour avec de la bauge
bauge
Bauge : torchis [D'Aviler, Chabat]Mortier de terre franche, & de paille ou de foin, corroyé comme celui de chaux & de sable, & dont on se sert faute de meilleure liaison. Presque toutes les chaumières sont bâties avec ce mortier. On soutient ordinairement la Bauge avec de la charpente, qui est un assemblage de perches & de pieux lattés qui remplissent une espèce de grillage fait de bâtons fourchus & de branches d'arbre [sic.]. Cela s'appelle torchis, parce que les bâtons pointus ressemblent à une torche. On unit la Bauge avec la truelle, & on blanchit le tout avec de la chaux. Pour que ce cloisonnage, qui coûte peu, soit solide, il faut que les bâtons & rameaux qu'on enduit de Bauge (on les nomme palissons ou paluts) ne soient pas trop longs, afin que les pieux & perches qui forment la charpente, soient plus serrés ; que le bois qu'on employe ne soit piont verd ; que les palissons soient de chêne ; & enfin que la terre soit bien délayée, & qu'elle soit en une pâte ni molle ni dure.
ou terre détrampée, ayant des ouvertures pour y servir de portes et de fenestres, ou bien des cabanes
cabane
Construction rudimentaire ayant fonction d'abri.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
avoient d’autres sortes de construction, comme on voit encore de ses espèces d’habitations faites différemment dans les pays du Nord, et dans les montagnes des Alpes
Alpes, Chaîne des
et des Pirenés
Pyrénées, Chaîne des
, suivant les dispositions des climats[7].
p. 4
   
La première ville qui fut bâtie se nomma Énocle
Hénoch (ville ancienne)
par Caën
Caïn (personnage biblique)
qui en étoit le fondateur du nom de son fils aîné[8].
Les descendans de Caën
Caïn (personnage biblique)
, pour avoir des habitations portatives, inventèrent la manière de faire des tentes
[9] afin de camper dans les champs où ils faisoient paître leurs troupeaux. Ils inventèrent aussy les autres différens arts, jusqu’au tems de Noé
Noé (personnage biblique)
qui fit construire l’arche et l’acheva en l’année 1656[10], après la création du monde. Cette arche étoit un édifice
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifice
de bois[11], disposée pour flotter sur les eaux, contenant trois cent coudées de long, cinquante coudées de large, trente une coudées de hauteur[12], compris une coudé pour le bombement
du dernier plancher
plancher
« Plan de charpente horizontal, séparant les étages d'un bâtiment et portant un sol. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. col. 69
qui y servoit de couverture
couverture
« Ouvrage couvrant extérieurement une construction ou un espace devant une construction. Ne pas confondre la couverture et le couvrement. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 155
. La structure en devoit être bien artiste dans ses assemblages, eû égard à sa grandeur, où Nöé
Noé (personnage biblique)
se retira par l’ordre de Dieu
Dieu
avec sa famille et de toutes les espèces d’animaux qui sont sur la terre, masles et femmelles, pour être préservée de l’innondation du Déluge.
La ville et fameuse tour de Babel[13], bâtie quelque tems après le Déluge, étoit construite de brique
brique
« Élément de construction de petite dimension, plein ou creux, en argile à laquelle sont parfois associés d'autres matériaux. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 47
faîte de terre cuite
terre cuite
eee
Forme régularisée : terre cuite
, conjointe avec du bitume
bitume
Terre grasse qui tient de la nature du souffre, & qui sert de mortier aux environs de Bagdat en Syrie. Il y en a de deux espèces ; le Bitume dur, qui se tire des carrières, & le Bitume liquide. C'est de ce dernier que Semiramis fit liaisonner les briques des murs de Babylone.
, en façon de mortier
mortier
« Matériau durcissant en séchant, utilisé en liaison entre les pierres, les briques, ou en enduit. Il est habituellement composé de chaux et de sable. Sa consistance est dure ; sa couleur blanchâtre. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 47-48
[14].
Dans la suite des tems, les arts s’étant perfectionnés, les peuples joignant la solidité et la beauté à la commodité
de leurs édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
[15], le six [sic.] et le septième chapitre du troisième livre des Roïs d’Israël
Israël, Royaume d' (1030-721 av. J.C.)
Rois et souverains -- Israël (Royaume)
[16], et le troisième chapitre du deuxième
Abréviation : deuxe.
livre des Paralipomennes[17], donne [sic.] une grande idée de la magnificence du temple et des palais que le roy Salomon
Salomon (roi d'Israël ; 09..?-0931? av. J.-C.)
fit bâtir à Jérusalem
Jérusalem
et au bois du Liban
Liban
[18], tant par leurs grandeurs que par la beauté et la distinction des matériaux et des matières précieuses et par l’art avec lequel ils furent employés[19].
Les Grecs et les Romains[20] ont excellés [sic.] dans toutes les parties de l’architecture, les testes respectables de leurs anciens édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
, en font connoître la beauté et la solidité, l’étendue, la diversité, la grandeur des pièces[21] et logements qui se remarquent encore dans leurs ruines[22], avec les descriptions que les historiens[23] nous en ont laissées, font conjecturer qu’ils étoient aussy commodes dans leurs différens usages que beaux
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et solides.
On peut dire cependant que le tems ayant perfectionné cette principalle partie d’architecture, nos édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
modernes, ne cèdent en rien pour la commodité
aux édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
anciens[24].
De ces trois parties, qui composent l’architecture, scavoir la commodité
, la solidité
et la beauté
[25] ; il a été amplement parlé de la dernière, dans le Traité des ordres d’architecture et de leurs accompagnemens concernant la décoration des édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
[26]. Il est tems de décrire la partie d’architecture qui comprend la commodité
[27], mais comme cette partie d’architecture est d’une étendue presque infinie, ce traité ne renferme que les édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
tant publics que particuliers qui servent à la religion, au logement et à la société civile[28], comme sont les églises
église
et chapelles
, les basiliques
basilique
Au sens juridique, église dotée de certains privilèges selon le droit canon. Au sens historique, église paléo-chrétienne à plusieurs vaisseaux de plan allongé.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
et autres lieux pour rendre la justice, les hôtels de villes
hôtel de ville
et de commerce
, les palais
palais
des princes et seigneurs, les maisons particulières
et autres édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
de ce genre[29], remetant à un autre tems si les circonstances le permettent, à parler des places publiques
et marchées
marché
eee
marche
[30], de la distribution et alignement des rues des villes
, de leurs fortifications
fortification
Forme régularisée : fortifications
[31], des ports de mer
, des arsenaux
, écluses
[32], acqueducs
, fontaines
, canaux
canal
« Moulure creuse dont la section est petite relativement à l'étendue. Son profil est généralement curviligne. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 183
Forme régularisée : canaux
, grand chemins
, ponts
pont
, chaussées
[33], parcs
parc
, jardins
jardin
[34] et autres sortes d’édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
et monuments
monument
Forme régularisée : monuments
qui se peuvent attribuer à la commodité[35], avant lesquels il sera à propos de traiter en particulier de la troisième partie d’architecture[36] qui concerne la solidité, formée par le bon choix, arrangement, liaisons et mélanges des matériaux, l’appareil
Forme régularisée : appareil
et la coupe des pierres
, l’assemblage des bois et autres constructions qui composent les édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
[37].
Ce Traité de la commodité de l’architecture est divisé en trois sections ou parties. La première contient les différentes sortes d’églises
église
et chapelles
et autres lieux pieux. La seconde section, contient les basiliques
basilique
Au sens juridique, église dotée de certains privilèges selon le droit canon. Au sens historique, église paléo-chrétienne à plusieurs vaisseaux de plan allongé.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
, les hôtels de villes et de commerce
 
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et la troisième contient les palais
palais
, les hôtels
hôtel
et les maisons particulières
servant au logemenslogements[38]. Chaque section a plusieurs chapitres dans lesquels sont expliqués les termes et les principes, les règles et les proportions[39] et les convenances avec les desseins nécessaires pour l’intelligence de chaque chose en particulier.
p. 7
   

Première section
du traité de la commodité de
L’architecture concernant les
églises
église
et autres lieux pieux

Chapitre Ier
Description des anciennes églises
église
chrétiennes[40].

Les règles générales[41] pour bien réussir dans les projets des édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
que l’on se propose de faire, est qu’il faut être bien informé de tous les usages à quoi ils sont destinés, afin d’en distribuer toutes les parties conformément à ses usages[42], ensuite on donne les proportions à chaque chose en particulier pour les faire convenir ensemble, en formant tous le corps de l’édifice
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifice
[43].
Sur ce principe pour bien connoître les usages de toutes les parties des édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
destinés au service divin il faut remonter jusqu’aux premiers siècles de l’Église, parceque la religion chrétiene étant l’ouvrage de Dieu
Dieu
, a eû d’abord sa perfection.
p. 8
   
L’assemblée des apôtres et des disciples après l’assenssion de Jésus Christ
Jésus-Christ
, forma la première église
église
dans Jérusalem
Jérusalem
[44] ; ce n’est pas que l’on ne deut nommer les assemblées des juifs
, sous la loy de Moÿse
Moïse (personnage biblique)
, et avant cette loy écrite, les assemblées des fidelles adorateur du vray dieu
Dieu
des Églises ; mais le nom d’Église a été particulièrement affecté aux assemblées des chrétiens[45], et c’est tout le concours des fidelles Chrétiens ensemble qui composent la vraye Église, laquelle n’est qu’une, quoy que ses membres soient dispersés en differents lieux.
D’abord la pratique des céremonies de la religion chrétienne n’étant pas encore libre[46], l’assemblée des fidelles de Jérusalem
Jérusalem
se faisoit dans le temple en la galerie
galerie
« Espace habitable plus long que large, délimité dans un étage par les divisions des murs, des cloisons, des alignements de support verticaux, et ayant une fonction de passage. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 33
Forme régularisée : galerie
de Salomon
Salomon (roi d'Israël ; 09..?-0931? av. J.-C.)
, pour les prières publiques, separée des autres juifs, et la fraction du pain, c’est-à-dire la célébration du divin sacrifice de la messe se faisoit dans le senacle, qui étoit une grande salle au haut de la maison ou logeoient les apôtres.
Ensuite le nombre des fidelles s’étant beaucoup augmenté et étant dispersés en differens paÿs, ils tenoient leurs assemblées en chaque ville, dans quelqu’unes des maisons des fidelles où il y avoit de grandes salles.
Enfin ils construisirent pour s’assemblée des édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
particuliers, disposés pour la célébration des divins mistères, les édifices
édifice
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Forme régularisée : édifices
furent nommés église
église
, du nom des assemblées qui si tenoient, et le nom d’église
église
est toujours resté depuis anexé à cette sorte d’édifficeédifice
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifice
, pour les distinguer du temple des juifs, et des temples des idoles. Les grandes églises ont aussy été nommées basiliques[47], à cause que les évêques y préchoient et y enseignoient la morale Évangelique, parce qu’enciennement on nommoit basilique les grandes salles des palais, où on rendoit la justice, et où les peuples s’assembloient pour les affaires publiques.
Entre tous les édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
que l’architecture peut produire, il n’en est point qui puisse n’y qui doive être comparée aux églises
église
, où le saint des saints, le verbe incarnée, le créateur de la nature, habitte réellement, dans la sainte eucharistie, pour y recevoir l’hommage à l’adoration des hommes, leur communiquer ses grâces, et les combler de ses bienfaits, d’une manière plus
p. 9
   
p. 10
   
Description
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particulière, et plus, abondante, qu’en aucun autre lieux de l’univers. Si Jacob
Jacob (personnage biblique)
a son réveil de la vision de l’échelle miraculeuse qui l’avoit vue en dormant, dit le seigneur est vrayement en ce lieu ci, et je ne le sçavois pas, et dans la frayeur dont il se trouve saisy, il ajout que ce lieu est terrible, c’est véritablement la maison de Dieu
Dieu
et la porte du ciel ; si le prophète David ayant formé le dessein de bastir un temple au seigneur en fut détourné par l’ordre de Dieu
Dieu
, cet homme ayant étée réservé au Roy Salomon
Salomon (roi d'Israël ; 09..?-0931? av. J.-C.)
, que dieu douë pour cet effet d’une très grande sagesse, qu’elle attention ne doits pas avoir l’architecte qui entreprend de faire les desseins, et de conduire la structure d’une église
église
, qui est véritablement la Maison de Dieu
Dieu
[48], pour observer régulièrement tous ce que la bienséance[49] et le respect dû à la sainteté d’un édiffice sacrée, demande de son art, il doit premièrement étudier les usages des différentes parties qui y sont nécessaire, sçavoir les rubriques qui se pratique dans la célébration des Divins mistères, et s’apliquer à suivre en générale les manières et les dispositions respectables des anciennes églises
église
basties dans les siècles les plus proches du tems des apôtres[50], auxquels on commença avec quelque sorte de liberté à exercer publiquement la Religion Chrétienne.
La plus ancienne des églises
église
dont on ait
la description, est au raport de Monsieur de Fleury
Fleury, Claude (1640-1723)
[51] dans le troisième tome livre dixième de son histoire écclésiastique[52]. l’église de Tir
, elle avoit été ruinée comme les autres pendant les persecutions et les infidelles [sic.][53] en avoient meme defiguré la place, elle fut rebastie ensuite au même endroit, du tems que Saint Paulin
Paulin de Tyr (évêque ; 2..?-331)
étoit évêque de Tir
Tyr (Liban-Sud, Liban)
, au commencement de la liberté que l’Empereur Constantin
Constantin Ier (empereur romain ; 027.?-0337)
donna à l’Église[54].
Le plan général de cette église
église
de Tir
, est représenté au premier dessein de ce chapitre[55], une enceinte de murailles, cotté A, sur le dessein renfermoit tout le lieu saint dont l’entrée étoit un grand portique
portique
B, tourné à l’orient, si élevé qu’il paroissoit de fort loin, on
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entroit d’abord dans une grande cour carrée C environnée de quatre galleries en forme de péristilles D soutenues de colonnes, entre lesquelles étoit un treillis de bois, en sorte que les galleries étoient fermées, mais à jour. Là on instruisoit à la foy chrétienne les cathécumennes pour les disposer au baptème.
Au milieu de la cour environ vis-à-vis de l’église
église
, étoit des fontaines E pour se laver les mains et le visage, avant la prière, simbole de la purification spirituelle, les bénitiers que l’on met à l’entrée des églises
église
, ont succedés à ses fontaines, au fond de la cour étoit un second portique ou vestibule
vestibule
« Pièce ou galerie d'entrée assurant la communication entre l'extérieur et les autres pièces ou vaisseaux. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 35
F. ouvert aussy à l’orient, d’où l’on entroit dans l’église
église
par trois portes, celle du milieu étoit beaucoup plus large et plus haute que les deux autres.
Le dedans de l’église
église
étoit partagée en trois sur sa largeur, par deux rangs de colonnes qui formoient la nef
nef
G au milieu, grande et élevée, et des galleries l’atérales HI aux deux côtés, moins larges et moins élevés que la nef
nef
. La nef
nef
étoit bien éclairée par des fenestres fermées seulement de treillis de bois au dessus des l’atéreaux ou bas côtés de l’église
église
.
Il ni avoit qu’un autel L isolé placé au fond de la nef
nef
, laqu’elle nef
nef
etoit renfoncée en plan circulaire, au derrière de l’autel où étoit le trône N de l’évêque regardant l’autel et le Peuple qui étoit au-delà vers l’orient. Les sièges P pour les prestres aux deux costés du trosne de l’évêque, étoit disposé suivant le demi cercle qui enfermoit l’autel par le derrière, ce que l’on nommoit alors presbytère, et à present le chevet
de l’église[56], le haut de ce demy cercle etoit voûté en niche ou cul de four, que l’on nommoit conicha ou coquille, on nommoit abside
abside
« Espace intérieur de plan cintré ou polygonal s'ouvrant sur une pièce ou sur un vaisseau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 25
l’arcade
arcade
qui en faisoit l’ouverture de la nef[57].
Le sanctuaire M étoit environné d’une balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
et le planum K du presibtère au devant de l’autel, étoit separé du Peuple par une seconde balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
ou treillis de bois orné de sculpture d’une délicatesse admirable.
Hors le sanctuaire, étoit encore un autre retranchement Q
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dans la nef
nef
pour placer les chantres, on nomma pour cette raison ce retranchement Q cœur
, en grec coros, ou autrement cancel du mot latin concelli, à l’entrée du cœur
etoit l’ambon R, c’est-à-dire une tribune élevée où l’on montoit par des degrez des deux cotés servant aux lectures publiques, cette tribune a depuis été nommé pupitre, lutrin ou jubé, si lambon etoit unique, il etoit placé au milieu, mais quelquefois on en faisoit deux pour ne point cacher l’autel ; l’un à gauche en regardant l’autel pour la lecture de l’Évangile et l’autre à droite pour l’Épitre et même un troisième pour la lecture des Prophéties, comme sont à présent les chaires à prescher tout le reste de la basilique étoit remplie de bancs rangés avec un grand ordre.
Des deux cotés de l’église
église
en dehors, étoient des salles S pour instruire en particulier les cathécumennes, le baptistère T au pourtour du quel y avoit des cabinet I.2. dont les entrées etoient par le dedans du baptistère, séparés les uns des autres pour les hommes et pour les femmes qui se préparoient séparement pendant la cérémonie pour se mettre en état de recevoir le sacrement de baptème, les saintes huilles et les vazes qui servoient au baptème, la sacristie où on serroit les vazes sacrés qui servoient à la célébration des divins mistères, et la diaconi X où etoit le trésor de l’église
église
étoit aux cotés des latéreaux vers le fond de la basilique proche l’entrée etoit la salle Y où l’évêque tenoit ses audiances et d’autres salles Z servant à differens usages de l’ancienne discipline de l’Église. Toutes les pièces avoient des portes de communication dans l’église
église
par les bas côtés
, et elles étoient environnées de cours ou jardins O d’où elles recevoient leur clarté, afin d’être séparés et éloignés de tous les édifices profanes et du bruit du commerce populaire. C’est de ses [sic.] salles aux côtés en dehors des latéreaux de l’église
église
, d’où est venu l’origine des chapelles.
Les autres églises
église
qui furent basties incontinent après celle
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de Tyr
, elles sont si conformes qu’elles paroissent avoir été faites à peu prés sur le même modelle, qui par consequent venoit d’une tradition plus ancienne[58]. Aussi voit on encore à Rome
Rome (Italie)
, les églises
église
[59] de Sainte Sabine[60] et de Saint Alexis
église Saint-Alexis
[61], sur le mont aventin, celle de Sainte Marie intrasteveré
église Sainte-Marie-in-Trastevere
[62], celle de Saint Paulin hors les murs
basilique Saint-Paul-hors-les-murs
[63] à un mil de Rome
Rome (Italie)
, sur le Chemin d’ostie
Rome (Italie)
[64], et plusieurs autres du même goût, toutes séparées en trois sur la largeur, par deux files de colonnes, qui soutiennent des murs fort élevés au dessus qui forment la nef
nef
, les latéreaux de chaque coté de la nef
nef
sont formés au-delà de ses files de colonnes, par des murs tous lisses, beaucoup moins hauts que les murs de la nef
nef
. Les porches ou portiques en dehors, soutenus par des colonnes, audevant de l’entrée de ces anciennes églises
église
, font connoître qu’ils étoient une partie nécessaire, à l’encienne discipline de la Religion Chrétienne. Là se tenoit les penitens publiques, auxquels l’entrée de l’église
église
étoit deffendue, pendant le tems qu’il leur avoit été prescrits[65].
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Description
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Le plan de l’église
église
de Sainte
Abréviation : Ste
Sabine
église Sainte-Sabine
[66] sur
le mont aventin, où est le couvent des Dominiquains à Rome est représenté sur le second dessein de ce premier chapitre, ainsy qu’elle est encore aujourd’huy, à la réserve de l’autel A, du trône B et des bancs du presbitaires au Pourtour du chevet
CD des balustrades
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
des Enceintes du sanctuaire EE et du cœur
FF des lutrains G pour la lecture de l’Evangile et H pour l’Épitre, de la tribune I pour la prédication et la lecture des prophéties, lesquels sont marqués sur le plan de même que sur les 3e et 4e dessein des profils ou coupes cy après. N’on comme ils sont à présent, mais suivant l’usage des anciennes rubriques, tout le reste est dans sa juste proportion, que l’on peut mesurer et connoître par les échelles de toises parisiennes qui sont au bas de ces desseins[67].
Cetteéglise
église
de Sainte Sabine
église Sainte-Sabine
est fort ancienne[68], on ne sçait pas en quel tems, ny par qui elle fut bâtie ; on tient vulgairement que c’étoit un temple de Diane[69], ce qui est de constant est que dans ce cinquième siècle l’an 425, sous le pontificat de Célestin premier
Célestin Ier (pape ; 03..-0432?)
, le Cardinal Pierre de Savonne
Pierre de Savonne (cardinal)
qui étoit titulaire de cette église
église
la fit réparer[70], mais on peut conjecturer qu’elle étoit plus ancienne puisqu’elle étoit dès lors un titre de cardinal, on le reconnoit aussi par le goût de l’architecture des colonnes d’ordre corinthien[71] qui sépare la nef
nef
d’avec les latéreaux, ce qui sera expliqué sur le quatrième dessein de ce chapitre.
Le portique
portique
O
contient toute la largeur du devant de l’église
église
, il est soutenu par six colonnes de front, terminées sur la même alignement, par des pilastres quarrées
, que Vitruve
Vitruve (0090?-0020? av. J.-C.)
apelle à entre[72], et clos de murs, aux deux bouts de ce portique
portique
, on entre dans l’église
église
par trois Portes, celle du milieu qui entre dans la nef
nef
LL est plus large et plus haute que les deux autre. Ces deux dernières sont égalles, l’une à l’autre, elles entrent
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directement dans les latéreaux ou bas cotés
de l’église
église
MM, NN. Ces latéreaux sont chacuns en droit ligne d’un bout de l’église
église
à l’autre, ils sont aussi terminées en niches
niche
ou cul de fours
vers le chevet
, ils sont clos d’un coté par le mur de l’enceinte de l’église
église
, et par l’autre coté, ils sont séparés de la nef
nef
et du cœur
, par deux files de douze colonnes, chacun terminé à chaque bout d’un pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
, engagé dans les entre des murs, toute la longueur de cette église
église
entre les deux pignons est de 146 pieds 4 pouces, et sa largeur dans Œuvre compris la nef
nef
et les latéreaux est de 75 pieds 6 pouces, qui fait à peu prés la moitié de la longueur, non compris les niches du chevet
. La nef
nef
a 42 pieds 2 pouces de large entre les colonnes, les latéreaux sont d’inégale largeur, celuy à droite en entrant a 18 pieds entre les colonnes et le mur, et celuy à gauche n’a que 15 pieds 3 pouces ½. Les murs de l’enceinte de l’église
église
ont 2 pieds d’épaisseur, et celuy du pignon entre le portique
portique
et la nef
nef
2 pieds 4 pouces. La largeur de la grande niche du presbitère ou chevet
de l’église
église
, est de 33 pieds 9 pouces ½, et sa profondeur a 22 pieds 3 pouces, qui est plus que la moitié de sa largeur mais les niches qui terminent les latéreaux sont en demi cercle, l’une un peu plus large que l’autre, à proportion de la difference de la largeur des latéreaux[73].
Le profil ou coupe sur la longueur de l’église de Sainte Sabine
église Sainte-Sabine
sur le mont aventin, est représenté sur le troisième dessein. Les colonnes du portique
portique
sont de marbre, avec leurs bazes et leurs chapiteaux
chapiteau
« Élément formant épanouissement entre le corps de la colonne, du pilier ou du pilastre, et la charge. Le chapiteau est essentiellement formé d'un corps (échine ou corbeille) et d'un couronnement (abaque ou tailloir, éventuellement de l'un et l'autre). »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 115
d’ordre corinthien, on monte trois marches pour entrer au portique
portique
, lequel est de plein pied à l’église
église
Forme régularisée : église
, la porte du milieu qui entre du portique
portique
à la nef
nef
a neuf pieds huit pouces de large, sur seize pieds huit pouces de haut, et les portes des cotés n’ont chacune que six pieds trois pouces de large, haute à proportion, leurs chambranles et couronnemens sont de marbre blanc. Les colonnes du dedans de l’église
église
qui soutiennent les murs des cotés
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Description
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de la nef
nef
avec leurs bazes et chapiteaux, sont aussy d’ordre corinthien de marbre blanc ; mais plus petites que celles du portique
portique
, elles n’ont que deux pieds de diamètre par le bas et dix neuf pieds neuf pouces de haut, avec la baze et le chapiteau
chapiteau
« Élément formant épanouissement entre le corps de la colonne, du pilier ou du pilastre, et la charge. Le chapiteau est essentiellement formé d'un corps (échine ou corbeille) et d'un couronnement (abaque ou tailloir, éventuellement de l'un et l'autre). »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 115
, le fût seul a seize pieds quatre pouces un tiers de hauteur. Les intervales entre les colonnes sont de neuf pieds, tout le reste de l’Ediffice est construit en brique, la hauteur de la nef
nef
depuis le pavé jusques sous le plafond qui est à la hauteur des tirants
tirant
« Pièce de bois ou de métal netralisant deux poussées divergentes en réunissant les parties auxquelles elles s'appliquent. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 124
Forme régularisée : tirants
ou entraits du comble, est de quatre vingt dix pieds, qui est deux fois et un septième de la largeur de la nef
nef
, laquelle est de quarante deux pieds deux pouces. L’abside
abside
« Espace intérieur de plan cintré ou polygonal s'ouvrant sur une pièce ou sur un vaisseau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 25
ou niche du chevet
de l’église
église
est aussy plus haut que deux fois sa largeur.
Les murs des cotés de la nef portent sur des arcades
arcade
posées immédiatement sur les chapiteaux
chapiteau
« Élément formant épanouissement entre le corps de la colonne, du pilier ou du pilastre, et la charge. Le chapiteau est essentiellement formé d'un corps (échine ou corbeille) et d'un couronnement (abaque ou tailloir, éventuellement de l'un et l'autre). »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 115
des colonnes, il y a autant de fenestres ou vitreaux, que d’entres colonnes, de chaque coté de la nef ; elles sont placées à plomb du milieu des entrecolonnes un peu plus haut que la moitié de la hauteur des murs, à prendre du dessus des arcades
arcade
. Il y a une grande fenestre au millieu du pignon de l’entrée, séparée en trois par deux petites colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
ioniques, dont la partie du milieu est plus large et plus haute que les deux autres. Il n’y a point d’autres fenestres, et les latéreaux recoivent leur jour de la nef
nef
, les murs des pignons ont comme il a été dit, deux pieds quatre pouces d’épaisseur, ceux des cotés de la nef
nef
, qui portent sur les colonnes ont deux pieds d’epais.
Il est à remarquer le peu d’épaisseur qu’ont tous les murs de cette église
église
par raport à leur grande élévation, et comment ceux de la nef
nef
qui sont très hauts et qui portent sur de petites colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
pouvant soutenir un comble de prés de huit toises de large, sans être apuyé par des arcs et pilliers buttans. Il est vray qu’en Italie
Italie
la charpente est très légère, mais la tuille y pèse beaucoup plus qu’en France
France
. On remarque à Rome
Rome (Italie)
que la brique
brique
« Élément de construction de petite dimension, plein ou creux, en argile à laquelle sont parfois associés d'autres matériaux. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 47
de la façon du pays employée avec du mortier
mortier
« Matériau durcissant en séchant, utilisé en liaison entre les pierres, les briques, ou en enduit. Il est habituellement composé de chaux et de sable. Sa consistance est dure ; sa couleur blanchâtre. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 47-48
composée de posolane
et de chaux
, forme un corps
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aussi liez et comprimé, que s’il étoit d’une seule pièce[74]. C’est ce que fait que les édifices d’Italie
Italie
, et particulièrement les églises
église
, sont d’un caractère beaucoup plus léger et sont de plus longue durée, que les édifices de France
France
, quoy que ces derniers soient bâtis de matière plus solides, et qu’il ayent leurs murs forts épais. Cependant en Italie
Italie
le trait de la coupe des pierres est peu usité[75], et on si sert rarement de linteaux de bois
linteau
« Bloc de pierre, pièce de bois ou de métal couvrant une baie et présentant un soffite. Il reçoit la charge des parties au-dessus de la baie et la reporte sur les deux points d'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 126
, pour les portes et les fenestres, et on les ferme par le haut, soit en platte bande ou en ceintrées avec des briques et du mortier, et lorsqu’elles sont en plattes bandes, on y fait un ceintre de brique par le dessus à la plus grande partie des anciens édifices, les linteaux des portes en plattebande, sont d’un seul morceau de marbre qui porte carrement par les bouts, sur les piédroits, de même aux colonnades et portiques
portique
, les architraves des entablemens sont d’une seule pièces à chaque entrecolonnement qui pose sur les chapiteaux
chapiteau
« Élément formant épanouissement entre le corps de la colonne, du pilier ou du pilastre, et la charge. Le chapiteau est essentiellement formé d'un corps (échine ou corbeille) et d'un couronnement (abaque ou tailloir, éventuellement de l'un et l'autre). »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 115
du milieu d’une colonne à l’autre.
Le Profil ou coupe sur la largeur de L’église de Sainte Sabine
église Sainte-Sabine
, qui est représenté en la première figure sur le quatrième dessein fait encore mieux connoître la légèreté de cet édifice par sa grande élévation[76]. Le peu d’épaisseur de ses murs, et la petitesse des colonnes qui les portent, la nef
nef
et les latéreaux sont plafonnés tout plats à la hauteur des entraits de leur comble. Il n’y a que le presbitère ou chevet
, et les niches du bout des latéreaux qui soient voûtés de brique en cul de four. Le faiste des combles des latéreaux est au dessous des fenestres ou vitreaux de la nef
nef
. Le restant de la hauteur des murs de cette nef
nef
n’a rien qui l’arcboute et ses murs ne sont entretenus que par les tirants
tirant
« Pièce de bois ou de métal netralisant deux poussées divergentes en réunissant les parties auxquelles elles s'appliquent. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 124
Forme régularisée : tirants
ou entraits du comble, qui pose dessus les encorbellements en saillie par le dedans, qui recoivent les tirants
tirant
« Pièce de bois ou de métal netralisant deux poussées divergentes en réunissant les parties auxquelles elles s'appliquent. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 124
Forme régularisée : tirants
et sont chacun d’une pierre posée au haut des murs de brique. Il n’y a point de corniches
sous le plafond par le dedans, et la corniche d’entablement
du dehors est
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Description
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est faite de brique, saillante les unes sur les autres, façonnées en moulures différentes qui forment le profil de cette corniche ; la baze et le chapiteau
chapiteau
« Élément formant épanouissement entre le corps de la colonne, du pilier ou du pilastre, et la charge. Le chapiteau est essentiellement formé d'un corps (échine ou corbeille) et d'un couronnement (abaque ou tailloir, éventuellement de l'un et l'autre). »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 115
des colonnes qui separent la nef des latéreaux de l’église
église
de Ste Sabine
église Sainte-Sabine
, sont représentées sur le quatrième dessein avec toutes leurs dimentions et mesures, cottées dans leur véritable goût.
Toutes ses colonnes de la nef
nef
, sont de même grosseur et hauteur[77], leurs bazes et chapiteaux sont tous semblables ce qui fait connoître que les colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
ont étées faites exprés pour cet édifice
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifice
[78]. Le fût de chaque colonne est cannelé de vingt quatre canneaux dans son pourtour[79]. Ces canneaux sont remplies d’un tors, ou bâton, depuis le bas jusqu’au tiers de leur hauteur, pour empêcher que les côtés entre les canneaux ne soient écornés par les passants, les bazes de ces colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
étant posées sur le pavé de l’église
église
, la largeur des côtés est le cinq treizième de la largeur du creux des canneaux. Leurs arrestes sont adoucies un peu en rond, depuis le bas jusqu’en haut, peut être pour éviter les écornures, peut être aussy par un goût particulier pour leur donner plus d’union et rendre les ombres des canneaux moins dures, ne recevant leur jour que d’en haut.
Le profil de la baze des colonnes cotté P à la seconde figure est attique d’assez bon goût, telle qu’elle étoit en usage chez les anciens pour les trois ordres supérieurs[80].
Le chapiteau est dessiné à la troisième figure[81], sur le profil de sa diagonalle cotté Q, sur son profil par le milieu cotté R, par le front du tailloir et des voluttes angulaires cotté S, et par la face cotté T afin d’en marquer toutes les proportions. Les feuilles de ce chapiteau
chapiteau
« Élément formant épanouissement entre le corps de la colonne, du pilier ou du pilastre, et la charge. Le chapiteau est essentiellement formé d'un corps (échine ou corbeille) et d'un couronnement (abaque ou tailloir, éventuellement de l'un et l'autre). »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 115
, les tigettes et la roze du milieu du tailloir, sont refendües en feuilles d’olivier, ce chapiteau
chapiteau
« Élément formant épanouissement entre le corps de la colonne, du pilier ou du pilastre, et la charge. Le chapiteau est essentiellement formé d'un corps (échine ou corbeille) et d'un couronnement (abaque ou tailloir, éventuellement de l'un et l'autre). »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 115
est fait dans le goût et suivant les proportions de ceux de la place
p. 26
   
de Nerva
Foro di Nerva
et du Temple d’antonin et faustine à Rome
Tempio di Antonino e Faustina
[82].
Ces circonstances paroitront peut être hors du sujet dont il est traitée dans ce chapitre, mais c’est pour faire connoître que cette église de Sainte
Abréviation : Ste
Sabine
église Sainte-Sabine
a pû être bâtie vers la fin du premier siècle, ou au commencement du second, longtems avant l’Empereur Constantin
Constantin Ier (empereur romain ; 027.?-0337)
, suivant cette remarque, il n’y a pas aparence de croire que cet édifice ait été construit d’abord pour une église
église
Forme régularisée : église
, mais ce pouvoit être un temple d’idolles, qui fut ensuite consacré au vray Dieu ; ainsy qu’il s’en voit beaucoup d’autres à Rome
Rome (Italie)
, et ailleurs, qui étoient autre fois des temples de faux Dieux et qui sont à présent des églises
église
.
Le plan de l’église de Sainte
Abréviation : Ste
Marie Intrasteveré
église Sainte-Marie-in-Trastevere
, c’est-à-dire au-delà du Tibre à Rome
Rome (Italie)
, fait le cinquième dessein du premier chapitre. Ce dessein et les deux autres qui suivent, sont représentés tels qu’est cette église
église
à présent, qui paroits [sic.] être comme elle étoit anciennement, à la réserve ainsy qu’il a été remarqué sur les desseins de l’église de Sainte
Abréviation : Ste
Sabine
église Sainte-Sabine
de l’autel A, du sanctuère [sic.] E, du trône B, des bancs du presbitère, CD du cœur
F.F.K. où les chantres étoient placés, dans les deux bouts des côtes, et la partie K au milieu au devant du sanctuaire restoit vuide pour ne point cacher l’autel. Les deux lutrins GH pour l’Évangile, et l’Épitre aux deux côtes de l’entrée du cœur
et de la tribune I vers le haut de la nef
nef
pour les instructions, et la lecture de prophéties. Lesquels sont tous placés suivant l’ancien usage, et non comme ils sont à présent.
Le Pape St Calixte, fit édiffier l’église de Sainte
Abréviation : Ste
Marie intrasteveré
église Sainte-Marie-in-Trastevere
, au commancement du troisième siècle, sous l’empereur Alexandre Severe[83], on tient que ce fut la première église
église
qui fut érigée à Rome, sous le nom de la Sainte
Abréviation : Ste
Vierge[84]. Il est à présumer
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Description
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qu’elle fut bâtie avec la démolition de quelqu’autres édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
, pace les colonnes qui soutiennent les murs des côtés de la nef
nef
, qui sont de différentes grosseurs, quoy qu’aprochant de même hauteur. Il y en a qui n’ont que 2 pieds 3 pouces 1/3 et d’autres de 2 pieds 5 pouces de diamètre[85]. Mais le plus grand nombre, qui sont celles qui donnent la proportion à l’ordre qui est ionique, ont 3 pieds de diamètre par le bas, les deux colonnes qui portent l’arcade
arcade
du milieu entre la nef
nef
L et le cœur
K, ont aussi 3 pieds de diamètre, elles sont d’ordre corinthien[86]. Les arcades
arcade
qui entrent du bout des latéreaux MN dans les deux côtés du cœur
FF sont aussy soutenues chacune par deux colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
d’ordre corinthien, mais beaucoup plus petittes que les autres, elles n’ont qu’un pied 10 pouces 1/2. Les entablements
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
qui posent sur ces différentes colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
sont aussi de differens profils, et de différentes proportions.
Les colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
du portique
portique
sont encore plus petites que les autres, n’ayant qu’un pied neuf pouces de diamètre, elles sont d’ordre corinthien. Toutes ces colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
tant du portique
portique
que du dedans de l’église
église
, et leur entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
, sont de marbre, le reste de l’édiffice est de brique avec mortier de Posalanne.
Le portique qui a quatre vingt un pieds sept pouces de longeur dans œuvre, occupe toute la face de l’église
église
Forme régularisée : église
 ; sa largeur est de 23 pieds ½ entre les colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
et le mur du pignon de l’église. Sa face est soutenue par quatre colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
de front à chacque bout par un pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
à entre. Les entre colonnements de ce portique sont differens entreux, celuy du milieu a 12 pieds 6 pouces, ceux de chaque costé ensuitte ont 11 pieds 3 pouces, et les dernières entre colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
et entrepilastres, ont chacun 9 pieds 1 pouce de large, et ils n’ont aucuns raport avec l’enfilade des portes qui entrent du portique
portique
aux latéreaux. La porte du milieu qui entre dans la nef
nef
a neuf pieds de large, les deux autres ont chacune 6 pieds 1/3 de large, qui est environ les deux tiers de la largeur de la porte du milieu. La nef
nef
a 39 pieds 2 pouces
p. 30
   
de large entre les colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
, et les bas côtés
ont chacun environ la moitié de la largeur de la nef
nef
entre les colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
et les murs. La longeur de la nef est de 119 pieds ½ le cœur
qui est au delà contient toute la largeur de la nef
nef
, et de 2 bas côtés
ensemble. et il y a 27 pieds de profondeur entre les colonnes qui le sépare de la nef
nef
et le mur du pignon du chevet
. La niche du presbitaire ou chevet
de l’église
église
, a trente pieds de largeur sur 15 pieds de profondeur, en sorte que son plan est un demy cercles parfait. Toute la longeur de cette église
église
entre les deux pignons, non compris le presbitère, est de 149 pieds ½ qui est à peu de chose prés le double de sa largeur, compris la nef
nef
et les bas côtés
.
Par la coupe ou profil sur la longueur de l’église de Sainte
Abréviation : Ste
Marie intrasteveré
église Sainte-Marie-in-Trastevere
, contenu au sixième dessein, on connoit les différentes structures de la nef
nef
LL, du cœur
F, et du presbitère ou chevet
B. Chaque côté de la nef
nef
est séparé de son latéral par une file de onze colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
d’ordre ionique, qui forment douze entrecolonnemens égaux, terminés par deux pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
sans bazes, qui ont des chapiteaux corinthiens. Ces colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
et pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
soutiennent un entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
, dont le profil sera représenté plus en grand sur le septième dessein cy après. Cet entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
est composé d’une architrave, une frise et une corniche
, qui a des mutulles d’un goût particulier. Un mur de brique est élevé fort haut au dessus de cet entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
, et le mur est terminé d’une autre corniche
par le haut qui porte le plafond sous le toit de la nef
nef
. Il y a douze vitreaux ou fenestres de chaque côté qui répondent au milieu des douze entrecolonnements.
Les chapiteaux ioniques des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
des côtés de la nef
nef
sont de marbre blanc, ils sont tous dans la forme antique avec des volutes par leurs faces[87] qui regardent la nef
nef
et les latéreaux et des roulleaux par les côtés des entrecolonnemens. Ils sont presque tous differens les uns des autres y en ayant de beaucoup ornés
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p. 32
   
Description
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et d’autres plus simples, et quelque’unes ne sont qu’ébauchés à l’un desquels entr’autre, on voyoit et peut être l’y voit on encore le trait du contour des révolutions de la volutte gravée sur le marbre par des quarts de cercle, dont les centres sont marqués sur un carré dans le cercle de l’œil de la volute. Conformément à la règle donné par Palladio
Palladio, Andrea (1508-1580)
, à la première des Règles de Vignole d’où peut être fameux architectes l’avoient tirée[88].
Les Bazes des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
des côtés de la nef
nef
, posent sur le pavé de l’église
église
Forme régularisée : église
, mais il y a un socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
sous les bazes des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
, qui soutient l’arcade
arcade
qui sépare la nef
nef
du cœur
, et ce socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
est de la hauteur des marches, qui montent de la nef
nef
L au cœur
F, parce que le pavé du cœur
est plus haut que celuy de la nef
nef
. Le cœur
est terminé dans le haut par un platfond, à la même hauteur que celuy de la nef
nef
, avec une pareille corniche
par le dessous, au pourtour des quatre murs, il y a deux vitreaux ou fenestres aux murs de chaque bout du cœur
, à la même hauteur et de même forme et grandeur que celle de la nef
nef
.
Le presbitère B ou chevet
de l’église
église
est voûté en cul de four avec un archivolte au pourtour de la face de son abside
abside
« Espace intérieur de plan cintré ou polygonal s'ouvrant sur une pièce ou sur un vaisseau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 25
, une corniche
en facon d’imposte
imposte
, soutient cette voûte
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
dans le pourtour du renfoncement de la niche, avec un autre petite corniche
ver le bas, à hauteur de piédestal, et une baze qui pose sur le pavé, lesquels suivent aussy le pourtour du dedans de la niche.
Lescolonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
de la face du portique
portique
O, qui sont d’ordre corinthien, portent un entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
, sur lequel pose le comble et la couverture du portique
portique
.
Le haut de la face extérieure du pignon de la nef
nef
, qui est beaucoup élevé au dessus du comble du portique
portique
, est couronné d’un fronton en timpan, au derrière duquel aboutits le comble de la nef
nef
de l’église
église
, au dessous du milieu de ce tympan, est une fenestre ou vitrail qui éclaire le bout de la nef
nef
, au niveau de celle des côtés.
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Les portes qui entrent du portique
portique
dans la nef
nef
et les bas côtés
de l’église
église
, sont ornées par le dehors et par le dans d’un chambranle de marbre blanc[89], couronné de frise et de corniche
par le haut.
Par la coupe ou profil sur la largeur de l’église de Sainte
Abréviation : Ste
Marie in trasteveré
église Sainte-Marie-in-Trastevere
, qui est représenté à la première figure du 7e dessein, on voit les différentes hauteurs de la nef
nef
et des latéreaux, avec l’élévation du dehors du cœur
, lequel étant dans toute la largeur du travers de l’église
église
aussy haut que la nef forment ensemble par leur plan une croix hebraïque[90], où la saillie du dehors du presbitère, ou chevet
de l’église
église
, tient lieu de l’inscription que pilatte fit mettre au haut de la croix de notre sauveur Jésus Christ
Jésus-Christ
. Il y a plusieurs autres anciennes églises
église
à Rome
Rome (Italie)
de cette même forme d’où l’on peut conjecturer que c’etoit l’ancienne tradition de la structure des églises
église
.
De l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
qui pose sur les colonnes des côtés de la nef
nef
, il n’en paroit que l’architrave par les côtés des latéreaux, pour servir d’impostes
imposte
à leur voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
qui sont en berceau dans toute leur longueur. Le dessus de cette architrave est au niveau du dessus de la corniche
de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
, qui sert d’impostes
imposte
aux arcades
arcade
MN qui sont soutenues par les petites colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
qui séparent les latéreaux du cœur
, et le dessus de la corniche
de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
qui sert d’impostes
imposte
à la grande arcade
arcade
L, entre la nef
nef
et le cœur
, est au niveau du dessus de la corniche de l’entablement
de l’ordre ionique
ordre ionique
, en sorte qu’il n’y a nulles proportions, n’y raport entre ces différens entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
s.
Le profil de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
de l’ordre ionique des côtés de la nef
nef
est représenté en grand sur le même 7e Dessein, à la seconde figure. L’architrave est d’un goût extraordinaire[91], n’ayant qu’une grande face par le bas, au dessus de laquelle est un talon, un filet et une doucine avec son listeau en forme de cimaise. La frise
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est unie et aplomb de la face de l’architrave, la corniche
seroit d’assé bon goût, si ses mutulles étoient d’une autre forme, elles paroissent être faites de plusieurs morceaux d’une autre corniche
plus petite d’ordre corinthien, elles sont placées de distance en distance ayant de grandes espaces lisses entre deux. Ils sont chacun d’une bande carrée par le bas couronnez de filet ou ove, une autre bande audessus garnie de deux modillons
modillon
« Petit support de forme quelconque placé sous une corniche : le modillon n'est souvent qu'un élément de modénature et non de structure comme le corbeau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 121
, qui contiennent avec l’espace entre deux la largeur du mutulle dont un larmier
larmier
« Membre horizontal en saillie sur le nu du mur, destiné à en écarter les eaux pluviales. Sa surface inférieure est inclinée ou creusée d'une mouchette, sorte de canal ou de gorge qui permet d'éviter les ruissellements. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 87
, un talon et son filets au dessus en termine la hauteur. Ces mutulles portent la saillie du larmier
larmier
« Membre horizontal en saillie sur le nu du mur, destiné à en écarter les eaux pluviales. Sa surface inférieure est inclinée ou creusée d'une mouchette, sorte de canal ou de gorge qui permet d'éviter les ruissellements. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 87
de la grande corniche
, qui a pour couronnement un filet, un astragale, une doucine avec son filet et un listeau carré par le haut.
Le chambranle de la grande porte de l’Entrée du milieu qui est représenté à la 3e figure, sur le même dessein, n’a rien de recommandable, que ses ornemens qui sont travaillés avec une grande délicatesse[92].
Les desseins de ses églises
église
, de Sainte
Abréviation : Ste
Marie Intrasteveré
église Sainte-Marie-in-Trastevere
et de Sainte
Abréviation : Ste
Sabine
église Sainte-Sabine
, suffisent pour faire connoître la manière de la construction des anciennes églises
église
, on y peut remarquer deux choses par raport au sujet de ce traité.
La première est leur forme et leurs proportions générales[93], le plan du corps de ses édifices est un parallélograme rectangle ; qui a en longeur le double de sa largeur, les latéreaux ont chacun la moitié de la largeur de la nef
nef
, et la hauteur de la nef
nef
est le double de sa largeur[94]. Le tout à très peu de chose prés.
La seconde remarque est leurs distributions selon l’ancienne pratique de l’église. 1° Le vestibule
vestibule
« Pièce ou galerie d'entrée assurant la communication entre l'extérieur et les autres pièces ou vaisseaux. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 35
, porche ou portique
portique
en dehors au devant de l’église
église
, où se tenoient les pénitens publics et les cathecumennes auxquels l’entrée de l’église
église
n’étoit pas permise[95]. 2° La nef
nef
avec ses latéraux où les hommes étoient placés à droite et les femmes à gauche, laissant entre deux un chemin libre au milieu de la nef
nef
pour aller au cœur
, où les chantres étoient placés avec ordre
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des deux côtés. 3° Il n’y avoit point de chapelles particulières, le maître autel étoit unique et isolée, élevé sur un marche pied d’un ou deux degrés, placé au milieu du sanctuère, qui étoit séparé du cœur
par une balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
. Les lutrins pour la lecture de l’Évangile et de l’Épitre étoient à l’entrée du cœur
, hors l’enceinte du sanctuaire, celuy de l’Évangile à la droite de l’autel, et à la gauche du célébrant, et celuy de l’Épitre de l’autre costé[96]. Ils étoient placées sur de petites strades, de la hauteur d’une marche, pour élever le lecteur au dessus des autres et par là mettre sa voix plus à portée d’être entendu de toute l’assemblée[97]. C’est par les même raisons que l’autel étoit élevée par un marche pied d’un ou deux dégrés au dessus du planum du sanctuère, lequel planum étoit élevé plus que le cœur
, aussi d’un ou deux dégrés, et le cœur
d’un dégré plus haut que la nef
nef
pour mettre le célébrant en spectacle à tout le peuple qui étoit dans l’église
église
[98]. C’est aussi ce qui autorize un second dégré au marchepied de l’autel, afin quand le célébrant est accompagnée d’un diacre, et un soudiacre. Le soudiacre est sur le planum, le diacre sur la première marche et le célébrant sur la seconde du marchepied, étant ainsy élevé l’un plus que l’autre, ils sont tous trois vus de ceux qui sont derrière eux dans le cœur
et dans la nef
nef
. 4° La chaire, ou trône de l’Évêque, étoit dans le fond du presbitère ou chevet
de l’église
église
, au derrière de l’autel, on y montoit par plusieurs dégrées afin que l’évêque fut vu de tout le peuple, il en descendoit pour aller a l’autel. Les prestres étoient sur des bancs au pourtour du dedans du presbitère, aux deux côtes de l’évêque, et il celebroient la messe conjointement avec luy, parce qu’on ne disoit qu’une seule messe chacque jour, dans chacque église
église
, lorsque par quelqu’empêchement l’évêque ne disoit pas la messe, le prêtre qui la célèbroit à sa place avec le diacre, et le soudicacre qui l’assistoient étoit placé pendant le Gloria in excelsis et le Credo, dans des chaires, cotté D sur les plans, tous les autres diacres et soudiacres, avoient aussy leurs places marquées séparément au devant du presbitère[99].
p. 39
   
L’ancienne tradition étoit de faire les prières publiques la face tournée vers l’Orient, ce qui pouvoit provenir de ce que comme on priait dès le matin. Il étoit tout naturel de se tourner du coté d’où venoit le jour, pour être éclairé à faire les lectures.
Cette coûtume de prier à l’Orient[100], amena par conséquent celle de tourner aussi la plus part des autels, et même des églises
église
, vers cette partie du monde, à la différence du temple des juïfs qui étoit tourné à l’Occident. Néanmoins dans les premiers siècles, les chrétiens ne laissèrent pas que détourner des églises
église
à l’Occident, comme fort indifférent et fort arbitraire, tels que sont les églises
église
de Saint Pierre au Vatican, de Saint
Abréviation : St
Jean de latran, Saint Panervace[101], Saint
Abréviation : St
Clément et plusieurs autres à Rome
Rome (Italie)
[102]. Mais quelquefois lorsque le chevet
de l’église
église
étoit tourné à l’Occident, l’autel étoit tourné à l’Orient et le prestre en célébrant la messe avoit le dos tourné au presbitère et le visage à l’Orient, et il regardoit le peuple qui étoit tourné à l’Occident, pour regarder l’autel, cet usage est encore subsistant à Rome
Rome (Italie)
.
Cependent depuis il avoit étoit étably, surtout au commençement du huitième siècle au Tems de Charlemagne et de Louis de Bonnaire, que les églises
église
seroient régulièrement tournées à l’Orient, et l’usage en avoit longtemps prevalu[103]. Mais il paroit que depuis environ le commençement du seizième siècle, cet usage est absolument changé, principalement en France. Plusieurs graves auteurs ecclésiastiques ayant fait connoître que l’on peut offrir à Dieu ses prières publiques, et le divin sacrifice de la messe, de tous les côtés du monde, c’est-à-dire de quelque côté que les églises
église
et les autels soient tournées ; par la raison que Dieu est également partout et qu’il est présens en tous lieux.
Pour revenir à la disposition des églises
église
, ce qu’il y a de certain est qu’en les bâtissant, il est plus à propos de s’accommoder au terrein, à la situation du lieu, et à l’abord de leur entrée, pour la
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commodité du peuple ; et leur portique
portique
être en vue aux passants, pour attirer leur regard et les inviter d’y aller rendre leur adoration et offrir leurs prières à Dieu, sans s’arrêter à ces traditions des moyens tems, qui n’ont aucun fondement de raport à la religion chrétienne[104].
Par les raisons marquées cy dessus, le maitre autel doit toujours être en face du peuple[105], pour que le célébrant et le peuple ayent leur visage tourné du même côté, puisqu’ils ne composent tous ensemble qu’une même Église, qu’ils offrent tous le même Sacrifice et que leurs prières sont communes.
Anciennement Les autels étoient des tables de bois[106], à l’imitation de celle où nostre seigneur Jésus Christ
Jésus-Christ
institua et célèbra la première fois le saint sacrifice de son corps et de son sang, laqu’elle vray semblablement étoit de bois, et la même ou il avoit soupé avec ses apôtres. Leurs premiers disciples qui furent apellés au sacerdoce, ne se servirent point d’autres autels, que des tables de bois, qu’ils placoient selon qu’il pouvoient aux lieux, où ils célébroient le saint sacrifice de la messe. On fit ensuitte ses tables de pierre, de marbre, de porphire, de bronze, d’or, d’argent[107]. Mais l’usage est resté de célébrer la messe sur des tables de pierre, soit marbre, porphire ou autres, et lorsque les autels sont de bois ou de metail, on y encastre au milieu, par le dessus, une pierre carrée sur laquelle on pose l’hostie et le calice.
Les tables d’autels étoient toutes unies, sans gradins dessus, creuses et vuides par le dessous, soutenues par quatre pilliers ou petites colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
, de même matière que l’autel[108], comme il est représenté aux autels des deuxième
Abréviation : deux
et quatrième figure du huitième dessein.
Pendant les persécutions de l’Église, comme il n’y avoit pas eu de seureté à dire la messe dans les lieux qui servoient ordinairement d’église
église
, les chrétiens s’assembloients comme ils pouvoient pour l’exercice de leur religion. C’étoit pour l’ordinaire
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Description
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dans des cavernes, carrières[109] ou grottes, sousterreines, ils y enterrèrent aussy les corps de ceux qui avoient été martirisés et souffert la mort pour la confession de la foy, ce qui a donnée ce nom de catacombes à ses lieux souterreins[110].
On plaçoit autant qu’il étoit possible les autels sur la sépulture de quelques martires, ensuitte comme on avoit coutume de s’assembler à leurs tombeaux, on y bâtit des églises
église
, ou bien on transféroit leur corps, aux lieux où elles étoient bâties. De là est venu l’ancienne et constante tradition de ne point dédier d’église
église
n’y de consacrer d’autels sans y mettre des reliques des martyres, ce qui fait qu’aux petites pierres que l’on encastre sur les autels de bois ou de metail, on y fait par le dessous ou par le coté de la pierre un trou de trepan dans lequel l’évêque en la consacrant y enferme quelque particules de reliques[111].
On apelloit mémoire ou confession les sépulcres des martyres, c’étoit pour l’ordinaire de petits caveaux sous terre, ayant quelque fois une ouverture par le haut de leur voûte
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
qui rendoit sous l’autel, ainsy que le caveau B à la deuxième
Abréviation : 2e
figure on y descendoit par devant ou par derrière l’autel, par des dégrés C à la première
Abréviation : 1ère
et deuxième
Abréviation : 2e
figure du huitième dessein.
L’autel étoit couvert de napes pendant la messe, et les anciens observoient avec beaucoup de religion de ne rien mettre sur l’autel, que ce qui regardoit le sacrifice, pas même les reliques des saints, puisqu’elles étoient placées dessous. Il y avoit, un peu éloigné, aux côtés de l’autel de petites tables ou crédances marquées D aux figures 1, 2, 3, 5 et 7 sur lesqu’elles on mettoit toute ce qui étoit nécessaire à la cérémonie de la messe, en sorte que suivant cette ancienne tradition, il ne convient pas d’élever des gradins sur les autels pour y mettre des vazes, des fleurs ou autres bijoux qui attirent la vue des fidelles et les distrait de l’attention qu’ils doivent avoir au sacrifice. L’autel demeuroit nud hors le tems du sacrifice, ou seulement couvert d’un
p. 44
   
tapis, et rien n’étoit posé immédiatement dessus.
Il n’y a pas toujours eu de crucifix sur l’autel, même pendant la messe, on se contenta d’abord de représenter dans le misel, à l’entré du canon, une image de Jésus crucifié, ensuitte on exposa cette image en quelques églises
église
, sur un petit ridau, que l’on tiroit devant les yeux du prestre, au delà de l’autel, pendant le canon, et au tems de la consécration, comme E en la quatrième figure, hors lequel tems, ce rideau étoit rangé d’un coté comme F à la deuxième
Abréviation : 2
et troisième
Abréviation : 3e
figure. Depuis le prêtre portoit luy même un crucifix entre ses mains lorsqu’il alloit à l’autel, et le raportoit après la messe. Enfin le sacristain ou autre ministre inférieur, étoit chargé de mettre un crucifix sur l’autel à la grande messe, et ensuitte le retirer et le reporter à la sacristie. Aujourd’huy presque par toutes les églises
église
, le crucifix reste toujours sur l’autel, comme G aux figures 6 et 7 il est même devenu un accompagnement et un ornement nécessaire à l’autel[112].
Comme le sacrifice de la messe se faisoit au tems des apôtres, le soir à l’heure du soupé, ainsy qu’il paroit par le onzième chapitre de la première Épitre de saint
Abréviation : St
Paul aux Corinthiens de même lorsque les chrétiens s’assembloient, dans les catacombes pour célébrer l’office divin, ils avoient besoin d’être éclairés par des lampes ou autres luminaires. La coutume s’en introduite de mettre des cièrges alumées aux environs de l’autel pendant la Messe, et depuis que l’on a exposé un crucifix sur l’autel, ont y a aussy mis des chandelliers avec des cierges posés sur le marche pied au derrière de l’autel, comme H aux figures 1, 2, 4, 5, 6, et 7. pour marque d’honneur et de vénération, ainsy que Dieu avoit ordonné à Moyse de mettre dans la parties intérieur du sanctuaire du Temple, sept lampes continuellement allumées sur un chandelier d’or à sept branches, posé sur le pavé au devant de l’arc d’alliance.
p. 45
   
Soit que les autels fussent posées au dessus des sépultures des saints
Abréviation : Sts
martyres, ou que leurs reliques fussent misent dans des chazes
placés sous le creux de l’autel[113], le pourtour entre les pilliers, ou petites colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
qui en soutenoient la table, étoit fermée ainsy qu’il est marqué aux autels A figure 2, 4, 6, et 7 par des grilles ou treillages entrelassées en façon de filagrame [sic.]. Et même hors le tems de la messe il y avoit audevant de ces grilles, des voils
ou rideaux d’étoffe premièrement
Abréviation : 1er
pour empêcher la poussière d’y entrer et conserver la propreté des chazes, comme en la troisième
Abréviation : 3e
figure, les voils
ont depuis introduits les parements que l’on met au devant des autels.
Anciennement on reservoit la sainte eucharistie pour les malades, dans des boëtes, ou vazes que l’on a depuis nommé ciboire comme on fait encore à présent, on enfermoit ces vazes dans des armoires creusées dans les murs de l’église
église
à côté du sanctuaire[114]. Où on les portoit dans la sacristie, pour y être conservées avec plus de seureté, lorsque la liberté de la religion chrétienne fut établie, on suspendit ses vazes ou étoit l’eucharistie au dessus de l’autel sous le petit pavillon
pavillon
« Bâtiment ou corps de bâtiment caractérisé par un plan sensiblement carré. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 21
K d’étoffe précieuse, enrichie de broderie, qui les couvroient presque de toutes parts, ces vazes étoient enfermés dans de petits tabernacles, fait de différentes formes, il y en avoit en manières de tour d’ivoire d’argent ou d’or L, comme deuxième
Abréviation : 2
, troisième
Abréviation : 3
et quatrième
Abréviation : 4e
figures. d’autres qui étoient la forme la plus ordinaire, représentoient une colombe M aux sixième
Abréviation : 6
et septième
Abréviation : 7e
figures, dont le corps s’ouvroit pour y enfermer le ciboire où étoit l’eucharistie. Ces petits tabernacles, étoient suspendus avec des chaines de metail, ou des cordons de soye, qui passoient au long du dedans d’une crosse N, creuse faîte de metail ou de bois garnies de petites poulies pour descendre le tabernacle sur l’autel[115], et le remonter ensuitte à une hauteur assez élevée pour qu’on y put toucher, ces chaînes ou cordons étoient arrêtées par le bas dans de petites armoires qui fermoient à clef,
p. 46
   
attachées au derrière de la tige de la crosse le tout ensemble se nommoit et se nomme encore, suspension, la crosse étoit le symbole de la houlette du bon pasteur.
Lorsque La sainte eucharistie étoit ainsy suspendue, on entretenoit jour et nuit une lampe ardente O qui étoit aussy suspendue vis-à-vis au devant du dehors de l’entrée du sanctuaire comme en la seconde figure
Depuis pour une plus grande vénération, pour le saint sacrement l’autel et tous le planum du sanctuaire, fut couvert d’une coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
ou voûte
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
en façon de dais, soutenues les uns de six colonnes[116], les autres de quatre comme sont ceux que l’on voit à Rome
Rome (Italie)
, aux églises de St Jean de l’atran, de St Pierre au Vatican, de St Paul[117], de Sainte
Abréviation : Ste
Marie Majeure, de Saint
Abréviation : S.
Laurent[118], de Sainte
Abréviation : Ste
Cecille au delà du Tibre[119], de Sainte
Abréviation : Ste
Sabine, de St Alexis, de St Pancrace[120], de Saint
Abréviation : St
Eustache[121], de Saint
Abréviation : St
Nercé, de St achille[122] et les autres. Les anciens apelloient ces sortes de dais un ciboire, parce que les premiers qui furent faits, avoient leurs voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
élevées en forme d’une coupe renversée, qu’ils nommoient ciboria du nom d’un certain fruit d’Egipte qui avoit une coque dont on faisoit des coupes à boire[123].
Présentement le nom de ciboire a été uniquement attribué aux vazes où on met la sainte Eucharistie et l’édiffice qui couvre l’autel se nomme baldaquin
, non qui vient d’Italie, et signifie un dais en françois du milieu de ces baldaquins
[124] on suspendoit les petits tabernacles où on enfermoit l’eucharistie, la chaîne ou cordon de la suspension couloit au long d’une des colonnes qui avoit sa petite armoire par le bas en dedans du sanctuaire, avec cette precaution que la chaine ou le cordon de la suspension fut enfermée hors la portée de la main, et qui luy eut que les prestres, qui la puissent faire descendre en ouvrant la petite armoire.
Entre les colonnes qui soutenoient la voûte
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
du ciboire, ou baldaquin
, on mettoit des rideaux, pour enfermer l’autel, et le sanctuaire dans le pourtour de la balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
.
La manière de ces baldaquins
à six colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
[125] est représentée
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p. 48
   
Description
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sur le huitième dessein, la 5e figure en est le plan lequel est exagone[126] pour donner plus d’espace au planum qui environne l’autel de toutes parts. La 6e figure est la moitié de l’élévation extérieure dont le plan de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
qui pose sur les colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
est circulaire, et la coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
au dessous est sphérique. La 7e figure est la moitié du profil où le plafond P servoit de dais à l’autel et couvroit le sanctuaire. Il restoit un vuide entre ce plafond et la coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
extérieure Q qui formoit le ciboire afin de donner au-dedans, et au dehors la forme convenable à l’un et à l’autre.
Le baptistère[127] étoit ordinairement un édifice particulier, proche mais séparé de l’église. On voit à Rome
Rome (Italie)
le baptistère de Constantin, qui est à présent une chapelle dédiée à St Jean Baptiste, à côté de l’église de Saint
Abréviation : St
Jean de Latran[128]. On tient que c’étoit une des salles du palais de Constatin, joignant son apartement, que cet empereur fit disposer selon l’ancien usage pour y recevoir le baptême[129]. Le plan en est représente à la première figure du neuvième dessein, ce baptistère est précédé d’un vestibule
vestibule
« Pièce ou galerie d'entrée assurant la communication entre l'extérieur et les autres pièces ou vaisseaux. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 35
ou portique
portique
A, dont l’entrée est soutenue par deux colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
, accompagnées de deux pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
de chacque côté sur un même allignement, qui forment ensemble la façade du portique
portique
de ce vestibule
vestibule
« Pièce ou galerie d'entrée assurant la communication entre l'extérieur et les autres pièces ou vaisseaux. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 35
on entre par une porte B dans le baptistère C qui est de figure octogone environné de murs, ornés de peinture[130]. Huit colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
D de porphire en occupent le milieu, elles soutiennent un dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
E, aussi de plan octogone représenté en la seconde figure du même dessein. On remarquera qu’en Italie
Italie
, mais principallement à Rome
Rome (Italie)
, la même voûte
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
qui forme le dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
à l’extérieur forme aussy la coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
par le dedans, où elle est ornée de peinture convenable à l’édifice. Ce dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
est couvert de plomb par le dessus, l’espace entre les colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
et les murs est terminée par le haut en plafond plat, tous le dedans de ce baptistère, n’est éclairé que par les huit fenestres ou vitreaux du haut du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
.
p. 50
   
Les fondts F étoient placés au milieu, c’étoit un grand bassin enfoncé dans terre, d’environ trois pieds 3/4 de profondeur. On y descendoit par des marches ou dégré pour entrer dans l’eau, car c’étoit proprement un bain[131].
Les chapelles G, H qui sont aux deux côtés étoient selon les aparences des chambres ou salles l’une pour se desabillier et se prépare à entrer dans les fonts, et l’autre pour y serrer les vases d’or et d’argent, pour garder les saintes huilles, ou pour verser l’eau, et les autres vazes nécessaire à la cérémonie du baptême. La porte I est opposé à celle de l’entrée du baptistère conduit à l’église de St Jean de l’atran.
Dans les premiers siècles les cathecumènes étant suffisament instruits le jour de leur baptême, étant venus on les amenoit au baptistère où les fonts étoient remplis d’eau que l’évêque bénissoit comme on fait encore presque en toutes les églises
église
les veilles de Pasque et de la Pentecôte, on y faisoit sur les cathécumennes les exorcismes et les autres cérémonies qui précèdent le baptême. Ensuitte ont les faisoit descendre l’un après l’autre dans les fonts où l’évêque les plongeoit trois fois dans l’eau, et à chaque fois il nommoit une des personnes divine les baptisant ainsy par immersion. Depuis ont se contenta d’une grande cuve de marbre, ou de porphire à fleur de terre comme une baignoire. Enfin, ont se reduisit à un bassin élevé de terre comme sont aujourd’huy les fonts baptismaux où le baptesme se fait par infusion, en versant trois fois en forme de croix l’eau sur la teste du baptisé et prononçant les mêmes parolles. Mais les baptistères ont toujours étés, et ils doivent être, un lieu séparé joignant l’église
église
, ayant leur entrée en dehors, par le dessous du porche ou portique
portique
, et une autre porte pour introduire les nouveaux baptisés, dans l’église
église
après la cérémonie de leur baptême[132].
p. 51
   
p. 52
   
Description
p. 53
   
Depuis environ le septième siècle, que l’usage a été reçu de sonner des cloches[133], pour avertir les fidelles d’aller à l’église
église
, aux heures de prières publiques de la messe et de l’office divin, et de la predication, les tours et clochers où on suspend les cloches, sont devenues des parties nécessaire aux édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
des églises
église
. On à toujours eû le soin de les placer vers l’entrée de l’église
église
attenant le portique
portique
aux endroits les moins incommodes, hors des passages, ayant leur entrée par le dedans de l’église
église
, pour la commodité des officiers destinés pour sonner les cloches et des sacristains qui sont chargés de les avertir des tems où ils doivent sonner. Lorsque les clochers sont de charpente, faits en manière d’éguille, on les a souvent mis vers le milieu du dessus de l’église
église
Forme régularisée : église
, répondant vis-à-vis le dehors de la porte du cœur
pour faire un ornement au dessus du comble de l’église
église
et y tenir lieu de dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
. Mais ils y sont très mal placés, tant pour l’incommoditée du peuple qui est dans l’église
église
que les sonneurs embarrassent, que la solidité de leur construction. Cela a pû s’introduire par les églises
église
des villages où il y a peu d’ecclésiastiques, et le plus souvent que le curé seul, qui est presque toujours obligé de sonner luy même pour avertir ses paroissiens de l’heure de la messe, et de vespres. Mais supposé que l’on veuille faire un clocher en éguille au dessus du milieu de l’église
église
, on n’y doit mettre qu’une ou deux clochettes, et faire des tours vers le portail de l’église
église
pour y mettre les grosses cloches, et disposer ces tours en sorte qu’elles conviennent à la décoration de l’édifice de l’église
église
.

Chapitre 2e
Description des églizes
cathédrales
église cathédrale
Abréviation :
[134]

La religion chrétienne étant
p. 54
   
devenue la religion dominante[135], les royaumes et les empires entiers ayant embrassés la foy, une seule église
église
en chaque ville ne fut plus suffisante pour contenir tous les peuples. On fut obligé de bastir d’autres églises
église
, dans les différens quartiers des villes, et d’y établir des prestres, pour y célébrer l’office divin, afin que chacun des fidelles pût assister commodément aux divins mystères, et aux instructions de la religion. Entretenant par le moyen l’union et l’uniformité entre tous les chrétiens[136]. Ces églises
église
quartinières furent nommées paroisses, et on nomma curé le principal prestre que l’évêque avoit chargé d’y faire les fonctions de pasteur à sa place.
Quelques grands que l’on pût faire les édifices de ces differentes églises
église
, elles ne purent par encore contenir ensemble tous les fidelles de chaque quartier, lesquelles étant cependant obligées chacune en particulier d’entendre la messe au moins tous les dimanches et les festes marquées par l’église. On jugea à propos pour leur en faciliter les moyens, qu’outre les curés qui avoient l’administration des paroisses, les autres prestres, qui étoient établis pour ayder les curés dans leur ministère, diroient aussy tous la messe, chacuns séparément, d’où est venu l’usage de faire dans une même église
église
plusieurs chapelles avec leurs autels particuliers, où ont dit des messes en différentes heures de la matinée, a fin que tous les fidelles y puissent assister l’un après l’autre.
Plusieurs fidelles de l’un et de l’autre sexe pour s’apliquer plus particulièrement à l’oraison et aux exercises de la piété, s’étant joints en différentes congrégations, composèrent plusieurs monastères où étant renfermés en une retraite continuelle séparées du commun des autres fidelles, eurent besoin de chapelles particulières en chacune de leurs maisons, pour y faire entr’eux leurs prières publiques. Ils obtinrent ensuitte que les divins mystères y fussent célébrés, et ces chapelles qui dans leurs origines étoient particulières à chaque congrégation, devinrent par la suitte des
p. 55
   
des églises
église
publiques.
Ensorte qu’à présent on distingue de quatre sortes d’édifices d’églises
église
publiques[137], sçavoir, les églises cathédrales
église cathédrale
quoi doivent être grandes et spacieuses pour contenir en certains jours de l’année, le concours des fidèlles du dioceze. Les églises paroissiales
église paroissiale
proportionnées au nombre des fidelles de la paroisse, les églises monacales
monacale
, et les conventuelles
église conventuele
, ces quatre sortes d’églises
église
ont leur construction et leur distributions différentes les unes des autres suivant la destination de leurs usages, dont il sera traitté séparément.
Ce second chapitre contient les plans, élévations, coupes ou profils géométrale d’une église cathédrale
église cathédrale
[138]. Le premier dessein en est le plan du rez-de-chaussée, en forme de croix à la moderne[139], DEFG avec un dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
C au milieu qui sépare le chœur
D la nef
nef
E et les croisillons
G, F.
La nef et le chœur
sont accompagnés d’un bout à l’autre, de deux galleries lattérales H.I.K.L. de chaque côté soutenues par quatre files de colonnes. Au-delà de ces galleries sont des chapelles M au nombre de douze de chaque côtés soutenues par des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
, dont les deux dernières N au bout vers le chevet
de l’église
église
, sont destinés pour des sacristies. Les chapelles à la réserve des sacristies, sont entièrement ouvertes du côté des latéreaux. Closes seulement par des grilles de fers, elles sont séparées les unes des autres par des murs de refands qui servent de buttées aux voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
de la nef
nef
, du chœur
, et des galleries laterales, elles sont closes en dehors par les murs des face des flancs de l’église
église
où il y a un grand vitrail à chaque chapelle, servant à éclairer les Lateraux.
Le dôme[140] occupe la largeur de la nef
nef
, et des deux premières galleries laterales HI, son plan au rez de Chaussée est octogone à l’intérieur, et quarré à l’extérieur, formé par des pilastres d’allignement aux files de colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
des latéreaux et d’autres pilastres ployés et Enclavés l’un dans l’autre saillans sur la nef
nef
, le chœur
et les croisillons
p. 56
   
sous les quatre principaux arcs doubleaux
qui terminent les grandes voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
de l’église
église
du côté du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
[141]. Le dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
est soutenu par douze pilliers 1.2.3.4.5.[142] groupées trois à trois, par des arcades
arcade
qui remplissent les angles du quarré et forme par le haut, les quatres massifs au derrière des pannaches de la grande voûte en pendentif du milieu[143].
Le rayon visuel des galleries latterales HI est conservé d’un bout à l’autre, au travers des arcades
arcade
des pilliers du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
.
Les deux autres galleries KL sont terminées au bout d’un bas par des chapelles O, sous les deux tours qui accompagnent le Portail, et par d’autres chapelles L au bout vers le chevet
de l’église
église
qui sont veües directement d’un bout à l’autre de ces galleries à côté des deux chapelles O, sont des escaliers
escalier
« Ouvrage formé de marches et permettant de passer d'un plan à un autre. Plus particulièrement, ouvrage permettant de monter aux étages d'un bâtiment ou se développant sur une hauteur au moins égale à celle d'un étage. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 37
pour descendre aux caves sous l’église
église
, et monter au dessus des combles et aux tours.
Le chevet du chœur
est terminé en niche[144], soutenues en sa circonférence par des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
, six saillans enclavés avec les pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
7 qui termine les deux files de colonnes des côtés du chœur
.
Le derrière du chevet
du chœur
est environné d’une gallerie circulaire P, à l’enfilade des premières galleries latérales HI. les colonnes et pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
du chevet
du chœur
, servent d’un côté à porter cette gallerie circulaire, et de l’autre ce sont des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
qui leurs sont opposées, dont les espaces sont séparées [sic.] en deux par d’autres pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
pour rendre les espaces proportionnés[145] aux entrecolonnemens.
Cinq chapelles et quatre passages en tour [sic.] extérieurement cette gallerie circulaire, la chapelle Q du milieu au chevet
de l’église
église
est grande et carrée, saillante en dehors dont l’entrée est en arcade
arcade
. Les quatre autres chapelles R, sont aprochant dans la proportion des autres chapelles M des côtés de l’église
église
. Les passages S entre deux ont de grandes portes en dehors pour entrer dans l’église
église
[146]. L’une du côté du palais épiscopal, et l’autre du côté du cloître des chanoines. Les deux autres passages T proche les bouts
p. 57
   
de la galleries circulaire, servent de vestibules aux sacristies N. D’un côté de ces vestibules sont des pissines et fontaines 10, pour l’usage des sacristies et pour laver les mains des prestres avant la célébration du divin sacrifice. Et de l’autre côté sont des escaliers
escalier
« Ouvrage formé de marches et permettant de passer d'un plan à un autre. Plus particulièrement, ouvrage permettant de monter aux étages d'un bâtiment ou se développant sur une hauteur au moins égale à celle d'un étage. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 37
pour descendre aux caves sous l’église
église
[147] et pour monter au dessus des combles et aux chambres de trésor[148] qui sont au dessus des sacristies. Il se trouve des petits cabinets au derrière de ces escaliers
escalier
« Ouvrage formé de marches et permettant de passer d'un plan à un autre. Plus particulièrement, ouvrage permettant de monter aux étages d'un bâtiment ou se développant sur une hauteur au moins égale à celle d'un étage. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 37
pour les besoins des ecclésiastiques qui sont dans les sacristies.
Le bout du bas de la nef
nef
est aussy terminé en demy octogone, comme les croisillons
. La grande porte V de sa principalle entrée de l’église
église
, est au milieu des deux moyennes portes X, qui sont aux côtés entrent directement aux premières galleries l’attérales H.I. à côté des passages de ces moyennes portes, sont des escaliers
escalier
« Ouvrage formé de marches et permettant de passer d'un plan à un autre. Plus particulièrement, ouvrage permettant de monter aux étages d'un bâtiment ou se développant sur une hauteur au moins égale à celle d'un étage. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 37
pour monter au dessus de la grande voûte
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
de la nef
nef
et à la tribune des orgues[149], qui est soutenue par les petites colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
13, au-dedans de l’entrée de la grande porte.
Au devant de ses trois portes, de la principalle entrée de l’église
église
est un grand portique Y[150], soutenu en sa face extérieur par six colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
Z de front. On monte au portique
portique
par un grand perron de sept, neuf ou onze marches de hauteur, suivant la hauteur que l’on veut donner au socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
ou soubassement du grand ordre extérieur de l’église. Il y a de pareilles perrons, mais plus petits, pour monter aux autres Portes, des différents entrées de l’église. L’entrecolonnement 14 du milieu du portique
portique
, est plus grand que les autres, qui sont tous égaux entr’eux. Le milieu des entrecolonnes Z, des extrémités, sont d’enfilade du milieu des premières galleries HI.
Le maître autel est placé sous le dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
[151], à l’entrée du chœur
[152], par la raison qu’aux églises cathédralles les stales ou chaires du chœur
, suivant l’usage ordinaire, sont clos d’un mur ou lambris au pourtour par le derrière pour garentir du froid et du grand air[153], les chanoines et les autres ministres du chapitre qui chantent l’office divin aux différentes heures du jour et de la nuit. N’y ayant que le pourtour du sanctuaire qui soit clos de grilles
p. 58
   
à jour, de sorte que si le maître autel étoit au fond du chœur
, il y auroit deux inconveniens. Le premier est que la closture des stales chacheroit l’autel au peuple, qui seroit dans la partie inférieur de l’église
église
Forme régularisée : église
, et l’empêcheroit de voir, et entendre le célébrant et de le suivre aux différents tems de la célébration, et des cérémonies du sacrifice de la messe. Le second est que le peuple ne pouvant entendre le chant des chantres du chœur
, que par reflexions indirecte et dérangée par les différentes hauteurs des voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
du chœur
, et des latéreaux qui forment diférens sons, le chant du peuple seroits discorant et de diferens tems avec celuy des chantres, ce qui causeroit une cacafonie indécente, qui n’arrive que trop fréquemment les jours des grandes festes en de pareilles églises
église
, où le maître autels sont placés entre les chantres et le peuples ayant tous le visage tourné vers l’autel. Leurs voix se réunissent au travers des grilles à jour, qui environnent le sanctuaire, fait que le peuple suit plus aisément le chant des chantres.
Cette situation du maître autel, à l’entrée du chœur
demande par vénération qu’il soit élevé de plusieurs dégrés et que le sanctuaire soit couvert d’un baldaquin
[154] soutenu par des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
particulières, et aussy qu’il n’y ait point de portes aux bouts des croisillons
de l’église
église
, parce que le bruit, l’air et le vent de dehors, qui entreroit directement jusqu’au sanctuaire, incommoderoit le célébrant et pourroit dérranger ce qui seroit sur l’autel et souffler les cierges qui l’environnent. C’est pourquoy il est à propos de mettre de grandes chapelles en face au milieu des bouts des croisillons
comme sont les chapelles F.G. et y faire seulement de moyennes portes 15 dans les pans coupés par des passages obliques qui détournent les vents.
À l’égard des proportions[155], la longeur de cette église
église
est environ le double de sa largeur, ayant determinée la grandeur de son emplacement, dont la longeur est suposé de quatre vingt quatre
p. 59
   
toises, depuis le devant A des marches du perron du portique
portique
jusqu’au dehors B de la grande chapelle du chevet
. Elle pourroit neanmoins être plus ou moins grande, on divisera cette longeur AB en vingt espaces, ou parties, égales[156] on en prendra deux pour la largeur de la nef
nef
E, ou du chœur
D et une pour la largeur de chacune des galleries latérales, HI, KL, et des chapelles M compris la grosseur des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
et des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
, ce qui fera en tout huit espaces, pour la largeur de l’édiffice non compris les épaisseurs des murs extérieurs.
Les croisillons FG, auront leurs largeures égales à celles de la nef
nef
, et les chapelles étant carrées auront chacune une espace de largeur du milieu d’un pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
à l’autre. Lesquelles étant au nombre de six de chacque côté des croisillons
, compris les sacristies, feront ensemble quatorze espaces pour la longueur du rectangle du corps de l’église.
On mènera des lignes par tous les points de ces divisons, tant sur la longueur que sur la largeur, et les sections de ces lignes marqueront précisément les centres des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
et des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
du dedans de l’église. On alongera les deux croisillons
et le bas de la nef
nef
, chacun d’un demy espace et on y tracera des lignes parallelles aux autres on prendra sur ces lignes la larguer d’un espace dans le milieu de la nef
nef
, et de chacque croisillons
pour marquer les centres des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
N, qui accompagnent la porte V de la principalle entrée au-dedans de l’église. Et les deux grandes chapelles F, G, laissant un demy espace de chaque côté.
On divisera un de ces espaces en cinq parties, dont on en prendra une pour faire le diamètre de la grosseur des colonnes et des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
du dedans de l’église
église
, lesquelles sont d’ordre corinthien. On tracera ensuitte suivant le diamètre le plan des colonnes et des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
[157], en sorte que la largeur de la nef
nef
du chœur
et des croisillons
sera de neuf diamètres de colomne dans œuvre à chacune des galleries, et des chapelles auront quatre diamètres dans œuvre, entre les colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
, ou les pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
et les entrecolonnemens sur la longueur seront aussy de quatre diamètres de colomne.
p. 60
   
On donnera aux murs de faces extérieures des flancs de l’église
église
, un diamètre de colonne[158], au-delà des centres des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
du fond des chapelles, ainsy l’épaisseur entière de ces murs sera d’un diamètre et demy, au droit du parement des faces des pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
intérieures et extérieures, tant au droit des chapelles l’atterales, qu’aux avant corps des bouts des croisillons
. Suivant toutes ses mesures la largeur de l’église
église
de dehors en dehors au nud des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
extérieures au droit des chapelles latérales, aura 42 p diamètre de colonnes de l’ordre de dedans et au droit des avant corps des bouts des croisillons
, aussi de dehors en dehors 47 diamètres. La largeur de ces avant corps sera dix diamètres du milieu de l’un des pilastres angulaires
pilastre angulaire
16 au milieu de l’autre pilastre angulaire 17. Et toute la longueur de la face extérieur des flancs de l’église
église
, depuis le milieu du pilastre angulaire 18, vers le portail, jusqu’au milieu de l’autre pilastre angulaire 19 vers le chevet
, aura 70 diamètres des colonnes du dedans de l’église.
On formera les pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
11.12, ployées en angle octogone des bouts des croisillons
et du bas de la nef
nef
, suivant la proportion marquée au second dessein du cinquième chapitre de la seconde partie du traité des ordres d’architecture[159]. C’est-à-dire, qu’ayant divisé le diamètre des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
en 7 parties, on en donnera 4 à chaque demye face ployée.
Les huits pilastres ployés
pilastre ployé
aux angles de l’octogone du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, seront dans la même proportion et la largeur des demies faces de la saillie des pilastres enclavés
1.2.3.4. qui portent les quatre grands arcs doubleaux
qui soutiennent le dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
et regardent la nef
nef
, les croisillons
et le chœur
auront deux tiers de diamètre. Les demies faces des autres pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
joignant en retour au bout des files de colonnes des côtés de la nef
nef
et du chœur
, et de ceux des croisillons
qui leur font cimetrie ; auront de même deux tiers de diamètre. Les autres pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
6.7. enclavés vers le chevet
du chœur
, seront dans la même proportion, tant du côté de la face de l’arc doubleau
de l’abside
abside
« Espace intérieur de plan cintré ou polygonal s'ouvrant sur une pièce ou sur un vaisseau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 25
que par le côté de la gallerie circulaire P comme aussi les autres pilastres 8.9. enclavées
de l’autre côté des entrées des bouts de la même gallerie circulaire, en sorte que la largeur dans œuvre de la gallerie circulaire P
p. 61
   
sera de cinq diamètre un tiers.
La circonférence de la niche du chevet
du chœur
est en demy ovale, dont le trait sera expliqué cy après au troisième dessein de ce chapitre.
La longueur et la largeur dans œuvre de la grande chapelle Q du fond du chevet
de l’église
église
est de huit diamètres de colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
au droit du nud de la face des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
[160]. La profondeur des quatre chapelles R et des passages S au pourtour extérieur de la gallerie circulaire, est égale à la profondeur des chapelles l’atéralles M. La largeur de ces chapelles et passage est aussi égale aux autres au droit de la circonférence de leurs murs de faces extérieures. Mais elles sont moins larges à leur entrée suivant la largeur de la distribution des entrepilastres de la gallerie circulaire. Leur mur de face extérieure et celuy au derrière de la chapelle Q ont la même épaisseur que les murs de face des flancs de l’église.
Les chapelles O, sous les tours au côté du portique
portique
ont les mêmes proportions que les chapelles M des flancs. Elles sont moins grandes à l’intérieur, parce que leurs murs sont plus épais pour pouvoir soutenir la pésanteur des tours. Le milieu de leurs pilastres d’encoignure
pilastre d’encoignure
extérieure 23, est dans l’allignement des centres des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
du dedans de l’église
église
qui sépare les galleries l’atérales K, L, des chapelles M en sorte que la saillie du pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
23 au-delà du pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
19 est égalle à celle du pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
19 au dela du pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
23.
Lespilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
de l’ordre extérieur qui est ionique au pourtour des murs de face des flancs et du chevet
de l’église
église
, suivent les mêmes allignements et distributions de ceux de l’ordre corinthien. du dedans, la hauteur des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
de l’ordre extérieur avec leurs bazes, et leurs chapiteaux est égale à celle des colonnes intérieures avec le chapiteau
chapiteau
« Élément formant épanouissement entre le corps de la colonne, du pilier ou du pilastre, et la charge. Le chapiteau est essentiellement formé d'un corps (échine ou corbeille) et d'un couronnement (abaque ou tailloir, éventuellement de l'un et l'autre). »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 115
, la baze et le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
du bas. Ainsy l’ordre extérieur est plus grand que l’ordre interieur, autant que le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
a de hauteur, les colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
du portique
portique
sont du même ordre ionique. Le pleinte de leur baze pose imméditament sur le pavé qui est au même
p. 62
   
niveau et de plein pied au pavé de l’église.
L’entrecolonnement 14, du milieu de la face du portique
portique
, est dans la proportion des entrecolonnemens du dedans de l’église. C’est-à-dire que leur distance du centre d’une colomne à l’autre, est égale, mais les autres entrecolonnemens du portique
portique
sont plus serrés. Ils sont égaux entr’eux, tant par la face que par les flancs. La grandeur de leur espace est déterminée par les entrecolonnemens Z, des extrémités du portique
portique
, dont le milieu est directement d’enfilade à la ligne du milieu des premières galleries latéralles HI.
Auchevet
de l’église
église
, la saillie des flancs extérieurs 21.22 de la chapelle Q au-delà du mur de face circulaire du dehors des chapelles R, est égalle à la saillie du retour 18 20 du dehors des murs des faces des sacristies N depuis l’angle saillant du pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
18, jusqu’à l’angle rentrant 20 du même mur circulaire du dehors des chapelles R[161].
Lescolonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
du baldaquin
du sanctuaire du maître autel[162], et les colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
13 qui soutiennent la tribune des orgues, ont leur diamètre la moitié moins grands que le diamètre des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
du dedans de l’église. Les proportions du plan et de l’élévation du baldaquin
et du maître autel, seront expliquées par des desseins particuliers, plus en grand à la fin de ce chapitre.
L’ancienne pratique d’enterrer les martiers dans les lieux qui servoient d’église aux premiers chrétiens donna occasion au tems de la paix et de la liberté de la religion chrétienne, d’enterrer dans les églises
église
les corps des évêques et de ceux qui par une distinction particulière étoient morts en odeur de sainteté[163]. Tous les autres fidelles étant enterrés dans les cimetières qui sont des espaces de terrein, clos et bénis, destinés pour leur sépulture. Depuis par le respect que l’on doit aux puissances, les Princes furent aussy enterrées dans les églises
église
. Ainsy peu à peu, l’usage est venu d’y enterrer tous ceux qui le requièrent pour se distinguer du commun du peuple
p. 63
   
p. 64
   
Description
p. 65
   
ce qui cause à présent que les églises
église
sont ordinairement très mal pavées par l’afaissement et tacement des terres à mesure que les corps se pourrissent et se consomme, lequel étant joint à la mauvaise odeur de la corruption des cadavres que l’on y enterre fréquemment rend les églises
église
incommodes et malseines[164].
Il est vray que les églises cathédrales
église cathédrale
Forme régularisée : cathédrales
ne sont pas si exposées à ces inconveniens que les églises paroissiales
église paroissiale
Forme régularisée : paroissiales
. Cependant pour le peu qu’elle le soit, c’est toujours contre la bienséance et la régularité, il seroit bien plus à propos de faire des caves voûtées dans toutes l’étendüe du dessous de l’église
église
pour y enterrer ceux à qui cet honneur seroit defferé. L’édifice en seroit plus solide par la liaison, que les voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
des caves en se contrebutants l’un l’autre, fairoit avec les murs de la fondation et le remplissage de leurs reins, qui porteroit le pavé de l’église
église
, le maintiendroit toujours uniment de niveau[165].
Le second dessein des églises cathédrales[166], est le plan des murs en fondations, et des caves. Le dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
est porté sur les quatre massifs 1.2.3.4. qui sont joints l’un à l’autre par quatre gros murs 5 ; formant ensemble comme au plan du rez de chaussée un quarré à l’extérieur, et un octagone à l’interieur, au-dedans duquel est un autre enceinte de moyens murs 6 aussy octogones pour en partager l’Etendüe en deux caves. Celle du milieu C est octogonalle sur noyau, et l’autre B, qui l’environne, est en berceau dans ces pans de cloîtres, et d’arrêtes au droit des retours des angles de l’octogone.
Les murs 7.8.9.10.11.12[167], qui se continuent es d’un bout de l’église
église
à l’autre, soutiennent les files des colonnes et des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
qui séparent la nef
nef
E, le chœur
D et les chapelles M des galleries lateralles HIKL. De même les murs circulaires 14.15, soutiennent les colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
de la niche ou cul de four, qui termine le chœur
et les pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
qui séparent la gallerie circulaire P des chapelles et passages Q, R, S, du
p. 66
   
chevet
de l’église. Les murs 16 soutiennent les croisillons
F, G, aux côtés du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
. Le mur circulaire 17, soutient les colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
du baldaquin
du maître autel. Les massifs 18, portent le mur de face de la principale entrée de l’église
église
, et les petits escaliers
escalier
« Ouvrage formé de marches et permettant de passer d'un plan à un autre. Plus particulièrement, ouvrage permettant de monter aux étages d'un bâtiment ou se développant sur une hauteur au moins égale à celle d'un étage. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 37
qui montent à la tribune des orgues, et au dessus des voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
de la nef
nef
. Les murs 19 soutiennent les tours, les murs 20.21.22.23.24, qui environnent tout l’édiffice soutiennent les murs de face des côtés du chevet
de l’église
église
Forme régularisée : église
au pourtour du dehors des chapelles. Et le mur 25 soutient les colonnes de la face du portique
portique
. Les caves D.E.F.G, sous le chœur
, sous la nef
nef
et sous les croisillons
, sont d’arrestes sur des pilliers carrés qui en séparent la largeur en deux. Les caves sous les galleries latéralles H.I.KL sont voûtées en berceau[168], d’un bout à l’autre. La cave A sous le chevet
du chœur est voûtée en berceau sphérique[169] sur noyau ; et la cave P sous la gallerie circulaire au pourtour du chevet
du choeur est aussy voûtée en berceau sphérique. Les caveaux sous les tours M, R, sous les chapelles, N sous Les sacristies S sous les passages des entrées du chevet
, sont en voûtes de cloître
voûte de cloître
. La cave Q sous la grande chapelle du chevet
de l’église
église
est en voûte d’arreste et de cloître sur noyau.
La cave & anciennement nommé confession[170], sous le sanctuaire et le maître autel, est en voûte sphérique. Son usage est de servir en manière de trésor pour y mettre les chazes des corps et Reliques des saints. Elle doit avoir par le haut de sa voûte
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
une ouverture directement sous Le maître autel, suffisament grande pour y donner de l’air et la rendre sèche[171]. On descend à cette cave par deux escaliers
escalier
« Ouvrage formé de marches et permettant de passer d'un plan à un autre. Plus particulièrement, ouvrage permettant de monter aux étages d'un bâtiment ou se développant sur une hauteur au moins égale à celle d'un étage. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 37
particuliers, dont l’Entrée est sous les deux petites tribunes de L’Epitre, et de l’Évangille aux côtés du baldaquin
sous le dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
[172].
Le petit mur 13 vers le bas de la nef
nef
, soutient les colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
de la tribune des orgues, le coridor 26 au derrière est voûté en berceau. La grande cave Y sous la portique
portique
de l’entrée de l’église
église
est en voûte de cloître
voûte de cloître
.
Outre les escaliers
escalier
« Ouvrage formé de marches et permettant de passer d'un plan à un autre. Plus particulièrement, ouvrage permettant de monter aux étages d'un bâtiment ou se développant sur une hauteur au moins égale à celle d'un étage. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 37
27.28. proche les tours et les sacristies qui
p. 67
   
p. 68
   
Description
p. 69
   
descendent dans les caves sous l’église
église
, les autres dégrées 29.30 dans les premières galleries lattérales, proche les pilliers du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, et 31 au deux bouts de la gallerie circulaire, sont destinées pour descendre en cérémonie les corps morts aux endroits des caves, où ils doivent être inhumés. Leurs entrées sont fermées par le haut avec des tombes à l’afleurement du pavé de l’église
église
qu’on lève au tems nécessaire pour les inhumations[173].
Toutes ces caves à la réserve de celle & sous le sanctuaire du maître autel[174], se communiquent les unes aux autres par plusieurs enfilades de portes, au droit du milieu des entrecolonnemens, vis-à-vis desquels il y a au mur de face du pourtour de l’église
église
des fenestres en formes de soupiraux, fermées en dehors par des grilles de fer maillées en dessous des vitreaux des chapelles, pour donner de l’air aux caves et en évaporer la mauvaise odeur.
Dans la description du plan du rez de chaussée de l’église cathédrale
église cathédrale
Forme régularisée : cathédrale
[175], au premier dessein de ce second chapitre, il est dit suivant la proposition expliqué à la troisième figure du quatrième dessein du quatrième chapitre de la seconde partie du Traité des ordres d’architecture[176], que le plan de la circonférence du chevet
du chœur
est en demy ovale, dont le trait n’a pû être expliquée sur le premier dessein de ce second chapitre, à cause de la petittesse de son module. Cette explication ayant été réservée à faire sur un plan plus en grand, tel qu’est la première figure du 3e dessein, qui représente le plan d’une partie du chevet de l’église
église
, où la ligne 6.D.6. passant par les centres des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
6 qui soutiennent l’arc doubleau
de la face de l’abside
abside
« Espace intérieur de plan cintré ou polygonal s'ouvrant sur une pièce ou sur un vaisseau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 25
ou niche en cul de four, qui termine le chœur
, est le petit diamètre de l’ovale, coupant à angle droit au point D de m’ovale la ligne BG, qui traverse par le milieu la longueur de l’église
église
, ayant prolongée la ligne D.6. de part et d’autre jusqu’aux centres des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
9. opposés de l’autre côté extérieur de la gallerie circulaire P et mener la ligne parallelle 9.A.9, au long des flancs
p. 70
   
au côtés des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
6.9. coupant la ligne B.Q. au point A, qui est le foyer de l’ovale des centres 9 par le point A on mènera les lignes 9.A.25, et des mêmes centres des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
9 on tracera les portions de cercles 9,25 ; 6.26 entre les lignes 9.D.9 ;9.A.25. Ensuite du foyer A et des intervales A.26 ; A.25 ; on tracera les autres portions de cercles 25.27.23.26.11.12 ; qui formeront les demis ovales 9.25.13.27 et 6.26.11.12 ; sur la circonférence desquels seront les centres des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
du chevet
du chœur
et des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
oposées de l’autres côté de la gallerie circulaire P du même centre A, on tracera la circonférence du mur de face circulaire 20.21 ; du dehors des chapelles du chevet
de l’église
église
.
On divisera la circonférence du demy ovale 9.27.9, en 10 parties égales aux points 9.13.14.15.16.17 de part et d’autre du grand diamètre D.27 et du foyer A. On mènera des rayons par tous les points des divisions 13.14.15.16, que l’on prolongera jusqu’à la face du mur extérieur des chapelles R et passages 3 pour y marquer le milieu des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
de dehors 20.17.18.21. Les mêmes rayons marquèront de deux en deux sur la circonférence de l’ovale intérieur du chevest du chœur
les centres des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
11.12.
On remarquera que par une raison d’optique[177], les intervales 6.11, sont plus grands que les autres 11.12 ; afin de les faire paroitre à peu prés égaux, étant regardés du dedans du chœur
, et par le côté de la gallerie circulaire des environs des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
14, qui sont les seules endroits dont on les peut voir pour les comparer ensemble. Parce que les pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
6 étant carrés leurs arrestes couvrent une partie de la largeur du premier interval, ce qui ne fait pas la rondeur des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
, aux autres entrecolonnemens.
L’égalité de la distribution des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
, du côté extérieur de la gallerie circulaire PP cause la régularité, et la cimetrie de la décoration du mur de face du dehors du chevet
de l’église
église
. Observant que l’allignement du retour du mur de face aux flancs des sacristies NN[178], étant déterminé par ce qui est expliqué sur
p. 71
   
Sur [sic.] le premier dessein pour avoir l’allignement de la saillie de la face des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
du dehors du mur circulaire 20.21 ; et aussy la proportion du pilastre ployé
pilastre ployé
à l’angle 20. Il faut prolonger le rayon A.13.20, jusqu’à ce que son extrémités se trouve être de la sixième partie de la largeur d’un pilastre extérieur éloigné au devant de l’allignement de la face des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
du flanc des sacristies NN. Comme il est représenté au pilastre ployé
pilastre ployé
20, à laquelle distance l’extrémité Ru rayon A.20, marquera la saillie du dehors des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
20.17.18.21 du mur de face circulaire faisant la même chose à l’extrémité A.21, pour avoir le retour du pilastre ployé
pilastre ployé
21, lequel retour étant mené parallelle à la ligne B.Q. donnera l’allignement des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
du dehors des murs de face de la chapelle carré Q, au milieu du chevet
de l’église
église
. On fera les murs des flancs de cette chapelle, longueur et cimetrie par le dehors aux murs des flans des sacristies N, les autres rayons A 17 A 18 marqueront le milieu des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
17. 18, en sorte que les distances 20.17.18.21 seront égalles, et l’arcade
arcade
de l’entrée des passages S, se trouvera au milieu des deux chapelles R des deux côtés.
On entre dans la chapelle Q, par une grande arcade
arcade
27, de proportion corinthiene, de toute la hauteur de l’ordre au milieu de la gallerie circulaire P. En sorte que la distance d’un des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
16 à l’autre étant le double de celle des autres pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
de cette gallerie, il reste une largeur assez considérable, entre les tableaux de l’arcade
arcade
27 et les pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
16. Pour faire à la face des piédroits de l’arcade
arcade
des pilasatres d’allettes couronnées par l’imposte
imposte
de l’arcade
arcade
.
Au-dedans de la chapelle Q il n’y a qu’une allette simple entre les tableaux de l’arcade
arcade
27 et les pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
28. La largeur de l’Interval entre ces pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
28 et les angles des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
29, est de la moitié de la largeur de la face d’un pilastre d’intervale et le pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
30 en retour de l’angle sont dans la même proportion. Les pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
du dedans de la chapelle Q sont aussy d’ordre corinthien, de même grandeur, hauteur
p. 72
   
et proportion que ceux de l’ordre du dedans de l’église
église
[179]. Les quatre faces du dedans de cette grande chapelle, sont toutes semblables l’une à l’autre. Les entre pilastres des milieu de chacune, sont égaux. Il y a des arcades feintes
[180] qui font cimetrie à celles de l’entrée. La différence de la face du fond, est seulement qu’il y a un vitrail de la même grandeur que ceux des autres chapelles, et l’autel est au dessous de l’apuy de ce vitrail[181], ce qui se peut remarquer au premier dessein de ce chapitre, et au neufvième dessein cy après.
Le dedans de l’église
église
étant le principal objet de l’église
église
par raport à son usage doit aussy en déterminer les proportions. Ce qui a été observée à l’égard du plan au dessein précédent. Pour continuer la même métode, dans l’élévation, la nef
nef
, le chœur
et les croisillons
étant de même largeur, hauteur et décoration ; la coupe ou profil du chœur
D avec les galleries latéralles IL, et la moitié des chapelles M, de chaque côté représenté en la seconde figure du troisième dessein pour marquer les proportions du dedans de l’église
église
.
Elle est décorée d’un grand ordre corinthien, ainsy qu’il a été dit cy devant, dont les pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
sont diminuées par le haut[182], comme les colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
étant sur le même allignement. Cet ordre doit être dans sa véritable proportion, expliqués au sixième chapitre de la première partie du Traité des ordres d’architecture[183], sans aucune altération, pour quelques raisons d’optique que se puisse être, à la réserve que la diminution du haut des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
et des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
, ne doit être en tout que de la douzième partie de leur diamètre du bas, à cause de leur grande hauteur suivant la règle enseigné par vitruve
Vitruve (0090?-0020? av. J.-C.)
et aussy pour pouvoir donner aux murs des côtés de la grande voûte
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
au dessus de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
de l’ordre, une épaisseur convenable pour en porter le comble et la couverture.
L’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
de l’ordre du dedans, règne au pourtour de la nef
nef
, du chœur
, des croisillons
et des panaches du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
. Mais il n’y a que l’architrave qui règne en manière d’imposte
imposte
pour couronner les
p. 73
   
colonnes et pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
, et porter les voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
, aux galleries latéralles et aux chapelles, comme il a été pratique au-dedans du portique
portique
et des chapelles du Panthéon
Pantheon
et aux autres édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
antiques[184].
La proportion généralle, de la largeur et de la hauteur de la nef
nef
de l’église
église
, qui est la même chose au chœur
et aux croisillons
, à prendre depuis le pavé jusque sous la clef de la voûte, doit suivre les proportions marquées pour les arcades
arcade
dans la première partie du Traité des ordres d’architecture[185]. observant icy d’augmenter la hauteur à proportion de ce qui est caché, par la saillie de la corniche de l’entablement
, de l’ordre du dedans de l’église
église
. Cette proportion se doit observer au droit des arcs doubleaux
des pilastres saillants
pilastre saillante
Forme régularisée : saillants
, qui terminent la nef
nef
, le chœur et les croisillons
, et servent à porter le dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
à la croisée de l’église
église
et à celuy de l’abside
abside
« Espace intérieur de plan cintré ou polygonal s'ouvrant sur une pièce ou sur un vaisseau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 25
au chevet
du chœur
, qui sont tous d’une même égalité, parce que se sont les arcs doubleaux qui marquent d’avantage et fixes plus la vue, à cause des retours de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
à ces endroits, que ne font les autres arcs doubleaux
des voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
où l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
passe tout droit au dessus, en sorte qu’à ce dessein qui est d’ordre corinthien, on doit doubler la largeur entre les pilastres saillants
pilastre saillante
Forme régularisée : saillants
6, qui est de sept diamètres de colomne, et deux tiers, ou de quinze modules dix parties dont le double est 30 modules 20 parties, y ajouter[186] un neufvième de cette hauteur, qui est de 3 modules 12 parties ½, suivant la proportion de l’arcade corinthienne, et un modules 20 parties pour ce qui est caché par la saillie de la corniche
de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
. Il viendra pour la hauteur du dessous de la clef de l’arc doubleau
35 modules 22 parties ½.
Mais comme cette opération de calcul est embarassant[187], à cause que la proportion des arcades
arcade
est diférentes selon les diferens ordres d’architecture, dont on pourroit décorer les églises
église
[188], la même proportion se trouvera plus aisément par la règle suivante, commune à tous les ordres.
Suposant que la largeur de la nef soit toujours de 9 diamètres, c’est-à-dire qu’il y ait 10 diamètres du centre d’une colonne au centre
p. 74
   
de la colomne oposée, de l’autre côté de la nef
nef
. Il faut ajouter à la hauteur de la colonne, avec la baze et le chapiteau
chapiteau
« Élément formant épanouissement entre le corps de la colonne, du pilier ou du pilastre, et la charge. Le chapiteau est essentiellement formé d'un corps (échine ou corbeille) et d'un couronnement (abaque ou tailloir, éventuellement de l'un et l'autre). »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 115
, deux fois la hauteur de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
et la moitié de la largeur entre le haut des pilastres saillants
pilastre saillante
Forme régularisée : saillants
6 qui soutiennent l’arc doubleau
, pour en avoir toute la hauteur. Ainsy pour rendre la chose encore plus sensible il faut aditionner les hauteurs de chaque différentes parties de l’ordre, sçavoir 1 module ½ pour le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
du bas, 20 modules pour la colomne ou pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
, 4 mod. pour l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
2 modules ½ pour le soubassement sous la naissance de la voûte, et 7 modules 22 parties ½ moitié de la largeur entre le haut des pilastres saillants
pilastre saillante
Forme régularisée : saillants
6. au droit de leur diminution pour avoir toute la hauteur sous la clef de l’arc doubleau
, qui est en plein ceintre. Il viendra au produit 35 modules 22 parties ½ si l’ordre étoit ionique, il viendroit 33 modules 22 parties ½ et s’il étoit dorique, il viendroit en encore deux modules moins pour la hauteur sous la clef de l’arc doubleau, parce que la colonne dorique, n’a que 16 modules de hauteur, et la colonne ionique 18 modules, ce qui suit la proportion des arcades
arcade
dans differens ordres[189].
La largeur de l’archivolte, de ces arcs doubleaux
est égale à la saillie des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
, qui les soutiennent, qui est un modules 10 parties ou les 2/3 de la largeur de leur face.
Les autres arcs doubleaux
, au dessus de chaque colomne ou pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
de la nef
nef
, du chœur et des croisillons
, n’ont de saillie sous les grandes voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
qu’un sixième du diamètre du haut des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
. Les autres 5/6 étant pour l’épaisseur des murs E.F. qui portent le comble et servent d’atique à l’ordre de dehors de l’église
église
.
La nef
nef
, le chœur
et les croisillons
sont en voûte d’arreste[190], le dessous de la clef des lunettes B.C. au dessus des vitreaux qui éclairent le haut de l’église
église
, étant au niveau du dessous de la clef D des grandes voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
. Ces voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
pour avoir moins de poussée ne doivent avoir d’épaisseur qu’autant qu’il est nécessaire pour les maintenir, n’étant chargés que de leur propre poid, y ayant une espèce de vuide, au dessus jusqu’au tirant
tirant
« Pièce de bois ou de métal netralisant deux poussées divergentes en réunissant les parties auxquelles elles s'appliquent. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 124
des combles qui pose sur les murs de l’atique EF.
p. 75
   
Lesvoûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
des galleries latéralles IL, sont en plein ceintre en berceau, des côtés de la nef
nef
, du chœur
et des chapelles et par les deux bouts, et en voûte d’arreste sur chacune des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
du fil du milieu 8, entre les galleries IL. L’architrave qui sert d’imposte
imposte
à ces voûtes latéralles est de la même hauteur que l’architrave
architrave
« Linteau ou plate-bande portant sur des supports verticaux. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 128
de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
du côté de la nef
nef
. Mais son profil qui est représenté à la troisième figure avec ses dimentions, en est different, c’est une manière de corniche architravée
sans larmier
larmier
« Membre horizontal en saillie sur le nu du mur, destiné à en écarter les eaux pluviales. Sa surface inférieure est inclinée ou creusée d'une mouchette, sorte de canal ou de gorge qui permet d'éviter les ruissellements. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 87
.
Lesvoûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
des chapelles M, sont de cloître en plein ceintre[191], posées aussy sur la même architrave en imposte
imposte
qui règne tout autour de chaque chapelle, en forme de platte bande droite, au dessus de leur entrée de même que du côté de la nef
nef
.
La hauteur depuis le pavé de l’église
église
jusque sous la clef des voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
des galleries latéralles et dez chapelles est pour l’ordre corinthien de 26 modules 22 parties ½. Elles seroit moins grande à d’autres ordres, à proportion des différentes hauteurs de leurs colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
. Les reins de ces voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
doivent être remplis de maçonnerie[192], jusqu’au couronnement de la clef pour soutenir leurs combles qui posent immédiatement dessus, et aussy afin de servir de buttée aux grandes voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
de la nef
nef
, du chœur
et des croisillons
. Et par ce moyen affermir tout l’Edifice et le rendre solide. Ces voûtes latéralles, étant elles même buttées par les murs de refands des chapelles et par la forte épaisseur des murs de face de dehors.
Les murs d’attique[193] E.F. qui soutiennent le comble, au dessus des grandes voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
, sont couronnées d’une balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
33, qui cache une partie du toit, au derrière desquelles balustrades règnent des gargouilles
pour écouler les eaux de la couverture ; par des tuyaux de descente placés en dehors des murs[194].
Le comble 34.35.34. est composé de fermes aux endroits de tous les arcs doubleaux
de la voûte, avec des pannes et faistages qui soutiennent ses chevrons d’une ferme à l’autre[195].
Les bas combles I.M. qui couvrent les galleries et les chapelles
p. 76
   
latéralles, sont séparées en autant de petits toits qu’il y a de chapelles. Ils sont croupée par les deux bouts, pour être moins vus de dehors, et pour ne point ôter le jour des vitreaux des grandes voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
au long desquels vitreaux il y a un cours de gargouilles
36 pour écouler les eaux[196]. Ce qui sera plus au long expliqué sur les desseins suivants.
Quoique la solidité des édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
dépende absolument de leurs fondations et de la bonne construction et épaisseur des murs en élévation, leurs couvertures contribuent aussy à leur conservation ou à leur ruyne[197]. Dans les pays chauds il y a moins de précaution à prendre aux couvertures, on y voit presque tous les édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
couvert en terrasse, il suffit qu’il y ait une pente nécessaire pour écouler les eaux, et que les airs de ces terrasses soient d’une matière qui puisse résister à la pluye, qui y sèche presque aussytot qu’elle est tombée. Mais aux pays qui aprochent du nord, il faut d’autres précautions à cause des neiges qui séjournent aux endroits où elle tombe et si fondant peu à peu, les penetrent y entretiennent l’humidité, en cause la pourriture et la destruction. toute la science consiste à consulter les usages des differens pays, et en suivre les pratiques ordinaires selon la maxime recuë et approuvé dans tous les tems. Que les choses sont toujours dans le règle quand elles sont conformes à leur destination, sans vouloir forcer la nature par des inventions nouvelles, sous prétexte d’une plus grande beauté. Neanmoins il est de la prudence d’allier l’utile avec le gracieux[198].
Ayant fait ces observations pour la couverture des églises
église
, suivant les differents climats, lorsqu’il est nécessaire d’y mettre des toits, Il les faut dégager par des gargouilles
ou goutières de pierre autant qu’il est possible, ou du moins de plomb au deffaut de la pierre[199], pour écouler les eaux directement sans les faire passer par le dessous d’un toit à l’autre, et faire les gargouilles
ou goutières assés larges et profondes, pour que l’écoulement des fontes de neiges ne surmontent pas
p. 77
   
Description
p. 78
   
p. 79
   
les bords, il faut aussi que la disposition des toits, n’empêche pas le jour des vitreaux qui éclairent les églises
église
.
Le quatrième dessein du chapitre des églises cathédrales
église cathédrale
Forme régularisée : cathédrales
est le plan des grandes voûtes de la nef
nef
E, du chœur
D, des croisillons
FG, des Pannaches du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
C, des toits des bas côtés
au dessus des galleries et chapelles, tant latérales que du chevet de l’église
église
et du dessus du portique
portique
.
Les grandes voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
D.E.F.G. sont d’arrêtes entre les arcs doubleaux
qui portent sur les colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
et les pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
ainsy qu’il a été dit cy devant au troisième dessein. Et la grande voûte C, des pannaches[200] qui soutiennent le dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, est sphérique en pendentif octogone, tous les arcs doubleaux
1.2.3.4, forment les grands pans, et les pannaches 1.4. 2.3. Les petits pans au derrière des pannaches, il y a des chambrettes triangulaires[201] dans les masifs 1.4.5.2.3.5 des quatre angles du carré des soubassement du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, pour en diminuer la pesanteur en conservant la solidité, par le moyen des murs 5.1 ; 5. 4 ; 53 ; 5.2 ; qui forment le carré et sont plus que suffisants pour butter la poussée des arcs doubleaux
et des pannaches de la grande voûte en pendentif
C.
On Entre dans les chambrettes triangulaires, par des portes qui communiquent sur les gargouilles
des bas combles. Il y a aussy des portes aux pannaches pour aller sur la grande corniche
de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
de l’ordre du dedans de l’église. Les quatre escaliers
escalier
« Ouvrage formé de marches et permettant de passer d'un plan à un autre. Plus particulièrement, ouvrage permettant de monter aux étages d'un bâtiment ou se développant sur une hauteur au moins égale à celle d'un étage. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 37
qui sont au milieu des chambrettes triangulaires, servent pour monter au dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
[202].
Les quatre grandes voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
sont terminées en pignon contre le dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, celle du chœur
est en niche[203] à l’abside
abside
« Espace intérieur de plan cintré ou polygonal s'ouvrant sur une pièce ou sur un vaisseau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 25
du chevet
du chœur
. Les trois autres de la nef
nef
et des croisillons
sont en pignon par leur autres bouts 24 ; 25, vers le portail et vers les faces des côtés, pour y pouvoir mettre de grand vitreaux. Ceux des croisillons sont semblables à ceux des côtés des mêmes voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
, celuy du bout de la nef
nef
est circulaire, les pans 11.12. des demies octogones du rez de chaussé ne s’élèvent que de la hauteur du grand ordre dont le dessous de sa corniche d’entablement
forme de petites plattesformes en dedans de l’église
église
aux angles des pignons 24.25 ; On ne peut aller à celle des croisillons
, qu’en passant
p. 80
   
au long du dessus de la corniche
du pourtour de l’église
église
, mais on communique à celle de la nef
nef
par les escaliers
escalier
« Ouvrage formé de marches et permettant de passer d'un plan à un autre. Plus particulièrement, ouvrage permettant de monter aux étages d'un bâtiment ou se développant sur une hauteur au moins égale à celle d'un étage. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 37
X, au derrière du portail, entre la nef
nef
et les tours O. Ces escaliers
escalier
« Ouvrage formé de marches et permettant de passer d'un plan à un autre. Plus particulièrement, ouvrage permettant de monter aux étages d'un bâtiment ou se développant sur une hauteur au moins égale à celle d'un étage. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 37
qui entrent sur les gargouilles
des bascombles, montent aussy dans le comble au dessus de la grande voûte
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
de la nef
nef
, pour aller à couvert au dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, comme il sera expliqué cy après.
La niche ou cul four du chevet
du chœur
, est entouré de cinq vitreaux plus étroits que les autres, mais leurs trumeaux
trumeau
« Pan de mur entre deux embrasures au même niveau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 106
étant moins larges, ces vitreaux communiquent dans l’église
église
beaucoup de clarté[204]. Les petits combles HM ;KM ;LM ;IM ; qui couvrent les galleries, et les chapelles latérales étant séparées les unes des autres par des gargouilles
directes, ont leur faiste peu élevé, pour être presque tous caché par la balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
qui couronne les murs de faces du pourtour de l’église
église
quoy que de pente suffisante pour les climats les plus exposés aux neiges. Le peu de distance qu’il y a entre les gargouilles
, qui séparent ces petits combles, qui n’ont chacun que la largeur d’une chapelle, fait que les autres gargouilles
36, au long des vitreaux des grandes voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
, et les gargouilles
37 au derrière des balustrades
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
des murs de faces du dehors des bas côtés, ont leur pente fort courte, étant partagée en deux dans le travers de la largeur de chaque petit comble. Ce qui leur donne peu d’élévation dans leur milieu et conserve entièrement le jour de vitreaux.
La gallerie circulaire P, a sont toits particulier à deux égoûts, sur les gargouilles
38. 39 suivant sa circonférence pour ménager le jour aux vitreaux du chevet
, du chœur
, la gargouille
interieur 38 au pourtour de ces vitreaux a le milieu de sa pente un peu plus élevé que les autres à cause qu’elle a plus de longueur, ne pouvant être partagée qu’en deux. L’autre gargouille
extérieur 39 a plusieurs écoulemens par les gargouilles
qui séparent les petits toits ou pavillons au dessus des chapelles R et passages S du chevet
de l’église.
Le comble de la grande chapelle Q du milieu du chevet
est en forme de dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
carré[205], soutenant la lanterne qui éclaire le haut de cette chapelle.
p. 81
   
p. 82
   
Description
[206][207]
p. 83
   
Le toit Y au dessus du grand vestibule
vestibule
« Pièce ou galerie d'entrée assurant la communication entre l'extérieur et les autres pièces ou vaisseaux. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 35
, de la principalle entrée de l’église
église
, suit de part et d’autre la pente du fronton Z. Il forme une croupe 14 vers le mur X au devant du pignon de la voûte de la nef
nef
, pour donner du jour au vitrail V du milieu. Les eaux s’en écoulent par une gargouille
au long de la face du mur X qui a sa chutte par les deux bout dans les angles du retour du portique
portique
et des faces des tours.
On monte sur tous les bas combles par les quatre escaliers, aux côtés des tours du portail, et par les deux escaliers, qui sont aux côtés des passages T des sacristies vers le chevet
de l’église
église
[208].
La première figure du cinquième dessein des églises cathédrales
église cathédrale
Forme régularisée : cathédrales
[209] est le plan du carré du soubassement du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, à la hauteur du socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
au dessus de la grande corniche circulaire
, qui termine le haut des pannaches de la voûte sphérique en pendentif octogone, et le dessus des quatre grands arcs doubleaux qui soutiennent le dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
[210].
Les faces extérieures du carré 6.7.8.9 sont d’allignement et aplomb du dehors des quatre pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
et pilliers 5, du rez de chaussée de l’église
église
, et des seconds arcs doubleaux
qui terminent vers le dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, les grandes voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
de chœur
D, de la nef
nef
E et des croisillons
F.G. en sorte que le bas de l’architrave sous la grande corniche circulaire
, étant d’un 6e du diamètre[211] des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
du grand ordre du dedans de l’église
église
, plus saillant que le bas de l’archivolte du grand arc doubleau
et la face du socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
au dessus de la grande corniche circulaire
, étant aplomb du bas de son architrave. L’épaisseur des murs du soubassement du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, au droit de se socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
à prendre au milieu des quatre faces 10.E, 11.G ; 12.D ; 13.F est de la largeur des deux arcs doubleaux
, qui se joignent l’un à côté de l’autre, et un sixième du diamètre des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
du grand ordre de plus. Faisant ensemble un diamètre, trois quarts des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
ou colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
de l’ordre du dedans de l’église
église
[212]. Il y a à ces milieux des passages avec des dégrés au travers du mur, pour aller des quatre combles du dessus des grandes voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
, au dessus de la grande corniche circulaire 10.11.12.13 
p. 84
   
du bas du dedans du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
et huit autres passages 1.2.3.4 ; par les côtés, au dessus des chambrettes triangulaires, des quatres masifs qui portent le dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
[213]. Pour aller des mêmes combles, des grandes voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
aux escaliers 14.15.16.17 ; qui montent au dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
tout le reste est massif entre le socle circulaire
du devant et les côtés du dehors du carré.
La seconde figure est le plan du corps du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, et de la platteforme 6.7.8.9 ; au dessus du carré du soubassement. Le corps du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
est distribué en douzes trumeaux
trumeau
« Pan de mur entre deux embrasures au même niveau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 106
d’Egalle largeur, et douze grands vitreaux, dont il y en a un au milieu de chacunes des quatre faces de l’église
église
.
Chacquetrumeau
trumeau
« Pan de mur entre deux embrasures au même niveau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 106
est orné d’un pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
d’ordre corinthien par le dedans, et de deux pilastres couplés
de même ordre par le dehors. Les trumeaux
trumeau
« Pan de mur entre deux embrasures au même niveau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 106
qui regardent les quatre angles du carré du soubassement, sont flanqués au devant de l’entredeux des pilastres couplés
, par des escaliers en tourelles
14.15.16.17 ; qui viennent des quatre chambrettes triangulaires, audessus des bas combles, et montent sur le haut du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, le dehors de chacun des huit autres trumeaux
trumeau
« Pan de mur entre deux embrasures au même niveau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 106
est flanqué par des pilastres saillants
pilastre saillante
Forme régularisée : saillants
de deux tiers de leur largeur, au devant des entredeux des pilastres couplés
de chacun desquels pilastres couplés
, il reste aussy les deux tiers de la largeur de leur face aux deux côtés des pilastres saillants
pilastre saillante
Forme régularisée : saillants
[214].
Lespilastres couplés
du dehors du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, ne doivent avoir de saillie hors le corps du mur, que la sixième partie de la largeur de la face des pilastres saillants
pilastre saillante
Forme régularisée : saillants
. C’est-à-dire un tiers de module la saillie de leur baze, entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
et autres membres, doit être suivant la proportion de leur ordre[215], mais les pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
du dedans, ne doivent avoir de saillie, hors le nud du mur, que la dixième partie de la largeur de leur face, et les moulures des bazes et piédestaux, que la moitié de leur saillie ordinaire, par des raisons d’optiques qui seront expliquées en leur lieu.
Par Le moyen de ces proportions, l’épaisseur des trumeaux
trumeau
« Pan de mur entre deux embrasures au même niveau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 106
du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
entre les faces des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
du dedans et les faces des pilastres saillants
pilastre saillante
Forme régularisée : saillants
du dehors, sera d’un diamettre deux tiers des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
du grand ordre du dedans de l’église
église
, parce que la circonférence intérieur
p. 85
   
du plan du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
augmente l’épaisseur du soubassement, à mesure que les côtés du carré s’éloignent du milieu des des faces, ce qui fait qu’il se trouve une épaisseur suffisante au droit des pilastres saillants
pilastre saillante
Forme régularisée : saillants
des trumeaux
trumeau
« Pan de mur entre deux embrasures au même niveau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 106
aux côtés des vitreaux du milieu des faces, pour que les socles
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
, sous les bazes de ces pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
, n’excédent pas l’aplomb des faces du dehors du carré du soubassement, et donne au mur du corps du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, une épaisseur convenable pour soutenir la voûte
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
de la coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
, jointe à ce que les quatre tourelles des escaliers
escalier
« Ouvrage formé de marches et permettant de passer d'un plan à un autre. Plus particulièrement, ouvrage permettant de monter aux étages d'un bâtiment ou se développant sur une hauteur au moins égale à celle d'un étage. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 37
qui sont au devant des trumaux qui regardent les angles du carré, servent de buttées à cette voûte.
Le plan de la lanterne représenté à la troisième figure est distribuées en douze vitreaux et douze trumeaux
trumeau
« Pan de mur entre deux embrasures au même niveau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 106
égaux entr’eux chacun d’une même forme. Ils répondent à ceux du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, les trumeaux
trumeau
« Pan de mur entre deux embrasures au même niveau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 106
de la lanterne, sont décorés chacuns d’un pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
d’ordre corinthien, tant par le dedans que par le dehors, leur saillie suit la proportion de ceux de l’ordre du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
.
La Quatrième figure du cinquième dessein des églises cathédrales
église cathédrale
Forme régularisée : cathédrales
est l’élévation du portique
portique
Z de la principalle entrée de l’église
église
, avec les deux tours O, qui accompagnent le portique
portique
[216]. La face du portail X entre les deux tours, tant au-dedans du vestibule
vestibule
« Pièce ou galerie d'entrée assurant la communication entre l'extérieur et les autres pièces ou vaisseaux. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 35
, qu’au dessus du grand fronton. Les retours 19 des côtés de l’église
église
, les avant corps 17 et l’attique des croisillons
FG, le corps du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
et la coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
M N, avec la l’anterne ST au dessus qui couronne l’édiffice.
Par Les differens Plans de cette église
église
, expliqués aux desseins précédens[217] et aux trois premières figures de celuy cy, ont connoist les corps avancés ou reculés représentés en cette élévation, sans qu’il soit besoin d’en faire d’autre description. Il suffit seulement de remarquer que les murs de face du dehors des bas côtés
au pourtour des chapelles et du chevet
, sont terminés par une balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
au dessus de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
du grand ordre, cette balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
n’étant interrompuë que par le fronton du portique
portique
. Les deux tours, et les avants corps des bouts des croisillons
. L’attique qui environne le pourtour des grandes voûtes de la nef
nef
des croisillons
et du chœur
et de la face du portail est aussy terminé par une balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
qui cache une
p. 86
   
partie du toit au dessus de ses voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
, et le haut des tours est encore terminé par une autre balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
quoy que ces balustrades
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
soient élévées à différentes hauteurs elle ne sont pas neanmoins les unes sur les autres, parce qu’elles suivent differents pourtours qui ne se rencontrent pas dans les mêmes corps de l’Ediffice.
On peut remarquer aussi les trois portes, qui entrent du vestibule
vestibule
« Pièce ou galerie d'entrée assurant la communication entre l'extérieur et les autres pièces ou vaisseaux. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 35
du portique
portique
dans l’église. Celle du milieu V, est beaucoup plus grande que les autres X aux côtés et les portes 15 aux flancs des avant corps des bouts des croisillons
qui sont les plus petites de toutes.
Lesescaliers en tourelles
des quatre coins du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, montent jusqu’au dessus de son entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
, l’on monte ensuite en dehors de la coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
, jusqu’au pied de la lanterne par des dégrés pratiqués dans le canal du milieu de la largeur des cotés qui répondent à ces tourelles.
L’Ordre du portique
portique
[218] et du pourtour de l’église
église
qui est ionique, pourroit être d’un espèce d’ordre[219], si on le jugeoit à propos. La hauteur de ses colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
et pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
avec leurs chapiteaux, et leurs bazes, qui posent sur le pavé du portique
portique
est égale à celle des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
du dedans compris leur socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
ainsy qu’il a été dit.
Lorsqu’il n’y a qu’un socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
[220], sous les bazes des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
de l’ordre du dehors, il doit avoir d’un diamètre de hauteur, parcequ’il est contenu sans faire de ressaut sous les pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
. Il pourroit y avoir un soubassement plus élevé si le cas le requeroit. Alors il y auroit un plus grand nombre de marches, pour monter au portique
portique
et aux portes des autres côtés qui entrent dans l’église[221].
Quand il n’y a qu’un socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
, la hauteur de tout l’ordre s’il est ionique, est de douze diamètres. Sçavoir I pour le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
, 9 pour la colomne ou pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
et 2 pour l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
. L’attique du pourtour des hautes voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
, a la moitié de la hauteur de l’ordre au dessous compris le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
.
Le second ordre des deux tours aux côtés du portique
portique
pourroit être corinthien, étant posé sur un ordre ionique, mais
p. 87
   
il convient mieux de le faire composé, à cause de l’ordre du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
qui ne peut être que corinthien, étant en quelque manière un troisième ordre quoy qu’il ne passe pas sur celuy des tours en étant fort éloigné[222].
La hauteur du second ordre des tours, est par rapport à la hauteur de l’ordre du portique
portique
, suivant la proportion réglée au premier chapitre de la seconde partie du Traité des ordres d’architecture[223].
Le dessus de la corniche
, du soubassement carré qui soutient le dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
est terminé en platteforme ou terrasse qui est au niveau du dessus de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
du second ordre des tours. En sorte que l’ordre du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, étant entièrement au dessus de la hauteur de l’autre, il peut être considéré comme un troisième ordre, dont la proportion de la hauteur doit être à la hauteur du second ordre des tours, comme la hauteur de ce second ordre être à la hauteur du premier du bas, à prendre à tout, depuis le dessus de leurs socles
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
jusqu’au dessus de leurs entablemens[224]. Car, à l’égard des socles
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
, ils doivent tous être d’une égale hauteur parce que plus ils sont élevés plus ils sont cachés par la saillie des corniches
des entablemens au dessous[225].
Suivant les proportions cy dessus pour réduire la hauteur de ces differens ordres, sur une même mesure commune, ayant divisé le diamètre des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
ou pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
de l’ordre ionique du bas, en soixante parties, la hauteur du premier ordre sans le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
sera de 660 parties[226]. La hauteur du second ordre des tours 623 parties 1/3 et la hauteur de l’ordre du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
aussy sans le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
, de 588 parties outre ce la hauteur des socles
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
de ces trois ordres, étant à chacun également de 60 part. font en tout pour le premier ordre AB ; 720 parties de hauteur, compris le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
. Pour le second ordre des tours B.C 683 parties 1/3 et pour la hauteur du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
CD, aussy avec son socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
du bas 648 parties. Le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
N du bas de la coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
au dessus de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
de l’ordre du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, doit aussy être de 60 parties comme les autres, ce qui fait en tout 2051, parties 1/3 depuis le rez de chaussée
rez-de-chaussée
« Étage placé au ras du sol. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 23
A du dehors, jusqu’au dessus de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
D, de l’ordre du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, sous le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
N où commence la naissance de la coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
ou dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
. Ce qui revient à 34 diamètres 11 parties 1/3 des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
du premier ordre du bas.
p. 88
   
Le dôme est composé de trois parties principalles. sçavoir le corps en forme de tour, décoré d’un ordre d’architecture, la voûte
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
qui en fait la couverture en façon d’une coupe à boire renversée que les Italiens apellent coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
, et l’amortissement qui en termine le haut, lequel est le plus souvent un autre petit dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, nommé lanterne, à cause qu’il est percé pour éclairer le haut de la grande voûte
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
.
La perfection des coupoles
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
des dômes
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, est de paroitre sphérique à quelque situation et hauteur qu’elles puissent être placées, et de quelque distance qu’on les puissent regarder. En sorte qu’il n’est pas question de s’assujetir par des règles d’optiques, à un seul point de vue fix, parce que les dômes
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
étant plus élevés que les autres édifices
édifice
Construction ou groupe de construction affectées à une même destination, comprises dans un même programme ou appartenant à la même personne, à la même collectivité (fontaine publique, hôtel particulier, immeuble, palais, abbaye, etc. Ce mot, au sens assez vague désigne souvent une œuvre architecturale dans son ensemble quand elle a une certaine importance.Ministère de la culture et de la communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Principes d’analyse scientifique. Architecture : vocabulaire. reéd.. Paris : Imprimerie nationale, 1995.
Forme régularisée : édifices
qui les environnent peuvent être vüs de prés et de loin[227].
S’il n’y avoit point d’amortissement au dessus de la coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
, il suffiroit de le faire en émisphère régulière. C’est-à-dire parfaitement ronde, elle paroitroit de tous les endroits d’où on la pourroit voir, ce qu’elle feroit en effet, mais le soubassement de l’amortissement qu’il convient de mettre au dessus coupant une partie du sommet de l’émisphère ; feroit paroitre la coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
écrasée pour suplier à ce deffaut, il est nécessaire d’élever le dessous du soubassement autant que le secteur sphérique qu’il cache auroit de hauteur s’il étoit existant.
Ainsi la règle générale pour la proportion des coupoles
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
des dômes
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, tant grands que petits, est de faire leur hauteur depuis le dessus du socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
N du bas de sa naissance, jusqu’au dessous du listeau ou socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
E, sous la gorge du soubassement de la lanterne, égalle à la moitié du diamètre MN du bas de la coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
du dehors d’une côté, au dehors de l’autre côte, diamétrallement opposé, lorsqu’il y en a, parce que ce sont les costés qui forment le profil de l’aspect de la coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
. Le surplus du trait des coupoles
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
sera expliqué plus au long au septième dessein de ce chapitre.
Pour ce qui regarde le dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, représenté en la quatrième figure du cinquième dessein des églises cathédrales
église cathédrale
, le dehors de sa coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
est orné de douze costés[228], faisant retraites sur les socles
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
de leur naissance du pas, qui répondent aplomb et sont de la même largeur et saillie que les deux pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
p. 89
   
couplées ensemble de chaque trumeaux
trumeau
« Pan de mur entre deux embrasures au même niveau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 106
de l’ordre du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
. La largeur de ces costés est partagé chacune en trois, les deux parties de dehors, forment deux bandes lisses, et la partie du milieu est recreusée en façon de canal, dont le fond du creux répond au nud de la coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
. Lequel nud fait aussy retraite sur le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
du bas, qui est aplomb du nud du mur du corps du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
.
Quoique la largeur du diamètre du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
[229], soit plus rélative à la distribution de l’ordre du dedans de l’église
église
, qu’à celle du dehors, neanmoins suivant la proposition cy dessus, la hauteur NE de la coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
se trouve par le calcul être de 515 parties 1/3 de la mesure commune des ordres du dehors.
La hauteur EL du soubassement de la lanterne qui sert d’amortissement à la coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, est égale à la huitième partie de la hauteur de l’ordre du corps du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, non compris le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
du bas. Et la hauteur LK, de l’ordre de la lanterne qui est corinthien est la moitié de la même hauteur de l’ordre du corps du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, avec l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
aussi, non compris le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
du bas. En sorte que la hauteur EL, du soubassement est le quart de la hauteur de l’ordre LR. La hauteur RP du socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
au dessus de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
de l’ordre de la lanterne, est égale au tiers de la hauteur EL, du soubassement. C’est-à-dire que le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
du haut est égale à la largeur de la face des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
de l’ordre de la lanterne, parce que l’ordre corinthien de la lanterne doit être dans la juste proportion régulière, sans aucun changement. Quoy que les trois autres grands ordres ayant leur entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
de deux neufième de la hauteur de leur pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
, comme à l’ordre ionique du bas suivant la règle du premier chapitre de la seconde partie du traité des ordres d’architecture.
Le Diamètre LE du listeau ou socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
du bas du soubassement de la lanterne, est égal au tiers du Diamètre MN du dehors du bas des côtés de la grande coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
et le diamètre ST du corps de la lanterne au droit de la face des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
, est le quart du même diamètre MN, du bas des costés de la grande coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
. Le petit socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
au dessus de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
de la lanterne est aplomb de la face des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
.
p. 90
   
La petite coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
de la lanterne avec la gorge[230] de sa naissance ont ensemble de hauteur PQ depuis le dessus du socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
du bas, jusqu’au dessous du socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
du piédouche de la croix. La moité du diamètre RP du socle du bas, et le diamètre YQ du pleinte du piédouche de la croix est la sixième partie du diamètre RP du socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
au dessus de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
de la lanterne.
La hauteur Q& de la croix avec son piédouche est égale à la hauteur PQ de la petite coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
de la lanterne avec sa gorge et son socle du bas.
Le restant des proportions du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
de la lanterne et de la croix au dessus, avec le trait du contour du profil des coupoles, sera expliqué au septième dessein de ce chapitre.
Pour réduire toutes les différentes proportions cy dessus à la mesure commune du diamètre des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
du grand ordre ionique du bas, divisé en 60 parties, la hauteur EL du soubassement de la lanterne, est 73 part ½. L’ordre du corps de la lanterne LK avec son entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
est de 294 parties le petit socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
au dessus KP, 24 parties ½, la petite coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
de la lanterne avec la gorge de sa naissance PQ, 127 parties 1/3, et la hauteur de la croix Q& ; avec son piédouche 152 parties. Ainsy la hauteur depuis le dessus de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
de l’ordre du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
D, jusqu’au sommet de la croix & est de 1246 parties 2/3 et toute la hauteur générale depuis le rez de chaussée A de la place au devant du portique
portique
, jusqu’au sommet de la croix &, est de 3298 parties qui font 54 diamètre 58 parties des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
de l’ordre ionique du portique
portique
.
L’élévation du flanc ou face de côté de l’église cathédrale
église cathédrale
[231], représenté au sixième dessein dans toute sa longueur AB, depuis le devant du portique
portique
jusqu’au derrière de la chapelle du chevet
, n’est pas moins nécessaire que l’élévation de la face de la principale entrée pour faire connoitre la Régularité et donner l’intelligence des proportions extérieures de l’église.
L’avant corps 16.17. au bout des croisillons
G entre la nef
nef
et le chœur
, forme le milieu de la façade 19.18 ; du dehors des
p. 91
   
Description
p. 92
   
p. 93
   
des chapelles latéralles, ayant de chacque côté, six espaces, où sont les grands vitreaux de ces chapelles, égaux à celuy du milieu de l’avant corps. La demie lune 19.24. de l’escalier circulaire joignant la tour qui fait l’arrière corps 24.23, terminé par le flanc du portique
portique
Z, font en quelque sorte cimetrie à la demie lune 20.21. qui a pour arrière corps le flanc 21. 22 de la grande chapelle du chevet
de l’église
église
et flanc 21.22, est orné d’un vitrail feint de la forme et grandeur des autres vitreaux des chapelles.
La porte S qui entre dans le chevet
de l’église
église
au milieu des deux chapelles circulaires RR, avec le flanc 20.22, du retour des chapelles latérales, lequel est de même saillie, façon et cimetrie que le flanc 21.22 de la grande chapelle du chevet
, font ensemble une autre espèce de cimetrie et petite façade régulière sur la diagonalle.
L’ordre du portique
portique
Z règne au pourtour des mus de faces du dehors de l’église
église
, il est couronné d’une balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
au dessus de son entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
. L’attique qui suit le pourtour des grandes voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
des croisillons
de la nef
nef
et du chœur
, est aussy couronné d’une balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
qui s’amortit sur le fronton qui termine le haut de l’avant corps 16. 17.
Le dessus de la corniche
de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
du corps de la lanterne ou petit dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
Q, au dessus du comble de la grande chapelle du chevet
de l’église
église
est au niveau du dessus de la corniche
de l’attique.
Le second ordre ne règne qu’aux deux tours O, aux côtés du portique
portique
de la principalle entrée il est aussy couronné par une balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
. Le dessus de la corniche
d’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
de ce second ordre des tours, est au niveau de la platteforme ou terrasse au dessus de la corniche
du soubassement carré D.E qui soutient le grand dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
. La hauteur de cette corniche
du soubassement, est égale à la hauteur de la corniche d’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
du second ordre des tours, et son profil est semblable à celuy de la corniche
des piédestaux de l’ordre corinthien. la frise au dessous est égale aux trois cinquième de la hauteur de la corniche
, et l’astragale du bas avec son filet, ont ensemble la sixième partie de la hauteur de la frise.
Au corps du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, la face qui regarde le côté du croisillon
p. 94
   
de l’église
église
, est toute semblable à la face qui regarde le portique
portique
. L’astragale du haut du fût des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
, règne avec son filet au pourtour du nud du mur et des avant corps du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
et le haut des archivoltes des vitreaux est un tiers de diamètre de pilastre plus bas. Ces vitreaux du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
sont dans la proportion marquée pour les fenestres ceintrées corinthiennes, au huitième chapitre de la seconde partie du Traité des ordres d’architecture[232]. Ce qui en détermine la largeur et les vitreaux des chapelles sont dans la proportion des fenestres ceintrées ioniques. Observant que les allettes[233] des vitreaux du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
entre l’arreste de leur piédroit, et le côté du pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
de leur ordre, ait un demy diamètre ou un module du même pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
de largeur. Les allettes des vitreaux des chapelles ont trois cinquièmes du diamètre ou face des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
du grand ordre ionique. Ce qui déterminera la largeur de leurs trumeaux
trumeau
« Pan de mur entre deux embrasures au même niveau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 106
à la hauteur de leurs apuis. Les vitreaux des grandes voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
commencent du dessus du socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
de l’ordre attique, leur hauteur est le double de leur largeur.
Lesbalustrades
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
sont dans la proportion expliqué au douzième chapitre de la seconde partie du Traité des ordres d’architecture[234], par raport à la grandeur du diamètre des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
ou pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
des ordres qu’ils couronnent, suivant laquelle proportion l’édiffice étant suposé de la grandeur proposée au premier dessein de ce chapitre. La hauteur de la première balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
aura la septième partie de la hauteur du grand ordre ionique, au dessous non compris le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
du bas de cet ordre. On prendra de même la septième partie de hauteur du second ordre des tours, sans le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
pour faire la hauteur de la balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
qui le couronne. Et pour faire aussy la hauteur de la balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
du haut de l’atique, les deux dernières balustrades
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
etant de même comparaison avec celle de l’ordre au dessous.
La première balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
au dessus de l’ordre ionique cache une grande partie des petits toits des galleries, et des chapelles[235]. Les toits des croisillons
étant croupés par les bouts, sont presque tous cachés par les frontons des avant corps de face des côtés, et les toits des autres grandes voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
, ne peuvent être vüs que de loin, à cause de la balustrade de l’atique qui en cache une partie.
Le haut de la couverture de la grande chapelle carré du chevet
de l’église
église
Forme régularisée : église
, ne monte qu’à la hauteur du dessus de la balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
du grand ordre des murs
p. 95
   
p. 96
   
Description
p. 97
   
de face. En sorte qu’il semble que le soubassement de son petit dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
poze sur cette balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
[236]. Pour avoir les proportions de ce petit dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, il faut diviser la hauteur depuis le dessus de la corniche
d’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
, qui est comme il a été dit au niveau du dessus de la corniche
de l’attique des grandes voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
jusqu’au dessus de l’apuy de la balustrade
balustrade
« Clôture ou garde-corps formé par une file de balustres posés sur un massif continu, le socle, et portant un couronnement continu, l'appui. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 30
au dessous, en 23 parties. Le soubassement en aura 5, le pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
de l’ordre 15 et l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
3 des cinq parties du soubassement. Le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
en aura 2 et la gorge 3[237]. L’ordre de ce petit dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
est dans la juste proportion corinthienne, le diamètre du corps du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
à prendre du dehors de la face d’un pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
au dehors de la face de l’autre pilastre
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
opposé, est égale à la hauteur depuis le bas du socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
du soubassement, jusqu’au dessus de la corniche
de son entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
. Le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
au dessus de cette corniche
, est égale à la hauteur de celuy du bas du soubassement, la hauteur de la petite coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
au dessous est égale à la moitié de son diamètre à compter du dessus du socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
de sa naissance, jusques sous le pleinte du piédouche de la croix, qui luy sert de couronnement[238]. Il n’y a que huit vitreaux dans le pourtour de ce petit dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, comme il est marqué au quatrième dessein.
Les mesures cottés sur le sixième dessein sont relatives à celles du dessein précédant, c’est-à-dire que 60 de ces parties font la largeur de la face des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
du grand ordre ionique.
L’usage à Paris
Paris (France)
est de faire
en charpente le hors des coupoles
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
des églises
église
, beaucoup plus élevées que leur voûte
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
du dedans qui est de maçonnerie à la diference des dômes
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
d’Italie
Italie
principalement à Rome où la même voûte
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
du dedans forme aussy la coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
du dehors[239]. Ce qui rend les dômes
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
d’Italie
Italie
plus légers que ceux de Paris
Paris (France)
, auxquels la longueur, la grosseur et la quantité des pièces de bois qui sont employées à la structure de la charpente des coupoles
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
des dômes
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
est une surcharge qui pèse incomparablement plus que la voûte
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
et oblige à faire les murs et les pilliers qui portent le dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
plus massifs et par consequent le dedans de l’église
église
moins dégagé qu’aux églises
église
où la voûte
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
de la calotte sert de coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
.
p. 98
   
Cette pratique à Rome
Rome (Italie)
pour provenir de la facilité de construire les voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
avec de la brique et du mortier composé de Posalane et de chaux, lequel salliant avec la brique presque aussi tôt qu’il est employé forme de toute la voûte
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
un corps solide comme si elle étoit d’une seule pièces qui a peu de poussée. Cependant on y pourroit suplier par l’art du trait de la coupe, des pierres particulièrement à Paris
Paris (France)
, en se servant de blocs de pierre de Saint
Abréviation : St
Leu qui posent moins de la brique et que l’on peut avoir assés gros pour faire le parpin de l’épaisseur de la voûte
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
faisant parement au-dedans de la calotte », et au dehors de la coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
en bien couler et ficher les joints avec ciment composé de tuilleaux battus bien fin, et de chaux couvrant le dessus de la coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
de tables de plomb couturé comme l’on fait à Rome
Rome (Italie)
. On pourroit aussy tenir la poussée et l’écartement de la voûte, par des chaînes en forme de cercle de fer au pourtour par le dehors, observant de ne point enfermer le fer dans l’épaisseur de la voûte, mais l’encastrer seulement de sa grosseur, afin que le fer venant à rouelles, ne fasse point éclater n’y fendre la pierre.
Le septième dessein, est le profil où coupe du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
d’une partie de l’église
église
, suivant la ligne qui passe par le milieu de la longueur des croisillons
F.G., les pilastres saillants
pilastre saillante
Forme régularisée : saillants
avec leurs arcs doubleaux
AB ont les mêmes proportions marquées à la seconde figure du troisième dessein cy devant, ils sont en liaison avec les autres pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
et arcs doubleaux HO en arrière corps joignant par le côté pour soutenir ensemble les murs O.C. du soubassement carré du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
.
Le profil du mur CD du corps du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, étant représenté au droit du milieu des vitreaux des faces, ne fait pas paroître toutes l’épaisseur des trumeaux
trumeau
« Pan de mur entre deux embrasures au même niveau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 106
au droit des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
flanqués que l’on ne voit qu’en racourcy, sur ce dessein. Et ils sont même en partie cachés par le tournant de la circonférence du mur. Ces trumeaux
trumeau
« Pan de mur entre deux embrasures au même niveau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 106
ont Neanmoins la force suffisante pour soutenir la pesanteur et la poussée de la voûte
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
de la coupole
coupole
« Voûte de plan circulaire dont l'intrados est théoriquement une concavité de révolution : il est tracé par la rotation d'un arc générateur sur un axe vertical. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 138
, dont la butté est encore augmentée par les quatre tourelles des escaliers, qui sont adossés aux trumeaux
trumeau
« Pan de mur entre deux embrasures au même niveau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 106
en diagonalle, qui regardent les angles du soubassemt. carré.
p. 99
   
La hauteur depuis le pavé A du dedans de l’église
église
jusques sous la clef des grands arcs doubleaux B, qui portent le dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
ayant été expliqué à la seconde figure du 3e dessein de ce chapitre, et à la largeur de l’archivolte de ces arcs doubleaux
, étant de deux tiers du diamètre des colonnes
colonne
« Support vertical formé d'un fût dont le plan est un cercle ou un polygone régulier à plus de quatre côté, et généralement d'une base et d'un châpiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 109
Forme régularisée : colonnes
du grand ordre de l’église. Il faut ajouter la moitié de la largeur de cette archivolte par le dessus pour former toute la hauteur jusques sous le bas de l’architrave du grand entablement circulaire
, qui termine les pannaches de la voûte sphérique 1.2, en pendentif octogone qui soutiennent le dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
. La saillie du bas de cette architrave circulaire, au devant du nud de l’archivolte B, du grand arc doubleau
, est égale à la distance B2 qui est entre le dessus de l’archivolte et le bas de cette architrave. Le centre 3 de la voûte sphérique des pannaches du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
est au même niveau de la naissance des grandes voûtes
voûte
« Ouvrage maçonné, construit entre des appuis, couvrant un espace et présentant un intrados. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 127
de la nef
nef
, du chœur
et des croisillons
.
Pour avoir la proportion du grand entablement circulaire
[240], qui soutient le dedans du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, il faut diviser la hauteur depuis le dessous de son architrave 2 jusqu’au pavé de l’église
église
A en 13 parties. La hauteur 2.V, de cet entablement circulaire
sera égal à 2 de ces parties, et le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
VX au dessus aura 1 autre partie la hauteur 2.V de l’entablement circulaire
, étant divisé en 25 parties, l’architrave en aura 7, la frise qui est droite et aplomb du bas de l’architrave 8, les 10 autres parties seront pour la corniche
, la saillie du haut de cette corniche
aura les trois quarts de sa hauteur, le socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
au dessus est aplomb de la frise.
Le dessus de la corniche
Z de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
de l’ordre corinthien qui décore le dedans du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, est au niveau du dessus de la corniche
D de l’ordre du dehors. On divisera la hauteur XZ entre le dessus du socle
socle
« Massif surélevant un support, un groupe de supports jumelés, une statue, etc. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 112
du bas du dedans du dôme
dôme
« Toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 157
, et le dessus de la corniche
de l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
du haut en 23 parties, les piédestaux en auront 5, les pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
15, avec leurs bazes et chapiteaux
chapiteau
« Élément formant épanouissement entre le corps de la colonne, du pilier ou du pilastre, et la charge. Le chapiteau est essentiellement formé d'un corps (échine ou corbeille) et d'un couronnement (abaque ou tailloir, éventuellement de l'un et l'autre). »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 115
et l’entablement
entablemensentablements
« Couronnement horizontal d'une ordonnance d'architecture comprenant une corniche qui couronne elle-même une frise, une architrave et éventuellement l'une et l'autre. À ces éléments s'ajoute quelquefois un bandeau d'attique, bandeau nu ou orné régnant au-dessus de la corniche sur la longueur de la frise.  »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 173
3. La hauteur des différentes parties de cet ordre sont proportionnées à la hauteur du total, suivant la règle ordinaire de l’ordre corinthien, mais ne pouvant être vüs que de fort bas, et d’une distance peu éloignée. Les
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hauteur se racourcissent à la vue à proportion plus que les saillies, ce qui fait que la largeur des pilastres
pilastre
« Membre vertical formé par une faible saillie rectangulaire d'un mur et ayant, par sa composition et par sa fonction plastique, les caractéristiques des supports. Il est généralement muni d'une base et d'un chapiteau. »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 110
ne doit être suivant les règles de l’optique, que la douzième partie de leur hauteur avec la Baze et le chapiteau
chapiteau
« Élément formant épanouissement entre le corps de la colonne, du pilier ou du pilastre, et la charge. Le chapiteau est essentiellement formé d'un corps (échine ou corbeille) et d'un couronnement (abaque ou tailloir, éventuellement de l'un et l'autre). »
Pérouse de Monclos, Vocabulaire…, col. 115
[241]. Les saillies du chapiteau
chapiteau
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