Traité de la commodité, Manuscrit C1
Publié sous la direction de Robert Carvais
Édité par Emmanuel Château, Hélène Rousteau-Chambon
modélisation XML-TEI : Emmanuel Château
encodage : Emmanuel Château
transcription : Linnéa Tilly
première édition électronique, 2008-2013, version bêta
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Watermerken
p. 57 Cusson Heawood 718 ? Paris 1728
96, Deleesbaar cf. Heawood 3377 (1751)
136, Deleesbaar
140 1742 boven druible bros die Heawood pp. 31 au 56
141, 142 Heawood 29018 (1694)
29619 (1667)
157 cf. Heawood 3219, 92, 93a au 7125 (Cusson)
ar 1751, 1717, 1743?
143, 144 Heawood 2988, Paris 1694
voor 1 Heawood 2418, Paris 1751 (na 1742)
p 1 Heawood 2323
Va H. Lunsingh ScheurleerLunsingh Schexlus
in Opus Musivum 1964, 205-297
RP-T-1951:440
II.B.f.12
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310
I
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Das manuscript ist eine copie nauch dem Originaldruck von einen Architekten das 15. Jahrh von den auch derinteressante anhang mit Gewölbekonstruktionen hersta rnen muss
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Traité de la commodité
de l’architecture,

consernant la distribution et les proportions des édiffices,

Divisé en trois Sections,
  • La première section contient les églises et autres lieux pieux,
  • la seconde section, contient les basiliques, les hôtels de ville, et de commerce,
  • et la troisième section, contient les palais, les hôtels et les maisons particulières servant au logement.
Expliqué en l’academie royalle d’architecture par Monsieur Desgodets architecte des bastimans du roy et professeur de laditte academie,Recueillie par Jean Pinard, élève et étudians de laditte academie royalle d’architecture.
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Préface

L’origine des édiffices qui sont destinés pour la commodité, est aussi ancienne que le monde. Le premier homme en punition de sa désobeissance, ayant été chassée du paradis terrestre, où il avoit été placé au moment de sa création se trouvant assujetie au travail et aux autres incommodités de la vie, luy et sa posterité ; La nature inspira aux premiers habitans de la terre pour conserver leur être, de chercher des aziles pour se mettre à couvert de la pluye, se garentir du carnage des bestes feroces, du froid et du chaux, de la variété des saisons, et se reposer pendant la nuit, des fatigues du travail du jour ; Ils se firent des habitations, comme on le peut connoître dans le quatrième chapitre de la Genèse. Lorsque Caïn dit à son frère Abel sortons dehors, marque qu’ils étoient dans un lieu clos et séparé de la campagne.
Il est à presumer que ces premières habitations, étoient des cabanes faites avec des troncs d’arbres, deboud plantées en terre par le bas, soutenant par le haut d’autres troncs ou branches plus menües en forme de poitreaux ou poutres, et d’autres élevés par dessous en manière de comble, le tout clayonnée et entrelassée de menües branchages couvert de foeillages, pailles ou chaume, enduit au pourtour avec de la bauge ou terre detrampée, ayant des ouvertures pour y servir de portes et de fenestres, ou bien ses cabanes ansiene d’autres sortes de construction, comme on voit encore de ses espèces d’habitation faites differament dans les paÿs du nord, et dans les montagnes des Alpes et des Pirenées, suivant les dispositions des climats.
La première ville qui fut bâtie se nomma Enocle, par Caïn qui en étoit le fondateur du nom de son fils aisné,
Les descendans de Caïn pour avoir des habitations portatives Inventèrent la manière de faire des ttentes, afin de camper
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dans les champs où ils faisoient paître leurs troupeaux. Ils Inventèrent aussi les autres differens arts, jusq’au tems de Noé, qui fit construire l’arche et l’achevat en l’année 1656 : après la création du monde ; cette arche etoit un édiffice de bois, disposée pour flotter sur les eaux contenant trois cent coudées de long, cinquante coudées de large trente une coudées de hauteur, compris une coudé pour le bonbement du dernier plancher qui y servoit de couverture. La structure en devoit estre bien artiste dans ses assemblages, en égard à sa grandeur où Noë se retira par l’ordre de Dieu avec sa famille, et de touttes les espèces d’annimeaux qui sont sur la terre Masle, et femelles, pour estre preservées de l’innondation du déluge.
La ville et la fameuse tour de Babel bâtie quelque tems après le deluge, étoit construite de brique faite de terre cuitte conjointe avec du bitume en façon de mortier.
Dans la suitte des tems, les arts s’étant perfectionnés, les peuples joingnirent la solidité et la béauté à la commodité de leurs édiffices, le six et le septième chap. du troisième livre des roïs d’Israël, et le Troisième chap. du 2e livre des Paralipomennes donne une grande Idée de la magnificence du temple, et des palais que le roy Salomon fit batir à Jerusalem et au bois du Liban, tant par leurs grandeurs que par la beauté et la distinction des matériaux, et des matières précieuse, et par l’art avec lequel ils furent employées.
Les Grecs et les Romains ont excellées dans touttes les parties de l’architecture, les testes respectables de leurs anciens édiffices en font connoître la beauté et la solidité, l’étendüe, la diversité, la grandeures des pièces et logemens qui se remarquent encore dans leurs ruines, avec les descriptions que les historiens nous en ont laissées, font conjecturer qu’ils étoient aussy commode dans leurs diffens usages que beaux et solides.
Ont peut dire cependant que le tems ayant perfectionnée cette principalle partie d’architecture, nos édiffices modernes, ne cèdent en rien pour la commodité, aux édiffices anciens.
De ces trois parties, qui composent l’architecture, scavoir la commodité, la solidité, et la béauté ; il a été emplement parlé de la dernières dans le traité des ordres d’architecture et de leurs accompagnemens consernant la décoration des édiffices, il est tems de décrire la partie d’architecture qui comprend la commodité. Mais comme cette partie d’architecture est d’une étendüe presque jnfinie, ce traité ne renferme que les édiffeces tant publique que particuliers qui servent à la religion, au logement
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et à la société civile, comme sont les églises et chapelles, les basiliques et autres lieux pour rendre la justice, les hostels de villes et de commerce, les palais des princes et seigneurs, les maisons particulières et autres ediffices de ce genre, remettant à un autre temps si les circonstances le permettent, à parler des places publiques et marchées, de la distribution et alignements des rues des villes, de leurs fortifications, des ports de mer, des arsenaux, écluses, aqueducs, fontaines, canaux, grand chemin, ponts, chaussées, parcs, jardins et autres sortes d’édiffices, et monument qui se peuvent attribuer à la commoditié, avant lesquelles il sera appropos de traitter en particulier de la troisième partie d’architecture qui conserne la solidité, formé par le bon choix arangement, liaisons et mélange des matériaux, l’appareille et la coupe des pierres, l’assemblages des bois, et autres constructions qui composent les édiffices.
Ce traitté de la commodité de l’architecture, est divisé en trois sections ou parties, la première contient les diffentes sortes d’églises et chapelles et autres lieux pieux, la seconde section contient les basiliques, les hostels de villes et de commerce ; et la troisième contient les palais, les hostels et les maisons particulières servant au logement. Chaque section a plusieurs chapitres dans lesquels sont expliqués les termes et les principes les règles et les proportions, et les convenances avec les desseins necessaire pour l’intelligence de chaque chose en particulier.
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Première section,
ou traité de la commodité de l’architecture, consernant les églises, et autres lieux pieux,

Chapitre 1e
D’escription des anciennes églises
chretienne

La règle générale pour bien reusir dans les projets des édiffices que l’on se propose de faire: est qu’il faut être bien informé de tous les usages à quoy ils sont destinées, afin d’en distribuer toutes les parties conformément à ses usages, ensuitte on donne les proportions à chaque chose particulier, pour les faire convenir ensembles, en formant tous les corps de l’édiffice.
Sur ce principe pour bien connoître les usages de touttes les parties des édiffices destinées au servis divin, il faut remonter jusqu’aux premiers siècles de l’église, parceque la religion chretiene étant l’ouvrage de dieu, a eu d’abord sa perfection, l’assemblées des apostres et des disciples, après l’ascention de Jésus Christ, forme la première église dans Jérusalem ; Ce n’est pas que l’on ne dûb nommer les assemblées des juifs, sous la loy de Moÿse, et avant cette loy écrite, les assemblées des fidelles adorateur du vray dieu des églises ; mais le nom d’église a été particulièrement affectée aux assemblées des chretiens, et c’est tous le concours des fidelles chrétiens ensembles, qui compose la vray église, laquelle est vue, quoy que ses membres soient dispersées en differens lieux.
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D’abord la pratique des céremonices de la religion chrétienne n’étant pas encore libre, l’assemblée des fidelles de Jérusalem se faisoit dans le temple en la gallerie de Salomon, pour les prières publiques, separée des autres juifs, et la fraction du pain, c’est à dire la célébration du divin sacrifice de la messe, se faisoit dans le senacle, qui étoit une grande salle, au haut de la maison ou logeoit les apostres.
Ensuitte le nombre des fidelles s’étant beaucoup augmentées, et étant dispersées en differens paÿs, ils tenoient leurs assemblées en chaque ville, dans quelqu’unes des maisons des fidelles, où il y avoit de grandes salles.
Enfin ils construisirent pour s’assembler des édiffices particuliers, disposées pour la célébration des divins mistères, ces édiffices furent nommés église ; du nom des assemblées qui sy tenoient, et le nom d’église est toujours restée depuis anexé à cette sorte d’édiffice, pour les distinguer du temple des juifs, et des temples des idoles ; les grandes églises ont aussi été nommées basiliques, à cause que les evesques y préchoient et y enseignoient la morale évangelique, parce qu’enciennement on nommoit basilique, les grandes salles des palais, où on rendoient la justice, et où les peuples s’assembloient pour les affaires publiques.
Entre tous les édiffices que l’architecture peut produire, il n’en est point qui puisse ny qui doivent être comparée aux églises, où le saint des saints, le verb incarnée le créateur de la nature, habite réellement, dans la sainte Eucharistie, pour y recevoir l’hommage, et l’adoration, des hommes, leur communiquer ses grâces, et les combler de ses bienfaits, d’une manière plus particulières, et plus, abondante qu’en aucuns autre lieux de l’univers ; si Jacob a son réveil de la vision de l’échelle miraculeuse qu’il avoit vû en dormant, dit le seigneur est vrayment en se lieu cy, et je ne le sçavois pas, et dans la frayeur dont il se trouva saisie, il ajouta que ce lieu est terrible, ces véritablement la maison de dieu, et la porte du ciel ; si le prophète David ayant formé le dessein de bastir un temple au seigneur, en fut détourné par l’ordre de dieu, cette honneur ayant étée réservé au roy Salomon, que Dieu donna pour cet effet d’une très grande sagesse, qu’elle attention ne doit pas avoir l’architecte qui entreprend de faire des desseins et de conduire l’astructure d’une église, qui est véritablement la maison de dieu, pour observer régulièrement tous ce que la bienséance et
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le respect dû à la sainteté d’un édiffice sacrée demande de son art, il doit premièrement étudier les usages des différentes parties qui y sont nécessaire, sçavoir les rubriques qui se pratique dans la célébration des divins misteres, et s’appliquer à suivre en générale les manières et les dispositions recpectables des anciennes églises, basties dans les siècles les plus proches du temps des apostres, auxquels on commença avec quelque sorte de liberté à exercer publiquement la religion chrétienne.
La plus ancienne des églises dont on aye la description, est en rapport de Monsieur de Fleury dans le troisième tome livre dixième de son histoire ecclésiastique. L’église de Tir, elle avoit été ruiné comme les autres pendant les persecution et les infidelles en avoit meme deffiguré la place, elle fut rebastie ensuitte au même endroit du temps que saint Paulin étoit evesque de Tir, au commencement de la liberté que l’empereur Constantin donna à l’église.
Le plan général de cette église de Tir est représenté au premier dessein de ce chapitre, une enceinte de murailles, cotté A, sur le dessein renfermoit tout le lieu saint, dont l’entré étoit un grand portique B tourné à l’orient, si élevé qu’il paroissoit de fort loing, on entroit d’abord dans une grande cour quarré C environné de quatre galleries en forme de peristilles D soutenues de colonnes entre lesquelles étoit un treillis de bois en sorte que les galleries étoient fermées, mais à jour, là on instruisoit à la foy chrétienne les cathecumennes pour les disposer au bapteme.
Au milieu de la cour environ vis-à-vis de l’église, étoit des fontaines E pour se laver les mains et le visage, avant la prière, simbole de la purification spirituelle, les bénitiers que l’on met à l’entrée des églises, ont succedées à ses fontaines, au fond de la cour étoit un second portique ou vestibule F ouvert aussi à l’orient d’où l’on entroit dans l’église par trois portes celle du milieu étoit beaucoup plus larges et plus hautes que les deux autres.
Le dedans de l’église étoit partagée en trois sur sa largeur, par deux rangs de colonnes qui formoit la nef G. au milieu grande et élevé, et des galleries latterales HI, aux deux costés moins larges et moins élevés que la nef, la nef étoit bien éclairée par des fenestres fermées seulement de treillis de bois au dessus des lattereaux, ou bas costés de l’église.
fol. 5v
   
[...]
1 pages, Non reproduite
fol. 6
   
[...]
1 pages, Non reproduite
fol. 6v
   
fol. 7
   
en dehors des latéreaux de l’église, d’où est venu l’origine des chapelles.
Les autres églises qui furent basties incontinent après celle de Tyr, elles sont si conformes qu’elles paroissent avoir étés faites à peu prés sur le même modelle, qui par consequent venoient d’une tradition plus ancienne, aussi voit on encore à Rome, les églises de Sainte Sabine et de Saint Alexis sur le Mont Aventin, celle de Sainte Marie in Trasteveré, celle de Saint Paulin, hors les murs, à un mil de Rome, sur le chemin d’hostie, et plusieurs autres du même goût, toutes séparées en trois sur la largeur par deux files de colonnes, qui soutiennent des murs, fort élevées au dessus qui forment la nef, les lattereaux de chaque costé de la nef sont formés au-delà de ses files de colonnes, par des murs tous lisses, beaucoup moins haut que les murs de la nef, les porches ou portiques en dehors, soutenus par des colonnes audevant de l’entrée de ses anciennes églises, font connoître qu’ils étoient une partie nécessaire, à l’encienne discipline de la religion chrétienne, là et tenoient les penitens publiques, ausquels l’entrées de l’église étoit deffendu, pendant le temps qu’il leur avoit étée prescrit.
fol. 7v
   
Le plan de l’église de Ste Sabine sur le Mont Aventin, où est le couvent des Dominiquains à Rome est représentée sur le second dessein, de ce premier chapitre, ainsiy qu’elle est encore aujourd’huy, à la réserve de l’autel A, du trone B et des bancs du presbytères au pourtour du chevet CD des balustrades des enceintes du sanctuaire EE et du cœur FF des lutrains G pour la lecture de l’évangille et H pour l’epitre, de la tribune T pour la prédication et la lecture des prophéties, lesquelles sont marqués sur ce plan de même que sur les 3e et 4e dessein des profils ou coupe cy après, non comme ils sont à présent, mais suivant l’usage des anciennes rubriques, tous le reste est dans sa juste proportion que l’on peut mesurer, et connoître par les échelles de toises parisiennes qui sont au bas de ces desseins.
Cette église de Ste Sabine est fort ancienne, on ne sçait pas en quel temps, ny par qui elle fut bastie ; on tient vulgairement que c’estoit un temple de Diane, ce qui est de constant est que dans ce cinquième siècle l’an 425 : sous le pontificat de Célestin premier, le cardinal Pierre de Savonne qui étoit titulaire de cette église la fit réparer, mais on peut conjecturer qu’elle étoit plus ancienne puisqu’elle étoit des lors un tiltre de cardinal, on le reconnoit aussi par le goût de l’architecture des colonnes d’ordre corinthien qui sépare la nef d’avec les lattereaux, ce qui sera expliquée sur le quatrième dessein de ce chapitre.
Le portique O contient toute la largeur du devant de l’église, il est soutenu par six colonnes de front, terminée sur la même alignement, par des pilastres quarrées que Vitruve appelle a entre, et clos de murs, aux deux bouts de ce portique, on entre dans l’église par trois portes, celle du milieu qui entre dans la nef LL est plus large, et plus hautes que les deux autres ces deux dernières sont égalles, l’une à l’autre ; elles entre directement dans les lattereaux, ou bas costés de l’église MM, NN ces lattereaux sont chacuns en droites ligne d’un bout de l’église à l’autre, ils sont aussi terminées en niche, ou cul de fours, vers le chevet, ils sont clos d’un costé par le mur de l’enceinte de l’église, et par l’autre costé, ils sont séparés de la nef, et du cœur, par deux files de douze colonnes, chacun terminée à
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chaque bout d’un pilastre engagé dans les entrés des murs, toute la longeur de cette église, entre les deux pignons est de 146 pieds 4 po. et sa largeur dans oeuvre compris la nef, et les lattereaux
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Description
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est de 75 pieds 6 pouces, qui soit
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à peu prés la moitié de la longeure, non compris les niches du chevet, la nef a 42 pieds 2 pouces de large, entre les colonnes, les lattereaux sont d’inégales largeur, celuy à droitte en entrant a 18 pieds entre les colonnes et le mur, et celuy à gauche n’a que 15 p. 3 po. ½ ; les murs de l’enceinte de l’église ont 2 pieds d’épaisseur, et celuy du pignon entre le porticle et la nef 2 pieds 4 po, la largeur de la grande niche du presbitere ou chevet de l’église, est de 33 pi. 9 po. ½ ; et sa profondeur a 22 pieds 3 po., qui est plus que la moitié de sa largeur mais les niches qui terminent les lattereaux sont en demy cercle l’un un peu plus large que l’autre, approportion de la différence de la largeur des lattereaux.
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Le profil ou coupe, sur la longueur de L’Eglise de Sainte Sabine sur le Mont Aventin est représenté sur le troisième dessein, les colonnes du portique sont de marbre, avec leurs bases et leurs chapiteaux d’ordre corinthien, on monte trois marches, pour entrer au portique, lequel est de plein pied à l’église, la porte du milieu qui entre du portique à la nef a neuf pieds huit pouces de large, sur seize pieds huit pouces de haut, et les portes des costés, n’ont chacunes que six pieds trois pouces de large, haute à proportion leurs chambranles et couronnement, sont de marbre blanc ; Les colonnes du dedans de l’église qui soutiennent les murs des costés de la nef avec leurs bases et chapiteaux sont aussi d’ordre corinthien de marbre blanc ; mais plus petites que celle du portique, elles n’ont que deux pieds de diamettre par le bas et dix neuf pieds neuf pouces de haut, avec la base et le chapiteau le fust seul a seize pieds quatre pouces un tiers de hauteur, les jntervales entre les colonnes sont de neuf pieds, tous le reste de l’édiffice est construit de brique, la hauteur de la nef depuis le pavé jusque sous le platfond qui est à la hauteur des tirants ou entraits du comble, est de quatre vingt dix pieds, qui est deux fois et un septième, de la largeur de la nef, laquelle est de quarente deux pieds deux pouces. L’abside ou niche du chevet de l’église est aussi plus haut que deux fois sa largeur.
Les murs des costés de la nef portent sur des arcades posées jmmediatement sur les chapiteaux des colonnes, il y a autant de fenestres, ou vitreaux, que d’entrecolonnes, de chaque costé de la nef ; elles sont placées à plomb du milieu des entrecolonnes un peu plus haut que la moitié de la hauteur des murs, au millieu du pignon de l’entré, séparée en trois par deux pettites colonnes ionique, dont la partie du milieu est plus large et plus haute que les deux autres. Il n’y a point d’autres fenestres et les lattereaux recoivent leur jour de la nef, les murs des pignons ont comme il a été dit, deux pieds quatre pouces d’épaisseur, ceux des costés de la nef, qui portent sur les colonnes on deux pieds d’épais.
Il est à remarquer le peu d’épaisseur qu’ont tous les murs de cette église, par rapport à leur grande élévation, et comment ceux de la nef qui sont très haut, et qui portent sur de petites colonnes pouvant soutenir un
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Description
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fol. 11
   
un comble, de prés de huit toises de large, sans être apuyé par des arcs et pilliers butans ; il est vray qu’en Italie la charpente est très légère, mais la tuille y pèse beaucoup plus qu’en France, on remarque à Rome, que la brique de la façon du pays employé avec du mortier, composée de posolum et de chaux, forme un corps aussi lié et comprimé, que s’il étoit d’une seule pièce ; c’est ce qui fait que les édiffices d’Italie, et particulièrement les églises, sont d’un caractère beaucoup plus léger, et sont de plus longues durées, que les édiffices de France, quoy que ces derniers soient basties de matière plus solides, et qu’il ayent leurs murs forts épais, cependant en Italie le trait de la coupe des pierres est peu usité, et on s’
en dessous
y sert rarement de l’inteaux de bois, pour les portes et les fenestres, et on les fermes par le haut, soit en platte bande ou en cintrées avec des briques, et du mortier, et lorsqu’elles sont en platte bandes, on y fait un ceintre de brique, par le dessus ; à la plus grande partie des anciens édiffices, les linteaux des portes en platte bande, sont d’un seul morceau de marbre, qui porte carrement par les bouts, sur les piédroits, de même aux colonnades, et portiques, les architraves des entablements, sont d’une seule pièce, à chaque entrecolonnement, qui posent sur les chapiteaux du milieu d’une colonne à l’autre.
fol. 11v
   
Le profil ou coupe sur la largeur de l’église de Sainte Sabine, qui est représenté en la première figure sur le quatrième dessein, fait encore mieux connoître la légèretée de cet édiffice, par sa grande élevation, le peu d’epaisseur de ses murs, et la petitesse des colonnes qui les portent, la nef et les lattereaux sont plafonnées tous plats, à la hauteur des entraits de leurs combles. Il n’y a que le presbitère, ou chevet, et les niches du bout des lattereaux qui soient voûtées de brique en cul de four, le faiste des combles des lattereaux est au dessous des fenestres, ou vitreaux de la nef, le restant de la hauteur des murs de cette nef, n’a rien qui l’arc=boute, et ses murs ne sont entretenus que par les tirans ou entraits du comble, qui pose dessus. Les encorbellements en saillie par le dedans qui recoivent les tirants, et sont chacuns d’une pierre, posée au haut des murs de briques, il n’y a point de corniche, sous le platfond par le dedans, et la corniche d’entablement du dehors est faite de briques saillantes les unes sur les autres, façonnées en moulures differentes, qui forment le profil de cette corniche, la base et le chapiteau des colonnes, qui separent la nef des lattereaux de l’église de Ste Sabine, sont représentées sur ce quatrième dessein avec toutes leurs dimentions, et mesures cottées dans leur véritable goût.
Toutes ses colonnes de la nef, sont de même grosseur et hauteur, leurs bases et chapiteaux, sont tous semblables ce qui fait connoître que les colonnes ont étées faites exprés pour cet édiffice, le fust de chaque colonne est calculées, de vingt quatre canneaux, dans sont pourtour, ses canneaux sont remplies d’un tors, ou baton, depuis le bas jusqu’au tiers de leur hauteur, pour empêcher que les costés, entre les canneaux, ne soient écornées par les passants, les bases de ses colonnes, étant posées sur le pavée de l’église, la largeur des costés est les cinq treizièmes de la largeur du creu des canneaux, leurs arrestes sont adoucies un peu en rond, depuis le bas jusqu’en haut, peut être pour éviter les écornaces, pour être aussi par un goût particulier pour leur donner plus d’union, et rendre les ombres des canneaux moins dures, ne recevant leurs jour que d’en haut.
fol. 12
   
fol. 12v
   
fol. 13
   
Le profil de la base des colonnes cotté P à la Seconde figure est attique, d’assez bon goût,tel qu’elle était en usage chez les anciens pour les trois ordres supérieur.
Le Chapiteau est dessinée à la troisième figure, sur le profil de sa diagonale cotté Q, sur son profil par le milieu cotté R, par le front du tailloir, et des volutes angulaires, cotté S et par sa face cotté T afin d’en marquer toutes les proportions, les sailles de ce chapiteau, les tigettes et la rose du milieu du tailloir, sont refendües est feuilles d’olivier, ce chapiteau est fait dans le goût, et suivant les proportions de ceux de la place de Nerva, et du temple d’Antonin et Faustine à Rome.
Ses circonstances paroitront peut être or du sujet, dont il est traitée dans ce chapitre, mais c’est pour faire connoitre, que cette église de Sainte Sabine, a put être basty vers la fin du premier siècle, ou au commencement du second, longtemps avant l’empereur Constantin, suivant cette remarque, il n’y a pas apparence de croire que cet ediffice ait étée construit d’abord pour une église, mais ce pouvoit être un temple d’idolles, qui fut ensuitte consacrée au vray Dieu ; ainsy qu’il s’en voit beaucoup d’autres à Rome, et ailliuers, qui étoient autrefois des temples de feaux Dieux, et qui sont à présent des églises.
fol. 13v
   
Le plan de l’église de Ste Marie intrasteueré, c’est-à-dire au-delà du Tibre à Rome, fait le cinquième dessein du premier chapitre, ce dessein, et les deux autres qui suivent, sont représentés telle qu’est cette église à présent, qui paroist être comme elle étoit anciennement, à la réserve ainsy qu’il a été remarqué sur les desseins de l’église de Sainte Sabine de l’autel A du sanctuaire E du trône B des bancs du presbitère CD du cœur F.F.K. ou les chantres étoient placées, dans les deux bouts des costes ; et la partie K au milieu au devant du sanctuère restoit vuide pour ne point cacher l’autel, les deux lutrins GH pour l’évangille, et l’épitre, aux deux costes de l’entrée de cœur et de la tribune I vers le haut de la nef pour les instructions, et la lecture de propheties. Lesquels sont tous placées suivant l’ancien usage, et non comme ils sont à présent.
Le Pape St Calixte, fit édiffier l’église de Ste Marie instrasteveré, au commencement du troisième siècle, sous l’empereur d’Alexandre sévère, ont tient que ce fut la première église qui fut érigée à Rôme, sous le nom de la Ste Vierge, il est à présumer qu’elle fut bastie avec la démolitions de quelqu’autres édiffices, par les colonnes qui soutiennent les murs des costés de la nef, qui sont de différente grosseur, quoy qu’approchant de même hauteur. Il y en a qui n’ont que 2 pi 3 pouces 1/3 et d’autres de 2 pi. 5 pouces de diamètre. Mais le plus grand nombre, qui sont celles qui donnent la proportion à l’ordre qui est ionique, ont 3 pieds de diamètre par le bas, les deux colonnes qui portent l’arcade du milieu, entre la nef L et le cœur K, ont aussi 3 pi. de diamètre, elles sont d’ordre corinthien les arcades qui entrent du boud des latteraux MN dans les deux costés du cœur F.F. sont aussi soutenues chacune par deux colonnes d’ordre corinthien, mais beaucoup plus petittes que les autres, elles n’ont qu’un pied 10 pouces et demy. Les entablements qui posent sur ces différentes colonnes sont aussi de differens profils, et de différentes proportions.
Les colonnes du portique, sont encore plus petites que les autres, n’ayant qu’un pied neuf pouces de diamètre, elles sont d’ordre corinthien, toutes ses colonnes tant du portique que du dedans de l’église, et leurs entablements, sont de marbre le reste de l’édiffice, est de brique, avec mortier de posolanne.
fol. 14
   
Description
fol. 14v
   
fol. 15
   
Le portique qui a quatre vingt un pieds sept pouces, de longeur, dans oeuvre occupe toute la face de l’église ; sa largeur est de 23 pi ½ entre les colonnes, et le mur du pignon de l’église ; sa face est soutenu par quatre colonnes de front terminée à chaque bout par un pilastre à autre. Les entrecolonnements de ce portique sont differens entr’eux, celuy du milieu a 12 pi 6 pouces, ceux de chaque costé ensuitte ont 11 pi 3 pouces, et les derniers entrecolonnes, et entrepilastres on chacun 9 pi 1 pouce de large, et ils n’ont aucuns rapport, avec l’enfilade des portes, qui entre du portique aux lattereaux, la porte du milieu qui entre dans la nef de l’église, à neuf pieds de large, les deux ont chacunes 6 pi 1/3 de large, qui est environ les deux tiers de la largeur de la porte du milieu ; la nef a 39 pieds 2 pouces de large, entre les colonnes ; et les bas costés ont chacune environ la moitié de la largeur de la nef, entre les colonnes et les murs ; la longeur de la nef est de 119 pieds ½ le cœur qui est au delà contient toute la largeur de la nef, et des bas costés ensemble, et il y a 27 pieds de profondeur, entre les colonnes qui le sépare de la nef, et le mur du pignon du chevet, la niche du presbitère ou chevet de l’église, a trente pieds de largeur, sur 15 pieds de profondeur, en sorte que son plan est un demy cercle parfait, toute la longeur de cette église ; entre les deux pignons, n’ont compris le presbitere, est de 149 pieds ½ ; qui est à peu de chose prés le double de sa largeur, compris la nef, et les bas costés.
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Par la coupe ou profil, sur la longueur de l’église de Sainte Marie intrastever, contenu au sixième dessein, on connoit les differentes structures de la nef LL, du cœur F, et du presbitere ou chevet B. Chaque costés de la nef est séparé de son latterale par un fil de ces colonnes d’ordre ionique, qui forment douze entrecolonnements égaux, terminées par deux pilastres sans bases, qui ont des chapiteaux corinthien, ces colonnes et pilastres, soutiennent un entablement, dont le profil sera représenté plus en grand sur le septième dessein cy après ; cet entablement est composé d’une architrave, une frise et une corniche, qui a des mutules d’un goût particulier, un mur de brique est élevé fort haut, au dessus de cet entablement, et le mur est terminée d’une autre corniche par le haut, qui porte le plafond sous le toit de la nef ; il y a douze vitreaux ou fenestres de chaque costée qui répondent au milieu des douze entrecolonnements.
Les chapiteaux ionique des colonnes des costés de la nef, sont de marbre blanc, ils sont tous dans la forme antique, avec des volutes par leurs faces, qui regardent la nef et les latteraux, et des rouleaux par les costés des entrecolonnements. Ils sont presque tous differens les uns des autres, y en ayant de beaucoup ornés, et d’autres plus simples, et quelque’uns ne sont que ébauchées, à l’un desquels entre autre, on voyoit, et peut être l’y voit on encore, le trait du contour des revolutions de la voulute gravé sur le marbre, par des quarts de cercle, dont les centres sont marqués sur un quarré, dans le cercle de l’œil de la volute, conformément à la règle donné par Palladio, à la première des règles de Vignole, d’où peut être ces fameux architectes l’avoient tirée.
Les bases des colonnes des costés de la nef, posent sur le pavé de l’église, mais il y a un socle sous les bases des colonnes ; qui soutiennent l’arcade qui sépare la nef du cœur, et ce socle est de la hauteur des marches, qui montent de la nef L ; au cœur F ; parce que le pavé du cœur est plus haut, que celuy de la nef, le cœur est terminé dans le haut par un platfond plat, à la même hauteur que celuy de la nef, avec une pareille corniche par le dessous, au pourtour des quatre murs. Il y a deux vitreaux ou fenestres aux murs de chaque bout du cœur, à la même hauteur, et de même forme, et grandeur que celle de la nef.
Le presbitere B ou chevet de l’église est voûté en cul de four avec un archivolte au pourtour de la face de son abside, une corniche en facon d’impostes, soutient cette voûte, dans le pourtour du renfoncement de la niche, avec un autre petite corniche vers le base
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à hauteur de piedestail, et une base qui pose sur le pavé, lesquels suivent aussi le pourtour du dedans de la niche.
Les colonnes de la face du portique O, qui sont d’ordre corinthien porten un entablement, sur lequel pose le comble, et la couverture du portique.
Le haut de la face extérieur du pignon de la nef, qui est beaucoup élevé au dessus du comble du portique, est couronné d’un fronton en timpan, au derrière duquel aboutie le comble, de la nef de l’église, au dessous du milieu de ce timpan, est une fenestre ou vitrail, qui éclaire le bout de la nef, au niveau de celle des costés.
Les portes qui entre du portique dans la nef, et les bas costés de l’église, sont ornées par le dehors, et par le dans d’un chambranle de marbre blanc, couronné de frise, et de corniche par le haut.
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Par la coupe ou profil sur la largeur de l’église de Sainte Marie intrasteveré, qui est représenté à la première figure du 7e dessein, on voit les différentes hauteurs de la nef, et des latereaux avec l’élevation du dehors du cœur, lequel étant dans toute la largeur du travers de l’église, aussi haut que la nef forme en bas par leur plan une croix hebraïque, ou la saillie du dehors du presbitere, ou chevet de l’église, tient lieu de l’inscription que Pilate fit mettre au haut de la croix de notre sauveur Jésus Christ, il y a plusieurs autres enciennes églises à Rome, de cette même forme d’où l’on peut conjecturer, que cestoit l’ancienne tradition de la structure des églises.
De L’entablement qui pose sur les colonnes des costés de la nef il n’en paroist que l’architrave, par les costés des latereaux pour servir d’impostes à leur voûte, qui sont en berceau dans toute leur longueur, le dessus de cette architrave est au niveau du dessous de la corniche de l’entablement, qui sert d’impostes aux arcades M.N. qui sont soutenue par les petites colonnes, qui séparent les lattereaux du cœur, et le dessus de la corniche de l’entablement qui sert d’impostes à la grande arcade L, entre la nef, et le cœur, est au niveau du dessus de la corniche de l’entablement de l’ordre ionique, en sorte qu’il ny a nulles proportions, ny rapport entre ces differens entablements.
Le profil de l’entablement de l’ordre ionique, des costés de la nef est représenté en grand sur le même 7e dessein, à la seconde figure, l’architrave est d’un goût extraordinaire n’ayant qu’une grande face par le bas, au dessus de laquelle est un talon, un filet, et une doucine, avec son listeau en forme de cimaise, la frise est unie et à plomb de la face de l’architrave, la corniche seroit d’assez bon goût, si ces mutules étoient d’une autre forme ils paroissent être faits de plusieurs morceaux, d’une autre distance en distance, ayant de grand espaces lissent entre deux ; ils sont chacuns d’une bande quarré par le bas, couronné de filet, un ove, une autre bande audessus garny de deux modillons qui contiennent avec l’espaces entre deux, la largeur de mutule, dont un larmier, un talon, et son filet, au dessus en [terminent]
la hauteur, lcs mutules portent la saillie du larmier de la grande
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Description
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corniche, qui a pour couronnement un filet, un astragale, une doucine avec son filet, et un listeau quarré par le haut.
Le chambranle de la grande porte de l’entré du milieu, qui est représenté à la 3e figure, sur le même dessein, n’a rien de recommandable que ces ornements qui sont travaillé avec une grande délicatesse.
Les dcesseins de ses églises, de Ste Marie, instrasteveré et de Sainte Sabine, suffisent pour faire connoître la manière de la construction des anciennes églises, on y peut remarquer deux choses par rapport au sujet de ce traitté.
La première est leurs formes, et leurs proportions générales, le plan du corps de ses édiffices est un parallelogramme rectangle ; qui a en longeur le double de sa largeur, les lattereaux ont chacuns la moitié de la largeur de la nef, et la hauteur de la nef est le double de sa largeur, le tout a très peu de chose prés.
La seconde remarques est leurs distributions, selon l’ancienne pratique de l’église. 1° le vestibule, porche ou portique, en dehors au devant de l’église, où se tenoient les penitens publique ; et les cahtecumennes auxquels l’entrée de l’église n’étoit pas permise ; 2° la nef avec ses latteraux, où les hommes étoient placées à droitte, et les femmes à gauche ; laissant entre deux un chemin libre au milieu de la nef, pour aller au cœur, où les chantres étoient placées avec ordre des deux costés ; 3° il n’y avoit point de chapelle particulière, le maître autel étoit unique ; et isolée, élevé sur un marche pied d’un ou deux degrées placé au milieu du sanctuaire, qui étoit séparé du cœur par une balustrade, les lutrins pour la lecture de l’évangile, et de l’epitre étoient à l’entrée du cœur, hors l’enceinte du sanctuaire, celuy de l’évangile à la droite de l’autel, et à la gauche du célébrant, et celuy de l’epitre de l’autre costé, ils étoient placées sur de petites strades, de la hauteur d’une marche, pour élever le lecteur, au dessus des autres, et par là ; mettre sa voix plus à portée, d’être entendu de toute l’assemblée ; ces par ces même raisons que l’autel étoit élevée par un marche pied d’un ou deux dégrées, au dessus du planum du sanctuaire, lequel planum étoit élevé plus que le cœur, aussi d’un ou deux dégrées, et le cœur d’un dégrée plus haut que la nef, pour mettre le célébrant en spectacle à tous le peuple, qui étoit dans l’église, c’est aussi ce qui autorise un second dégré au marchepied de l’autel, afin quand le célébrant est accompagnée d’un diacre, et un soudiacre, le soudiacre est sur le planum ; le diacre sur la première marche, et le célébrant sur la seconde du marchepied, étant ainsi élevé l’un plus que l’autre, ils sont tous trois vües de ceux qui sont derrière eux dans le cœur
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et dans la nef, 4° La chaire, ou trône de l’evesque, étoit dans le fond du presbitere, ou chevet de l’église, au derrière de l’autel, on y monte par plusieurs dégrées, afin que l’evesque fut veüe de tous le peuple il en descendoit pour aller à l’autel, les prestres étoient sur des banc au pourtour du dedans du presbitere, aux deux costez de l’evesque, et il celebroient la messe conjointement avec luy, parce qu’on ne disoit qu’une seule messe chaque jour, dans chaque église, Lorsque par quelque empêchement l’Evesque ne disoit pas la messe, le prestre qui la celebroit à sa place avec le diacre, et le soudicacre qui l’assistoit, étoit placées pendant les goria in excelsis, et le credo ; dans des chaires, cotté D sur les plans, tous les autres diacres et soudiacres, avoient aussi leurs places marqués séparément au devant du presbitere.
L’ancienne tradition étoit de faire les prières publiques la face tourné vers l’orient, ce qui pouvoit provenir de ce que [...]
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ou prioit dès le matin, il étoit tout natuelle de se tourner du coté d’où venoit le jour, pour être éclairé a faire les lectures.
Cette coûtume de prier à l’orient, amena par conséquent celuy de tourner aussi la plus part des autels, et même des églises, vers cette partie du monde, à la différence du Temple des Juifs, qui étoit tourné à l’ocident, neantmoins, dans les premiers siècles, les chrétiens ne laissèrent pas que détourner des églises à l’occident, comme for indiffèrent, et fort arbitraire, tels que sont les églises de Saint Pierre au Vatican, de Saint Jean
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de Latran, Saint Pancras, St Clément et plusieurs autres à Rome, mais quelque fois, lorsque le chevet de l’église étoit tourné à l’occident, l’autel étoit tourné à l’orient et le prestre en célébrant la messe, avoit le dos tourné au public et le visage à l’orient, et il regardoit le peuple qui étoit tourné à l’occident, pour regarder l’autel, cet usage est encore subsistant à Rome.
Cepandent depuis, il avoit étoit établie, surtout au commençement du huitième siècle au tems de Charlemagne et de Louis de Debonnaire, que les églises seroient régulièrement tournées à l’orient, et l’usage en avoit longtemps prevalüe ; mais il peut que depuis environ le commençement du seizième siècle, cette usage est absolument changé, principalement en France. Plusieurs graves autheurs ecclesiastique, ayant fait connoître que l’on peut offrir à Dieu ses prières publique, et le divin sacrifice de la Messe, de tous les costés du monde, c’est-à-dire de quelque côté que les églises, et les autels soient tournées: par la raison que Dieu
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est également par tous, et qu’il est présens en tous lieux.
Pour revenir à la disposition des églises, ce qu’il y a de certain est qu’en les bâtisant, il est plus appropos de s’accommoder au terrein à la scituation du lieu, et à l’abord de leurs entrées pour la commodité du peuple ; et leurs portiques être en veûe aux passants, pour attirer leur regard, et les inviter d’y aller rendre leur adoration, et offrir leurs prières à Dieu, s’en s’arrester à ses traditions des moyens temps, qui n’ont aucuns fondemens de rapport à la réligion chrétienne.
Par les raisons marqués cy dessus, le maitre autel doit toujours être en face du peuple, pour que le célébrant, et le peuple, ayent leurs visages tournées du même costé, puis qu’ils ne composent tous ensemble qu’une même église, qu’ils offrent tous le même sacrifice ; et que leurs prières sont communes.
Anciennement les autels étoient des tables de bois, à l’imitation de celle où notre seigneur Jésus Christ, institua et célébra la première fois le saint sacrifice de son corps, et de son sang, laquelle vray semblablement étoit de bois, et la même ou il avoit soupé avec ses apostres ; Leurs premiers disciples qui furent appellées au sacerdoce, ne se servirent point d’autres autels, que des tables de bois, qu’ils placoient selon qu’ils pouroient aux lieux, où ils célébroient le Saint Sacrifice de la messe ; on fit ensuitte ses tables de pierre, de marbre, de porphire, de bronze, d’or, d’argent ; mais l’usage est restées de célébrer la messe, sur des tables de pierre, soit marbre, porphire, ou autres, et lorsque les autels sont de bois ou de metail, on y encastre au milieu par le dessus une pierre quarré, sur laquelle on pose l’hostien, et le calice.
Les tables d’autels, étoient tous unies, sans gradins dessus, creuse, et vuide par le dessous, soutenue par quatre pilliers, ou petites colonnes, de même matierre que l’autel, comme il est représenté aux autels des deux et quatrième figure du huitième dessein.
Pendant les persecution de l’église, comme il n’y avoit pas eu de sûreté à dire la messe dans les lieux qui servoient ordinairement d’église, les chrétiens s’assembloient, comme ils pouvoient pour l’exercice de leur religion ; s’étoit pour l’ordinaire dans des cavernes, carrières, ou grottes, souterraines ; ils y enterrèrent aussi les corps, de ceux qui avoient étées martirisées, et souffert la mort pour la confession de la foy, ce qui a donnée ce nom de catacombes à ses lieux souterains.
On plaçoit autant qu’il étoit possible les autels sur la sépulture de quelques martires, ensuitte comme on avoit coutume de s’assembler à leurs tombaux, on y bastie des églises, ou bien on transfera leurs corps, aux lieux où elles étoient basties ; de la est
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venu l’ancienne et constante tradition de ne point dédier d’eglise n’y de consacrer d’autels sans y mettre des reliques des martires, ce qui fait qu’aux petites pierres que l’on encastre sur les autels de bois, ou de metail, on y sépare le dessous ou par le costé de la pierre un trou de trepant, dans lequel l’evesque en la consacrant y enfermes quelques particules de reliques.
On appelloit mémoire, ou confession les sépulcres des martires, c’estoit pour l’ordinaire de petits caveaux sous terre, ayant quelque fois une ouverture par le haut de leurs voûtes qui rendoit sous l’autel, ainsi que le caveau B à la 2e figure on y descendoit par devant, ou par derrière l’autel par des dégrés C à la 1ère et 2e figure du huitieme dessein.
L’autel étoit couvert de naple, pendant la messe, et les anciens observoient avec beaucoup de religion, de ne rien mettre sur L’autel, que ce qui regardoient le sacrifice, pas même les reliques des saints, puisqu’ils étoient placées dessous, il y avoit un peu éloigné aux costés de l’autel de petites tables ou credances marqués D aux figures 1.2.3.5 et 7 ; sur lesquelles on mettoit tous ce qui étoit nécessaire à la cérémonie de la messe, en sorte que suivant cette ancienne tradition, il ne convient pas d’élever des gradins sur les autels, pour y mettre des vases, des fleurs ou autres bijoux, qui attirent la veües des fidelles, et les distrait de l’attention, qu’ils doivent avoir au sacrifice ; l’autel demeuroit  [...]
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hors le temps du sacrifice, ou seulement couvert d’un tapis, et rien n’étoit posé jmmédiatement dessus.
Il n’y a pas toujours eu de crucifix sur l’autel, même pendant la messe, on se contenta d’abord de représenter dans le misel, à l’entré du canon, une image de Jésus crucifiée, ensuitte on exposa cette image en quelques églises, sur un petit ridau, que l’on tiroit devant les yeux du prestre, au dela de l’autel, pendant le canon, et au temps de la consécration, comme E en la 4e figure, hors lequel temps, se ridau étoit rangé d’un costé, comme F à la 2e 3e figure depuis le prestre portoit luy même un crucifix entre les mains, Lorsqu’il alloit à l’autel, et le reportoit après la messe, enfin le sacristain ou autre ministres inferieur, étoit chargé de mettre un crucifix sur l’autel, à la grande messe, et ensuitte le retirer, et le reporter à la sacristie, aujourd’huy presque partouttes les églises, le crucifix reste toujours sur l’autel, comme G aux figures 6 et 7 il est même devenu un accompagnement, et un ornement nécessaire à l’autel.
Comme le sacrifice de la messe, se faisoit au temps des apostres, le soir à l’heure du soupé, ainsy qu’il paroist par le onzième chapitre de la 1ère épitre de St Paul aux corinthien, de même lorsque les Chrétiens s’assembloient, dans les catacombes pour célébrer
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L’office divin, ils avoient besoin d’être éclairée par, des lampes, ou autres luminaires. La coutume s’en introduit, de mettre des cierges allumées aux environs de l’autel pendant la messe, et depuis que l’on a exposé un crucifix sur l’autel, ont y a aussi mis des chandeliers avec des cierges posées sur le marchepied au derrière de l’autel, comme H aux figures 1.2.4.5.6. et 7. pour marque d’honneur et de vénération, ainsy que Dieu avoit ordonné à Moÿse, de mettre dans la parties jitérieur du sanctuaire du temple, sept lampes continuellement allumées sur un chandelier d’or à sept branches, posée sur le pavé au devant de l’arc d’alliance.
Soit que les autels, fussent posées au dessus des sépulcres des Sts martirs, ou que leurs reliques fussent misent dans des chasses, placés sous le creu de l’autel, le pourtour entre les piliers, ou petites colonnes qui en soutenoient la table, étoit fermée ainsy qu’il est marqués aux autels A, figure 2e 4e 6e et 7e par des grilles ou treillages entrelassées en façon de filigramme, et même hors le temps de la messe, il y avoit audevant de ses grilles, des voilles, ou ridaux d’étoffe I pour empêcher la poussière d’y entrer, et conserver la propreté des chasses, comme en la troisième figure, les voiles ont depuis introduit les parments que l’on met au devant des autels.
Anciennement on reservoit la sainte eucharistie pour les malades dans des boëtes, ou vases que l’on a depuis nommé ciboire, comme on fait encore à présent, on enfermoit ses vases dans des armoires creusées dans les murs de l’église, à costé du sanctuaire ; où on les portoient dans la sacristie, pour y être conservé, avec plus de sûreté, lorsque la liberté de la religion chrétienne fut établie, on suspendit ses vases ou étoit l’eucharistie au dessus de l’autel, sous le petit pavillon K d’étoffe prétieuse, enrichie de broderie, qui les couvroient presque de toutes parts, ces vases étoient enfermés dans de petits tabernacles, fait de différentes formes, il y en avoit en manières de tour d’Ivoire, d’argent, ou d’or L comme 2, 3 et 4 figures ; d’autres qui étoient la forme la plus ordinaire, représentoient une colombe M aux 6 et 7 figures, dont le corps s’ouvroit pour y enfermer le ciboire où étoit l’eucharistie, ses petits tabernacles, étoient suspendües avec des chaines de metail ou des cordons de soye, qui pasoient au long du dedans d’une crosse N, creuse faite de metail, ou de bois garnies de petites poulies, pour descendre le tabernacle sur l’autel, et le remonter ensuitte à une hauteur assez élevé, pour qu’on y put toucher, ses chaînes, ou cordons étoient arrestés par le bas dans de petites armoires, qui fermoient à clef, attachées au derrière de la tige de la crosse ; Le tout ensemble se nommoit, et se nomme encore suspension, la crosse étoit le simbole de la houlette du bon pasteur.
Lorsque la sainte eucharistie étoit ainsy suspendu, on entretenoit jour et nuit une lampe ardente O qui étoit aussi suspendu vis-à-vis au devant du dehors de l’entré du sanctuaire, comme en la seconde figure
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Depuis pour une plus grande vénération, pour le St sacrment l’autel, et tous le planum du sanctuaire, fut couvert d’une coupole, ou voûte en façon de dais, soutenües les uns de six colonnes, les autres de quatre, comme sont ceux que l’on voit à Rome, aux églises de St Jean de Latran, de St Pierre au Vatican, de St Paul, de Ste Marie majeure, de St Laurant, de Ste Cécile au delà du Tibre, de Ste Sabine, de St Alexis, de St Pancrace, de St Eustache, de St Nercé, de St Achille, et les autres ; Les ancien appelloient ces sortes de dais un ciborie, parce que les premiers qui furent faits, avoient leurs voûtes élevées en forme d’une coupe renversée, qu’ils nommoient ciboria du nom d’un certain fruit d’Egispte, qui avoit une coque, dont on faisoit des coupes à boire.
Présentement le nom de ciboire, a été uniquement attribué aux vases où on met la sainte eucharistie, et l’édiffice qui couvre l’autel, se nomme baldaquin, nom qui vient d’Italie, et signifie un dais en françois, du milieu de ces baldaquins, on suspendoit les petits tabernacles, ou on enfermoit l’eucharistie, la chaîne ou cordon de la suspension, couloit au long d’une des
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colonnes, qui avoit sa petite armoire par le bas en dedans du sanctuaire, avec cette precaution que la chaine, ou le cordon de la suspension, fut enfermée hors la portée de la main, et qu’il n’y eut que les prestres, qui la puisse faire descendre, en ouvrant la petite armoire.
Entre les colonnes qui soutenoient la voûte du ciboire, ou baldaquin, on mettoit des ridaux, pour enfermer l’autel, et le sanctuaire dans le pourtour de la balustrade.
La manière de ses baldaquins à six colonnes, est représentée sur le huitième dessein, la 5e figure en est le plan, lequel est exagone, pour donner plus d’espace au planant qui environne l’autel de toute parts. La 6e figure est la moitié de l’élévation extérieur, dont le plan de l’entablement qui pose sur les colonnes, est circulaire, et la coupole au dessus est sphérique ; la 7e figure est la moitié du profil, ou le plafond P servoit de dais à l’autel, et couvroit le sanctuaire, il restoit un vuide entre ce plafond, et la coupole extérieur Q qui formoit le ciboria, afin de donner au-dedans, et au dehors la forme convenable à l’un et à l’autre.
fol. 23
   
Le Baptistère étoit ordinairement un édiffice particulier, proche mais séparée de l’église, on voit à Rome le baptistère de Constantin, qu est à présent une chapelle dédié à St Jean Baptiste, à costé de l’église de St Jean de Latran ; on tient que c’étoit une des salles du palais de Constatin, joignant son appartement, que cet empereur fit disposer selon l’ancien usage pour y recevoir le batême ; le plan est isi représentée à la première figure du neufvième dessein, se baptistère est précédée d’un vestibule ou portique A, dont l’entré est soutenue par deux colonnes accompagnés de deux pilastres de chaque costés, sur un même alignement, qui forment ensemble la façade du portique ; de ce vestibule on entre par une porte B dans le baptistère C qui est de figure octogone environnée de murs ornées de peinture, huit colonnes D de porphire en ocupe le milieu, elles soutiennent un dôme E, aussi de plan octogone, représentée en la seconde figure du même dessein, ont remarquera qu’en Italie, mais principalement à Rome, la même voûte qui forme le dôme à l’extérieur, forme aussi la coupole par le dedans, où elles est ornées de peinture convenable à l’édiffice. Ce dôme est couvert de plomb par le dessus, l’espace entre les colonnes et les murs, est terminée par le haut en platfond plat, tous le dedans de ce baptistère, n’est éclairée que par les huit fenestres, ou vitreaux du haut du dôme.
Les fonts F étoient placés au milieu, c’étoit un grand basin enfoncée dans terre, d’environ trois pieds trois quarts de profondeur, on y descendoit par des marches, ou dégrées, pour entrer dans l’eau, car c’étoit proprement un bain.
Les chapelles GH qui sont aux deux costés, étoient selon les apparences des chambres, ou salles, l’une pour se deshabillier et se préparer à entrer dans les fonts, et l’autre pour y serer les vases d’or et d’argent, pour garder les saintes huilles, ou pour verser l’eau, et les autres vases nécessaire à la cérémonie du batême, la porte I est opposé à celle de l’entrée du baptistère conduit à l’église de St jean de Latran.
Dans les premières siècles les cathecumenes, étant suffisament instruit, le jour de leur baptême étant venu, ont les amenoient au baptistère, où les fonts étoient remplies d’eau, que l’evesque benissoit comme on fait encore presque en toutes les
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églises les veilles de Pasques, et de la Pentécoste, ont y faisoit sur les chatecumennes les exorcismes, et les autres cérémonies qui précédent le baptême, ensuitte ont les faisoient descendre l’uns après l’autre, dans les fonts, où l’evesque les plongeoient trois fois dans l’eau, et à chaque fois il nonmoit une des personnes divine, les bâtisant ainsy par immersion ; depuis ont se contenta d’une grande cuve de marbre, ou de porphyre, à fleur de terre, comme une begnoire ; enfin ont se reduisit à un bassion élevée de terre, comme sont aujourd’huy les fonts baptismeaux où le baptême se fait par infusion, En versant trois fois un forme de croix, l’eau sur la teste du batisée, et prononçant les mêmes paroles ; mais les baptistères ont toujours étées et ils doivent être un lieu séparé, joignant l’église, ayant leurs entrées en dehors, par le dessous du porche, ou portique, et une autre porte pour introduire les nouveaux batisées, dans l’église, après la cérémonie de leur baptême.
Depuis environ le septième siècle, que l’usage a été reçu de sonner des cloches, pour avertir les fidelles d’aller à l’église, aux heures des prières publiques, de la mese, et de l’office divin, et de la predication. Les tours et clochers, où on suspend les cloches, sont devenües des parties nécessaire aux édiffices des églises, ont à toujours eut le soin de les placer vers l’entré de l’église, attenant le portique, aux endroits les moins incommode, hors des passages, ayant leurs entrées par le dedans de l’église, pour la commodité des officiers destinées pour sonner les cloches, et des sacristains qui sont chargés de les avertir, des temps où ils doivent sonner ; Lorsque les clochers sont de charpente, faits en manières d’eguilles, ont les a souvent mis vers le milieu du dessus de l’église, répondant vis-à-vis le dehors de la porte du cœur, pour faire un ornement au dessus du comble de l’église, et y tenir lieu de dôme ; mais ils y sont très mal placées, tant pour l’incommoditée du peuple, qui est dans l’église, que les sonneurs embarrassent, que pour la solidité de leur construction, cela a pût s’introduire par les églises des villages, où il y a peu d’ecclesiastiques, et le plus souvent que le curé seul, qui est presque toujours obligée de sonner luy même, pour avertir ses paroissiens de l’heure
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Description
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de la messe, et de vespres, mais supposée que l’on veuille faire un clocher en eguille au dessus du milieu de l’église, ont y doit mettre qu’une, ou deux clochettes, et faire des tours vers le portail de l’église, pour y mettre les grosses cloches, et disposer ses tours, en sortes qu’elles conviennent à la décoration de l’édiffice de l’église.
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Chapitre 2e
Description des Eglises Cathédrales

La religion chrétienne étant devenüe la religion dominante , les royaumes et les empires entiers ayant embrasséz la foy, une seule église en chaque ville, ne fut plus suffisante, pour contenir tous le peuple ; ont fut obligée de bastir d’autres églises, dans les differens quartiers des villes, et d’y établir des prestres, pour y célébrer l’office divin, afin que chacuns des fidelles, pût assister commodement aux divins mistères, et aux Instructions de la religion. Entretenant par ce moyen l’union, et l’uniformité entre tous les chrétiens, ses églises quartinière ; furent nommées paroisses, et on nomma curé le principal prestre, que l’evesque avoit chargée d’y faire les fonctions de pasteur à sa place.
Quelques grands que l’on pût faire les édiffices, de ses differentes églises, elles ne pûrent par encore contenir ensemble, tous les fidelles de chaque quartier, Lesquels étant cependant obligées chacuns en particulier d’entendre la messe, au moins tous les dimanches, et les festes, marqués par l’église ; on juga appropos pour leurs en faciliter les moyens, que outre les curez qui avoient l’administration des paroisses, les autres prestres, qui étoient établies pour aider les curés dans leurs ministères, diroient aussy tous la messe, chacuns séparément, d’où est venu l’usage de faire dans une même église, plusieurs chapelles, avec leurs autels particuliers, où ont dit des messes en différentes heures de la matinée, afin que tous les fidelles y puissent assister l’un après l’autre.
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Plusieurs fidels de l’un et de l’autre sexe, pour s’appliquer plus particulièrement à l’oraison, et aux exercises de la piété, s’étant joints en différentes congrégations, composèrent plusieurs monastères, où étant renfermée en une retraite continuelle séparées du commun des autres fidelles, eurent besoin de chapelle particulière, en chacune de leurs maisons, pour y faire entr’eux leurs prières publiques. Ils obtinrent ensuitte que les divins mistères y fusent célébrée, et ses chapelles qui dans leurs origines, étoient particulières à chaque congrégation, devinrent par la suitte des églises publiques.
Ensorte qu’à présent, ont distingue de quatre sortes d’édiffices, d’eglises publiques ; Sçavoir les églises cathédrales, qui doivent être grandes, et spacieuses pour contenir en certains jours de l’année, le concours des fidèlles du dioceze. Les églises paroissiales, proportionnées au nombre des fidelles de la paroisse ; Les églises monacales, et les conventuelles ; ces quatre sortes d’églises, ont leurs construction et leurs distribution différentes, les unes, des autres, suivant la destination de leurs usages, dont il sera traitté séparément.
Ce second chapitre contient les plans, élévations, coupes, ou profils géométrale, d’une église cathédrale ; Le premier dessein en est le plan du rez de chaussée, en forme de croix à la moderne, D.E.F.G. avec un Dome C au milieu qui sépare le chœur D, la nef E et les croisillons G.F.
La nef, et le chœur, sont accompagnées d’un bout à l’autre, de deux galleries latterales H.I.K.L, de chaque costées, soutenues par quatre filles de colonnes ; au-delà de ses galleries sont des chapelles M, au nombre de douze de chaque costés, soutenues par des pilastres, dont les deux dernières N ; au bout vers le chevet de l’église, sont destinées pour des sacristies ; ces chapelles à la réservent des sacristies, sont entièrement ouvertes du costés des lattereaux, close seulement par des grilles de fers, elles sont séparées les unes des autres, par des murs de refands qui servent de butées aux voûtes de la nef, du chœur, et des
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galleries latterales, elles sont closes en dehors par les murs de faces des flancs de l’église, où il y a un grand vitrail à chaque chapelle, servant à éclairer les latteraux.
Le dôme occupe la largeur de la nef, et des deux première galleries latterales HI, son plan au rez de chaussée est octogone à l’intérieur, et quarré à l’extérieur, fondé par des pilastres d’alignement aux filles de colonnes des lattereaux et d’autres pilastres ployés, et enclavés l’uns dans l’autre, saillans sur la nef, le chœur et les croisillons, sous les quatre principaux arcs doubleaux, qui terminent les grandes voûtes de l’église, du costé du dôme ; Le dôme est soutenue par douze pillires 1.2.3.4.5 ; grouppées trois, à trois, par des arcades qui remplissent les angles du quarré, et forme par le haut les quatres masifs au derrière des pannaches de la grande voûte en pendentif du milieu.
Le rayons visuel des galleries latterales HI ; est conservé d’un bout à l’autre, au travers des arcades des pilliers du dôme.
Les deux autres galleries KL, sont terminées au boud d’un bas par des chapelles O, sous les deux tours qui accompagnent le portail, et par d’autres chapelles L au bout vers le chevet de l’église, qui sont veües directement d’un bout à l’autre de ses galleries, à costé des deux chapelles O, sont des escaliers pour descendre aux caves sous l’église, et monter au dessus des combles, et aux tours.
Le chevet du chœur est terminée en niche, soutenues en sa circonférence par des pilastres 6 ; saillans enclavés avec les pilastres 7 qui termine les deux files de colonnes des costés du chœur.
Le derrière du chevet du choeur est environnée d’une gallerie circulaire P ; à l’enfilade des premières galleries lattérales HI, les colonnes et pilastres du chevet du chœur servent d’un costé à porter cette gallerie circulaire, et de l’autre costé se sont des pilastres, qui leurs sont opposées, dont les espaces sont séparées en deux par d’autres pilastres pour rendre les espaces proportionnées aux entrecolonnes.
Cinq chapelles et quatres passages entour extérieurement cette gallerie circulaire, la chapelle Q du milieu au chevet de l’église est grande et quarré, saillante en dehors dont
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l’entré est en arcade. Les quatres autres chapelles R, sont approchant dans la proportion des autres chapelles M des costés de l’église. Les passages S entre deux ont de grandes portes en dehors, pour entrer dans l’église. L’une du costé du palais episcopal, et l’autre du costé du cloître des chanoines. Les deux autres passages T proche les bouts de la galleries circulaire, servent de vestibules aux sacristies N ; d’un costé de ses vestibules, sont des pissines, et fontaines 10 ; pour l’usage des sacristies, et pour laver les mains des prestres, avant la célébration du divin sacrifice, et de l’autre costé sont des escaliers pour descendre aux caves sous l’église, et pour monter au dessus des combles, et aux chambres de trésor qui sont au dessus des sacristies, il se trouve des petits cabinets au derrière de ses escaliers pour les besoins des ecclésiastiques qui sont dans les sacristies ;
Le bout du bas de la nef est aussy terminée en demy octogone, comme les croisillons, la grande porte V de sa principalle entrée de l’église, est au milieu des deux moyennes portes X ; qui sont aux costés, entre directement aux premières galleries latterales H.I ; à costé des passages de ses moyennes portes, sont des escaliers pour monter au dessus de la grande voûte de la nef et à la tribune des orgues, qui est soutenue par les petites colonnes 13 au-dedans de l’entrée de la grande porte.
Au devant de ses trois portes, de la principalle entrée de l’église, est un grand portique Y soutenue en sa face extérieur, par six colonnes Z, de front ; ont monte au portique par un grand peron de sept, neuf ou onze marches, de hauteur, suivant la hauteur que l’on veut donner au socle ou soubassement du grand ordre extérieur de l’église, il y a de pareille peron, mais plus petits, pour monter aux autres portes, des différentes entrées de l’église. l’entrecolonnement 14 ; du milieu du portique, est plus grand que les autres, qui sont tous égaux entre eux, le milieu des entrecolonnes Z, des extrémités, sont d’enfilade du milieu des premières galleries HI.
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Le maître autel & est placé sous le dôme, à L’entrée du chœur, par la raison qu’aux églises cathédrales, les stales, ou chaires du chœur, suivant l’usage ordinaire, sont close d’un mur ou lambris au pourtour, par le derrière pour garentir du froid, et du grand air, les chanoines, et les autres ministres du chapitre, qui chantent l’office divin, aux différentes heures du jour, et de la nuit, ny ayant que le pourtour du sanctuaire, qui soit clos de grilles à jour, de sorte que si le maître autel étoit au fond du chœur, il y auroit deux Inconveniens, le premier est que la closture des stales chacheroit l’autel au peuple, qui seroit dans la partie inférieur de l’église, et l’empêcheroit de voir, et entendre le célébrant, et de le suivra aux différents temps de la célébration, et des cérémonies du sacrifice de la messe ; le second est que le peuple ne pouvant entendre le chant des chantres du chœur, que par reflections indirectes, et derangées par les différentes hauteurs des voûtes du chœur, et des latereaux qui forme differens sons, le chant du peuple seroit discordant, et de differens temps avec celuy des chantres, ce qui causeroit une cacafonnie indecente, qui n’arrive que trop frequament, les jours des grandes festes, en de pareilles églises, où le maître autel est placé au chevet du choeur, au contraire le mâitre autel étant entre les chantres, et le peuples ayant tous le visage tournée vers l’autel, leurs voix se réunissent au travers des grilles à jour, qui environne le sanctuaire, fait que le peuple suit plus aisément le chant des chantres.
Cette scituation du maître autel, à l’entré du chœur demande par vénération qu’il soit élevée de plusieurs dégrées et que le sanctuaire soit couvert d’un baldaquin, soutenuées par des colonnes particulières, et aussi qu’il ny ait point de portes aux bouts des croisillons de l’église, parce que le bruit, l’air et le vent de dehors, qui entreroit directement jusqu’au sanctuaire, incommoderoit le célébrant et pouroit déranger ce qui seroit sur l’autel, et souffler les cierges qui l’environne. Ces pourquoy il est appropos de mettre de grandes chapelles en face au milieu des bouts des croisillons, comme sont les chapelles F.G ; et y faire seulement de moyennes portes 15 dans les pans coupées par des passages obliques qui détourne les vents.
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A l’égard des proportions, la longeur de cette église, est environ le double de sa largeur, ayant determinée la grandeur de son emplacement, dont la longeur est supposé de quatre vingt quatre toises, depuis le devant A des marches du peron du portique, Jusqu’au dehors B ; de la grande chapelle du chevet, elle pourroit neantmoins être plus ou moins grande ; on divisera cette longeur AB, en vingt espaces, ou parties égalles, on en prendra deux, pour la largeur de la nef E, ou du chœur D et une pour la largeur de chacunes des galleries latterales, HI, KL, et des chapelles M., compris la grosseur des colonnes, et des pilastres. Ce qui fera en tous huit espaces, pour la largeur de l’édiffice, n’ont compris les épaisseurs des murs extérieurs.
Les croisillons FG, auront leurs largeures égalles à celles de la nef et les chapelles étant quarrées, auront chacunes une espace de largeur, du milieu d’un pilastre à l’autre ; lesquelles étant au nombre de six de chaque costés des croisillons, compris les sacristies, feront ensemble quatorze espaces pour la longeur du rectangle du corps de l’église.
On mènera des lignes par tous les points de ces divisons, tant sur la longeur que sur la la largeur, et les sections de ses lignes marqueront précisément les centres des colonnes, et des pilastres du dedans de l’église, on alongera les deux croisillons, et le bas de la nef, chacun d’un demy espace et on y tracera des lignes parallèles aux autres, ont prendra sur ces lignes la largeur d’un espace dans le milieu de la nef, et de chaque croisllons V pour marquer les centres des pilastres N ; qui accompagne la porte V de la principalle entrée au-dedans de l’église, et les deux grandes chapelles F.G, laissant un demy espace de chaque costés ;
On divisera un de ses espaces en cinq parties, dont on en prendra une pour faire le diamètre de la grosseur des colonnes et des pilastres du dedans de l’église, lesquels sont d’ordre corinthien,on tracera ensuitte suivant le diamètre le plan des colonnes, et des pilastres, en sorte que la largeur de la nef, du chœur et du croisillons sera de neuf diamètres de colonnes dans œuvre à chacune des galleries, et des chapelles auront quatre diamètres dans
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œuvre, entre les colonnes, ou les pilastres, et les entre colonnements sur la longeur, seront aussi de quatre diamètres de colonne ;
On donnera aux murs de faces extérieurs des flancs de l’église, un diamètre de colonne, au-delà des centres des pilastres du fond des chapelles, ainsi l’épaisseur entière de ses murs sera d’un diamètre et demy, au droit du parment des faces des pilastre intérieurs et extérieurs, tant au droit des chapelles latterales, qu’aux avants corps des bouts des croisillons ; suivant toutes ses mesures la largeur de l’église de dehors en dehors, au nud des pilastres extérieur au droit des chapelles latterales aura 42 diamètres de colonnes de l’ordre de dedans, et au droit des avant corps des bouts des croisillons aussi de dehors en dehors 47 diamètres, la largeur de ses avants corps sera dix diamètres, du milieu de l’un des pilastres angulaires 15 ; au milieu de l’autre pilastre angulaire 17 ; et toute la longeur de la face extérieur des flancs de l’église, depuis le milieu du pilastre angulaire 18, vers le portail jusqu’au milieu de l’autre pilastre angulaire 19 vers le chevet aura 70 diamètres des colonnes du dedans de l’église.
On formera les pilastres 11.12, ployés en angle octogone des bouts des croisillons et du bas de la nef, suivant la proportion marqué, au second dessein du cinquième chapitre, de la seconde partie du traité des ordres d’architecture, c’est-à-dire qu’ayant divisée le diamètre des pilastres en 7 parties, on en donnera 4 à chaque demy face ployées.
Les huits pilastres ployés aux angles de l’octogone du dôme, seront dans la même proportion, et la largeur des demy faces de la saillie des pilastres enclavés 1.2.3.4 ; qui porte les quatre grands arcs doubleaux, qui soutiennent le dôme, et regarde la nef, les croisillons, et le chœur, aura deux tiers de diamètre, les demy faces des autres pilastres joignant en retour au bout des files de colonnes, des costés de la nef et du chœur, et de ceux des croisillons qui leur font cimetrie, auront de même deux tiers de diamètre ; les autres pilastres 6.7. enclavés vers le chevet du chœur, seront dans la même proportion tant du costé de la face déclaré doubleau de l’abside que par le costé de la gallerie circulaire P ; comme aussi les autres pilastres 8.9. enclavées
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de l’autre costé des entrées des bouts de la même gallerie circulaire en sorte que la largeur dans œuvre de la gallerie circulaire P sera de cinq diamètre un tiers ;
La circonférence de la niche du chevet du chœur, est en demy ovale, dont le trait sera expliqué cy après, au troisième dessein de ce chapitre.
La longeur et la largeur dans oeuuvre de la grande chapelle R du fond du chevet de l’église, est de huit diamètre de colonne au droit du nud de la face des pilastres, la profondeur des quatres chapelles R ; et des passages S ; au pourtour extérieur de la gallerie circulaire, est égalle à la profondeur des chapelles latérales M ; la largeur de ses chapelles, et passages, est aussi égale aux autres, au droit de la circonférence de leur murs de face extérieur, mais elles sont moins larges à leurs entrées suivant la largeur de la distribution des entrepilastres de la gallerie circulaire, leurs murs de faces extérieurs, et celuy au derrière de la chapelle Q ont la même épaisseur que les murs de faces des flancs de l’église.
Les chapelles O ; sous les tours aux costées du portique ont les mêmes proportions que les chapelles M des flancs, elles sont moins grandes à l’intérieur, parce que leurs murs sont plus épais pour pouvoir soutenir la pésanteur des tours. Le milieu de leurs pilastres d’encogneure extérieur 23 est dans l’alignement des centres des pilastres du dedans de l’église qui sépare les galleries latterales KL ; des chapelles M en sorte que la saillie du pilastre 23 au-delà du pilastre 19 est égalle à celle du pilastre 19 au dela du pilastre 23.
Les pilastres de l’ordre extérieur qui est ionique au pourtour des murs des faces, des flancs, et du chevet de l’église suivent les mêmes alignements, et distribution de ceux de l’ordre corinthien. du dedans, la hauteur des pilastres de l’ordre extérieur avec leurs bases, et leurs chapiteaux, est égalle à celle des colonnes interieur avec le chapiteau, la base et le socle du bas, ainsy l’ordre extérieur est plus grand que l’ordre
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interieur, autant que le socle a de hauteur, les colonnes du portique sont du même ordre ionique, le pleinte de leurs bases pose immeditament sur le pavé qui est au même niveau et de plein pied au pavée de l’église.
L’entrecolonnement 14 ; du milieu de la face du portique, est dans la proportion des entrecolonnements du dedans de l’église ; c’est-à-dire que leurs distances du centre d’une colonne à l’autre, est égale, mais les autres entrecolonnements du portique sont plus serrées, ils sont égaux entr’eux, tant par la face que par les flancs, la grandeur de leurs espaces est déterminées par les entrecolonnements Z ; des extrémités du portique, dont le milieu est directement d’enfilade à la ligne du milieu des premières galleries latterales HI.
Au chevet de l’église la saillie des flancs extérieurs 21.22 de la chapelle Q au-delà du mur de face circulaire du dehors des chapelles R, est égalle à la saillie du retour 18 20 du dehors des murs des faces des sacristies N. de plus l’angle saillant du pilastre 18 ; jusqu’à l’angle rentrant 20 du même mur circulaire du dehors des chapelles R.
Les colonnes du baldaquin du sanctuaire du maître autel, et les colonnes 13 qui soutiennent la tribune des orgues ont leurs diamètres, la moitié moins grand que le diamètre des colonnes du dedans de l’église ; les proportions du plan et de l’élévation du baldaquin, et du maître autel, seront expliquées par des desseins particuliers, plus en grand à la fin de ce chapitre.
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L’ancienne pratique d’enterrer les morts dans les lieux qui servoient d’église, aux premiers chrétiens donna occasion au temps de la paix, et de la liberté de la religion chrétienne, d’enterrer dans les Eglises, les corps des evesques, et de ceux qui par une distinction particulière, étoient morts en odeur de saintetés ; tous les autres fidelles étant enterrés dans les cimetières, qui sont des espaces de terrein, clos et benie, destinés pour leurs sepultures ; depuis par le respect que l’on doit aux puissances, Les princes furent aussi enterrées dans les églises, ainsi peu à peu, l’usage est venu d’y enterrer tous ceux qui le requiert, pour se distinguer du commun du peuple, ce qui cause à présent que les églises sont ordinairement très mal pavées par l’affaisement, et tacement des terres à mesure que les corps se pourrissent, et se consomme, lequel étant joint à la mauvaise odeur de la coruption des cadavres que l’on y enterre frequament, rend les églises incommodes et malsaines.
Il est vray que les églises cathédrales, ne sont pas si exposés à ses incommodités que les églises paroissiales. Cependant pour le peu qu’elles le soient, c’est toujours contre la bienséance, et la régularité ; il seroit bien plus appropos, de faire des caves voûtées, dans toutes l’etendüe du dessous de l’église pour y enterrer ceux, à qui cet honneur seroit differée. L’édiffice en seroit plus solide par la liaison que les voûtes des caves, en se contrebuttans l’un l’autre, fairoit avec les murs de la fondation, et le remplissage de leurs reins, qui porteroient le pavée de l’église, le maintiendroit toujours uniment de niveau.
Le second dessein des églises cathédrales, est le plan des murs en fondations, et des caves ; le dôme est portée sur les quatre massifs 1.2.3.4 ; qui sont joints l’un à l’autre par quatre gros murs 5 ; formant ensemble comme au plan du rez de chausséz un quarré à l’extérieur, et un octogone à l’interieur, au-dedans duquel est un autre enceinte, de moyens murs 6 ; aussi octogone
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pour en partager l’etendüe, en deux caves, celle du milieu c’est octogonalle, sur noyau, et l’autre B ; qui l’environne, est en berceau, dans ces pans de cloître, et d’arrestes au droit des retours des angles de l’octogone.
Les murs 7.8.9.10.11.12, qui se continue, d’un bout de l’église à l’autre, soutiennent les files des colonnes, et de pilastres qui séparent la nef E, le chœur D ; et les chapelles M des galleries latterales HIKL, de même les murs circulaires 14.15 ; soutiennent les colonnes de la niche, ou cul de four, qui termine le chœur, et les pilastres qui séparent la gallerie circulaire P, des chapelles, et passages, Q.R.S ; du chevet de l’église. Les murs 16 ; soutiennent les croisillons F.G, aux costéz du dôme. Le mur circulaire 17 ; soutient les colonnes du baldaquin du maître autel ;. Les massifs 18 ;, porte le mur de face de la principalle entrée de l’église, et les petits escaliers qui montent à la tribune des orgues, et au dessus des voûtes de la nef, les voutes 19 ; souteinnent les tours, les murs 20.21.22.23.24 ; qui environnent tous l’édiffice soutiennent les murs de faces des costés, et du chevet de l’église, au pourtour du dehors des chapelles, et le mur 25 soutient les colonnes de la face du portique ; les caves D.E.F.G, sous le chœur, sous la nef, et sous les croisillons, sont d’arrestes sur des pilliers quarrées, qui en sépare la largeur en deux. Les caves sous les galleries latterales H.I.KL ; sont voûtés en berceau d’un bout à l’autre ; La cave A sous le chevet du chœur, est voûte en berceau sphérique, sur noyau, et la cave P sous la gallerie circulaire au pourtour du chevet du choeur, est aussi voûtée en berceau sphérique ; Les caveaux sous les tours M.R ; sous les chapelles, N sous les sacristie ; S sous les passages des entrées du chevet, sont en voûtes de cloître ; la cave Q sous la grande chapelle du chevet de l’église, est en voûte d’arreste, et de cloître sur noyau ;
La cave & ; anciennement nommé confession, sous le sanctuaire, et les maître autel est en voûte sphérique, son usage est de servir en manière de trésor, pour y mettre les chasses des corps, et reliques des saints, elle doit avoir par le haut de sa voûte, une ouverture directement sous le maître autel, suffisament grande pour y donner de l’air, et la rendre sèche, on descend à cette cave par deux escaliers particuliers,
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dont l’entré est sous les deux petites tribunes de l’epitre, et de l’évangile, aux costéz du baldaquin sous le dôme.
Le petit murs 13 vers le bas de la nef, soutient les colonnes de la tribunes des orgues, le coridor 26 au derrière est voûté en berceau, la grande cave Y sous la portique de l’entré de l’église, est voûté de cloître.
Outre les escaliers 27.28. proche les tours, et les sacristies qui descendent dans les cours sous l’église, les autres degrées 29.30 ; dans les premières galleries latterales, proche les pilliers du dôme, et 31 au deux bouts de la gallerie circulaire, sont destinées pour descendre en cérémonie les corps morts, aux endroits des caves, où ils doivent être inhumés, leurs entrées est fermée par le haut avec des tombes à l’afleurement du pavé de l’église qu’on lève au temps nécessaire pour les inhumations.
Toutes ses caves à la réserve de celle &, sous le sanctuaire du maître autel, se communique les unes aux autres, par plusieurs enfilades de portes, au droit du milieu des entrecolonnements, vis-à-vis desquels il y a au mur de face du pourtour de l’église des fenestres en formes de soupiraux, fermées en dehors par des grilles de fer maillées, en dessous des vitreaux des chapelles, pour donner de l’air aux caves, et en évaporer la mauvaise odeur.
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Dans la description du plan du rez de chaussée de l’église cathédrale, au premier dessein de ce second chapitre, il est dit suivant la proposition expliqué à la troisième figure et du quatrième dessein du quatrième chapitre, de la seconde partie, du traité des ordres d’architecture, que le plan de la circonférence du chevet du chœur, est en demy ovale, dont le trait n’a pût être expliquée sur le premier dessein de ce second chapitre, à cause de la petittesse de son mod. Cette explication ayant étée réservé à faire sur un plan plus en grand, tel qu’est la première figure du 3e dessein, qui représente le plan d’une partie du chevet de l’église ; où la ligne 6.D.6, passant par les centres des pilastres 6 qui soutiennent l’arc doubleau de la face de l’abside, ou niche en cul de four, qui remine le chœur, est le petit diamètre de l’ovale, coupant à angle droit au point D, centre de l’ovale, la ligne BG ; qui traverse par le milieu la longeur de l’église ; ayant prolongée la ligne D.6. de part, et d’autre, jusqu’aux centre des pilastres 9. opposées de l’autre costé extérieur de la gallerie circulaire P, et mener la ligne parallèle 9.A.9 ; au long des flancs au costés des pilastres 6.9. coupant la ligne B.Q. au point A ; qui est le foyer de l’ovale ; des centres 9 par le point A on mènera les lignes 9.A.25 ; et des mêmes centres des pilastres 9 on tracera les portions de cercles 9.25 ; 6.26 ; entre les lignes 9.D.9 ; 9.A.25 ; ensuitte du foyer A et des intervales A.26 ; A.25 ; on tracera les autres portions de cercles, 25.27 ; 23.26 ; 11.12 ; qui formeront les demy ovales, 9.25.13.26 ; et 6.26.11.12 ; sur la circonférence desquels, seront les centres des colonnes, du chevet du chœur et des pilastres opposé, de l’autre costé de la gallerie circulaire P ; du même centre A, on tracera la circonférence du mur de face circulaire 20.21 ; du dehors des chapelles du chevet de l’église.
On divisera la circonférence du demy ovale 9.27.9 ; en 10 parties égalles, aux points 9.13.14.15.16.17 ; de parts et d’autres du grand diamètre D.27 ; et du foyer A on mènera des rayons par tous les points des divisions 13.14.15.16; que l’on prolongera jusqu’à la face du mur extérieur des chapelles R ; et
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passages S ; pour y marquer le milieu des pilastres de dehors 20.17.18.21 ; les mêmes rayons marquèront de deux en deux sur la circonférence de l’ovale nnterieur du chevet du chœur les centres des colonnes 11.12.
On remarquera que par une raison d’optique, les intervales 6.11 ; sont plus grand que les autres 11.12 ; afin de les faire paroitre à peut prés égaux, Etant regardée du dedans du chœur, et par le costé de la gallerie circulaire, des environs des pilastres 14; qui sont les seules endroits, dont on les peut voir pour les comparer ensemble, parce que les pilastres 6; étant quarrées leurs arrestes, couvre une partie de la largeur du premier interval, ce que ne fait pas la rondeur des colonnes, aux autres entrecolonnements.
L’égalité de la distribution des pilastres, du costé extérieur de la gallerie circulaire PP, cause la regualiarité, et la cimetrie de la décoration du mur de face, du dehors du chevet de l’église; observant que l’allignement du retour du mur de face, aux flancs des sacristies NN; étant déterminée par ce qui est expliqué sur le premier dessein, pour avoir l’allignement de la saillie de la face des pilastres du dehors ployé à l’angle 20; Il faut prolonger le rayon A.13.20, jusqu’à ce que son extrémités, se trouve être de la sixième partie, de la face des pilastres, du flanc des sacristies NN; comme il est représenté au pilastre ployé 20; à laquelle distance l’extrémité du rayon A.20, marquera la saillie du dehors des pilastres 20.17.18.21; du mur de face circulaire faisant la même chose à l’extrémité du rayon A 21; pour avoir le retour du pilastre ployé 21; lequel retour étant menée parallèle à la ligne B.Q. donnera l’alignement des pilastres du dehors des murs de faces de la chapelle, quarré Q, au milieu du chevet de l’église; on fera les murs des flancs de cette chapelles longeur, et simetrie par le dehors aux murs, aux murs des flancs de sacristies N; les autres rayons A 17; A 18; marqueront le milieu des pilastres 17; 18; en sorte que les distances 20;17;18;21;
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seront égalles, et l’arcade de l’entré des passages S, se trouvera au milieu des deux chapelles R, des deux costés.
On entre dans la chapelle Q, par une grande arcade 27; de proportion corinthienne, de toute la hauteur de l’ordre, au milieu de la gallerie circulaire P; en sorte que la distance d’un des pilastres 16; à l’autre étant le double de celle des autres pilastres de cette gallerie, il reste une largeur assez considérable, entre les tableaux de l’arcade 27; et les pilastres 16; pour faire à la face des piédroits de l’arcade des pilasatres d’allettes, couronnées par l’imposte de l’arcade.
Au-dedans de la chapelle Q il n’y a qu’une allette simple entre les tableaux de l’arcade 27; et les pilastres 28; La largeur de l’interval entre ces pilastres 28; et les angles de pilastre 29; est de la moitié de la largeur de la face d’un pilastre; l’intervalet le pilastre 30 en retour de l’angle sont dans la même proportion. Les pilastres du dedans de la chapelle Q sont aussi d’ordre corinthien, de même grandeur, hauteur, et proportion que ceux de l’ordre du dedans de l’église; les quatre faces du dedans de cette grande chapelle, sont toutes semblables l’une à l’autre. Les entre pilastres des milieu de chacune, sont égaux; Il y a des arcades feintes, qui font simetrie à celle de l’entrée. La différence de la face du fond, est seulement qu’il y a un vitrail, de la même grandeur, que ceux des autres chapelles; et l’autel est au dessous de l’apuis de ce vitrail, ce qui ce peut remarquer au premier dessein de ce chapitre, et au neufvième dessein cy après.
Le dedans de l’église, étant le principal objet de l’église par rapport à son usage, doit aussi en déterminer les proportions, ce qui a été observée à l’Egard du plan au dessein précédent, pour continuer la même méthode, dans l’élévation, la nef, le chœur, et les croisillons, étant de même largeur, hauteur et décoration, la coupe ou profil du chœur D; avec les galleries latterales IL; et la moitié des chapelles M, de chaque
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costé, représenté en la seconde figure, du troisième dessein pour marquer les proportions du dedans de l’église.
Elles est décoré d’un grand ordre corinthien, ainsy qu’il a été dit cy devant, dont les pilastres sont diminués par le haut, comme les colonnes, étant sur le même alignement. Cet ordre doit être dans sa véritable proportion, expliqués au sixième chapitre, de la première partie du traité des ordres d’architectures, sans aucunes altérations, pour quelques raisons d’optique que ce puisse être, à la réserve que la diminution du haut des colonnes, et des pilastres, ne doit être en tous, que de la douzième partie, de leur diamètre du bas, à cause de leur grande hauteur, suivant la règle enseigné par Vitruve; et aussy pour pouvoir donner aux murs, des costéz de la grande voûte au dessus de l’entablement de l’ordre, une épaisseur convenable pour en porter le comble, et la couverture.
L’entablement de L’ordre du dedans, règne au pourtour de la nef, du chœur, des croisillons, et des panaches du dôme; mais il n’y a que l’architrave, qui règne en manière d’imposte, pour couronner les colonnes, et pilastres, et porter les voûtes, aux galleries latterales, et aux chapelles, comme il a été pratiqué, au-dedans du portique, et des chapelles du Panthéon, et aux autres édiffices antiques.
La proportion générale, de la largeur, et de la hauteur de la nef de l’église, qui est la même chose au chœur, et aux croisillons, à prendre depuis le pavé jusque sous la clef de la voûte, doit suivre les proportions marqués pour les arcades, dans la première partie du traité, des ordres d’architecture; observant icy d’augmenter la hauteur, à proportion de ce qui est caché, par la saillie de la corniche de l’entablement, de l’ordre du dedans de l’église, cette proportion se doit observer au droit des arcs doubleaux des pilastres saillians, qui termine la nef, le chœur, et les croisillons et servent à porter le dôme, à la croisée de l’église, et a celuy de l’abside, au chevet du chœur, qui sont tous d’une même égalités, parce que se sont les arcs doubleaux, qui marquent
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d’avantage, et fixes plus la vüe, à cause des retours de l’entablement à ses endroits, que ne font les autres arcs doubleaux des voûtes, où l’entablement passe tout droit au dessus, en sorte qu’à ce dessein, qui est d’ordre corinthien, on doit doubler la largeur entre les pilastres saillans 6; qui est de sept diamètres de colonne, et deux tiers; ou de quinze modules dix parties, dont le double est 30. mod. 20. part; y ajouter un neufvième de cette hauteur, qui est de 3 mod 12 part. ½, suivant la proportion de l’arcade corinthienne, et un mod. 20 part; pour ce qui est caché par la saillie de la corniche de l’entablement; il viendra pour la hauteur du dessous de la clef de l’arc doubleau 35 mod. 22 parties ½.
Mais comme cette opération de calcul est embarassente, à cause que la proportion des arcades est différentes, selon les differens ordres d’architecture, dont on pouroit décorer les églises, la même proportion se trouvera plus aisément par la règle suivante, commune à tous les ordres.
Supposant que la largeur de la nef soit toujours de 9 diamètres, c’est-à-dire qu’il y ait 10 diam. du centre d’une colonne, au centre de la colonne opposé, de l’autre costé de la nef,. Il faut ajouter à la hauteur de la colonne, avec la base et le chapiteau, deux fois la hauteur de l’entablement et la moitié de la largeur, entre le haut des pilastres saillans 6; qui soutiennent l’arc doubleau, pour en avoir toute la hauteur ; ainsi pour rendre la chose encore plus sensible, il faut additionner les hauteurs de chaque différentes parties de l’ordre, sçavoir 1 mod. ½ pour le socle du bas, 20 mod. pour la colonne, ou pilastre, 4 mod. pour l’entablement 2 mod. ½ pour le soubassement, sous la naissance de la voûte; et 7 mod 22 part ½ moitié de la largeur entre le haut des pilasrtres saillans 6; au droit de leur diminution, pour avoir toute la hauteur, sous la clef de l’arc doubleau, qui est en plein ceintre, il viendra au produit 35 mod 22 p. ½ si l’ordre étoit ionique, il viendroit 33 mod. 22 part ½ ; et s’il étoit dorique, il viendroit encore deux mod. moins, pour la hauteur sous la clef de l’arc doubleau, parce que la colonne dorique, n’a que 16 mod. de hauteur; et la colonne ionique 18 mod; Ce qui suit la proportion des arcades dans differens ordres.
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La largeur de l’archivolte, de ces arcs doubleaux est égalles à la saillie des pilastres, qui les soutiennent, qui est un mod. 10 part; ou les deux tiers de la largeur de leur face.
Les autres arcs doubleaux, au dessus de chaque colonne ou pilastre de la nef, du chœur, et des croisillons, n’ont de saillies sous les grandes voûtes, qu’un sixième; du diamètre du haut des colonnes, les autres cinq sixième étant pour l’épaisseur des murs E.F. qui portent le comble, et servent d’attique, à l’ordre de dehors de l’église.
La nef, le chœur, et les croisillons sont en voûte d’arrest. Le dessous de la clef des lunettes B.C; au dessus des vitreaux qui éclaires le haut de l’église, étant au niveau du dessous de la clef D; des grandes voûtes; ces voûtes pour avoir moins de poussées, ne doivent avoir d’épaisseur qu’autant qu’il est nécessaire, pour les maintenir, n’étant chargé que de leur propre poid, y ayant un espèce de vuide, au dessus jusqu’au tirant des combles, qui pose sur les murs de l’attique EF.
Les voûtes des galleries latterales IL, sont en plein ceintres en berceau, des costéz de la nef, du chœur, et des chapelles, et par les deux bouts; et en voûte d’arrestes, sur chacunes des colonnes du fil du milieu 8; entre les galleries IL. L’architrave qui sert d’imposte a ces voûtes latterales, est de la même hauteur, que l’architrave de l’entablement du costé de la nef, mais son profil qui est représenté à la troisième figure, avec ses dimentions, en est differens, c’est une manière de corniche architravée sans larmier.
Les voûtes des chapelles M; sont de cloître en plein ceintre, posées aussi sur la même architrave en imposte, qui règne tous autour de chaque chapelles, en forme de platte bande droite, au dessus de leurs entrées de même que du costé de la nef.
La hauteur depuis le pavé de l’église, jusque sous la clef des voûtes des galleries latterales,, et dez chapelles est pour l’ordre corinthien de 26 mod. 22. part ½; elles seroit moins grande à d’autres ordres, à proportion des différentes hauteurs de leurs colonnes, les reins de ces voûtes doivent être
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remplies de maçonnerie, jusqu’au couronnement de la clef pour soutenir leurs combles qui pose immediatement dessus et aussi afin de servir de buttées, aux grandes voûtes de la nef, du chœur, et des croisillons, et par ce moyen affermir tout l’édiffice; et le rendre solide; ces voûtes latterales étant elles même buttées, par les murs de refants des chapelles, et par la forte épaisseur des murs de face de dehors;
Les murs d’attiques E.F; qui soutiennent le comble, au dessus des grandes voûtes, sont couronnées d’une balustrade 33; qui cache une partie du toit, au derrière desquelles balustrades règnent des gargouilles, pour écouler les eaux de la couverture, par des tuyaux de descentes placées en dehors des murs.
Le comble 34.35.34; est composé de fermes, aux endroits de tous les arcs doubleaux de la voûte, avec des pannes, et festages, qui soutiennent les chevrons d’une ferme à l’autre.
Les bas combles I.M; qui couvre les galleries, et les chapelles latterales, sont séparées en autant de petits toits, qu’il y a de chapelles. Il sont crouppées par les deux bouts, pour être moins vues, de dehors, et pour ne point ôter le jour des vitreaux des grandes voûtes, au long desquels vitreaux, il y a un cours de gargouilles 36. pour écouler les eaux. Ce qui sera plus au long expliqué sur les desseins suivants.
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Quoique a solidité des ediffices dépendent absolument de leurs fondations, et de la bonne construction, et épaisseur des murs en elévations, leur couverture contribue aussi à leur conservation, ou à leur ruyne, dans les paÿs chaud, il y a moins de précaution à prendre, aux couvertures, ont y voit presque tous les édiffices, couvert en terrasse, il suffit qu’il y ait une pente nécessaire, pour écouler les eaux, et que les airs de ses terrasses, soient d’une matière qui puisse résister à la pluy, qui y sèche presque aussitost qu’elle est tombé, mais aux pays qui approchent du nord, il faut d’autres précautions à cause des neiges qui séjournent aux endroits, où elle tombe et si fondant peu à peu, les penetrant y entretiennent l’humidité, en cause la pourriture, et la destruction; toute la sçience consiste à consulter les usages des differens pays, et en suivre les pratiques ordinaires, selon la maxime receu, et approuvé dans tous les temps, que les choses sont toujours dans la règle, quand elles sont conformes à leur destination, sans vouloir forcer la nature, par des inventions nouvelles, sous prétexte d’une plus grande béauté, neantmoins il est de la prudence d’allier l’util avec
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le gracieux;
Ayant fait ses observations pour la couverture des églises, suivant les differens climats, lorsqu’il est nécessaire d’y mettre des toits, il les faut dégager par des gargouilles, ou goutières de pierre autant qu’il est possible, ou du moins de plomb, au deffaut de la pierre, pour écouler les eaux directement, sans les faire passer par le dessous d’un toit à l’autre, et faire les gargouilles ou goutières assez larges et profondes, pour que l’écoulement des fontes de neiges ne surmonte pas les bords, il faut aussi que la disposition des toits, n’empêche pas le jour des vitreaux, qui éclaire les églises.
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Description
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Le quatrième dessein, du chapitre des églises cathédrales, est le plan des grandes voûtes de la nef E, du chœur D, des croisillons FG, des pannaches du dôme C, des toits des bas costés au dessus des galleries, et chapelles tant latterales que du chevet de l’eglise, et du dessus du portique;
Les grandes voûtes D.E.F.G; sont d’arrestes, entre les arcs doubleaux qui portent sur les colonnes, et les pilastres, ainsy qu’il a été dit cy devant, au troisième dessein; et la grande voûte C; des pannaches qui soutiennent le dôme, est sphérique en pendentif octogone; tous les arcs doubleaux 1.2.3.4; forment les grands pans, et les pannaches 1.4; 2.3; les petits pans; au derrière des pannaches. Il y a des chambrettes triangulaires, dans les masifs 1.4.5;2.3.5 ; des quatre angles du
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quarré du soubassement du dôme, pour en diminuer la pesanteur, en conservant la sollidité, par le moyen des murs 51 ; 54 ; 53 ; 52 ; qui forment le quarré, et sont plus que suffisant pour butter la poussée des arcs doubleaux, et des pannaches de la grande voûte en pendentif C;
On Entre dans les chambrettes triangluaires, par des portes qui communique sur les gargouilles des bas combles; il y a aussi des portes aux pannaches pour aller sur la grande corniche, de l’entablement de l’ordre du dedans de l’église. Les quatre escaliers qui sont au milieu des chambrettes triangulaires, servent pour monter au dôme;
Les quatre grandes voûtes, sont terminées en pignon contre le dôme, celle du chœur est en niche à l’abside du chevet du chœur. Les trois autres de la nef, et des croisillons sont en pignon, par leurs autres bouts, 24 ; 25; vers le portail et vers les faces des costés, pour y pouvoir mettre de grand vitreaux, ceux des Croisillons sont semblables à ceux des costés des mêmes voûtes, celuy du bout de la nef, est circulaire, les pans 11;12; des demy octogones du rez de chaussé, ne s’élèvent que de la hauteur du grand ordre, dont le dessous de sa corniche d’entablement forme de petite platte forme en dedans de l’église, aux angles des pignons 24.25.
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On ne peut aller à celle des croisillons, qu’en passant au long du dessus de la corniche du pourtour de l’église,mais on communique à celle de la nef, par les escaliers X; au derrière du portail, entre la nef, et les tours O; Ses escaliers qui entre sur les gargouilles des bas combles, montent aussi dans le comble au dessus de la grande voûte de la nef, pour aller à couvert au dôme, comme il sera expliqué cy après;
La niche, ou cul four du chevet du chœur, est entourré de cinq vitreaux, plus étroits que les autres, mais leurs tremeaux étant moins larges, ses vitreaux communiquent dans l’église beaucoup de clartées. Les petits combles HM ;KM ;LM ;IM ; qui couvre les galleries, et les chapelles latterales étant séparées les uns, des autres, par des gargouilles droites, ont leur faiste peu élevé, pour être presque tous cachée, par la balustrade qui couronne les murs de faces du pourtour de l’église, quoy que de pante suffisante, pour les climats les plus exposées aux neiges, le peu de distance qu’il y a entre les gargouilles, qui sépare ses petits combles, qui n’ont chacun que la largeur d’une chapelle, fait que les autres gargouilles 36; au long des vitreaux des grandes voûtes, et les gargouilles 37; au derrière des balustrades des murs de faces du dehors des bascostés, ont leurs pentes fort courte, étant partagées en deux, dans le travers de la largeur e chaque petit comble, ce qui leur donne peu d’élévation dans leur milieu et conservent entièrement le jour de vitreaux.
La gallerie circulaire P; a sont toit particulier à deux égouts, sur les gargouilles 38.39; suivant sa circonférence, pour ménager le jour aux vitreaux du chevet du chœur, la gargouille interieur 38 au pourtour de ses vitreaux, a le milieu de sa pente, un peu plus élevé que les autres, à cause qu’elle a plus de longeur, ne pouvant être partagé qu’en deux. L’autre gargouille extérieur 39 a plusieurs écoulement, par les gargouilles qui séparées les petits toits en pavillons au dessus des chapelles R; et passages S du chevet de l’église;
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Le comble de la grande chapelle Q du milieu du chevet, est en forme de dôme quarré, soutenant la lenterne, qui éclaire le haut de cette chapelle;
Le toit Y au dessus du grand vestibule, de la principalle entré de l’église, suit de part et d’autre, la pente du fronton Z. il forme une croupe 14 vers le mur X; au devant du pignon de la voûte de la nef, pour donner du jour au vitrail V du milieu. Les eaux s’en écoulent par une gargouille au long de la face du mur X qui a sa chute par les deux bout dans les angles des retours du portique, et des faces des tours;
On monte sur tous les bas combles, par les quatre escaliers, aux costés des tours du portail, et par les deux escaliers, qui sont aux costés des passages T des sacristies vers le chevet de l’église.
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La première figure du cinquième dessein des églises cathédrales, est le plan du quarré du soubassement du dôme, à la hauteur du socle, au dessus de la grande corniche circulaire, qui termine le haut des pannaches, de la voûte sphérique en pendentif octogone, et le dessus des quatre grands arcs doubleaux qui soutiennent le dôme.
Les faces extérieur du quarré 6.7.8.9 ; sont d’alignement et à plomb du dehors des quatre pilastres, et pilliers 5, du rez de chaussée de l’eglise, et des second arcs doubleaux qui terminent vers le dôme; les grandes voûtes de chœur D; de la nef E; et des croisillons F.G; en sorte que le bas de l’architrave, sous la grande corniche circulaire, étant d’un sixième du diamètre des colonnes, du grand ordre du dedans de l’église, plus saillant que le bas de l’archivolte du grand arc doubleau ; et la face du socle au dessus de la grande corniche circulaire, étant à plomb du bas de son architrave, l’épaisseur des murs du soubassement du dôme, au droit de se socle, à prendre au milieu des quatre faces 10.E, 11.G ; 12.D ; 13.F est de la largeur des deux arcs doubleaux, qui se joignent l’un à costé de l’autre, et un sixième du diamètre des colonnes du grand ordre de plus, faisant ensemble un diamètre, trois quarts, des pilastres ou colonnes de l’ordre du dedans de l’église; il y a, à ces milieu des passages avec des dégrées au travers du mur, pour aller des quatre combles, du dessus des grandes voûtes, au dessus de la grande corniche circulaire 10.11.12.13 ; du bas du dedans du dôme; et huit autres passages 1.2.3.4 ; par les bas costés, au dessus des chambrettes triangulaires, des quatres masifs qui portent le dôme, pour aller des mêmes combles, des grandes voûtes aux escaliers 14.15.16.17 ; qui montent au dôme, tous le reste est masif, entre le socle circulaire du dedans, et les costés du dehors du quarré;
La seconde figure, est le plan du corps du dôme, et de la platte forme 6.7.8.9 ; au dessus du quarré du
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Description
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soubassement. Le corps du dôme est distribuées, en douzes tremeaux d’égales mlargeur, et douze grands vitreaux, dont il y en a un, au milieu de chacunes des quatre faces de l’église;
Chaque tremeau est orné d’un pilastre d’ordre corinthien par le dedans, et de deux pilastres couplées de même ordre par le dehors; Les tremeaux qui regardent les quatres angles du quarré du soubassement, sont flanqués au devant de l’entré deux des pilastres couplées, par des escaliers en tourelles 14.15.16.17 ; qui viennent des quatre chambrettes triangulaires, audessus des bas combles, et montent sur le haut du dôme; le dehors de chacuns des huit autres tremeaux est flanqués par des pilastres saillans, de deux tiers de leurs largeur, au devant des entre deux des pilastres couplées, de chacuns desquels pilastres couplées, il reste aussi les deux tiers, de la largeur de leur face, aux deux costés des pilastres saillans;
Les pilastres couplées du dehors du dôme, ne doivent avoir de saillies hors le corps du mur, que la sixième partie de la largeur de la face des pilastres saillans; C’est-à-dire un tiers de mod; la saillie de leurs bases, entablements et autres membres, doit être suivant la proportion de leur ordre; mais les pilastres du dedans, ne doivent avoir de saillie, hors le nud du mur, que la dixième partie de la largeur de leur face, et les moulures des bases, et piédestaux, que la moitié de leurs saillies ordinaire, par des raisons d’optique qui seront expliqués en leur lieu.
Par le moyen de ses proportions, l’épaisseur des tremeaux du dôme, entre les faces des pilastres du dedans, et les faces des pilastres saillans du dehors, sera d’un diam. deux tiers des colonnes, du grand ordre, du dedans de l’église, parce que la circonférence interieur du plan du dôme augmente l’épaisseur du mur du soubassement, à mesure que les costés du quarré s’éloignent, du milieu des faces, ce qui fait qu’il se trouve une épaisseur suffisante au droit des pilastres saillans des tremeaux, aux costés des
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vitreaux du milieu des faces, pour que les socles, sous les bases de ses pilastres, n’excédent pas l’aplomb des faces du dehors du quarré du soubassement, et donne au murs du corps du dôme, une épaisseur convenable, pour soutenir la voûte de la coupole, jointe à ce que les quatre tourelles des escaliers, qui sont au devant des tremaux, qui regardent les angles du quarré, servent de buttées à cette voûte.
Le plan de la lenterne, représenté à la troisième figure est distribuées en douze vitreaux, et douze tremeaux égaux entr’eaux chacuns d’une même formes; ils répondent à ceux du dôme, les tremeaux de la lenterne, sont décorés chacuns d’un pilastre d’ordre corinthien, tant par le dedans que par le dehors, leurs saillies suit la proportion de ceux de l’ordre du dôme.
La quatrième figure du cinquième dessein des églises cathédrales, est l’élévation du portique Z de la principalle entrée de l’église, avec les deux Tours O; qui accompagnent le portique. La face du portail X entre les deux tours, tant au-dedans du vestibule, qu’au dessus du grand fronton; les retours 19 des costés de l’église, les avant corps 17 et l’attique des croisillons FG, le corps du dôme, et la coupole M N; avec la lenterne ST; au dessus qui couronne l’édiffice;
Par les differens plans de cette église, expliquées au desseins précédants, et aux trois premières figures de celuy cy, ont connoist les corps avancées, ou reculées, représentées en cette élévation, sans qu’il soit besoin d’en faire d’autres description; il suffit seulement de remarquer que les murs de face du dehors des bas costés, au pourtour des chapelles et du chevet, sont terminées par une balustrade, au dessus de l’entablement du grand ordre, cette balustrade n’étant interrompue, que par le fronton du portique; les deux tours, et les avants corps des bouts des croisillons, l’attique qui environne le pourtour des grandes voûtes de la nef, des croisillons, et du chœur, et de la face du portail est aussi terminé par une balustrade, qui chase une partie du toit au dessus de ses voûtes, et le haut des tours est encore terminée par une autre balustrade quoy que ses balustrades soient elévées à différentes hauteurs elle ne sont
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pas neantmoins les unes, sur les autres, parce qu’elles suivent differens pourtour, qui ne se rencontre pas dans les mêmes corps de l’édiffice;
On peut remarquer aussi les trois portes, qui entre du vestibule du portique dans l’église, celle du milieu V, est beaucoup plus grande que les autres X; aux costés, et les portes 15 aux flancs des avants corps des bouts des croisillons, qui sont les plus petites de touttes;
Les escaliers en tourelles des quatre coins du dôme, montent jusqu’au dessus de son entablement; l’on monte ensuitte en dehors de la coupole, jusqu’au pied de la lenterne, par des dégrées pratiquées dans le canal du milieu de la largeur des costés, qui répondent à ses tourelles.
L’ordre du portique, et du pourtour de l’église qui est ionique, pourroit être d’un espèce d’ordre, si on le jugeoit appropos; la hauteur de ses colonnes, et pilastres avec leurs chapiteaux, et leurs bases, qui posent sur le pavé du portique, est égalle à celle des colonnes du dedans, compris leurs socles, ainsy qu’iul a été dit.
Lorsqu’il n’y a qu’un socle, sous les bases des pilastres de l’ordre du dehors, il doit avoir d’un diamètre de hauteur, parcequ’il est continue sans faire de resaus sous les pilastres, il pourroit y avoir un soubassement plus élevé si le cas le requerroit; alors il y auroit un plus grand nombre de marches, pour monter au portique, et aux portes des autres costés qui entre dans l’église;
Quand il n’y a qu’un socle, la hauteur de tous l’ordre s’il est ionique, est de douze diamètre. Sçavoir pour le socle 9, pour la colonne ou pilastre; et 2 pour l’entablement. L’attique du pourtour des hautes voûtes, a la moitié de la hauteur de l’ordre au dessous compris le socle;
Le second ordre des deux tours aux costés du portique pourroit être corinthien, étant posé sur un ordre ionique; mais il convient mieux de le faire composé, à cause de l’ordre du dôme, qui ne peut être que corinthien, étant en quelque manière un
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troisième ordre quoy qu’il ne passe pas sur celuy des tours en étant fort éloigné.
La hauteur du second ordre des tours, est par rapport à la hauteur de l’ordre du portique, suivant la proportion réglé au premier chap. de la seconde partie, du traité des ordres d’architecture.
Le dessus de la corniche, du soubassement quarré qui soutient le dôme est terminé en platte forme, ou terrasses qui est au niveau du dessus de l’entablement du second ordre des tours; en sorte que l’ordre du dôme, étant entièrement au dessus de la hauteur de l’autre; il peut être considéré comme un troisième ordre; dont la proportion de la hauteur, doit être à la hauteur du second ordre des tours, comme la hauteur de se second ordre être à la hauteur du premier du bas, à prendre à tous depuis le dessus de leurs socles jusqu’au dessus de leurs entablements, car à l’égard des socles, ils doivent tous être d’une égalle hauteur, parce que plus ils sont élevées, plus ils sont cachées par la saillie des corniches des entablements au dessous
Suivant les proportions cy dessus, pour réduire la hauteur de ses differens ordres, sur une même mesure commune ayant divisé le diamètre des colonnes, ou pilastres de l’ordre ionique du bas, en soixante parties; la hauteur du premier ordre sans le socle, sera de 660 parties; la hauteur du second ordre des tours 623 part 1/3, et la hauteur de l’ordre du dôme aussi sans le socle de 588 part; outre ce la hauteur des socles de ses trois Ordres, étant à chacuns égallement de 60 part. font en tous pour le premier ordre AB ; 720 part. de hauteur, compris le socle; pour le second ordre des tours B.C ;683 p. 1/3 et pour la hauteur de l’ordre du dôme CD; aussi avec son socle du bas 648 part; le socle N du bas de la coupole au dessus de l’entablement de l’ordre du dôme, doit aussi être de 60 part ; comme les autres, ce qui fait en tous 2051, part 1/3 depuis le rez de chaussée A; du dehors jusqu’au dessus de l’entablement D, de l’ordre du dôme, sous le socle N où commence la naissance de la coupole du dôme ce qui revient à 34 diamètres 11 parties 1/3; des colonnes du premier ordre du bas.
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Le dôme est composé de trois parties principalles. Sçavoir le corps en forme de tour, décoré d’un ordre d’architecture, la voûte qui en fait la couverture, en façon d’une coupe à boire renversé que les Italiens appellent coupole, et l’amortissement qui en termine le haut, lequel est le plus souvent un autre petit dôme, nomme lenterne, à cause qu’il est percé pour éclairer le haut de la grande voûte du dôme.
La perfection des coupoles des dômes, est de paroitre sphérique, à quelque scituation et hauteur qu’elles puissent être placé, et de quelque distance qu’on les puissent regarder. En sorte qu’il n’est pas question de s’assujettir par des règles d’optique, à un seul point de vüe fixe parce que les dômes étant plus élevés que les autres édiffices qui les environnent peuvent être veües de prés et de loing.
S’il n’y avoit point d’amortissement au dessus de la coupole, il suffiroit de le faire en hémisphère régulière; C’est-à-dire parfaitement ronde, elle paroitroit de tous les endroits d’où on la pourroit voir, ce qu’elle fairoit en effet, mais le soubassement de l’amortissement qu’il convient de mettre au dessus coupant une partie du sommet de l’emisphère ; feroit paroitre la coupole écrasé, pour suppléer à ce deffaut, il est nécessaire d’élever le dessous du soubassement, autant que le secteur sphérique qu’il cache auroit de hauteur s’il étoit existant.
Ainsy, la règle générale pour la proportion des coupoles des dômes, tant grand que petits, est de faire leur hauteur depuis le dessus du socle N du bas de sa naissance, jusqu’au dessous du listeau, ou socle E, sous la gorge du soubassement de la lenterne, égalle à la moitié du diamètre MN ; du bas de la coupole du dehors d’une costé, au dehors de l’autre coste, diamétralement opposé, lorsqu’il y en a, parce que se sont les costés qui forment le profil de l’aspect de la coupole; le surplus du trait des coupoles sera expliquée plus au long au septième dessein de ce chap.
fol. 45v
   
Pour ce qui regarde le dôme, représenté en la quatrième figure du cinquième dessein des églises cathédrale; le dehors de sa coupole est ornées de douze costés, faisant retraites sur les socles de leur naissance du bas, qui répondent à plomb, et sont de la même largeur, et saillie que les deux pilastres couplées. Ensemble de chaque trumeaux de l’ordre du dôme, la largeur de ses costés est partagé chacune en trois, les deux parties de dehors, forment deux bandes lisses, et la partie du milieu est recreusé en façon de canal, dont le fond du creu, répond au nud de la coupole, lequel nud fait aussi retraite sur le socle du bas, qui est à plomb du nud du mur du corps du dôme.
Quoique la largeur du diamètre du dôme, soit plus rélatif à la distrbution de l’ordre du dedans de l’église, qu’à celuy du dehors, neantmoins suivant la proposition cy dessus, la hauteur NE; de la coupole se trouve par le calcul être de 515 part 1/3 de la mesure commune des ordres du dehors.
La hauteur EL; du soubassement de la lenterne qui sert d’amortissement à la coupole du dôme, est égale à la huitième partie de la hauteur de l’ordre du corps du dôme, n’ont compris le socle du bas, et la hauteur LR; de l’ordre de la lenterne, qui est corinthien est de
en dessous
la moitié de la même hauteur de l’ordre du corps du dôme, avec l’entablement aussi, n’ont compris le socle du bas,en sorte que la hauteur EL; du soubassement est le quart de la hauteur de l’ordre LR. La hauteur RP du socle au dessus de l’entablement de l’ordre de la lenterne; est égalle au tiers de la hauteur EL, du soubassement. C’est-à-dire que le socle du haut est égalle à la largeur de la face des pilastres de l’ordre de la lenterne, parce que l’ordre corinthien de la lenterne doit être dans la juste proportion régulière, sans aucuns changements; quoy que les trois autres grands ordres, ayant leurs entablements de deux neufvième de la hauteur de leur pilastres, comme à l’ordre ionique du bas, suivant la règle du premier chapitre de la seconde partie du traité des ordres d’architecture.
Le diamètre LE; du listeau, ou socle, du bas du soubassement de la lenterne, est égale au tiers du diamètre MN
fol. 46
   
du dehors du bas des costés de la grande coupole du dôme, et le diamètre ST du corps de la lenterne au droit de la face des pilastres, est le quart du même diamètre MN; du bas des costés de la grande coupole; le petit socle au dessus de l’entablement de la lenterne est à plomb de la face des pilastres.
La petite coupole de la lenterne, avec la gorge de sa naissance, ont ensemble de hauteur PQ depuis le dessus du socle du bas, jusqu’au dessous du socle du piédouche de la croix. La moité du diamètre RP; du socle du bas, et le diamètre YQ du pleinte du piédouche de la croix, est la sixième partie du diamètre RP du socle au dessus de l’entablement de la lenterne.
La hauteur Q& de la croix avec son piédouche, est égalle à la hauteur PQ de la petite coupole de la lenterne avec sa gorge, et son socle du bas;
Le restant des proportions du dôme, de la lenterne et de la croix au dessus, avec le trait du contour du profil des coupoles, sera expliqué au septième dessein du chap.
Pour réduire toutte les différentes proportions cy dessus, à la mesure commune, du diamètre des colonnes du grand ordre ionique du bas, divisé en 60 part, la hauteur EL du soubassement de la lenterne, est 73 part ½; L’ordre du corps de la lenterne LK; avec son entablement est de 294: part. le petit socle au dessus KP, 24 part ½; la petite coupole de la lenterne avec la gorge de sa naissance PQ, 127 part 1/3; et la hauteur de la croix Q& ; avec son piédouche, 152 part; ainsi la hauteur depuis le dessus de l’entablement de l’ordre du dôme D; jusqu’au sommet de la croix &; est de 1246 part 2/3; et toute la hauteur généralle depuis le rez de chaussée A; de la place au devant du portique, jusqu’au sommet de la croix & est de 3298; parties qui font 54 diamètres 58: parties des colonnes de l’ordre ionique du portique;
fol. 46v
   
L’élévation du flanc, ou face de costé de l’église cathédrale, représenté au sixième dessein dans toute sa longueur AB; depuis le devant du portique, jusqu’au derrière de la chapelle du chevet, n’est pas moins nécessaire que l’élévation de la face de la principalle entré, pour faire connoitre la régularité, et donner l’intelligence des proportions extérieurs de l’église;
L’avant corps 16.17. au bout des croisillons G entre la nef, et le chœur, forme le milieu de la façade 19.18 ; du dehors des chapelles latterales, ayant de chaque costés six espaces, où sont les grands vitreaux de ses chapelles, égaux à celuy du milieu de l’avant corps. La demy lune 19.24. de l’escalier circulaire joignant la tour, qui fait l’arrière corps 24.23 ; terminé par le flanc du portique Z; font en quelque sortes simetrie à la demy lune 20.21. qui a pour arrière corps le flanc 21. 22 ; de la grande chapelle du chevet de l’église, et flanc 21.22; est ornée d’un vitrail feint de la forme, et grandeur des autres vitreaux des chapelles.
La porte S qui entre dans le chevet de l’église au milieu des deux chapelles circulaire RR; avec le flanc 20.22. du retour des chapelles latérales, lequel est de même saillie, façon et cimetrie, que le flanc 21.22 de la grande chapelle du chevet; font ensemble une autre espèce de simetrie, et petite façade régulière sur la diagonalle.
L’ordre du portique Z. règne au pourtour des mus de faces du dehors de l’église, il est couronné d’une balustrade au dessus de son entablement; L’attique qui suit le pourtour des grandes voûtes des croisillons de la nef et du chœur, est aussi couronné d’une balustrade, qui s’amortit sur le fronton qui termine le haut de l’avant corps 16. 17;
fol. 47
   
Description
fol. 47v
   
fol. 48
   
Le dessus de la corniche de l’entablement du corps de la lenterne, ou petit dôme Q, au dessus du comble de la grande chapelle du chevet de l’église est au niveau du dessus de la corniche de l’attique.
Le second ordre ne règne qu’aux deux
en dessous
tours O; au costés du portique de la principalle entrée, il est aussi couronné par une balustrade, le dessus de la corniche d’entablement de ce second ordre des tours, est au niveau de la platteforme, ou terrasse au dessus de la corniche du soubassement quarré D.E ; qui soutient le grand dôme, la hauteur de cette corniche du soubassement est égalle à la hauteur de la corniche d’entablement du second ordre des tours, et son profil est semblable, à celuy de la corniche des piédesteaux de l’ordre corinthien, la frise au dessous est égalle au trois cinquième de la hauteur de la corniche, et l’astragale du bas avec son filet ont ensemble la sixième partie de la hauteur de la frise;
Au corps du dôme, la face qui regarde le costé du croisillons de l’église, est toute semblable à la face qui regarde le portique. L’astragale du haut du fust des pilastres règne avec son filet au pourtour du nud du mur, et des avant corps du dôme et le haut des archivoltes des vitreaux, est un tiers de diamètre de pilastre plus bas, ces vitreaux du dôme sont dans la proportion marqués pour les fenestres ceintrées corinthiennes, au huitième chap. de la seconde partie du traité des ordres d’architecture, ce qui en détermine la largeur, et les vitreaux des chapelles sont dans la proportion des fenestres ceintrées ionique; observant que les allettes des vitreaux du dôme, entre l’arreste de leur piédroit, et le costé du pilastres de leur ordre, ait un demy diamètre, ou un mod. du même pilastre de largeur, les allettes dev vitreaux des chapelles, ont trois cinquièmes du diamètre, ou face des pilastres du grand ordre ionique, ce qui déterminera la largeru de leur tremeaux, et la hauteur de leurs apuis, les vitreaux des grandes voûtes commence du dessus du socle de l’ordre attique, leur hauteur est le double de leur largeur.
Les balustrades sont dans la proportion expliqué au douzième chap. de la seconde partie du traité des ordres d’architecture, par rapport à la grandeur du diamètre des colonnes ou pilastres des ordres qu’ils couronnent, suivant laquelle proportion
fol. 48v
   
l’ediffice étant supposé de la grandeur proposé au premier dessein de ce chapitre, la hauteur de la première balustrade aura la septième partie, de la hauteur du grand ordre ionique, au dessous, n’ont compris le socle; du bas de cet ordre; ont prendra de même la septième partie de hauteur du second ordre des tours, sans le socle pour faire la hauteur de la balustrade qui le couronne, et pour faire la hauteur de la balustrade qui le couronne, et pour faire aussi la hauteur de la balustrade du haut de l’attique, ces deux dernières balustrades etant de même comparaisons avec celle de l’ordre au dessous;
La première balustrade au dessus de l’ordre ionique, cache une grande partie des petits toits des galleries, et des chapelles. Les toits des croisillons étant croupées par les bouts, sont presque tous cachées par les frontons des avants corps de face des costés, et les toits des autres grandes voûtes, ne peuvent être vües que de loing, à cause de la balustrade de l’attique qui en cache une partie.
Le haut de la couverture de la grande chapelle quarré du chevet de l’église, ne monte qu’à la hauteur du dessus de la balustrade du grand ordre des murs de face; en sorte qu’il semble que le soubassement de son petit dôme pose sur cette balustrade, pour avoir les proportions de ce petit dôme, il faut diviser la hauteur depuis le dessus de sa corniche d’entablement, qui est comme il a été dit au niveau du dessus de la corniche de l’attique des grandes voûtes jusqu’au dessus de l’apuy de la balustrade au dessous, en 23 parties. Le soubassement en aura 5, le pilastre de l’ordre 15; et l’entablement 3; des cinq parties du soubassement le socle en aura 2, et la gorge 3; L’ordre de ce petit dôme est dans la juste proportion corinthienne, le diamètre du corps du dôme à prendre du dehors de la face d’un pilastre, au dehors de la face de l’autre pilastre opposé, est égalle à la hauteur depuis le bas du socle du soubassement, jusqu’au dessus de la corniche de son entablement, le socle au dessus de cette corniche, est égalle à la hauteur de celuy du bas du soubassement, la hauteur de la petite coupole au dessous, est égalle à la moitié de son diamètre, à conter du dessus du socle de sa naissance, jusque sous le pleinte du piédouche de la croix, qui luy sert de couronnement, il n’y a que huit vitreaux dans le pourtour de ce petit dôme, comme il est marqué au quatrième dessein;
Les mesures cottés sur le sixième dessein sont relatif à celle du dessein précédant ; c’est-à-dire que 60 de ses parties font la largeur de la face des pilastres du grand ordre ionique;
fol. 49
   
L’usage à Paris est de faire en charpente le hors des coupoles des églises, beaucoup plus élevées que leur voûte du dedans qui est de maçonnerie, à la différance des dômes d’Italie, principalement à Rome, où la même voûte du dedans forme aussi la coupole du dehors, ce qui rend les dômes d’Italie plus légers que ceux de Paris, ausquels la longueur, la grosseur et la quantité des pièces de bois, qui sont employés à la structure de la charpente des coupoles des dômes, est une sur charge, qui pesent incomparablement plus que la voûte, et oblige à faire les murs et les pilliers qui portes [sic.] le dôme, plus masif [sic.], et par conséquent le dedans de l’église moins dégagées, qu’aux églises, où la voûte de la calotte sert de coupole.
Cette pratique à Rome, peut provenir de la facilité de construire les voûtes avec de la brique, et du mortier composé de posolane, et de chaux, lequel sailliant avec la brique presque aussitost qu’il est employées [sic.], forme de toute la voûte un corps solide, comme si elle étoit d’une seule pièce, qui a peu de poussée, cependant ont y pourroit suppléer par l’arc du trait de la coupe des pierres, particulièrement à Paris, en se servant de blots [sic.] de pierre de St Leu, qui pèse moins que la brique, et que l’on peut avoir assée gros, pour faire le parpin de l’épaisseur de la voûte, faisant parment au dedans de la calotte, et au dehors de la coupole, en bien couler, et sêcher les joints avec siment, composé de tuileaux battus bien fin, et de chaux, couvrant le dessus de la coupole de table de plomb couturé, comme l’on fait à Rome, on pourroit aussi tenir la poussée, et l’écartement de la voûte, par des chaines en forme de cercle de fer au pourtour, par le dehors, observant de ne point enfermer le fer, dans l’épaisseur de la voûte, mais l’encastrer seulement de sa grosseur, afin que le fer venant à rouiller, ne fasse point éclater ny fondre la pierre.
Le septième dessein est le profil ou coupe du dôme, et d’une partie de l’église, suivant la ligne qui passe par le milieu de la longueur des croisillons FG ; les pilastres saillans avec leurs arcs doubleaux AB ; ont les mesmes proportions marqués à la seconde fig.e, du troisième dessein cy devant, ils sont en liaison avec
fol. 49v
   
les autres pilastres, et arcs doubleau HO; en arrière corps, joignant par le costé, pour soutenir ensemble les murs O.C; du soubassement quarré du dôme.
Le profil du mur CD; du corps du dôme, étant représenté au droit du milieu des vitreaux des faces, ne fait pas paroître toutes l’épaisseur des tremeaux, au droit des pilastres flanqués, que l’on ne voit qu’en racourcies, sur ce dessein, et il sont même en partie cachées par le tournant de la circonférence du mur, ces tremeaux ont neantmoins la force suffisante pour soutenir la pesanteur et la poussé de la voûte de la coupole, dont la butté est encore augmenté par les quatre tourelles des escaliers, qui sont adossées aux tremeaux en diagonalle, qui regarde les angles du soubassement quarré.
La hauteur depuis le pavé A; du dedans de l’église jusque sous la clef des grands arcs doubleaux B, qui porte le dôme ayant été expliqué à la seconde figure du 3e dessein de ce chapitre, et à la largeur de l’archivolte de ses arcs doubleau, étant de deux tiers du diamètre des colonnes du grand ordre de l’église, il faut ajouter la moitié de la largeur de cet archivolte, par le dessus pour former toute la hauteur, jusque sous le bas de l’architrave du grand entablement circulaire, qui termine les pannaches de la voûte sphérique 1.2; en pendentif octogone, qui soutiennent le dôme, la saillie du bas de cet architrave circulaire, au devant du nud de l’archivolte B, du grand arc doubleau est égalle à la distance B2 qui est entre le dessus de l’archivolte, et le bas de cette architrave. Le centre 3 de la voûte sphérique des pannaches du dôme est au même niveau de la naissance des grandes voûtes de la nef, du chœur et des croisillons.
Pour avoir la proportion du grand entablement circulaire, qui soutient le dedans du dôme, il faut diviser la hauteur depuis le dessous de son architrave 2 jusqu’au pavé de l’église A, en 13 parties, la hauteur 2.V; de cet entablement circulaire, sera égale à 2 de ses parties, et le socle VX au dessus aura 1 autre part; la hauteur 2.V de l’entablement circulaire, étant divisé en 25 parties, l’architrave en aura 7; la frise qui est droite et à plomb du bas de l’architrave 8; les 10 autres parties seront pour la corniche, la saillie du haut de cette corniche aura les trois quarts de sa hauteur, le socle au dessus est à plomb de la frise.
fol. 50
   
Description
fol. 50v
   
fol. 51
   
Le dessus de la corniche Z de l’entablement de l’ordre corinthien qui décore le dedans du dôme, est au niveau du dessus de la corniche D; de l’ordre du dehors, ont divisera la hauteur XZ; entre le dessus du socle du bas du dedans du dôme, et le dessus de la corniche de l’entablement du haut en 23 parties, les piédestaux en auront 5, les pilastres 15, avec leurs bases et chapiteaux; et l’entablement 3; les hauteur des différentes partie de cet ordre sont proportionnées à la hauteur du totale, suivant la règle ordinaire de l’ordre corinthien, mais ne pouvant être veües que de fort bas, et d’une distance peu éloigné, les hauteur se racourtissent à la veües à proportion plus que les saillies, ce qui fait que la largeur des pilastres, ne doit être suivant les règles de l’optique, que la douzième partie de leur hauteur avec la base et le chapiteau, les saillies du chapiteau, et des moulures de l’entablement, doivent être dans la proportion du module de la largeur des pilastres, les membres de la base, des pilastres, de la corniche, et de la base des piedesteaux ne doivent avoir que la moitié de saillie, qu’ils auroient approportion de leur hauteur, pour ne se point cacher les uns des autres.
La face des pilastres de l’ordre du dedans du dôme, est à plomb du nud des grands arcs doubleaux qui le porte, la saillie de ses pilastres, hors le corps du mur n’a que la dixième partie de la largeur de leur face, et la saillie des pilastres du dehors, la sixième partie de la largeur qu’ils auroient s’ils étoient entiers, afin de donner une épaisseur convenable au mur du corps du dôme, ainsy qu’il a été expliqué, à la seconde figure du cinquième dessein.
Le socle au dessus de l’entablement du dedans du dôme, est à plomb de la frise de cet entablement, sa hauteur est égalle au socle de dehors N; en sorte que les centres des naissances de la calotte du dedans et de la coupole du dehors, sont sur la ligne MN, au niveau du dessus de ses socle, le socle de dehors fait retour à l’aplomb du fust des pilastres, et du nud du mur du corps du dôme. Les naissances des costes, et du nud de la coupole par le dehors, et de la calotte du dedans, font retraite de chaque costés, de la vingtième partie de la hauteur de leur socle.
La hauteur NE; de la coupole du dôme, depuis le dessus du socle N; jusqu’au dessous du listeau, ou socle E; du soubassement
fol. 51v
   
de la lenterne, est ainsy qu’il a été dit au cinquième dessein, égalle à la moitié du diamètre MN, du dehors d’une costé, au dehors de l’autre costés opposé, ayant divisé ce diamètre MN; en 3 aux points 4.5; et elevé les lignes à plomb 4.I ;5; Coupant la ligne IE au niveau du dessous du soubassement de la lenterne; le diamètre IE du listeau, ou socle dudit soubassement, sera le tiers du diamètre MN; du bas des costes de la coupole, ont prendra sur la ligne de niveau MN; le point 6; également distant des point NE; du centre 6; on tracera l’arc de cercle NE, on fera la même chose de l’autre costé pour avoir le centre 7 de l’arc MI; qui formeront le contour du profil du dehors des costes, ont suivra la même metode pour avoir les centres 8.9 ; des arcs du nud de la coupole.
Le trait du dedans de la calotte 10.11 ; se trouvera en portant le parpin, de l’épaisseur du bas de la voûte, entre le dedans de la calotte, et le nud du dehors de la coupole, sur le haut des lignes à plomb 4I ;5; en descendant depuis T jusqu’à 12 et depuis E jusqu’à 13; ont prendra sur la ligne de niveau MN; le centre 14 également distant des points 11.13 ; pour tracer l’arc 11.13 ; et le centre 15, pour décrire l’autre arc 10.12; la ligne de niveau 12.13 qui commencera la naissance des moulures du bas du cordon qui soutient le dedans de la lenterne, terminera le haut de la calotte du dedans du dôme, par cette règle la voûte du dôme, sera moins épaisse par le haut que par le bas.
La hauteur EL; du soubassement de la lenterne; qui est la huitième partie de la hauteur 16 D; de l’ordre du dehors du corps du dôme avec son entablement, n’ont compris le socle du bas; se divise en 15 parties, le listeau ou socle inférieur en a 4; la gorge 8; et le petit socle supérieur 3 ; le diamètre ST du corps de la lenterne au droit des faces des pilastres extérieurs, étant le quart du diamètre IE; du socle du soubassement; en sorte que la saillie du socle inferieur, au devant de la face des pilastres, est de chaque costé un sixième du diamètre du corps de la lenterne; cette saillie se divise en 3 parties, la saillie du petit socle supérieur du soubassement en a 1; les deux autres se partage en 4; la saillie du haut de la gorge en a 1; les 3 autres sont pour la saillie de la gorge, c’est-à-dire du socle inferieur.
La hauteur LK de l’ordre corinthien du dehors du corps de la lenterne, qui a compris son entablement, quatre fois la hauteur EL; du
fol. 52
   
soubassement, se divise en 6 part. les pilastres en ont 5; et l’entablement 1; la largeur de la face des pilastres, à la dixième part de leur hauteur, et leur saillie hors le corps du mur a un sixième de leur largeur, le reste est suivant les proportions de l’ordre corinthien, le dessus du socle supérieur L du soubassement sert d’apuy aux vitreaux de la lenterne.
Le diamètre ST; du corps de la lenterne, étant divisé en 8 parties, l’épaisseur des murs entre les faces des pilastres extérieurs et les faces des pilastres intérieurs en a 1 ; et le diamètre du vuide 6. L’ordre interieur qui est aussi corinthien, a les mêmes proportions que l’extérieur, à l’égard des hauteurs, mais la face des pilastres interieur, n’a que la treizième partie de leur hauteur, avec la base, et le chapiteau, et leur saillie or le corps du mur est la dixième partie de la largeur de leur face, les moulures de la base, n’ont que la moitié de leur saillie ordinaire, et les saillies des moulures de l’entablement, sont proportionnés à la largeur de la face des pilastres.
La hauteur entre le dessus de l’apuy des vitreaux 17, et la ligne de niveau 12.13; de la naissance des moulures du bas du cordon qui soutient le dedans de la lenterne, se divise en 3 parties, le cordon avec les moulures qui l’accompagne en ont 1, les deux autres sont pour le soubassement de l’ordre, en forme de piedestail toscan, continue, lesquelles se partage en 8; la base en a 2; le nud 5; et la corniche 1.
La hauteur du socle P; par le dehors du bas de la petite coupole de la lenterne, au dessus de l’entablement K; de l’ordre du dehors, est égalle à la largeur de la face du pilastre, il est à plomb du nud de la frise, la hauteur de cette petite coupole au dessus du socle, jusque dessous le piédouche de la croix, est égalle à la moitié du diamètre P.R; dud. socle, cette hauteur se divise en 5, la gorge P.18 au dessus du socle en a 1; les 4 autres 18.Q sont pour la coupole.
Le diamètre YQ; du pleinte du bas du piédouche de la croix, est la sixième partie du diamètre R.P ; du socle du bas de la petite coupole, qu’on trouve sur la ligne R.P; au niveau du dessus de ce socle, le point 19 centre d’un arc de cercle 20.Q, qui passera du point de l’aplomb du nud de dehors du mur du corps de la lenterne, sur la ligne PR; par le point Q, extrémité du bas du pleinte du piédouche de la croix, pour former le profil du contour de la petite coupole; au dessus de la gorge de sa naissance,
fol. 52v
   
on tracera de même de l’autre costé du centre 21 l’arc 22 Y.
La hauteur du socle 24, du dedans de la petite calotte, lequel est aplomb de la face des pilastres interieur, au dessous, est la même que celle du socle P de dehors, des points 25.26 du bas du socle intérieur sur la corniche d’entablement, ont tracera de chaque costés des lignes passantes par le point 27. où la ligne de niveau 20.22. du dessus de la gorge de la naissance de la petite coupole est coupé par l’axe de la lenterne, des centres 25.26, et de l’interval depuis lesdits centres jusqu’à l’aplomb du nud du dedans du mur opposé du corps de la lenterne, ont tracera les arcs de cercle 23.28 ; 24.29 ; et du centre 27. ont tracera l’arc de cercle du haut 28. 29; ces trois arcs formeront ensemble le trait du profil de la calotte du dedans, ce qui rendra aussi la voûte de la petite coupole de la lenterne, moins épaisse par le haut que par le bas.
La hauteur Q& de la croix, avec son piédouche qui est égalle à la hauteur K.Q. de la petite coupole compris son socle du bas, se divise en 6 parties. le piédouche Q.30 avec le petit amortissement du pied de la croix en ont 2, la tige 30.31 ; de la croix jusqu’au centre des croisillons en a 3; et le haut de la croix 31.& ;I. Chaque branche des croisillons en ont aussi I; ensorte que la largeur 32.33; de l’extrémité d’un croisillons est égalle à la moité de la hauteur 30.&; de la tige de la croix, jusqu’au sommet et le tiers de toute la hauteur Q&; compris le piédouche; la largeur de la face du montant, et des croisillons est la huitième partie de la largeur des deux croisillons ensemble, et l’épaisseur est égalle à la largeur de la face.
fol. 53
   
La première figure du huitième dessein du chapitre des églises cathédrales, ne différent de la seconde figure du troisième, qu’en ce que celle là n’est qu’un simple profil, où les mesures et proportions sont expliqués, tant en générale qu’en particuliers, et celle cy est le dessein entier de la coupe ou profil sur le travers de l’église, au droit du devant de l’abside du chevet du chœur, pour en représenter la convenance, et la forme, le devant de l’abside est terminé par un grand arc doubleau, porté sur les deux pilastres saillans de sa face, qui termine le chevet du chœur. L’entablement du grand ordre, et le petit soubassement de la grande voûte au dessus, règne au pourtour de la niche du dedans de l’abside, dont la voûte est en demy cul de four, elle est partagé en cinq espaces en lunettes, par quatre demy arcs doubelaux qui pasent sur les quatre colonnes du pourtour, ces demy arcs doubleaux vont en se retraissisant vers le sommet suivant les rayons sphériques, et sont terminés par une demy rose, dans le haut vers la clef de la voûte, ainsy qu’il est marqué au plan des grandes voûtes, sur le quatrième dessein de ce second chapitre. Le haut de l’abside est éclairé par cinq vitreaux ovales, au pourtour de sa voûte, qui répondent au milieu des cinq entrecolonnements de son plan.
Les chapelles latterales, sont terminées par le haut en voûte de cloître, et leurs combles sont continués au dessus des voûte de cloître galleries latterales, ses combles sont en croupes par les deux bout 36.37; et séparées les uns des autres par des goutières 36; au pourtour des murs de l’attiques qui soutient le comble des grandes voûtes, et une pareille goutière au chevet 37 au derrière des balustrades qui couronnent les murs de face de dehors, dont l’eau s’écoule par des gargouilles et petits godets 1; saillans hors la corniche du grand entablement au droit de la face de chaque pilastre du grande ordre ionique dans tous le pourtour du dehors de l’église.
Le jour des vitreaux 2 des chapelles, qui se communique jusqu’au chœur par les entrecolonnements, joint avec le jour des vitreaux 3 de la grande voûte donne beaucoup de clairté par toute l’église.
fol. 53v
   
La grande cave D; sous le chœur est en voûte d’arreste porté dans le milieu par des pilliers quarrées 4 de distance en distance à l’alignement des colonnes. Les caves IL; sous les galleries latterales, sont en berceau d’un bout à l’autre, et les caveaux M sont en voûte de cloître sous chacunes des chapelles. Touttes ces caves et caveaux se communiquent les uns aux autres, par des portes d’enfilades, dans la largeur de l’église, sous le milieu de chaque entrecolonnement, vis-à-vis desquelles enfilades sont des soupiraux 5 en abajour, surle dehors au droit du milieu des faces de touttes les chapelles, ainsy qu’il est marqué par ce profil, et par le plan des caves au second dessein. Ces soupiraux sont fermées par des grilles de fer maillée à jour pour donner de l’air aux caves.
Les tirans des fermes des combles, au dessus des grandes voûtes du chœur, de la nef et des croisillons, pose sur des encorbellements de pierre, par le haut du dedans des murs de l’attique, sans toucher sur les voûtes, les chenaux ou goutières 34; qui sont au derrière des balustrades 33, au dessus de l’attique, ont leur pente pour en écouler les eaux par 12 tuillaux de dessentes placés dans les angles rentrant, tant au pourtour du soubassement du dôme au derrière du grand portail, et au costé du chevet du chœur, pour conduire les eaux dans les goutières 36 au bas des vitreaux des grandes voûtes.
La seconde figure du huitième dessein est un autre profil de l’église cathédrale, coupé par le milieu du dôme, sur le travers des croisillons, dont le trait, et les proportions par le dedans de l’église ont été expliqués au septième dessein de ce chapitre. Le profil des murs de faces des avants corps F.G; qui termine les croisillons, fait connoitre le rapport de l’ordre ionique du dehors 16.18. avec l’ordre corinthien du dedans et de l’attique 18.17. avec les grandes voûtes des croisillons, qui sont les mêmes qu’à la nef et au chœur.
Les mesures qui sont cottés sur les deux figures de ce dessein, pour les proportions extérieurs sont les mêmes que celles des cinq, six et septième dessein précédant, lesquelles mesures sont relatif au diamètre des colonnes et pilastres du grand ordre ionique, divisé en 60 parties.
fol. 54
   
Description
fol. 54v
   
fol. 55
   
Aux avants corps FG des flancs de l’église, les vitreaux 2 de l’ordre ionique, qui sont au dessus des autels des grandes chapelles, des bouts des croisillons, faisant face au milieu du dôme, ont les mêmes proportions que les vitreaux des autres chapelles. La largeur de ses vitreaux est de 141 parties, leur hauteur 330 part., la hauteur de leur apuis est de 180 part; au dessus du socle du bas du grand ordre extérieur, ou du pavé du dedans de l’église; qui est la même chose, et la hauteur entre le dessous de la clef de leur ceintre et le dessous de l’architrave, est de 30 part; les vitreaux 3 de l’attique des avants corps sont aussi les mêmes que ceux des grandes voûtes, leur largeur est de 115 part, et leur hauteur 230 part, à prendre du dessus du socle de l’attique qui leur sert d’apuy, lequel est au niveau du dessus du soubassement des grandes voûtes; les vitreaux du dôme ont 129 part de largeur, et leur hauteur est 322 part; la hauteur de leur apuis au dessus du socle extérieur, est de 73 part, et la hauteur entre le dessous de la clef de leur ceintre, et le dessous de l’architrave de l’entablement du dôme est de 86 parties.
Au-dedans de l’église, les grandes arcades des quatre pans octogone, sous le dôme, sont dans la proportion corinthienne sans piedestail, le dessous de la clef de leur ceintre, est d’un module de leur ordre plus bas que le dessus de l’astragale du haut des pilastres, et la largeur de la face de leur allettes est de cinq sixième de ce mod; C’est au travers de ses arcades que passe le rayon visüel des premières galleries latterales, d’un bout de l’église à l’autre, comme il a été expliqué au premier dessein.
Les deux entrepilastres de chaque costés des croisillons Les plus proches du dôme, formes les secondes galleries latterales. L’imposte des arcades des pilliers du dôme; règne aux autres entrepilastres plus éloigné, qui sont remplie d’un mur au droit des chapelles, et au dessous de l’imposte est un grand pannau d’architecture, où on pourroit mettre un tableau de peinture, de dessus de l’imposte est orné d’un bas relief rond.
Les pans des demy octogone où sont les petites portes pour entrer dans l’église aux costés des grandes chapelles, des bouts des croisillons, ne monte qu’à la hauteur du grand ordre corinthien, formant des petites plattes formes au dessus de l’entablement des grandes voûtes, et leur soubassement, étant continué tous droit, et terminée en pignon au derrière du mur de
fol. 55v
   
l’attique des avants corps. Ces grandes voûtes sont d’arrestes au droit des vitreaux séparées par des arcs doubleaux, peu saillant, à plomb des pilastres du grand ordre, au-dedans de l’église, les pans de l’octogone sous le dôme sont terminées au dessus du soubassement des grandes voûtes, par de petits arcs doubleaux, ornées au-dedans de leurs ceintre, par des bas reliefs rond. Les pannaches de la grande voûte sphérique en pendentif au dessus sont lisses, destinées pour y mettre de la peinture, de même que la grande calotte du dôme, et la petite calotte de la lenterne, la peinture rendant ses parties de l’ediffice plus léger, que ne feroit des sujets de sculpture.
Le grand entablement circulaire, qui soutient le dôme au dessus des pannaches, doit être suivant les profils de l’ordre composé, pour convenir à l’ordre corinthien du dessus, observant que les saillies de l’architrave, et de la corniche de cet entablement circulaire, ne soit que les trois quarts de ce qu’elle devroit être, à proportion de leur hauteur, parce que ne pouvant être veüe que par le dessous, les hauteurs diminuaent, et les saillies augmantent par des raison d’optique; la frise est droite et lisse, le bas des apuis des vitreaux au-dedans du dôme, est ornées de pannaux d’architecture, et les entre piédestaux au dessous doivent être lisse ont y pourroit peindre, dans les milieux des trophées d’église en camayeux, comme par faisaux suspendües, et descoupées sur le fond blanc du mur, où les bustes des douze apostres en medailles, ou d’autres sujets pieux, dans le même goût observant que la peinture n’en occupe que la partie du milieu; et que les fond, et les costés reste de la couleur du mur; le diamètre des colonnes du baldaquin du maître autel, n’est que la moitié de la grandeur du diamètre des colonnes, et pilastres du grand ordre de l’église, le pleinte des bases des colonnes du baldaquin pose sur le planum qui est au niveau du dessus du socle du grand ordre, le marchepied du maître autel doit être de trois degrés plus haut que le planum, et le marchepied des lutrins ou pulpitre de l’épitre et de l’évangille, un degré moins élevés que celuy de l’autel;
Le maître autel, et son baldaquin, seront représentés par des desseins plus en grand à la fin de ce chapitre.
fol. 56
   
La Coupe ou profil sur la Longueur du dedans de l’église, représenté au neufvième dessein a beaucoup de rapport avec l’élévation du flanc extérieur de la même église, contenue au sixième dessein, depuis le peron A du portique de la principalle entré, jusqu’au dehors de la chapelle du chevet B, les proportions extérieurs sont les mêmes à l’un, et à l’autre, et les proportions intérieurs ont étés expliqués au dessein précédent.
Au vestibule du portique Z, les colonnes de la face étant isolées, l’entrecolonne Y du bout est à jour comme les entrecolonnes du devant. L’autre entrepilastre vers l’église, ainsi que ceux de la face sous le vestibule aux costés de la grande porte de la principalle entré de l’église, sont ornées de niches au dessus de la pleinte; qui est à la hauteur des apuis des vitreaux, dans ses niches sont les statues des saints patrons de l’église. L’imposte des vitreaux règne au dessus des niches, avec des bas reliefs rond, dans les espaces sous l’architrave, le haut du vestibule est en voûte de cloître, dont le ceintre monte en partie dans le comble qui suit le fronton du portique par le devant, et est en croupe par le derrière, pour dégager le vitrail du pignon du bout de la grande voûte de la nef, lequel vitrail est rond, comme il est marqué au cinquième dessein, à la face du portail, à la différence des vitreaux des pignons des voûtes des croisillons qui sont en arcades, comme les autres vitreaux des grandes voûtes.
Ce dessein fait connoitre plus distinctement que les autres desseins précédans, comme le dessus de la corniche O de l’entablement du second ordre des tours, est au niveau du dessus de la corniche DE, du soubassement du dôme.
L’entablement du grand ordre corinthien du dedans de l’église passe tous droit sur les chapiteaux des colonnes, de la nef, du chœur, et de l’abside du chevet, dont les entrecolonnements sont tous ouverts.
Au combles des grandes voûtes les tirans qui soutiennent les fermes, ne touchent point sur les voûtes, ces tirans portent un plancher qui conduit par des passages en degrées au travers des murs du soubassement du dôme
fol. 56v
   
sur la grande corniche circulaire du dedans, et par d’autres passages aux escaliers en vis, qui montent sur le dôme.
Le profil du baldaquin du maître autrel, qui est placé à l’entré du chœur, sous une partie du dôme, fait connoitre le rapport et la proportion qu’il a, avec le grand ordre du dedans de l’église, la hauteur de son planum du marchepied du maître autel, et de cleuy de l’autel de ferie, qui regarde le chœur, la forme des petits escaliers qui descendent dans la cave du trésor, ou confession des reliques, qui est sous le baldaquin, et l’ouverture de la voûte qui repond sous le maître autel, pour se conformer à l’encienne rubrique de l’église, qui plaçoient les maîtres autels, qui étoient pour l’ordinaire unique en chaque église, sur les tombeaux des saints martyrs. Cette cave du trésor ne doit point avoir de communication avec les autres caves, de l’église destinées pour la sepulture des fidelles.
Le premier entrecolonnes du chœur joignant le baldaquin, est tout à jour, et doit être seulement fermé par une porte en grille de fer, afin que les fidelles qui sont dans les lattereaux puissent voir le maître autel aux travers des barraux, les autres entrecolonnements du pourtour du chœur de l’abside, sont clos d’un mur ou lambris au derrière des hautes chaires ou stales, jusqu’à la hauteur des appuys des grands vitreaux des chapelles, à la réserve de l’entrecolonnement du milieu du chevet, où doit être une porte aussi en grille de fer pour entrer dans le chœur.
Le ceintre de la voûte circulaire au pourtour du chevet du chœur, monte dans son comble, parce que cette gallerie circulaire est pluss large que les autres galleries latterales de la nef et du choeur.
A la grande chappelle quarr& du chevet de l’église les arcades des flancs sont feintes, il n’y a que celle de l’entrée par la gallerie circulaire, qui soit entièrement ouverte, dans l’autre arcade de la face opposé, est le vitrail qui éclaire cette chapelle, laquelle est encore éclairé par les huit vitreaux de la lenterne, du haut, la voûte de cette chapelle est de cloître surbaissé, elle est extradossé à l’extérieur, dont le haut est au mieux du dessus de l’apuy de la balustrade du grand ordre ionique, des
fol. 57
   
fol. 57v
   
fol. 58
   
murs de face du dehors de l’église.
Le plan de la lenterne est circulaire, le dessus de la corniche d’entablement du petit ordre corinthien, qui la décore par le dehors est au niveau du dessus de la corniche d’entablement de l’attique, qui soutient le comble des grandes voûtes, la hauteur entre le dessus de cette corniche, et de deussus de l’apuy de la balustrade du grand ordre extérieur; se divise en 5 part; le soubassement de la lanterne en a 1, les 4 autres sont pour le petit ordre corinthien avec son entablement. Le dessus du soubassement sert d’apuis aux vitreaux de cette lanterne, son diamètre extérieur du dehors de la face d’un pilastre, au dehors de la face de l’autre pilastre opposé, est égalle à sa hauteur, depuis le dessus de sa corniche d’entablement jusqu’au bas du soubassement. La hauteur du socle au dessus de la corniche, est égalle à la largeur de la face d’un de ses pilastres.
La hauteur et le trait extérieur de la petite coupole de Cette lenterne, est dans la même proportion de la grande coupole du dôme, et le trait de la petite calotte du dedans est en plein ceintre pour convenir au goût de la voûte surbaissé de la chapelle. Ce qui forme deux espèces de voûtes, l’une extérieur par la coupole, et l’autre intérieur pour la calotte, avec un espèce de vuide entre deux.
La croix qui termine la coupole de cette lenterne, avec son piédouche, sont dans la proportion de la grande croix de la lenterne, au dessus du dôme.
La voûte de cette chapelle du chevet de l’église, la petitte calote, et les tremeaux entre les vitreaux, par le dedans de la lenterne sont lisses et si ont les vouloient décorer, il conviendroit que ce fut en peinture, afin de les faire paroitre plus légers, le profil des la corniche du haut sous la petite calotte, doit aussi être d’un goût léger; et la frise soutenu par un astragale, avec son filet qui y sert d’architrave, le soubassement sous les vitreaux par le dedans en forme de piedestail toscan, et le cordon qui le porte, sont à peu prés du goût du soubassement, et cordon du dedans de la lenterne du grand dôme; L’autel de cette chapelle est en face de l’arcade de l’entré, sous le vitrail, semblables aux autels des grandes chapelles des bouts des croisillons de l’église, le marche pied est elevé de deux marches, et le planum au pourtour d’une autre marche, environné d’une balustrade à hauteur d’apuy, pour empêcher le peuple d’approcher trop prés de l’autel, pendant la célébration de la messe.
fol. 58v
   
Quoique l’usage de placer aux églises cathédrales, à l’imitation de saint Pierre au Vatican à Rome, le maître autel, entre le chœur et la nef, ne soit pas fort ancien dans l’église, l’utilité en autorise la pratique, par les raisons expliqués au premier dessein de ce chapitre; neantmoins, le sanctuaire qui environne le maître autrel, ce que l’accompagne, et le baldaquin qui le couvre, doivent être disposé pour la célébration des divins mistères du sacrifice de la messe, suivant l’ancienne coutume des cérémonies ecclesiastique, rapporté dans le premier chapitre de ce traitté.
Le module des desseins précédent étant trop petit pour y avoir put marquer touttes les parties et les proportions du baldaquin et de ce qui accompagne le maître autel; il a été réservé de le faire par les trois desseins suivant, uniquement destinée à se sujet, dont le premier qui est le dixième du chapitre des églises cathédrales, en est le plan; le dôme dont la croix C est le centre est soutenue en partie par les gros pilliers 1.2 ; où sont les pilastres saillans qui portent le grand arc doubleau de l’entré du chœur D; les premiers espaces, ou entrecolonnement 3.4. joignant ses gros pilliers, sont fermées par des portes, et grilles de fer à jour, les autres espaces 5.6; et ceux qui suivent au derrière des stales 7.8; sont clos d’un mur revetus d’un lambris à la hauteur du couronnement des stales 9 et le trône de l’evesque, et 10, celuy du roy; les lignes ponctuées 11.H; marque le milieu des grandes arcades des pans octogone du dôme, par lesquelles pase le rayon visüelle, sur la longueur des premières galleries latterales H.I ; et l’autre rayon qui croise sur le travers de l’église, par les entrepilastres des secondes galleries, et des chapelles latterales, le tout en la manière et suivant les proportions expliqués au premier dessein de ce chap.
Le plan du baldaquin est circulaire, le diamètre des six colonnes qui le soutiennent est comme il a été dit, la moitié du diamètre des colonnes du grand ordre du dedans de l’église; ces colonnes du baldaquin sont égallement distante les unes des autres, en forme d’exagone, le diamètre du cercle qui passe par leur centre, a douze fois la largeur de leur diamètre, et la circonférence de ce cercle, touche l’alignement de la face du nud du fust des grands pilastres saillans 1.2. par le costé du dôme.
fol. 59
   
Description
fol. 59v
   
fol. 60
   
Le sanctuaire est à peu prés quarrées, et ne suit pas le plan du baldaquin, il es clos de grilles de fer vers le chœur, et environnée d’une balustrade par les costés et par la face de devant.
Le maître autel &; n’est pas placée dans le milieu du sanctuaire, mais il est dans l’alignement du milieu des grandes arcades H; afin d’être veües des secondes galleries latterales, au travers des autres arcades des pilliers du dôme; le célébrant peut aussi être veüe, des autres galleries latterales, par les grilles de fer 3.4 ; des premiers entrecolonnements, il est veüe à plein du chœur, de toutte la nef, de la plus grande partie des croisillons, et de quelque partie des galleries latterales du bas de l’église; ensorte que dans les plus grandes solemnités, la célébration de la messe, pourra être veüe de presque de tous le peuple qui sera dans l’église.
Le maître autel est isolée, afin de tourner à l’entour pour faire les ensensements, on ne doit rien poser dessus que les napes, et ce qui sert au sacrifice de la messe; la croix et les chandeliers, sont placées sur un gradin 12 un peu éloigné au derrière, laissant un passage entre deux. La table de l’autel est de 12 pieds de long, sur 3 p. ½ de large, elle est posé sur un marchepied 13 élevé de trois dégrées au dessus du planum du sanctuaire 14; la largeur du marchepied est de 3 pied vers les bouts, il s’élargit en portion de cercle dans le milieu, pour que le diacre, et le soudiacre puisse passer derrière le célébrant, sans descendre les dégrées. Lorsqu’ils changent en même temps, l’un de la droite à la gauche, et l’autre de la gauche à la droite; les trois degrées qui monte sont nécessaire, quand le célébrant dit la secrette, la préface, le pater et la post communion; où étant sur le marchepied proche l’autel, le diacre est derrière le célébrant, sur le second degrée, le soudiacre sur le premier degrée derrière le diacre, les acolites, et les turiferer sur le planum proche l’entré du sanctuaire, ainsy élevés d’un degrée, les uns plus que les autres, ils sont tous veües du peuple, c’est pour qu’oy on fait ordinairement ces degrées chacuns d’un demy pied de hauteur.
Le planum du sanctuaire est à la hauteur du dessus du socle des colonnes, et pilastres du grand ordre du dedans de l’église, ont y monte à la face qui regarde la nef par le grand peron 15, composé d’un nombre impaire de degrées pour être plus aisé à monter, ont y monte aussi du costés du chœur par d’autres degrées 16.17; fermées comme il est dit par des grilles de fer.
fol. 60v
   
Les crédances 18. 19; sont posées sans marchepied, sur le planum un peu éloigné, et plus reculé que l’autel, elles servent l’une à poser le livre des evangilles, et l’autre celuy des epitres, le calice, le basin, les burettes, et les autres choses nécessaires pour le sacrifice pendant l’introit, et le commencement de la messe;
En dedans le sanctuaire aux deux costés vers l’entré sont des strades 20.21; élevés d’un degré plus que le planum, sur celle du costé de l’epitre, sont placés trois sièges pour asseoir le célébrant au milieu du diacre, et du soudiacre, et d’autres sièges sur l’autre strade du costé de l’evangille, pour asseoir les indust pendant le gloria in excelsis, et le Crédo; après que le célébrant les a entonné à l’autel.
Les lutrins 22. 23, pour chanter l’épitre, et l’évangille sont placées aux angles du sanctuaire, à la face vers la nef, isolées des balustrades, et élevés sur de petit marchepied d’un degré, au dessus des stales. C’est-à-dire de deux degrées au dessus du planum, afin que le diacre, et le soudiacre, soit veües et leur voix endendues de tous le peuple; l’espace entre le derrière du lutrins de l’évangille et la balustrade est pour placer le porte croix, au milieu des deux acolites, qui tiennent des chandelliers avec des sierges allumées, pendant que le diacre chante l’évangille; les deux escaliers qui descendent au caveau du dessous du maître autel, ont leur entrée par le dehors du sanctuaire, à la face vers la nef aux deux costés du grand peron; et le planum n’étant pas assées élevé au dessus du pavé de l’église pour y avoir la hauteur d’une personne par le dessous de la balustrade, ont commençe à y descendre par des marches 24. 25; entre de petit apuis de fer avancé au devant du socle du planum; ces deux escaliers servent aux cérémonies des festes des patrons, l’un à descendre et l’autre à remonter pour éviter la confusion.
L’autel de ferie 26 est en dedans le chœur, adossé au derrière du gradin, qui porte la croix, et les chandeliers du maître autel, son marchepied est élevé de deux degrées au dessus du pavé du chœur, et de trois marches plus haut que le pavé de l’église, y ayant une marche à monter des galleries latterales au chœur.
fol. 61
   
Le plan du tailloir des chapiteaux a les quatres faces égalles, et suit le plan du pleinthe des bases, et des chapiteaux des colonnes, qui est quarré suivant les principes expliqués, au quatrième dessein du quatrième chapitre, de la seconde partie du traitté des ordres d’architecture.
L’élévation du maître autel, et de son baldaquin doit répondre à la réguliarité de leur plan, la vénération de leur usage demande de la modestie, et de la sagesse dans leur décoration qui doit être serieuse, et convenir au sujet, pour inspirer le respect et la dévotion deûb aux mistères qui s’y opère, et la divinité de Jésus Christ, qui y habite corporellement au saint sacrement contenue dans la suspension, où il est exposé à l’adoration des fidelles, ont y doit employer tous ce que l’art a de plus excellant, et en banir les décorations profanes, grotesques et chimériques de théâtres, qui n’ont point d’autres béautés que le caprice de leur nouvautés.
fol. 61v
   
Le onzième dessein, représente la face du maître autel, et du baldaquin vers la nef de l’église, et le douzième dessein en représentera le profil de l’autre sens;
L’autel est faite en manière de tombeau, ayant des ouvertures, close par des grillages d’ornements aux faces de devant et de derrière; pour faire connoitre qu’ils renferment des reliques des saints suivant l’ancienne pratique de l’église, la croix et les chandeliers qui paroissent être sur l’autel sont posées sur un gradin de même hauteur un peu plus éloigné par le derrière.
La balustrade qui environne le sanctuaire pose sur le socle AX; qui forme le planum, à la hauteur du dessus du socle des pilastres du grand ordre de l’église, le grand peron 15 et les deux petits 16. 17. qui monte au planum, les lutrins 22. 23. et les portes 24. 25. des escaliers qui descendent au caveau sous le sanctuaire ont étés expliqués au dessein précédant.
L’ordre du baldaquin est corinthien dans ses proportions ordinaires, dont la hauteur AB; est la moitié de celle AC ; du grand ordre du dedans de l’église, l’une et l’autre avec leur entablement sans le socle du bas.
Il convient faire les colonnes du baldaquin, droite et calnelées pour leur donner un aspect de légertés; quelques architectes les ont faites torses croyant les rendres plus légères, mais ils se sont trompées, les colonnes torses occupent un plus gros volume que les droites, les font paroitres plus materiele, outre que les colonnes torses ne sont pas dans la purété de l’architecture, et par conséquent ne conviennent pas aux églises.
Le marbre blanc conviendroit mieux que toutte autre matière, pour faire le fust, et les bases des colonnes du baldaquin, et le bronze pour faire leur chapiteaux, les colonens étant plus éloignées que les entrecolonnements corinthien ordinaire pour donner plus d’espace au sanctuaire, et pour ne point cacher l’autel. L’entablement, la coupole, l’amortissement, du haut ne seroit être que de bronze creu, ou de quelqu’autres matières plus légères, avec des armatures de fer, afin de ne point surcharger les colonnes;
fol. 62
   
Description
fol. 62v
   
fol. 63
   
L’entablement ne règne que sur les entrecolonnements des deux costés, les entrecolonnements des faces qui regarde la nef et le chœur, sont entièrement ouvert, et terminées par des arcades au dessus de l’entablement, pour donner au baldaquin un plus grand aspect de légèreté, et exposer en veue la suspension et le platfond qui couvre le sanctuaire.
La coupole est close dans tous son pourtour au dessus des arcades, et des entrecolonnements des costés en forme du secteur sphéroïde couronnée d’un cordon avec un gorgerin au dessus en façon de piédouche, sur lequel pose six consoles, dégagées à jour séparée les unes des autres, lesquelles soutiennent l’amortissement du haut, le dessus de la coupole est terminé par une grande doucine, peu élevé entre le derrière des consoles.
Le simbole de la foy est représenté au dessus de l’archivolte de l’arcade qui regarde la nef, par un ange tenant un calice d’une main, et de l’autre main le livre de l’évangille appuyé sur son genouil, marque de sa stabilité, une gloire environne se simbole, le bas de la coupole est orné de six costes qui répondent aux colonnes avec des pannaux d’architecture entre les costes enrichie de sculpture, au milieu, et de grouppes de cherubins par le haut sous le cordon, simbole de l’amour de dieu, et de la charité chrétienne.
La croix élevé sur un globe, soutenue par deux anges simboles de l’éspérance, termine le haut du baldaquin;
Le socle BD au dessus de l’entablement, à la frise, sont de même hauteur, et aplomb l’un sur l’autre; les arcades des deux faces sont en plein ceintres, au dessus du socle qui leur sert de cousinet, la hauteur DE; du dessus du socle au dessus du cordon qui couronne la partie sphéroïde de la coupole est le tiers de la hauteur de l’ordre AB; et la hauteur du cordon avec son filet. au dessous est la douzième partie de la hauteur DE; le diamètre LM; du haut du secteur sphéroïde, sous le cordon est les cinq sixième du diamètre DI; du socle du bas de la coupole, c’est-à-dire qu’ayant divisé le diamètre DI; en 6 part le diamètre LM en a 5 ; la saillie du cordon au-delà du diamètre LM; est de chaque costé égalle à sa hauteur avec son filet
fol. 63v
   
La hauteur EF, du gorgerin avec ses listeaux du haut et du bas, est la cinquième partie de la hauteur DE; le diamètre NO; du creux du gorgerin à neuf dixième du diamètre LM; la hauteur FG; des consoles est les cinq septième de la hauteur DE; les rouleaux du bas FP, ont le tiers de la hauteur des consoles FG; le filet du haut de la grande doucine qui termine le dessus de la coupole, est au niveau du dessus des rouleaux du bas des consoles, la hauteur GH; du couronnement des consoles, est le quart de la hauteur des consoles FG; le diamètre Q.R. du bas du cavet du couronnement des consoles, est le tiers du diamètre LM; du haut du secteur sphéroïde de sa coupe, et la hauteur du dessus de ce dernire couronnement, jusqu’au haut de la croix S a une fois et demy le diamètre QR.
Le surplus du contenu en ce onzième dessein, est une repétition plus en grand de l’arc doubleau de l’entré du chœur d’une partie des grandes arcades, des pans octogonales de la voûte sphérique en pendentif, et de l’archivolte TV; du grand entablement circulaire du dedans de l’église, qui porte le dôme expliqué en la seconde figure, du huitième dessein de ce chap.auquel l’ont peut avoir recours, étant seulement représenté icy pour faire connoitre la convenance, et les proportions du baldaquin avec le dedans de l’église.
fol. 64
   
Par le profil du sanctuaire, et du baldaquin, représenté au douzième dessein du chapitre, des églises cathédrales, on connoist la forme, et scituation du maître autel, dont le dessus de la table &; doit être élevé de 3 pi. Au dessus de son marchepied 13; qui est de trois marches plus haut que le planum 14; se planum tourne au pourtour du marchepied par les costés, et au derrière du maître autel, ont y monte par le grand peron 15, à la face du devant, et par les petits perons des costés, dont les entrées 17 sur le planum sont joignant les colonnes qui regardent le chœur. Chacuns de ses perons sont égallement de sept marches au dessus du rez de chaussée de la nef C; qui est d’un même niveau par toutte l’église, à la reserve du chœur D; dont le pavé est d’une marche plus haut que celuy de la nef, le dessus du gradin 12, sur lequel pose la croix, et les chandeliers, est au niveau du dessus de la table de l’autel, les credances 19 sont en dedans le sanctuaire proche les entrées 17, des costés, un peu moins élevés que la balustrade qui environne le sanctuaire, proche les entrées 17; le lutrin 23, et son opposé sont à hauteur de la veûe d’un homme, au dessus de leur marchepied, qui sont de deux marches plus haut que le planum, la balustrade étant à peu prés de la moitié de la hauteur d’un homme, le diacre et le soudiacre sont presque entièrement veües du peuples, lorsqu’ils chantent l’évangille et l’épitre.
La table de l’autel de ferie 26; en dedans le chœur au dehors du gradin 12, a aussi la hauteur ordinaire de 3 pieds au dessus de son marchepied 27, qui est de deux marches, plus haut que le pavé du chœur D; par conséquent de 7 marches moins haut que le marchepied du maître autel.
Le caveau circulaire 30, nommé anciennement confession est en voûte sphérique directement sous le sanctuaire, ayant par le haut de sa voûte une ouverture 29, sous le maître autel qui est creu dans toute sa largeur, dans ce caveau à plomb du maître autel est un autre autel 28, creu comme l’autre, dans lequel est la chasse du saint patron titulaire de l’église, ou le corps de quelqu’autre saints, la niche 31 dans ce caveau
fol. 64v
   
est garny de tablettes, en forme d’armoire pour y placer les chasses des saints, et autres réliquaires du trésor de l’église on y descend par l’escalier 25 et par un autre escalier opposé, ainsy qu’il a été expliqué au second; dixième; et onzième dessein précédent.
Le caveau des reliques, n’a point de communication avec les caves 32. 33; et les autres du dessous de l’église, quoy que leur air du bas soit au même niveau. Celuy du caveau 30 est pavé de marbre, ou de dalle de pierre, posé sur un masif de maçonnerie pour le rendre plus sec, et les autres caves ne sont point pavés afin d’y pouvoir enterrer les morts.
L’entablement du baldaquin, et le petit socle au dessus de la corniche, règne égallement par le dedans, comme par le dehors, les retours par les costés des arcades, suivant le plan des tailloirs des chapiteaux, et des pleintes des bases des colonnes, ce qui fait que l’embrassement, ou la doëlle du ceintre des arcades s’évase en dehors, les faces du dehors, et du dedans de la clef du haut de leur archivolte, sont à plomb sur l’alignement des faces du bas de leurs naissances.
La partie du bas de la calotte, du dedans du baldaquin, est sphérique jusqu’au premier cordon, au dessus des archivoltes du dedans des arcades, elle est décoré entre le socle qui luy sert de cousinet, et le premier cordon, par six costés, ou arcs doubleaux, terminé en rouleaux de consoles par le haut, lesquelles repondent au-dedans des colonnes. Des espaces de la voûte entre ces arcs doubleaux, sont remplies de pannaux d’architecture ornés de festons, et rincaux de sculpture.
Dans la partie du plat fond au dessus de l’arcade vers le chœur un ange de relief environné de gloire soutient avec ses mains la suspension, à plomb du milieu du maître autel, dont la chaîne ou cordon pour la descendre passera par le vuide entre la calotte, et la coupole au travers de l’entablement, et du chapiteau le long d’une des calnelures de la colonne proche le gradin 12. au-dedans du sanctuaire, où doit être une petite armoire fermant à clef, pour y arrester le bas de la chaîne, ou cordon de la suspension, la calnelure de la colonne, et tous les autres endroits par où passera le cordon doivent
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Description
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être fermé, par des lames de bronzes, ou autrement, ensorte neantmoins qu’on les puissent ouvrir, quand il faudra changer de cordon ou de chaîne.
Le dessous du premier cordon de la calotte est en platfond ceintre tous lisse, pour recevoir de la peniture, du renfoncement du milieu est circulaire de même que le cordon au dessous;
A l’égard de la peinture du platfond de la calotte du baldaquin, comme elle ne recevra le jour que par refléction, il y faudra observer le clair obscur, avec des couleurs vives, adoucie l’une avec l’autre, et ne les point trancher par un goût trop sec, du blanc au noir pour qu’elle fait leur effet.
Le profil de la grande doucine qui couvre le dessus de la coupole, paroist dans son entier sur ce dessein et en fait mieux connoitre la forme qu’aux desseins précédant, ainsi que le profil du couronnement des consoles, le platfond duquel est recreusé en ceintre par le dessous, pour avoir un plus grand air de légerté.
Anciennement proche l’église cathédrale en dehors étoit la chapelle du baptistère; comme est la petite église de Saint Jean Le Rond, à costé de l’église de Notre Dame cathédrale de Paris, et la chapelle de Saint Jean Baptiste à costé de l’église de St Jean de Latran, métropole de Rome; Ces chapelles servoient les premiers siècles, lorsque le sacrement de baptême s’administroit par immersion, mais depuis que l’usage de l’église est de baptiser par infusion, et que ce sacrement s’administrent aux paroisses, et rarement aux églises métropolitaine, il n’est plus nécessaire de les accompagner de ses sortes de baptistère.
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Chaptire 3e
Description des eglises Paroissiales

Les fonctions des curés, etant de célébrer avec leurs paroissiens les sacrées misteres, et l’office divin, aux différentes heures de la journée, de les instruire dans la foy, leur enseigner la parole de dieu, expliquer l’évangille, les profeties, les épitres et autres traittés de la sainte écriture, par des prédications publique, ou particulières, et prône familier, leurs administrer les sacremens, observer les cérémonies de l’église, et rendre aux deffunt, les dernières oeuvres de charité.
Les églises paroissiales, où les fidelles s’assembles pour s’acquitter de ses devoirs, doivent être distribuées, ensorte que tous ses pieux exercices, de la religion chrétienne, s’y puisse faire commodement, deçament sans confusion. Chaque chose ayant sa place particulière, composant ensemble avec majesté, un ediffice vaste, et spacieux pour contenir un grand peuple.
Le premier dessein de ce troisième chapitre, est le plan général du rez de chaussé d’une église paroissiale, aussi en forme de croix. Composé de la nef C; du chœur D; et des croisillons EF; dont les voûtes sont uniformes joint au milieu par une voûte de four surbaissé, soutenu par quatre pannaches en pendentif sphérique, entre les quatre principaux arcs doubleau.
Les galleries latterales GH; IK; aux costés de la nef et du chœur, dans toute la longueur de l’église, joint par la gallerie traversalle LM; au derrière de l’abside du chœur, font la communication de la grande chapelle de la communion N, au chevet de l’église des chapelles latteralles O.P.Q. et de la grande sacristie du chœur R.
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Du porche ou vestibule S, du grand portique A de la face du portail de l’église; auquel ont monte par sept, neuf ou un plus grand nombre de marches ou degrées; ont entre dans la nef par la principalle porte T; et par les portes V. aux deux bouts de ce vestibule ont entre directement dans les galleries latterales GI, on entre aussi dans l’église par les deux grandes portes X, aux bouts des croisillons EF, et par les deux autres portes Y, aux deux bouts de la gallerie traversalles LM.
La nef et le chœur sont séparées des galleries latterales, par des pilliers ornées par le devant de pilastre d’ordre corinthien, et par les costés, et le derrière de pilastres d’allettes qui soutiennent les grandes arcades entre deux, et les arcs doubleaux des voûtes des galleries latterales, les arcades de l’entrée des chapelles sont de pareille grandeur, et proportion que ceux de la nef, et du chœur. Ils sont tous ouvert par le haut, et clos par le bas de grille de fer à jour.
L’office divin se célébrant ordinairement aux paroisses en plein jour pour la commodité des paroissiens, qui y assistent, Le pourtour du chœur, n’est clos que de grilles de fer à jour afin que le peuple puisse voir les cérémonies qui s’y font et entendre le chant du clergé. C’est par cette raison que suivant l’ancien usage de l’église, il convient de placer le maître autel dans l’abside Z au chevet du chœur, observant qu’il soit isolée, et qu’on puisse tourner àl’entour. Le gradin 1 pour poser la croix et les chandeliers est au-delà de l’autel, en face du célébrant dans l’arcade du fond de l’abside.
Au derrière de ce gradin dans la gallerie traversalle est le tabernacle, pour serrer le Saint viatique des Malades environné d’une grille de fer, on y monte par de petits perons de trois marches aux deux bouts.
Sanctuaire est environné de grille de fer à jour, dans les deux autres arcades des costés de l’abside, et d’une balustrade du costé du chœur, on monte au sanctuaire par un peron de cinq dégrées, au milieu de sa face, le planum du sanctuaire, se trouve être suffisament grand, et spacieux pour y placer les crédances, et les sièges du célébrant, du diacre, du soudiacre, et des industs et autres officiers.
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Description
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Les stales du clergé, sont aux deux costés, et aux bouts vers l’entré du chœur, l’estrade ou plancher des hautes stales, s’élargit en forme circulaire dans leur angles, proche l’entré, pour y placer les lutrins 2.3. de l’évangille, et de l’épitre, élevés chacuns sur un marchepied de deux dégrées, au dessous de ce plancher, pour que le diacre, et le soudiacre soit veü, et entendüe du peuple, et du clergé lorsquils chantent l’épitre et l’évangille.
Des deux bouts de ce vestibule, S, du portique, on entre dans deux grands escaliers 4 qui descendent pour les inhumations des deffunts, dans les caves au dessous de l’église, et on monte sur la couverture de bas costés, et aux tours. Les petits escaliers 5, aux costés des passages V, de l’entré de l’église, et les autres petits escaliers 6 aux deux bouts des croisillons F.E. monte du rez de chaussée jusque sur les grands combles.,les escaliers 7 descendent au caveau des reliques sous le sanctuaire du maître autel, et monte sur le grand comble du chœur, les escaliers 8 descendent dans les caves sous l’église et monte sur les terrasses qui couvre les bas costés, et les escaliers 9 descendent aussi dans les caves, mais ils ne montent qu’aux premières voûtes au dessus des bas costés de l’église.
A l’entré du dedans de la nef, est une espèce de second vestibule G.10.I; formé par les avants corps 11, qui soutiennent un arc doubleau qui fait cimetrie à celuy de l’abside du chevet du chœur, et par les autres avant-corps 12, à l’entrée des galleries latterales.
Au dessus de ce vestibule interieur, est la tribune des orgues, au boud de laquelle sont les soufflets, on y monte par les petits escaliers 5.
Aux deux bouts du vestibule interieur, sont d’un costé la chapelle O pour les mariages, et de l’autre costé la chapelle P des fonts baptismeaux, l’une et l’autre proche les entrées V au-dedans de l’église, et en quelque sortes séparées du reste des chapelles, au dessus des chapelles O, P; sont les tours, ou clochers, faisant arrière corps aux costés du grand portique, on sonne les cloches au-dedans des bases voûtes, qui sont au dessus de ses chapelles;
La chapelle de la communion N, de plan circulaire, au chevet de l’église, est décoré de pilastre et de six arcades d’ordre corinthien, semblable et de pareille grandeur que l’ordre de la nef, et
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du chœur. Cette chapelle est terminé par le haut en voûte sphériqque éclairé par une lenterne qui s’élève au dessus du milieu, elle est encore éclairé au travers de ses arcades par les vitreaux du charnier 13, qui l’environne extérieurement, et qui en est séparées par des grilles dormante de fer à jour posé dans les quatres arcades 44. des costés, l’arcade 14, du fond est entièrement ouvert sur le sanctuaire de l’autel de la communion qui est Isolée à deux faces, la face du costé de la chapelle est pour la célébration de la messe, et la face du costé du charnier est pour poser le Saint Ciboire à la sortie du tabernacle, qui est aussi à deux faces au milieu de l’autel.
La table 15 au pourtour du dedans du charnier pour la communion pascale, et des festes solennelles, ne laisse qu’un passage du costé de la chapelle pour le prestre qui administre la communion, le plus grand espace du charnier au dehors de la table est pour les communians, les entrées du charnier sont par les passages 16. dans un espèce de salon au milieu de la gallerie traversalle, ce qui donne en tout temps l’accest facil sans confusion.
La chapelle de la communion, et le charnier peuvent servir les après midy, à faire les cathechismes aux enfants, sans être interrompu ny incommodé du peuple qui est dans l’église.
Les deux chapelles communes 17 ; aux costés du charnier dont les entrées ordinaires 18, vers les bouts de la gallerie traversale, sont destinées pour y placer des confessionnaux au pourtour de leurs murs, et y administrer le sacrement de penitence, elles ont aussy des portes qui communiques aux charniers; outre les les confessionnaux qui sont dans ces chapelles communes, il doit y en avoir d’autres dans les chapelles latterales Q. pour les prestres qui les deservent, et si cela ne suffisoit pas, il se trouveroit des places commodes pour en mettre dans les galleries latterales et ailleurs;
Il n’est pas nécessaire que les chapelles penitentielles 17 soient si élevé que les autres, ont y peut faire differens étages de planchers, d’un costé pour la chambre du predicateur et le buraux des registres curiaux, et de l’autre costé pour le bureau des marquillers, et les chambres des archives de la paroisse, et autre usage de la fabrique, ont monte à ses chambres par les escaliers 8.
La sacristie du chœur, et de la fabrique R, a aussi differens étage au dessus pour y serrer les ornements, et servir de
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trésor, ont y monte du dedans de la sacristie par l’escalier 19 séparé par un mur de la rampe 9 qui descend dans les caves pour que les bedaux et faussoyeurs n’ayent point de communication à la sacristie ny aux chambres au dessus; la pisine pour laver les mains des prestres. Mettre le vin et l’eau pour le sacrifice de la messe, et jetter l’ablution des purificatoires et corporaux est dans le cabinet 20, à costé de la sacristie au dessus de ce cabinet, il y en a d’autres dont les entrées sont sur l’escalier pour les besoins naturels des ecclesiastiques de la sacristie; il y a d’autres cabinets de commodités pour la chambre du predicateur, le burau des marguilliers et proche les tours pour les sonneurs ces cabinets de commodités ont leur fosses particulières, qui sont et se vuide par le dehors de l’église.
La sacristie des bases messes 21 est au croisillons E, attenant l’une des entrées latterales, et le bureau ou banc 22 où les bedaux coupe le pain benit, est à l’autre croisillon F en parallèle avec la sacristie des bases messes, l’un et l’autre sont clos par des lambris de menuiseries, ayant des ouvertures fermées de grilles de fer, et de chassis à carraux de verre, dans leur platfond qui sont en pente en forme de toit.
Les autels privilégié 23.24. aux croisillons E.F; font cimetrie à la sacristie des bases messes, et aux bancs des bedaux, les autres autels privilégiés 25. 26 de la gallerie traversalle LM étant en face des galleries latterales GH.IK peuvent être veüe d’un bout à l’autre de ses galleries, ces autels sont dans les plus grand espaces de l’église  environné de balustrade à hauteur d’accoudoir, de même que l’autel de la chapelle de la communion N, pour être exposé à la veüe des fidelles, et qu’une tres grande quantité de peuple puisse entendre de prés, et de loing les messes qui sy disent.
La chaire à prêcher 27, est placé dans la nef au second pilliers ensuitte de la croisée, le banc des marguillers 28, nommé l’œuvre est aussi dans la nef entre le premier et le second pilliers, vers la croisée en face de la chaire du prédicateur.
Il est entendu qu’il doit y avoir des benitiers aux costés de toutes les portes de l’entré de l’église.
Pour avoir les proportions, toute la longueur de l’emplacement A.B., destinées pour y bastir l’église, se divise en cent huit parties, une de ses parties fait le diamètre ou largeur de la face des pilastres du grand ordre corinthien du dedans
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de l’église, supposant ce diamètre être de 4 pieds, toute la longueur AB, sera de 72 toises, elles pourroit être plus grande ou plus petite sans rien changer à la distribution des proportions.
On prendra 16 diamètres ½ de pilastres, depuis le devant des marches du peron A, du portique jusqu’au milieu des arcades 29 du vestibule intérieur de l’entré de l’église. 34 diamètres depuis le milieu des arcades 29; jusqu’au milieu de la croisée EF; pareille mesure de 34 diamètres depuis le milieu de la croisé jusqu’au milieu de la largeur de la gallerie traversalle LM; et 11 des mêmes diamètres jusqu’au centre de la chapelle de la communion N. Il restera 12 diamètres ½ de pilastres depuis le centre de la chapelle de la communion, jusqu’au dehors du socle de la face B du mur extérieur du charnier.
On donnera 4 diam. depuis le milieu des arcades 29, jusqu’au centre du pilastre 30, enclavé derrière le pilastre d’avant corps, et 11 à l’entré de la nef, et pareilles mesure de 4 diam depuis les milieu de la largeur de la gallerie traversalle LM; jusqu’au centre du pilastre d’allette 31 enclavé au derrière du dosseret 32.
La distance qui est entre les centres des pilastres 30 et 31 se divise en 10 parties, c’est-à-dire 5 parties de chaque costé de la ligne du milieu de la croisée EF; cette distance étant de soixante diam. chaque partie sera de six diam; ainsy aux pilliers des encogneures de la croisée de l’église, il y aura 12 diamètres du centre du pilastre 33 à l’encogneure de la nef jusqu’au centre du pilastre de l’autre pilliers d’encogneure opposé à l’entré du chœur, et pareillement 12. diam. du centre du pilastre 34. au centre du pilastre 35; des pilliers d’encogneures aux faces des Croisillons en retour.
Les lignes qui passe par les points de ses divisions donne les milieux des faces des pilastres des pilliers 36, qui soutiennent la nef et le chœur; ces mêmes lignes se continue jusqu’au dehors des murs de faces des flancs de l’église, pour y marquer les milieux des pilastres de l’ordre exterieur, les mêmes distances de 6 diam. s’observent aux croisillons du centre du pilastre 35, au centre du pilastre 40 et du pilastre 40 au centre du pilastre 41;
La largeur de la nef, du chœur, et des croisillons à prendre au nud des faces des pilastres 33.39 ;35.37 est de 10 diam; l’épaisseur des pilliers ou tremeaux aux costés de la nef et du chœur, est d’un diamètre et demy, compris les saillies du pilastre
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de l’ordre corinthien, et du pilastre d’allettes au derrière, qui est à chacun d’un quart de diamètre, ensorte qu’il reste un diamètre pour l’épaisseur du nud du mur, ou la largeur du tableau des arcades.
La largeur de la face des pilliers, entre les arcades de la nef du chœur, et des croisillons, est pareillement d’un diamètre et demy, la face du pilastre étant d’un diamètre, la largeur des allettes des arcades est d’un quart de diamètre de chaque costé; ce qui donne au pillier un air de légerté, et les rends moins enbarassant, sans diminuer leur solidité, la largeur des arcades entre deux est de quatre diamètres et demy; les quatres pilliers 43.35.37.38 ; aux encogneures de la croisée, ont chacun 1 diam. ¾ de largeur tant d’une face que de l’autre.
La largeur des galleries latterales GH.IK; est de 5 diam. entre le nud des pilastres d’allettes qui soutiennent les arcs doubleaux de leurs voûtes, ainsi la ligne du milieu de la largeur de ses galleries passe par le milieu des arcades 42 des croisillons. Les pilliers ou tremeaux, et les arcades entres les galleries, et les chapelles latterales Q, sont de pareille façon, grandeur, mesure et proportions que ceux entre ces galleries et la nef.
Les chapelles latterales Q, sont quarrées, elles ont 5 diamètres de largeur, et autant de profondeur entre leur petit pilastre d’allette d’angle, les murs de refants qui les séparent ont un demy diamètre d’épaisseur, et l’épaisseur des murs de face des flancs de l’église est d’un diamètre et demy, compris les saillies des petits pilastres d’angles du dedans et des pilastres de l’ordre extérieur n’ayant de saillie que la sixième partie de la largeur de leurs faces, l’épaisseur du nud des murs de face est un peu plus d’un diamètre de l’ordre du dedans.
Le total de toute la largeur de l’église, à prendre au nud des faces des pilastres extérieurs des murs des flancs, est de 39 diamètres de l’ordre corinthien intérieur.
Les arcades des piédroits intérieur des portes des entrées de l’église TXY celuy du chevet, du chœur I, ceux des galleries latterales et traversales du vestibule intérieur des entrées des chapelles O.P. et de la chapelle de la communion 29.12.42.32.43 et 44 sont touttes de pareilles grandeur, et proportion que les arcades aux costés de la nef et du chœur.
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Le trait du plan de l’abside du chevet du chœur sera expliqué plus en grand au troisième dessein cy après.
La chapelle de la communion N est décoré interieurment d’un ordre corinthien de pareille proportion, et grandeur que celuy de la nef, du chœur, et des croisillons, le diamètre intérieur de cette chapelle au nud de la face des pilastres, est de 12 diamètres de pilastres. L’épaisseur des tremeaux circulaire entre la chapelle, et le charnier est d’un diamètre et demy compris la saillie des pilastres intérieur, la largeur du charnier est de 3 diamètres, et l’épaisseur du mur de face extérieur au pourtour du charnier, est aussi d’un diamètre et demy, compris la saillie des pilastres de l’ordre extérieur, ce qui fait 24 diamètres de l’ordre du dedans, pour le diamètre extérieur de cette chapelle avec le charnier.
Au vestibule inferieur 10 de la principalle entrée de l’église, la saillie de l’avant corps de même que celuy de l’abside du chœur, est de deux tiers de diamètre suivant la proportion des pilastres ployés.
L’épaisseur du mur du portail entre le vestibule intérieur et le vestibule du portique S est de deux diamètres de pilastres de l’ordre du dedans, compris les saillies des pilastres interieurs et extérieurs.
Le diamètre des colonnes, et pilastres de l’ordre ionique du portique, et des faces extérieures du pourtour de l’église est d’un cinquième en dehors plus grand que le diamètre des pilastres de l’ordre corinthien intérieur. C’est-à-dire qu’ayant divisé le diamètre de l’ordre intérieur en 60 part, le diamètre de l’ordre extérieur en aura 72; ce qui étant constatée toutes les mesures et proportions des parties extérieures de l’église, seront conté suivant le diamètre de l’ordre ionique du portique, ensorte que les distances marqués pour les distributions du dedans, suivent le diamètre de l’ordre corinthien intérieur, reduitte à la proportion du diamètre des colonnes et pilastres de l’ordre ionique extérieur, qui est plus grand, se trouve en quelque façon différement cottée quoy que se soit toujours les mêmes grandeurs, ce qui fait par exemple que 6 diamètres de l’ordre intérieur ne sont que 5 diamètres de l’ordre extérieur.
Au portique A, la distance 43.46 entre les lignes de milieu des galleries latterales prolongées étant divisé en 60 part,
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dont 4 font le diamètre des colonnes de l’ordre ionique, il faut prendre 7 parties de chaque costé des lignes 45.46; pour placer la distance des centres des colonnes 47.48 ;51.52; Les intervalles 47.48 ;51.52; seront chacunes de 14 parties, ont prendra de même 14 autres parties pour les intervalles 48.49 ;51.50; de chque costé pour avoir la distance des centres des colonnes 49.50; Il restera 18 parties pour la distance des centres des colonnes 49.50 de l’intervale du milieu du portique, ainsy l’entrecolonnement du milieu, entre les colonnes 49.50 a 3 diamètres 1/10, et chacuns des quatres autres entrecolonnements ont deux diamètres ½; les distances entre les pilastres au derrière des colonnes 47.52 des extrémités du portique, et les pilastres des angles saillans des premiers arrière corps sont chacuns d’un diamètre, ce qui fait 23 diam. ½ pour la distance 53.54; de l’un des angles saillans de la face des premiers arrière corps du portique, à l’autre angle saillans opposé, ensorte qu’il reste 4 diam ½ de chaque costé, entre l’arreste des angles saillans des premièrs arrière corps 53.54; et l’alignement du nud des faces des pilastres de l’ordre extérieur des murs des flancs de l’église 55. 56. suivant le rapport du diamètre de l’ordre extérieur, avec celuy de l’ordre interieur de l’église, ce qui fait 32 diamètres ½ de l’ordre ionique, pour toute la largeur de l’église, à prendre du nud du devant des pilastres des faces extérieurs des flancs.
La largeur du porche, ou vestibule extérieur S, entre le nud de la face des pilastres 57 et le derrière du fust des colonnes du portique, est de 6 diam. ½ des mêms colonnes, les entrecolonnements 58.59 ayant chacuns 1 diamètre, et l’entrecolonnem. 60. 2 diam. 1/2; la saillie de la face des colonnes du portique 78 au devant de la face des pilastres des premiers arrière corps 68 est de deux diamètres.
Aux faces extérieures des flancs de l’église, la proportion des pilastres ployés 61; aux angles rentrant des avants corps, étant d’avoir les 2/3 du diamètre des pilastres entiers, ces avant corps sont moins large d’un sixième de diam. de chaque costé que l’alignement de la distance des centres des pilastres du dedans de l’église qui leurs repondent.
La largeur 62.63 du grand avant corps du milieu est
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de 9 diamètres 2/3 et sa saillie est de 2 diam. 1/6. C’est entrepilastres des retours, et ceux des deux bouts de la face de cet avant corps, de même que les entrepilastres au-delà des petits avants corps, attenant les encogneures de la grande face, du flanc de l’église, sont chacuns d’un demy diamètre.
La largeur des deux petits avant-corps, est chacuns de 6 diam. 1/3 ainsi leur entrepilastres sont égaux à l’entrepilastre du milieu du grand avant corps, ils ont chacuns 4 diam 1/3 de largeur. Les arcades de ses avant corps sont dans la proportion de l’ordre ionique.
Les deux extrémités de la grande face des flancs entre les petits avants corps, et les encogneures 63.67;65.66. ont chacun 2 diam. 1/6 de largeur, la distance 66.68; entre l’encogneure de la face du flanc, et l’alignement de la face des pilastres des premiers arrière corps du portique est de 4 diam. 1/6 à l’autre bout vers le chevet de l’église. La distance 67.69 entre l’encogneure du bout de la face du flanc, et l’alignement du centre de la chapelle de la communion N est de 4 diam. moins 1/6 qui est un tiers de diamètre moins que la distance 66.68 à l’autre bout vers le portique, mais cette difference ne se peut pas remarquer à la veüe étant trop éloignée l’un de l’autre.
Le demy diamètre extérieur 69.76; du mur circulaire du chevet de l’église, est de 10. diam; ce qui fait en tous 87 diam 1/10 de l’ordre extérieur, depuis le devant de la place des colonnes du portique jusqu’au dehors du nud des pilastres du mur circulaire du chevet de l’église.
Le diamètre extérieur 72.73 du dehors du mur du charnier étant de 20 diam. des pilastres de l’ordre extérieur, et toute la largeur de l’église 70.75 de 32 diamètres ½ à prendre au nud du devant de pilastres des faces extérieures des flancs, comme il est dit cy devant; Il reste 6 diam. ¼ de chaque costé, la largeur des arrière corps 71.72 ;73.74 ; est à chacuns de 2 diam 1/6 leur entrepilastre étant d’un demy diamètre, comme les autres des flancs, les distances 71.70 ; 74.75 ; entre les encogneures de ces arrières corps, et l’alignement du nud des pilastres des faces des flancs sont chacunes de 4 diam et un douzième.
Les quatres angles du quarrée long extérieur du plan de l’église; sont coupées en portion de tour creuse circulaire. Les
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centres 77, de leurs circonférences est le sommet d’un triangle équilatéral, dont les bases ont prises des arrestes des pilastres des encogneures des arrrières corps du portique et du chevet.
Pour avoir la distribution des pilastres extérieurs du mur des faces circulaire du chevet de l’église, et des cinq vitreaux qui éclaire le charnier, on mènera des rayons du centre de la chapelle de la communion N, par le milieu des trois arcades 44. 14; qui sont au-delà du centre ont prolongera ses rayons jusqu’à la circonférence du dehors du mur extérieur où ils marqueront le milieu des vitreaux 79 B 80. on partagera les distances 79 B B 80 ; chacunes en deux au point 81 82 pour avoir les milieux des deux autres vitreaux, ont placera les pilastres au milieu des tremeaux entre ce vitrail, et ceux au-delà des vitreaux 79.80 à pareille distance, il se trouvera 1 diam 1/3 pour chacuns des dormiers entrepilastres, vers les angles rentrant des arrière corps, les cinq entrepilastres des vitreaux du chevet, sont chacuns de 4 diam. de même que les autres entrepilastres des flancs.
Tous les vitreaux du pourtour de l’église, sont de même grandeur, et semblables entr=eux, Ils sont dans la proportion des fenestres ceintrées ionique, expliqué au 8 chapitre de la 2e partie du traitté des ordres d’architecture.
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Tous les édiffices publiques en général, demande une grande attention, pour les rendre de longues durées, par la solidité de leurs construction, dont la fondation est une des principalles parties, mais particulièrement aux églises, lesquelles étant pour l’ordinaire soutenu dans l’intérieur par des pilliers isolée les uns des autres, doivent avoir une plus grande liaison dans leurs fondements. Pour éviter le tacement, à quoy convient très bien les voûtes des caves qui se font dans touttes l’étendue de l’église, pour la seputure des fidelles, joint à ce que pour faire ces caves ont en fouille toute la superficie, à une même profondeur., ce qui fait connoitre, si le terrain y est égallement solide, et au cas qu’il ne le soit pas donne la facilité de faire l’escavation des tranchées pour les fondations dans les parties où le bon fond se trouve plus bas; les murs en sont mieux alignées, et les paremens engage de faire à toutes les faces des murs contribue à rendre la construction plus solide. Ces caves qui ont plusieurs soupiraux dont leur pourtour, pour y donner de l’air, rende aussi les églises plus sèches et plus saines, et le remplisage des rains de leurs voûtes maintient toujours le pavé de l’église dans un parfait niveau.
Quoique les caves soient nécessaire à toutes les églises, pour les raisons cy dessus, elles le sont encore plus aux églises paroissiales, qu’aux autres par les fréquentes inhumations des fidelles deffunt, dont les corps y sont continuellement enterrés. Il faut à ce sujet que l’accest est soit facil, et aisé, et que les escaliers pour y descendre, soit commode et proche les entrées des églises.
Le second dessein du chapitre des églises paroissiales est le plan des caves, et des fondements relatif au plan du rez de chaussée, contenue au premier dessein. Les murs qui soutiennent la nef C, le chœur D et les croisillons EF, sont continué d’un bout à l’autre même au travers de la croisée de l’église pour une plus
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Description
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grande solidité, les voûtés des caves qui sont sous ces quatres principalles parties de l’église; sont d’arrestes, portés au milieu sur des pilliers en forme de noyaux 1 pour leur donner moins d’étendue.
Les grandes caves C.D.E.F. se communique entr’elles, et aux caves des galleries latterales G.H;I.K; dont les voûtes sont en berceau par de grandes portes ceintrées par le haut 33.34.35.36.37.38.42 ; qui reponde au milieu des grandes arcades du rez de chaussée.
Les murs qui séparent les caves des galleries G.H ; IK ; des caveaux Q, sous les chapelles latterales, sont aussy continué y ayant de moyennes portes 5 avec des grilles à barreaux de fer, pour entrer aux caveaux, les soupiraux 6 en forme de sonnettes en abajour qui sont au travers des murs de faces aussy fermés par des grilles à bareaux de fer, à chacuns de ses caveaux, et aux autres caves au droit du milieu de chacuns des vitreaux du pourtour extérieur de l’église, donne du jour aux caveaux et communique l’air dans toutes les caves;
La voûte de la cave 10 sous le vestibule interieur est en berceau, les voûtes 29 aux deux bouts de ce vestibule, sert de caveau O.P ; sous les tours, et des caveaux Q.R. sont d’arreste, et la voûte sous le vestibule extérieur S du portique est de cloître.
Les caveaux LM sous les deux bouts de la galleris traversalle, sont aussi en voûte d’arrestes; les trois autres caves 25.27.26 du milieu de cette galleries sont en voûte de cloître octogone; avec des lunettes au droit des portes cintrées 32.43.44.
La cave N sous la chapelle de la communion au chevet de l’église, est voûté en berceau sphérique sur noyau et la voûte sous le charnier 13 est en berceau circulaire.
On descend dans toutes les caves destinées pour la sepulture des fidelles deffunts, par les deux grands escaliers 4 aux deux bouts du portique, et par les deux autres escaliers 9 aux deux bouts de la gallerie traversalles.
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Les deux escaliers 7 ne servent que pour le caveau des reliques sous le sanctuaire Z qui est voûté en niche, ayant une grande ouverture par le haut qui communique sous le maître autel.
Les caves 17 sous les chapelles penitentielles, sont aussi particulières, elles servent pour les logements qui sont au dessus de ces chapelles ont y descend par les escaliers 8.
Vers les bouts GI, des entrées des galleries latterales sont au-dedans des caves deux espèces de pailliers 2.3. entourée d’apuis de fer avec des degrées pour y monter à 4 ou 5 pieds au dessous du rez de chaussé de l’église, ayant au droit de chacun une ouverture à la voûte, couverte d’une tombe de pierre, ou de marbre, servant de pavée aux galleries. Laquelle tombe se doit lever lors des funerailles, pour descendre et poser les cerceuils des corps morts. Sur ces pailliers comme dans une fosse, pendant les aspersions, et les autres cérémonies des inhumations, et de la les transporter ensuitte aux endroits marqués dans les caves pour les enterrer.
Les lignes ponctuées au devant du portique A et des avant corps 62.63 ;64.65 ; marque les fondations des perons des entrées de l’église, et les caveaux ponctuées 81.82;83;72;73; marque les foses des cabinets de commodité. Lesquels se vuide par le dehors de l’église.
fol. 76
   
Les distributions, proportions et commodités du plan du rez de chaussée des églises paroissiales, contenu au premier dessein de ce troisième chapitre, qui ont étés amplement expliqués, il reste cepandant quelques particularités à observer sur le plan de l’abside, et des environs du chevet du chœur, représenté en la première figure du troisième dessein.
L’abside z du chevet du chœur est en façon de niche, suivant la forme ordinaire de cette parties des églises, son plan à l’intérieur est une espèce de demy ovales, par les raisons expliqués au quatrième dessein du 4e chap. de la seconde partie du traité des ordres d’architecture; pour en tracer le plan du contour ayant placé les pilastres 2.3. en avant corps de l’entrée de l’abside, comme il est dit cy devant au premier dessein, et mener la ligne ponctuée 2.3; des points du milieu des faces de ses pilastres et la ligne 4.5 ; des arrestes de leur retour du costé du dedans de l’abside, qui coupe au point Z la ligne DB; qui passe par le milieu de la largeur du chœur, il faut des points 2 et 3 du milieu des faces des pilastres mener par le point Z les lignes 2.Z.11 ;3.Z.10 ; et des pilastres 2.3. comme centres, de l’intervales 2.3. tracer les portions de cercle 2.10 ;3.11 ; Touchant les faces des pilastres, et coupant les lignes 2.11 ;3.10 ; aux points 10 ;11 ; ensuitte du centre Z et de l’interval Z.10.Z.11 ; qui est la même chose, décrire l’arc de cercle 10.1.11; ces trois portions de cercles, jointes avec les deux demy faces droites des deux pilastres de l’entrée, depuis leurs points du milieu jusqu’à leur arrestes du costé du chœur, formeront le pourtour intérieur du plan de l’abside, ce qui se doit entendre pour le bas de l’architrave, et le nud de la frise de l’entablement; car les faces des pilastres 2.3 ; de l’entré doivent être droite, et à angle droit avec la ligne 2.3 ; et les faces des autres pilastres 16.17 aussi être droite, et à angle droit au rayon Z.16 ; Z.17., suivant la règle établie en la seconde partie du traitté des ordres d’architecture, au 4e dessein du 4e chapitre; le nud des allettes et du mur entre les pilastres 2.16 ;17.3 ; doit être parallèles et suivre le contour du plan de l’entablement de l’abside.
L’arcade 12.13. du fond de l’abside et les allettes aux costés sont de mêmes grandeurs, et proportions que les arcades 14.15,
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des costés du chœur, ce qui détermine les places des pilastres 16.17 ; et la largeur des espèces d’arcades 18 aux costés de l’abside qui sont moins grand que les autres; les faces de leurs allettes sont de même largeur qu’a CXX des arcades 14. 15. mais leurs épaisseurs ou tableaux 21.22. sont differens, pour repondre par derrière à l’alignement des galleries latterales; ce qui forme en conservant la délicatesse interieur de l’abside, deux gros masifs aux costés du chevet du chœur qui buttent la poussée de tous les autres arcades, et des voûtes, et donne lieu d’y placer les escaliers 7 qui descendent au caveau ou confession des reliques, et montent sur les combles.
Les trois arcades du pourtour de l’abside sont clos de grilles de fer à jour, jusqu’à la hauteur de closture convenable, celle du grand arcade 12.13. du fond est posé sur le derrière du gradin I, mais les grilles des deux autres arcades 18. descendent jusque sur le pavé du planum, pour faciliter la veüe des cérémonies du sanctuaire aux fidelles, qui sont dans les embrassement de ses arcades du costé des galleries latterales, ou le bas des grilles se trouve être à hauteur d’apuis, le pavé du planum étant élevé de 5 marches plus haut que celuy du chœur.
Les arcades des costés du chœur, sont aussi clos de grilles de fer à hauteur de closture, ces grilles des derniers arcades 14.15 proche le sanctuaire pose sur le pavé, ayant à chacune une porte pour entrer au chœur, les autres grilles du pourtour du chœur sont posées sur le dossier des hautes stales.
Le tabernacle 23, pour serrer le St Viatique des malades, placé dans la gallerie traversale au derrière du gradin I du sanctuaire, est élevé sur un petit autel en forme de marchepied posé sur un paillier 24.25. à la hauteur de trois marches environnées à hauteur de closture d’une grille de fer posé sur le paillier avec des portes, et des petits perons aux deux bouts, afin que le milieu étant libre, le peuple puisse voir au travers de la grille, et recevoir la bénédiction, Lorsque le prestre prend et remet le Saint Ciboire pour le porter aux malades.
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Description
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fol. 78
   
Les proportions générales de la hauteur à la largeur de la nef, du cœur, et des costés de la croisée des églises paroissiales, sont les mêmes qu’aux églises cathédrales, et lorsque l’ordre d’architecture qui les decorent est plus grand, ou plus petit, c’est dans la hauteur des parties qui sont entre le dessus de la corniche de l’entablement de l’ordre, et la naissance du bas de la voûte que la différence se réduit, pour observer la proportion de toute la hauteur généralle en faisant ces parties au dessus de l’entablement, plus ou moins haute, sans rien changer à la proportion de l’ordre ; ny à ce qui est au dessous des bases des colonnes ou pilastres, qui doivent être au-dedans des églises. Pour observer le dégagement des pilliers, qu’un simple socle dont la hauteur ne doit point excéder le diamètre des colonnes, ou pilastres ny êtres moins que les trois quarts de ce diamètre.
Cette proportion de la hauteur, à la largeur des nefs et croisées des églises, doit suivre les proportions des arcades des differens ordres d’architecture, dont elles sont décoré, ainsi qu’il a été expliqué au 3e dessein du chapitre précédant qui traite des églises cathédrales.
Lorsqu’il y a des avants corps aux pilliers de la croisée de l’église qui soutiennent les principaux arcs doubleaux de la voûte, comme c’est l’endroit qui marque le plus, c’est aussi au droit de ses avants corps, que l’on doit donner la proportion de la hauteur sous clef de l’arc doubleau, avec la largeur au droit du nud du fust des pilastres de l’avant corps observant d’augmenter, à la proportion de la hauteur autant que la corniche de l’entablement de l’ordre a de saillie.
Mais lorsqu’il ny a point d’avant-corps aux pilliers de la croisée, ainsy qu’il est observé au plan du rez de chaussé de l’église paroissiale, où il ny a d’avant corps qu’à la face de l’abcide; et au vestibule interieur de l’entré de la nef, il faut ajouter à la proportion de la hauteur au droit des avant-corps, quelque chose de plus que la saillie de la corniche de l’entablement de l’ordre, afin de moyenner la proportion de la hauteur entre les arcs doubleaux des avant-corps, et les arcs doubelaux des pilliers de la croisées, et des autres qui sont aux voûites, au dessus des autres pilastres, ou colonnes des costés de la nef, du chœur, et des croisillons.
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Par la seconde figure du 3e dessein des églises paroissiales, qui est la coupe, ou profil du travers de l’église sur la ligne NO; au droit du milieu des arcades du chœur, joignant l’abside, on connoitra les proportions expliqué cy dessus, observant que les mesures sont à conter de la ligne ponctuées du bas, qui est le niveau du pavé de la nef, et des galleries latterales le pavé du cœur étant d’une marches plus élevés.
La largeur du chœur, et des trois autres grandes parties, qui forme la croisé de l’église, est de 10 diamètres de pilastre, au nud de la face des pilastres de l’ordre corinthien, qui les décorent,. ayant osté de cette largeur, deux tiers de diamètre, de chaque costé, pour la saillie des pilastresen avant corps de l’abside, et du vestibule intérieur, Il reste pour la largeur de la face de l’abside, et du vestibule de l’entrée de la nef, 8 diam. 2/3 dont le double est de 17 diam. 1/3; la neufvième partie, desquelles est de deux diamètres, moins un quinzième, faisant ensemble 19 diam 1/3 moins un quinzième de hauteur. Laquelle hauteur et par rapport à la largeur de l’abside, dans la juste proportion des arcades de l’ordre corinthien; il faut ajouter un diam. un quinzième qui est un peu plus que la saillie de la corniche de l’entablement pour moyenner, comme il est dit cy devant, les proportions des hauteurs, aux différentes largeurs des arcs doubleaux, toute la hauteur sous la clef de l’arc doubleau, de la face de l’abside sera de 20 diam 1/3 et la hauteur sous la clef des arcs doubleaux de la croisée, et des autres arcs doubleaux, des grandes voûtes sera de 21 diamètres.
Ces deux hauteurs des differens arcs doubleaux étant reglé, et leur circonférence étant en plein ceintre. La naissance de leur retombé sera 5 diamètres plus bas que le dessous de la clef des arcs doubleaux des quatre faces de la croisée, et de 4 diam. 1/3 plus bas que le dessous de la clef des arcs doubleaux de l’abside, et du vestibule de l’entré de la nef, il restera 16 diam. au dessous des retombées des naissances des arcs doubleaux, et des voûtes.
Des seize diamètres qui reste au dessous des retombées, ou naissances des ceintres des arcs doubleaux, et des grandes voûtes, jusque sur le pavé de la nef, Le socle sous
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la base des pilastres, à quatre cinquièmes de diamètre pour cadrer avec l’odre du portique, les pilastres avec leurs bases, et leurs chapiteaux, 10 diamètres, L’entablement 2. Il reste la hauteur de 3 diam. 1/5; au dessus de la corniche de l’entablement, jusqu’à la retombée des ceintres des arcs doubleaux, et des voûtes; cette hauteur de 3 diam 1/5, se partage en 4; le socle du soubassement au dessus de la corniche d’entablement, et l’autre socle au dessus de la simaise du soubassement, sous la retombé des voûtes, ont chacuns une partie; les deux autres parties entre deux, se redivise en 9 autre parties, les moulures de la base au dessus du premier socle, en ont 1 le nud du soubassement 6; et la petite corniche, ou simaise du haut 2; Le nud du soubassement, et du socle du haut, sont àplomb de la frise, et du bas de l’architrave du grand entablement.
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Le plan des grandes voûtes, C.D.E.F, de la nef, du chœur, et des croisillons de la coupole; et de la lenterne N; au dessous de la chapelle de la communion, et des terrasses au dessus des bas costés, et du chevet de l’église paroissiales, représenté au quatrième dessein, avec ce qui est dit dans l’explication de la seconde figure du 3e dessein; donne une entièrre intelligence, de la disposition de dalles de pierre, qui forment ces terrasses, pour servir de couverture aux secondes voûtes; sur ce plan sont marqués les arcs butans, qui soutiennent la butée des arcs doubleaux des grandes voûtes, et les autres parties de cette église, qui se rencontre à la hauteur des terrasses.
Les lignes ponctuées marque le plan des dalles de pierre qui couvre les bas costés, et le chevet de l’église, elles ont touttes leurs écoulements, par des gargouilles, creusées dans les premières dalles du bas, en forme de petits cannaux, qui tournent au pourtour du derrière de la balustrade, qui couronne le dessus de l’entablement du grand ordre ionique, du dehors de l’église; Les eaux sorte de ses gargouilles par des godest, et petits canaux, ou tuyaux au travers du socle de la balustrade, et de la cimaise de la corniche de l’entablement, au droit de chacuns des pilastres du pourtour des faces extérieures de l’église.
Les dalles des terrasses, aux costés de la nef, et du chœur sont chacunes de niveau, sur leur longueur, elles se reccordent d’un même niveau, avec les dalles en retour, au pourtour du dehors de l’abside du chevet du chœur; mais la distance entre les murs de l’attique, des costés de la nef; et du chœur, et la balustrade au dessus des murs de face des flancs de l’église, Etant plus grande que la distance, entre le mur du même attique au derrière de l’abside du chevet du chœur, et les gargouilles ou cannaux 11.12.13; par où les eaux de cette partie de terrasse s’écoule, fait que les dalles des costés sont plus larges que celles du chevet; quoy qu’au chevet du chœur il y ait trois rangs de dalles retranchées, par le haut, en sorte qu’à cette endroit les apuis des vitreaux, sont plus élevés au dessus des dernières dalles du haut des terrasses, que les apuis des vitreaux de la nef, et du chœur, ne le sont au dessus des dalles, joignant les murs de l’attique, où il ny a simplement, qu’une épaiseur du recouvrement que les dalles ont les vues sur les autres.
Les dalles de la terrasse qui couvre le charnier au pourtour
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Description
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de la coupole de la chapelle de la communion, sont aussi en recouvrement l’une sur l’autre, chacunes de niveau dans leur pourtour, elles ont leur écoulement en partie par la gargouille qui tourne au pourtour du derrière de la balustrade du chevet de l’église, et l’autre partie par les petits cannaux 11.14.17. dont ceux 14.17. ont un heure au milieu de leur longueur, séparant leur pente de part et d’autre, pour faire écouler une partie de leur eaux par la gargouille 17; et l’autre partie par les petits cannaux 14.15 ; le desous des deux bouts de la gallerie traversalle, et le dessus des deux chapelles penitentielles, sont couverte, séparement par des dalles de pierre, en forme de quatre petites terrasses particulières, elles ont leurs écoulement de parts et d’autres, par les petits cannaux 11.12.13.11.14.15;14.17; et par les gargouilles au derrière la balustrade.
Les grands escaliers, aux costés du portiques, sont aussi couvert de dalles de pierre en terrasses, mais le vestibule du portique est couvert de plomb, d’ardoise ou de tuille; sur un comble de charpente en croupe S, vers la nef, pour laisser le jour au vitrail du milieu du second ordre du portail, derrière le fronton du portique A.
La coupole de la chapelle de la communion, et le petit dôme de la lenterne N; au dessus doit être couvert avec des tables de plomb couturée du bas en haut, sans soudure, posé sur leur voûte construicte en pierre tendre, ou de brique extradossé par le dessus, ont les pourroient couvrir d’ardoise, si les voûtes étoient de pierre tendre, et que les cloud de l’ardoise y put tenir.
L’on monte sur ces terrasses du pourtour des bas costés, et du chevet de l’église, par les deux escaliers 4 aux costés des tours, et par les autres escaliers 56.78. les escaliers 48 restes sur les terrasses, mais les huit escaliers 5.6.7 monte sur les grandes voûtes, et au dessus des combles qui les couvrent, et en passant les six escaliers 5.6. ont des sorties sur la grande corniche de l’entablement du grand ordre corinthien du dedans de l’eglise C.D.E.F. il peut y avoir d’autres sorties, sur cette grande corniche en differens endroits, des doubles voûtes des galleries latterales et traversales qui l’environne.
Les deux petits escaliers 5 communique aussi vers le haut des tours O.P. par de petites galleries, ou balcon au derrière de la balustrade qui couronne l’attique, aux costés du second ordre du portail, et on acheve de monter sur les terrasses, ou platteformes du haut des tours, par les petits escaliers de charpente qui monte aux differens étages des clocher, entre le mur des tours et le befroid.
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L’on sonne les cloches, par le dedans des chambres particulières des secondes voûtes, au dessus des chapelles des fonts, et des mariages sous les tours.
Le plan des arcs butans, qui soutiennent la poussée des arcs doubleaux des grandes voûtes, est aussi figuré par les lignes ponctuées. Ils posent, ainsy qu’il a été dit à la seconde figure que 3e dessein d’un boud sur les dosserets qui sont au dehors des murs de l’attique et par l’autre boud sur des socles 18.19. Elevés au dessus des dalles des terrasses, à plomb des tremeaux des chapelles; Les socles 19 ne soutiennent chacun que l’un des arcs butans de la nef ou du chœur, les autres socles 18, soutiennent chacuns deux arcs butants l’un pour les voûtes de la nef, ou du chœur, et l’autre en retour pour la butée des arcs doubleaux, entre les vitreaux au droit des tremeaux du milieu des croisillons.
Les tourelles des deux escaliers 7 au chevet du chœur soutiennent la poussé des arcs doubleaux de la voûte en niche de l’abside. L’arc doubleau de l’avant corps du vestibule interieur 10 de l’entré de la nef, et ceux des deux bouts des croisillons LF, sont suffisamant butées par l’épaisseur de leur murs, dont ceux des costés de la voûte du vestibule interieur, sont de deux tiers de diam. de pilastre plus épais que les murs de l’attique, au droit de la nef, et les arcs doubleaux des bouts des croisillons, étant à moitié ployés sur les pans octogone, qui en termine les voûtes, ont beaucoup moins de poussé que les autres.
Les quatre voûtes de la nef, du chœur, et des croisillons, sont terminées par les quatre arcs doubleaux de la croisée, entre lesquelles se forment au dessus des pilliers angulaires, quatre pannaches en pandantif sphérique, qui soutiennent une corniche circulaire, à la hauteur du dessus des archivoltes des arcs doubleaux, laquelle sert d’imposte à la voûte du milieu qui est en calotte sphéroïde surbaissé, contenue sous la charpente du comble.
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La coupe ou profil sur la longueur du dedans de l’église paroissiale, depuis le grand peron A, du portique jusqu’au derrière du charnier B, du chevet de l’église qui est représené au cinquième dessein, marque d’abord le vestibule extérieur S décoré de pilastres, et des colonnes du portique couronné d’une simple corniche architravé, voûté par le haut en plein ceintre sur la longueur et le cloistre par les deux bouts, il est couvert d’un comble de charpente, suivant la pente du grand fronton du portique, formant une croupe par le derrière pour dégager le vitrail du milieu du second ordre du portail, qui sert de pignon à la nef de l’église, le vestibule intérieur 10, ne se distingue de la nef, que par l’avant corps 11 et par l’arc doubleau de sa voûte qui est moins haut de deux tiers de diamètre de pilastres que les arcs doubleau de la voûte de la nef, mais la tribune des orgues qui doit être placé dans ce vestibule intérieur, fait connoitre que c’est une pièce distingué du dedans de l’église, cette tribune ny les orgues ne sont point marqués sur ce dessein pour éviter la confusion.
La nef et le chœur ont la même décoration, leurs arcades sont de même grandeur suivant les proportions expliqués au dessein précédant; Les petits ovales marqués au milieu de chaque intervale, dans le nud du soubassement des grandes voûtes, sont les ouvertures, ou petites fenestres en abajours qui éclaire les secondes voûtes latterales, le dessus de la corniche du soubassement sert d’apuis aux vitreaux des grandes voûtes, la hauteur de ses vitreaux est double de leurs Largeurs. La naissance ou retombé du bas de leurs lunettes, commençe comme les grandes voûtes, au dessus du socle supérieur du soubassement, joignant les costés des arcs doubleaux.
Les grandes voûtes, les arcades et les vitreaux des croisillons, sont semblables, et ont les mêmes décorations et proportions, que ceux de la nef; les pans en octogone qui termine les croisillons, s’élève jusqu’à la voûte qui est de cloistre octogonalle, par les bouts, avec une lunette pour le vitrail du milieu du grand avant corps, qui éclaire les bouts des croisillons.
La voûte du milieu entre les quatre arcs doubleaux de la croisée ; est aincy qu’il a été dit au dessein précédant, en pendentif sphérique, dont les pannaches sont couronnées par une corniche circulaire, à la hauteur du dessus des archivoltes,
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des arcs doubleaux qui sert d’impostes à la voûte sphéroïde surbaissé, qui s’élève en calotte sous le comble.
Les grandes portes de l’entré de l’église, par les bouts des croisillons de même que celles des bouts de la gallerie traversalles 27, et la grande porte de l’entré de la nef par le vestibule du portique, sont de même grandeur en plattebande quarré par le haut au dessous de l’imposte des arcades, leur hauteur est un douzième plus que le double de leur largeur, suivant la proportion des portes en plattebande de l’ordre ionique, celle des croisillons, et de la gallerie traversale sont renfermées dans des arcades feintes, de la grandeur des autres par le dedans de l’église, et par le dehors. Ouvert dans leurs ceintre au dessus de l’imposte, pour éclairer les croisillons, et la gallerie traversale, mais à la porte de l’entré de la nef, L’arcade n’est feint que par le dedans, et il n’est point ouvert dans son ceintre.
L’arcade du fond de l’abside Z, au chevet du chœur, est de la grandeur des autres, et les bayes des deux costés sont en forme de portes en plattebande quarré, au dessous de l’imposte comme les grandes portes des entrées de l’église, au dessus de l’imposte au droit de ses bayes, aux costés de l’abside, sont des bas reliefs ovales de sujets convenables à l’histoire du St-Patron de l’église.
Une gloire couvre le fond de l’abside, entre le haut de l’arcade, et le vitrail du milieu, où le second avenement de notre seigneur Jésus Christ est représenté, assis sur une nuée porté par les quatre annimeaux de l’apocalipse, qui signifie les quatres évangleiste, d’où descend la suspension accompagnée de cherubins simbole de la charité.
Le pavé de l’air du chœur, est d’une marche plus haut, que celuy de la croisée de la nef, et des latteraux ont monte par un peron de 5 marches au planum du sanctuaire, et le maître autel est posé sur un marchepied de 3 degrés, au dessus du planum, il est isolée au pourtour, sa table ou coffre est creu, et à jour par le devant, fermé d’une glace, et un grillages d’ornement en forme de filagramme avec une ouverture par le dessous, au travers de la voûte du caveau de la confession, ou trésor des reliques, auquel caveau on descend par les escaliers 7; ce caveau est environné de Niches, avec plusieurs tablettes, en forme d’armoire, pour y ranger les choses et reliquaires des saints, ont pouroit mettre dans le coffre du
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Description
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maître autel, au derrière du grillage, la chase du corps du saint titulaire de l’église, ou de quelqu’autres saints, au deffaut de celuy du patron, comme il se pratique en plusieurs églises.
Le gradin pour poser la croix, et les chandeliers, est un peut distant, au derrière du maître autel, dans l’arcade du fond de l’abside.
Le tabernacle pour le Saint Viatique des malades n’est point aussi marqué sur ce dessein, afin de faire voir le profil et la forme entierre du sallon du milieu de la gallerie traversalle et sa voûte qui est en demy sphéroïde ralongées sur la longueur du salon, tronquées en pendantif par les arcades des bouts, et des costés, et par les pans octogonalle, où sont les entrées du charnier, et des escaliers 7 qui descendent au caveau des reliques, et monte aux doubles voûtes, et sur la terrasse qui couvre la gallerie traversalle entre le chevet du chœur, et la coupole de la chapelle de la communion, cette terrasse est en deux revers avec un petit canal au milieu, comme il est marqué au quatrième dessein, pour laisser le jour aux vitreaux de la voûte de l’abside, et dégager uniformement le soubassement de la coupole de la chapelle de la communion.
La tourelle de l’escalier 7 s’élève plus haut que l’entablement de l’attique des grandes voûtes, et est terminé en petite coupole, y ayant une porte pour entrer sur le plancher qui est posé sur les tirans du comble du chœur; Ce comble est terminé en croupe circulaire au dessus de l’abside, et il se continue tous droit, et de même niveau au dessus de la nef, jusqu’au derrière du mur du portail, qui luy sert de pignon, il se raccordent uniformement par quatre noües, en forme de croix, avec les combles des croisillons, ces derniers sont terminées en croupe quarré, au derrière des frontons des grands avants corps des flancs de l’église.
La charpente des grands combles est composée de maîtresses fermes, au dessus de tous les arcs doubleaux des voûtes, mais au dessus des quatre arcs doubleaux de la croisée de l’église, au lieu de fermes sont élevés quatre murs de refants, suivant la pente extérieur des quatre combles, pour porter la charpente, qui couvre entre les quatre noües, la calotte spheroïde et les pannaches de la voûte du milieu de la croisé.
La tour o du costé qui regarde le vestibule interieur de la nef, paroist au dessus du comble, les quatres faces des tours au dessus
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des terrasses, qui couvre les bas costés de l’église, sont égalles entr’elles, ce qui sera expliqué à la seconde figure du 6e dessein cy après.
Le plan de la chapelle de la communion N, est circulaire, comme il a été expliqué au premier dessein, et sa distribution exagone, soutenue par six pilliers, ou tremeaux, et environnées de six arcades de même grandeur, et proportion que les autres du dedans de l’église. L’un de ses arcade est à l’entré de la chapelle, par le milieu du salon de la gallerie traversalle, les cinq autres sont ouvert sur le charnier dont les quatres des costés, sont clos de grilles de fer. Cette chapelle est décoré de six pilastres d’ordre corinthien, qui soutiennent un entablement, et un soubassement au dessus qui porte la voûte, le tous de pareille grandeur, et proportion que l’ordre du dedans de la nef, et du chœur avec de pareille jour ovalle dans le corps du soubassement qui éclaire la double voûte au dessus du charnier.
La voûte en calotte de la chapelle de la communion est sphérique en plein ceintre, à l’interieur, dont le centre est au dessus du socle supérieur du soubassement, elle est extradossé par le dessus vers le haut pour former la coupole, la partie du bas de cette coupole est en gorge soutenue au dessus de la terrasse, qui couvre le charnier, par un soubassement, ou socle couronnée d’une pleinte, le milieu de la voûte est percé dans une lanterne, elevé au dessus de la coupole, ouverte de six vitreaux, qui éclaire le haute de la chapelle.
La lenterne est couverte en dôme, terminé par un piédouche, qui soutient une croix, le diamètre extérieur du corps de cette lenterne, au nud de la face des pilastres qui la décore, est de la moitié de la hauteur depuis le pavé de la chapelle, jusque sous l’architrave de l’entablement, C’est-à-dire la moitié de la hauteur du pilastre de l’ordre corinthien, avec le chapiteau, la base, et le socle au dessous, et le diamètre intérieur de la lenterne, a les trois quarts de son diamètre extérieur, ainsy l’épaisseur du mur circulaire de la lenterne, compris la saillie de ses pilastres, a la huitième partie de son diamètre extérieur; Le bas de la chapelle de la communion, est éclairée au travers des arcades par les vitreaux du charnier.
L’autel est isolée, à deux faces posé sur un marchepied, élevé sur un petit planum, de la hauteur d’une marche environné d’une balustrade, au-dedans de la chapelle; et ouvert du costé de charnier, avec un tabernacle au milieu de l’autel aussi à deux faces, comme il est expliqué au premier dessein.
fol. 85
   
La voûte du charnier est en plein ceintre en berceau circulaire, dont la naissance, ou retombé commence au dessous des archivoltes des arcades, d’après le nud des murs, sans impostes, la double voûte au dessus, qui soutient les dalles de la terrasses qui couvre le charnier, est un demy ceintre dont la clef s’apuis contre le mur qui soutient la coupole, pour en butter la poussé, cette double voûte est éclairé, comme il est dit cy dessus par les ouvertures ovales en abajour, placés dans le nud du soubassement de la voûte en calotte, à plomb du milieu des arcades.
Les caves qui sont dans toute l’étendue de cette église sont disposées suivant le plan expliqué au second dessein, elles se communiques toutes les unes aux autres, à la réserve du trésor des reliques, qui en est séparé, sa voûte est en demy calotte sphérique.
Au vestibule extérieur de l’entré principalle de l’église, le pleinte des bases des colonnes et pilastres de l’ordre ionique du portique, pose sur le pavé qui est de plein pied à celuy de la nef, ensorte que le bas de l’architrave de l’entablement de l’ordre extérieur, Etant à la même hauteur, et niveau de celuy de l’ordre interieur, la hauteur des colonnes et pilastres ionique du portique a 10 diam. et 4/5 des pialstres de l’ordre corinthien du dedans de l’église, a cause du socle de ce dernier, qui a quatre cinquième de diam de hauteur, ainsi la grosseur de la colonne de l’ordre ionique. Etant la neufvième partie de sa hauteur, son diamètre aura un diamètre un cinquième de l’ordre corinthien du dedans.
L’ordre ionique du portique, qui règne dans toute la décoration du pourtour extérieur de l’église, est posé sur un socle simple, ou sur un soubassement en forme de piédestail continue suivant la proportion convenable à la hauteur de l’édiffice, n’étant pas naturel d’exposer les bases des colonnes, et pilastres à la crotte et au roüage des voitures, la hauteur du socle ou soubassement détermine la quantité des marches du peron qui monte au portique, et des autres perons au devant des portes, qui entre dans l’église, parce que la hauteur des marches de ces perons, tient toujours la proportion de la facilité de les pouvoir monter aisément, sans peine; et cette proportion des marches ne varie pas, étant règlé suivant l’usage des personnes et non par la grandeur de l’édiffice.
Si c’est un socle, qui soit sous les bases des pilastres extérieur, il doit être continuée suivant le plan des murs de face, et sa hauteur
fol. 85v
   
Etre d’un diamettre de pilastre, lequel diamètre étant divisé à l’ordinaire en 60 part. pour servir de mesure commune à toutes les parties de la décoration extérieur, fait 540 part pour la hauteur des pilastres, et des colonnes de l’ordre ionique, avec leurs bases et leurs chapiteaux; et 120 part pour la hauteur de l’entablement, la hauteur de la balustrade au dessus est de 94 part ½ qui est la septième part de la hauteur de l’ordre, sans le socle du bas; toute la hauteur depuis le dessus de l’apuis de la balustrade, jusqu’au pavé de la place, est de 814 part ½ lorsque le socle est de 60 part.
La hauteur du soubassement extérieur de la coupole de la Chapelle
de la communion, à prendre du dessous de l’apuis de la balustrade, est de 94 part ½ de même que la balustrade. La hauteur de la coupole du bas de la lenterne, est de 261 part pour cadrer avec la hauteur de la alotte intérieur.
Cette hauteur de la coupole se divise en 3. la portion sphérique du haut en a 2, qui font 174 part et la gorge avec son petit socle 1, qui fait 87 part. elle se partage derechef en 3 le socle en a 1 qui est de 29 p. et les deux autres qui font 58 part, sont pour la gorge. Le contour du dessus de la coupole est en section sphérique concentrique avec la calotte du dedans, c’est-à-dire qu’elles sont tracées d’eux même centres.
La hauteur de la lenterne, qui est égalle à son diamètre extérieur, étant la moitié de la hauteur du pilastre de l’ordre corinthien intérieur, avec le chapiteau, la base, et le socle au dessous, se trouve égalle à la moitié de la hauteur du pilastre de l’ordre ionique extérieur avec sa base et son chapiteau, qui fait 270 part. laquelle hauteur étant divisé en 27, le cordon du bas en a 2, le filet au dessus 1 et le corps 20 ; et l’entablement 4. le socle au dessus de l’entablement de la lenterne est égalle au cordon du bas.
La hauteur de la petitte coupole de la lenterne est 135 part, qui est égalle à la moitié de son diamètre, son contour de chaque costé depuis le socle du bas, jusque sous le pleinte du piédouche de la croix, est en portion de cercle, dont les centres sont sur la ligne du dessus du socle.
Le diamètre du pleinte du piédouche de la croix, est égalle à la sixième partie du diam du bas de la coupole de la lenterne, la hauteur de la croix, est égalle à la hauteur de la petitte coupole, qui est de 135 part. et piédouche a le tiers de cet hauteur, qui fait 45 p. c’est-à-dire égalle au diamètre de son pleinte du bas, et les bras de la croix ont la même largeur de 45 part. de l’extrémités de l’un des bras à l’extrémité de l’autre.
fol. 86
   
La première figure du 6e dessein des églises paroissiales est la coupe, ou profil sur le travers de l’église, au droit des arcades du chœur, joignant l’abside qui est presque la même chose, que le profil représenté cy devant à la seconde figure du troisième dessein, ausquel toutes les mesures et proportions sont expliqués. Ce qu’il y a de particulier sur cette 1ere figure du sixième dessein, est la représentation de la face du maître autel, avec la décoration du dedans de l’abside, et la saillie des petits avants corps extérieurs des bouts de la gallerie traversalle avec leurs perons.
Quoique la masse de la voûte de l’abside du chevet du chœur, soit en niche sphérique, on la peut considérer comme une voûte d’arreste, au moyen des trois grandes lunettes de ses vitreaux qui monte jusqu’au sommet de la clef. Le devant de cette voûte est soutenue par un arc doubleau, d’une égalle largeur dans son pourtour qui pose sur les pilastres de l’entrée, les deux autres pilastres aux costés de l’arcades du fond soutiennent deux demy arcs doubleaux qui s’étraissisent vers le centre d’une demy rose qui est à la clef du haut de la voûte.
Les trois vitreaux de la voûte de l’abside, sont égaux entr’eux, ils sont de la même forme et proportion que ceux de la voûte du chœur, mais moins grands parceque cette voûte est de deux tiers de diamètre de pilastre plus élevés que la voûte de l’abside.
L’entablement du grand ordre corinthien, et le soubassement de la voûte, règne dans le pourtour du dedans de l’abside, de même qu’aux costés du chœur. Ils sont en partie caché dans le fond par la gloire, qui est placé entre le haut de l’arcade du milieu, et le bas du vitrail de la voûte, dont il a été parlé au dessein précédant, et qui sera expliqué plus au long par un dessein particulier cy après, de même que la face du maître autel, qui est dessiné trop en petit sur cette première figure pour en pouvoir expliquer touttes les parties.
La voûte de la cave D; sous le chœur est d’arreste en forme de deux galleries, soutenue au milieu par des pillers, ou noyaux quarrés, espacés sur la longueur, en distance égalle ainsy qu’il sont représentées au dessein précedant. Les lunettes des costés
fol. 86v
   
s’amortissement en leurs naissance sur le nud des murs qui sépare cette cave d’avec les caves en berceaux HK, sous les galleries latterales, les arrestes des voûtes des caveaux Q. sous les chapelles des costés s’amortissent aussi à leur retombées, au nud des murs dans les angles du quarré de leur plans.
Les abajours ou soupiraux qui éclaire les caveaux Q, sous les chapelles, ont leurs ouvertures de moyennes grandeur, dans les socles des murs de faces, et ils s’élargissent au-dedans œuvre, pour communiquer l’air dans les autres caves, au travers des portes, et petites arcades, qui les communique vis-à-vis l’une de l’autre, les voûtes de toutes ses caves sont de niveau, par le haut de leurs ceintres, et leur air du bas, sont aussi de niveau, pour les rendres de même hauteur, il n’y a point de proportion qui en détermine la hauteur, cela depand de la qualité du terrain, et de la disposition du lieu, où l’église est bastie, mais plus elles auront de hauteur sous la clef de leus voûtes, et plus elles seront saines, et l’air en sera moins coromput par les vapeurs de la coruption des corps mors qu’on y enterra.
La seconde figure du 6e dessein, est la face du portail de la principalle entrée de l’église, lequel est composé d’un grand portique 47 A 52; avancé, au derrière duquel est le vestibule, où le peuple se dispose pour entrer dans l’église, par les trois portes A.45.46 ; dont celle du milieu qui est dans le vestibule, et la plus grande entré dans la nef, et les deux autres moyennes, qui répondent aux deux dernières entrecolonnements du portique entre directement aux galleries latterales.
Le portique est soutenue en sa face par six colonnes de front, isolée de fil d’ordre ionique, et couronnée d’un grand fronton. Le timpan duquel est orné d’un bas relief, qui en occupe toute l’étendue représentant le sermon sur la montagne, sujet qui convient particulièrement aux églises paroissiales, où entre les autres exercices de religion à quoy ces églises sont destinées, la parole de dieu y est prêché, et les fidelles y sont instruit dans la foy.
Ont monte au portique par un grand peron de plusieurs marches, selon la hauteur du socle, ou du soubassement, qui soutient l’ordre de la décoration des faces extérieures de l’églises, il faut observer à ce peron, comme à tous les autres perons, que le nombre des marches soit impaire ; par l’habitude que l’on a de de finir de monter la la dernière marche du haut, du même pied qui à commencé à monter. La première marche du bas, c’est-à-dire que si on commence à monter du piédroit, on doit finir la dernière marche du haut, par le piedroit, et si on finissoit par le pied gauche, on feroit un espèce de faux pas, ce qui se fait sans y panser.
fol. 87
   
Description
fol. 87v
   
fol. 88
   
De chaque costés du portique, sont deux arrières corps, les premiers 53.54, sont parallèles à la face du portique, et les second 55.56 ; se recule en tour creuse, pour former les encogneures des faces extérieurs des flancs de l’église, les autres petits arrières corps 39.60 ; qui paroissent ensuitte aux extrémités de la face du portail, sont les costés des petits avants corps des flancs, qui soutiennent les tours.
Le mur du fond du vestibule, qui est à proprement parler le portail de l’entré de l’église, s’élève à la teste de la nef, au dessus du portique, décoré d’un second ordre d’architecture, qui est corinthien, dont les pilastres sont à plomb de ceux du vestibule, qui répondent aux quatre colonnes du milieu de la face du portique, ce second ordre est terminé par un fronton, moins grand que celuy du portique, ce qui ne souffre aucunes difficultés, parce qu’il est beaucoup plus reculée que le portique, et se second fronton sert de couverture au portail de l’entré de l’église, comme le grand fronton du portique sert de couverture à son vestibule, les choses étant toujours de bon goût, quand elles représente l’usage à quoy elles sont destinées.
La balustrade qui termine, le haut des murs de face exterieures du pourtour de l’église, au dessus de l’entablement de l’ordre ionique, sert de soubassement au second ordre corinthien, mais comme se soubassement n’est pas dans la proportion de la hauteur des piédesteaux, il ne doit pas aussi avoir les mêmes membres que l’on donneroit aux piédestaux, ainsi le socle, le pleinte, et la tablette de la balustrade, se doivent continuer simplement au droit du second ordre sous les bases des pilastres.
Le grand arcade du milieu du second ordre du portail est feint jusqu’à la moitié de l’épaisseur du mur, il n’est ouvert qu’en une partie du bas de la grandeur des autres vitreaux de la nef, comme il est marqué au profil, sur le cinquième dessein, pour éclairer le bout de la voûte de la nef.
Les deux tours qui servent de clocher aux costés du portail, sont d’un étage plus élevé, leur second ordre est décoré du même ordre corinthien du portail, dont les pilastres forment un avant corps à chacune de leurs quatre face, comme il est marqué par leurs plans au quatrième dessein au dessous des terrasses qui couvre les bas costés de l’église.
Le troisième étage des tours, est un ordre attique proportionné au second ordre, dont les avants corps sont retranchées; au derrière de la balustrade qui termine le second ordre, ce qui forme de petits balcons a chacunes des faces, au devant de l’attique, cette ordre attique, est aussi terminé, par une balustrade au dessus de son entablement.
fol. 88v
   
Le portail du milieu de la salle, est joint aux tours par un mur en forme d’attique, auquel l’imposte des arcades du second ordre, sert d’entablement. Il est couronné par une marnière de balustrade en guillochis, sa décoration est en pannaux d’architecture parce que les pilastres ny conviendroit pas, ne pouvant avoir de rapport avec la proportion du second ordre, toutes les statues, où image des saints, qui sont placées tant dans les niches que sur les piédestaux des balustrades, et sur les frontons des différens étage du portique, du portail, et des tours, sont de même grandeur dans la proportion moyenne, entre les differens ordres de ses étages, suivant les principes enseignés au dixième chapitre de la seconde partie du traité des ordres d’architectures.
Pour réduire les hauteurs des differens étages, sur la mesure commune de l’ordre ionique du portique, suivant les proportions des ordres d’architecture, mis les uns sur les autres au premier ordre, le socle du bas étant d’un diamètre de colonne ou pilastre, divisé à l’ordinaire en 60 parties, la colonne ou pilastre, avec la base, et le chapiteau, est de 540 part; et l’entablement 120 p. La balustrade au dessous de l’entablement, de ce premier ordre 94 p. ½, Les pilastre du second ordre, qui est corinthien, avec sa base, et son chapiteau, est de 510 part ; et son entablement 113 part 1/3; la balustrade au dessus de l’entablement du second ordre, est de 89 part. La hauteur de l’ordre attique, compris son entablement, à conter du desous de la seconde balustrade, au dessous est de 311 part 2/3 qui est la moitié de la hauteur de l’ordre corinthien, avec son entablement n’ont compris la balustrade qui le porte, la hauteur de l’ordre attique se divise en 5 part ; dont l’entablement en a 1 qui fait 62 part 2/3 de la mesure commune, compris l’astragale, et le filet du bas. La balustrade au dessus, qui termine la hauteur des tours est de 89 p 1/10 ce qui revient à 1919 parties, pour toute la hauteur des tours depuis le pavé de la place jusqu’au dessus de l’apuis de la balustrade du haut.
La hauteur commune des statues de chaque étage est de 134 part. supposant comme il a été dit au commencement de ce chapitre que le diamètre des pilastres de l’ordre corinthien du dedans de l’église, soit de quatre pieds, ce qui fait 4 pi. 9 po. 7 lig. 3/5 pour le diamètre des colonnes, et pilastres de l’ordre ionique extérieur, parce qui si ce diamètre de l’ordre extérieur étoit plus grand ou plus petit, cela changeroit la proportion de la hauteur des statues ainsi qu’il est expliqué au 10e chap. de la 2e partie du traité des ordres d’architecture,
fol. 89
   
La troisième figure du sixième dessein est l’élévation du chevet de l’église.
Le mur de face 72.B.73 qui environne le dehors du charnier forme un grand avant corps circulaire terminé par les arrières corps droit 71.72.73.74. Lesquels se joignent en tour creuse comme au portail au second arrière corps 70.75. qui forme les encogneures des faces des flancs de l’église où les costés des petits avants corps 61.62. qui sont aux deux bouts de la gallerie traversalle tiennent lieu de troisième arrière corps comme les costés des grands avants 63.65 ;64.66 ; des bouts des croisillons de l’église forme les quatrième arrière corps qui termine la largeur de l’élévation du chevet, au bas de ses troisième et quatrième arrière corps sont marqués les profils des perons des portes qui entre dans l’église par les bouts des croisillons et de la gallerie traversalle.
La balustrade 67.68. qui couronne le grand ordre ionique sert d’apuis aux terrasses du pourtour du chevet de l’église, la distance de la largeur du charnier qui est entre cette balustrade et le mur qui soutient la coupole qui couvre la chapelle de la communion fait paroistre cette coupole comme un amortissement sur lequel pose la lenterne N qui éclaire le haut de la chapelle.
La croupe circulaire du comble au dessus de l’abside du chevet du chœur est chachée par les tourelles des escalier 7, qui paroissent au derrière de la lenterne de la chapelle de la communion. l’attique XY qui soutient le comble de la croisé de l’église où sont les vitreaux des grandes voûtes des croisillons forme le second étage des grands avants corps ou portail des flancs extérieurs 63.65.64.66. qui sont couronnées par des frontons 65.66. dont l’on ne voit que le profil qui cache les croupes des bouts des combles des croisillons EF; le faite des combles des croisillons se croisent uniformement avec le faiste du chœur et de la nef.
Les arcs butans des costés du chœur paroissent au devant de l’attique des croisillons au dessus de la balustrade du grand ordre ionique. L’attique est aussi couronné au dessus de son entablement par une balustrade qui environne le bas des quatre grand
en dessous
combles de la croisée de l’église.
Les proportions et hauteurs du grand ordre ionique et de la balustrade qui le couronne ont étées expliqué à la seconde figure cy dessus et au cinquième dessein précédant, la hauteur de l’attique des croisillons depuis le dessus de sa corniche d’entablement jusque sur l’apuis de la balustrade ionique est de 330 parties qui est suivant la proportion ordinaire de la moitié de la hauteur du pilastre et de l’entablement de l’ordre ionique au dessous.
fol. 89v
   
La hauteur de cet attique étant partagé en 5 son entablement en a 1 qui fait 64 parties compris l’astragale et le filet du bas ce qui est la même proportion expliqué cy dessus pour l’attique des tours.
La balustrade au dessus de l’attique des croisillons a le quart de la hauteur de l’attique qui fait 82 parties ½ et la hauteur generalle depuis le pavé de la place jusqu’au dessus de l’apuis de la balustrade de l’attique du dehors des grandes voûtes est de 1227 parties.
fol. 90
   
Le maitre autel étant le principal objet dans toutes les églises, engage a en faire des desseins particuliers de grandeur convenable, pour y marquer toutes les parties, dans leurs proportions, il a été cy devant expliqué les raisons, qui oblige de placer les maistres autels des églises cathédrales, aur devant de l’entrée du chœur dans la croisée ou dôme de l’église, et au premier dessein de ce chapitre, pour qu’oy le maître autel aux églises paroissiales, doit être placées au chevet du chœur; dans l’une et l’autre manière, de placer les maîtres autels, ils doivent toujours être isolées, pourqu’on puisse tourner par le derrière, et être posé, sur un marchepied, placé dans le sanctuaire, dont le planum est élevé de quelques marches et environné, d’une balustrade ou grille, pour le séparer du reste du chœur, suivant l’ancien usage, de l’église, expliqué au 1er chap. de ce traité.
Le plan du sanctuaire dans l’abside du chevet du chœur de l’église paroissiale, avec ce qui l’environne, et d’une partie des stales, est représentée en grand au septième dessein; L’autel est en forme de tombeau ou de table, son plan pour la bienséance, est un rectangle de 12 pi. de long sur 3 p. ½ de large, il doit être de 3 pi. de haut, au dessous de son marchepied, comme tous les autels, cette longueur d’autel est nécessaire pour les cérémonies des messes solennelles, et la largeur de 3 p. ½ suffit pour contenir les choses utilles au sacrifice, et des chandelliers portatif, avec des cierges allumés pour éclairer le célébrant et ses officiers; aux messes de la nuit de noël, et des autres festes, où on célébre des messes le matin, avant le jour, car pour la croix, et les chandelliers, qui font la décoration du sanctuaire, il convient de les mettre sur un gradin or de l’autel, comme il a été dit ainsi qu’il sont placées sur ce plan sur le gradin 1 dans l’arcade 12.13. du fond de l’abside.
Le marchepied de l’autel a aussi 3 p ½ de large, et 12 p de long, comme l’autel, il pouroit n’avoir que 3 pi de large, s’il étoit nécessaire, pour menager la place, il s’élargit au milieu par le devant, et il forme la hauteur d’une marche, il est entouré de deux autres marches, qui tournés aux costés et par le derrière de l’autel, suivant les raisons expliqués au 10e dessein des églises cathédrales.
Le sanctuaire qui est clos dans le pourtour de l’abside, par les grilles de fer qui sont sur le derrière du gradin, et aux arcades 21.22 des costés, est séparé du chœur, par la balustrade 2.8.9.10.11.3. qui doit être de 2 pi 9° ou au plus de 3 pi de haut, pour que les officiant, qui sont dans le sanctuaire soit veües, même lorsqu’ils sont assis, de ceux qui sont dans le chœur et dans les autres parties de l’église, d’où l’on
fol. 90v
   
peut voir le maître autel. La face de la balustrade, est en ligne droite et les costés, sont en tour ronde, d’après la face des pilastres 2.4.3.5. l’épaisseur de la balustrade étant prise dans la saillie des pleintes de leur base; le plan du peron 33. qui monte au sanctuaire est ovale, pour que ces marches se présente commodément, aux portes des grilles,, des arcades 14.15, des costés du chœur.
Les sièges pour asseoir le célévrant, le diacre, et le soudiacre sont placés sur une strade 18. dans l‘arcade du costé de l’épitre, et les sièges pour indust, sont du costé de l’évangille, sur une strade 19 dans l’autre arcade, les deux credances 20. sont aux bouts de ses strades, à costés des pilastres 16.17. le siège 6 en forme de tabouret pour l’assistant est joignant le pilastre 16 proche la crédance du costé de l’épitre.
Les hautes stales pour les prestres, sont renfermés dans les arcades 26.27. et dans les autres arcades, des costés du chœur, les grilles de la closture de ses arcades, sont posées sur le derrière de ses stales, le devant de leurs sièges est dans l’alignement, de la face des pilastres, la largeur de leur marchepied, au derrière des bases stales, des chantres est de 3 p, ensorte qu’il reste 2 p de passage entre le derrière du dossier des bases stales, et le devant du plinte des bases des pilastres; ont monte aux stales du haut de chaque costé par un petit peron de 4 marches 28; vers le sanctuaire, et par des degrés de 3 marches 29 en face des entrepilastres, et le marchepied au devant des bases stales est de la hauteur d’une marche au dessus du pavé du chœur au devant de ce dernier marchepied, sont de petits tabourets rond 30 pour les enfants du chœur.
fol. 91
   
Description
fol. 91v
   
fol. 92
   
Les pilastres, et l’entablement, du grand ordre corinthien, qui règne à la face, et au-dedans de l’abside, le grand arcade du fond, et les espaces d’arcades quarrée, des costés, le soubassement et la voûte en niche du haut, avec ses arcs doubleaux, et vitreaux, qui sont dans les mêmes goûts, et proportions, que les autres du dedans, de l’église font une noble décoration, au maistre autel, représenté en grand au 8e dessein.
La balustrade, qui forme le sanctuaire, du costé du chœur, est posé sur un socle, au niveau du planum, un peu moins haut, que le socle de l’ordre coritnthien, afin de convenir, à la hauteur des cinq marches du peron, qui monte au sanctuaire. Lesquelles ne doivent avoir chacunes que 6 po. de hauteur, ont pourroit leur donner quelque chose de moins haut, mais en ce cas ont seroit obligé de donner plus de largeur à leur giron, ce qui occuperoit trop de place dans le chœur, il est sous entendu, que l’ouverture du passage du haut du peron et du bas de la balustrade doit être fermé à deux vantaux par une porte de bronze de fer ou de bois d’ornement à jour, de la hauteur de la balustrade, laquelle s’ouvre en dedans.
Le bas des bouts de l’autel, se trouve un peu caché par la balustrade dont l’apuis est plus ahut que les 3 degrés du marchepied, mais la partie du milieu de l’autel, se découvre dans toute sa hauteur, lorsque les portes de la balustrade sont ouvertes.
Le pannau à jour, du dedans de l’autel, est fermé d’un treillage d’ornements en fil à granne, d’argent, ou de bronze doré, ensorte que l’on puisse voir les chasses, et reliques des saints, qui sont dans l’autel, il convient de mettre une glace au-dedans du treillage; afin d’empêcher la poussière d’entrer, sans ôter la veüe des reliques.
Le gradin qui est dans l’arcade, du fond au dela du maître autel doit être plus élevé que la teste du célébrant, et de ses officiers lorsqu’ils sont à l’autel, pour qu’ils ne soient point distrait, pendant la célébration du sacrifice par ce qui se passe dans la gallerie traversalle, et dans la chapelle de la communion, qui sont au derrière, les pannaux des pilastres des deux bouts du gradin, sont ornées chacuns d’une chute de festons d’instrument, de la passion ou autre, à l’usage du sacrifice, et le pannau de l’avant corps du milieu est remplie d’un bas relief, représentant la descente de croix de notre seigneur Jésus Christ, sujet qui convient avec le crucifix qui est posé sur le milieu du gradin, accompagné du chandellier et des sierges à costés.
Notre seigneur Jésus Christ est représenté vers le haut de l’abside assis sur des nuées lumineuses, dans la gloire de son second avenement, lorsqu’il
fol. 92v
   
viendra juger les vivans, et les morts. Les quatre annimaux aislées de l’apocalipse, simbole des quatre évangelistes, paroissent soutenir les nuées, sur lesquelles notre seigneur est assis, parce que c’est l’évangile qui donne la certitude, de se second avenement, terrible pour les mauvais et consolant pour les bons objet que l’on devroit avoir perpetuellement dans la pensé, mais avec plus de recueillement, pendant la célébration des divins mistères, celuy des quatre annimaux, qui est de figure humaine, soutient avec ses mains, la suspension qui renferme notre seigneur, dans les espèces eucharistique, exposé à l’adoration, et à la vénération, des fidelles, un groupe de cherubins, accompagne la suspension, pour marquer, que l’amour de ce divins sauveur, dans l’établissement de ce sacrement, demande une vraye reconnoissance, de la part des fidelles, pour lesquels il est institué.
Le cordon, pour monter et descendre la suspension, doit être renfermé, dans un canal au long de la saillie, de l’un des pilastres, aux costés du grand arcade, avec une petite armoire, par le bas, pour que du dedans du sanctuaire, un prestre la puisse faire descendre, sur le milieu du maître
en dessous
autel, lorsqu’il est nécessaire, et la remonter de la même façon.
Le premier avénement de notre seigneur Jésus Christ, est représenté par sa nativité à Betheleim, dans l’un des bas reliefs, au dessus des arcades quarrés des costés de l’abside, et son ascension au ciel après sa resurrection est représenté dans l’autre bas relief opposé.
Ensorte, que ce qui accompagne le maître autel, représente les principaux mistères de notre seigneur Jésus Christ, sa nativité dans l’un des grands bas reliefs, sa passion par le crucifix qui est sur le gradin, sa mort par le bas relief au dessous, son ascension dans l’autre grand bas relief, son dernier avenement dans la gloire du haut, et sa demeure aves son église, jusqu’à la consommation des siècles, par la suspension, ce qui est repété icy pour marquer qu’un architecte, doit s’appliquer à orner ses décorations, de sujets historiques, convenable à l’usage et destination de l’édiffice, et ces en cela que conciste le bon goût.
La grandeur des figures, de la gloire du haut de l’abside, est proportionnées à la grandeur des pilastres corinthien, de l’ordre du dedans de l’église, suivant la règle cy devant, parce que ces figures sont de ronde bosse, et les figures des bas reliefs sont proportionnées à la grandeur des cadres, qui les renfermes, parce qu’il ne conviendroit
fol. 93
   
Description
fol. 93v
   
fol. 94
   
pas de mettre de petite figure, dans un grand cadre, ny de grande figure dans un petit cadre.
Les proportions, et mesures, de toutes les parties de l’abside et du chœur que contiennent, le maistre autel ont étés expliqué au 3e, 5e et 6e dessein de ce chapitre, auquels ont peut avoir recours.
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Chapitre 4e
Description des églises monachales

Les monastères des differens ordres religieux, sont pour l’ordinaire, composées de deux classes, la première classe, qui est la plus nombreuse, sont les pères qui sont presque tous prestres, dont l’employe, est de s’appliquer à la prière, et chanter en commun, les louanges de dieu, en différentes heures reglées de la journée et de la nuit, tous les jours de l’année et à célébrer le St Sacrifice de la messe, la seconde classe sont les frères, occupés aux travaux des différens besoins de la communauté du monastère.
Les églises de ses monastères, se nomment monacales, nom derivé de celuy de
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moine, commun à tous les ordres de religieux, l’assiduité avec laquelle les religieux célébrent l’office divin, attire le peuple à leurs églises, pour assister aux offices particulièrement, au sacrifice de la messe, et aux vespres, ce qui rend publique les églises monacales.
La closture des monastères religieux, dont l’entré est fermé aux femmes, et les différentes saisons de l’année, particulièrement le froid, oblige de de clore de mur le pourtour du chœur de leurs églises et le séparer de la nef, et des autres parties latteralles au devant du moins par une grille, de fer, au dehors de laquelle se maître autel, doit être placée entre les religieux, et le peuple pour être veüe des uns et des autres.
Quoi qu’il puisse y avoir des portes pour communiquer au chœur et à la nef, et aux chapelles, son entrée principalle de même que l’entré de la sacristie, doivent être par le dedans, du monastère et l’entré du peuple par le dehors, vers le bas de la nef, ce qui rend la distribution, des églises monacales, différente de celles des églises paroissialles.
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Ce quatrième chapitre, explique ce qui consernenet les distributions, et les proportions, d’une église monacale, dont le premier dessein, en est le plan du rez de chaussé, contenüe à l’extérieur en un rectangle, qui a de longueur environ deux fois et demy, sa largeur, l’intérieur est en forme de croix, composé de la nef A, du chœur B et des deux grandes chapelles CD; décoré uniformement d’un ordre de pilastre ionique, soutenant quatre voûtes de même hauteur, séparé au milieu de la croisée, par quatre grands arcs doubleaux, portés sur les huit pilastres, en avants corps 1.2.3.4.5.6.7.8. au devant des quatre gros pilliers de la croisée.
Les quatre grands arcs doubleaux, sont rejoint les uns, aux autres, au pourtour de leurs archivolte, par quatre pannaches, en pandantif sphérique, terminées par une grande corniche circulaire, à la hauteur du dessus du couronnement, des archivoltes, des grands arcs doubleaux. Cette corniche circualire, sert d’impostes à une voûte sphérique, plus élevés que les quatre grandes voûtes de la croisée, ainsi qu’il sera expliqué au second et troisième dessein.
De chaque costés, des flancs de la nef, sont quatre chapelles latteralles E.F.G.H.I.K.L.M. ouverte en arcades, dans les espaces entre les pilastres du grand ordre ionique, de l’intérieur de l’église, ses chapelles latterales sont aussi ouvertes, l’une dans l’autre, par de pareille arcades percé jusqu’au croisillons, de la nef, deux autres chapelles N.O sont au dela des croisillons aux deux costés des flancs de l’entré du chœur, la chapelle O percé aussi par une pareille arcade dans une autre grande chapelle P en forme de gallerie au long de l’un des costés du chœur, auquel cette dernière chapelle communique par une porte qui est vers son entré.
Touttes ses arcades, sont closes par le devant, et entre deux par des grilles de fer à jour, les milieux desquelles grilles, s’ouvre en porte à deux vanteaux, ensorte que l’on voit, et l’on passe de l’une à l’autre, comme si c’estoit, des galleries latterales.
De la chapelle N, ont entre dans un espèce de vestibule Q clos de mur des quatres costés, auquel il y a des portes qui communique dans la sacristie R au chœur B et au cloistre ST au-dedans du monastère.
Le maistre autel V est Isolée, à l’entré du chœur, élevé sur un marchepied de trois degrés, au dessus du planum du sanctuaire qui est aussi de trois autres degrés, au dessus du rez de chaussée du chœur.
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Description
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Lequel est d’une marche plus haute que celuy de la nef et des croisillons, ainsi il y a sept marches, à monter, de la nef, au maistre autel, il faut aussi monter une marche de la nef, aux chapelles latterales, et leurs autels sont élevés, par un marchepied, au moins d’une marche au dessus de l’air de la chapelle, afin que le peuple qui est dans la nef, puisse voir par-dessus la teste, des uns, des autres, les preste qui est à l’autel.
Le maistre autel, est placé dans l’alignement, du milieu du premier pilastre, du grand ordre, au dela des gros pilliers, de la croisée, vers l’entrée du chœur, sa face regarde la nef, il est couvert d’un baldaquin, soutentue par quatre colonnes, d’ordre corinthein, disposé en forme de niche, au pourtour du derrière, du sanctuaire, vers le chœur, fermés entre les colonnes, et aux deux costés, au dehors par des grilles, de fer à jour, à hauteur suffisante, pour la closture du chœur, y ayant une porte au milieu; et deux autres aux costés, pour la communication des religieux, du chœur au sanctuaire.
La face du sanctuaire, au devant du baldaquin, est environné, d’un balustrade, à hauteur d’apuis, ayant une porte, au milieu vers la nef, une seconde balustrade, à hauteur d’apuis, aussi avec une porte, au milieu, environné le devant du premier planum, qui est au rez de chaussé du chœur, pour servir de closture, à ce premier planum, entre les gros pilliers 4.5. de la croisé, et empêcher le peuple d’approcher du sanctuaire, afin de laisser, une espace convenable, pour les officiant pendant le service divin.
L’abside du chevet du chœur, est à l’ordinaire en forme de niche, environné de stales hautes, et bases, ainsi que les flancs du chœur, la chaire, ou trône, de l’abbé ou supérieur, est placé au milieu du fond de l’abside.
Les religieux entre au chœur, par la porte du vestibule Q, où ils arrivent par le peron 9, du differens endroits, du monastère, et des celules de leurs dortoirs, par le cloistre ST.
Outre la porte, qui entre dans la sacristie R par le vestibule Q il y a une autre porte à l’autre bout de la sacristie, qui communique par le corridor 10 à l’escalier. L’escalier 13 qui monte au dortoir pour que les religieux
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puisse aller, à la sacristie sans passer par le cloistre.
Le corridor 10.11.12. qui tourne au pourtour du chevet de l’église n’ayant point d’autres jeu que par la sacristie et l’escalier 13 est destinée à mettre des pries dieu, en forme d’oratoire ou les prestres se puisse recueillir pour faire leurs préparations, et leurs actions de grâce avant et après, la célébration de la messe.
Les religieux, peuvent entrer par le chœur, dans la chapelle P destiné à y placer des confessionnaux, pour les hommes, car les confessionnaux, pour les femmes, doivent être placée, dans la croisée, de l’église, aux costés des grandes chapelles C.D. et dans les autres chapelles, latterales, en veües de la nef.
Les bouts des croisillons CD, où sont les grandes chapelles latterales, sont terminées en pignon, formant de chaque costé, un grand avant corps, par le dehors, ils sont décoré, à l’intérieur d’une grande arcade renfoncé, à la moitié de l’épaisseur, du mur, pour y placer l’autel accompagnés, aux costés de pilastres du grand ordre du dedans de l’église.
Le bout de la nef, vers l’entré de l’église est terminé, par le dedans en pan octogonalle, jusqu’à la hauteur du dessus de la corniche de l’entablement, du grand ordre ionique, et au dessus de cette corniche, il est en niche éliptique, pour y placer les orgues.
Au-dedans de l’entré de l’église, sont quatre petite colonnes en manière de porche V, lesquelles soutiennent, une tribune, à la hauteur de l’impose, des grandes arcades, lequel imposte règne au dessus des arcades des chapelles, entre les grands pilastres dans tous le pourtour, de la nef, des croisillons, et du chœur.
La porte X de l’unique, entré publique, de cette église est placé au grand pan, du milieu de l’octogone, elle est précédé en dehors par un portique Y de quatre colonnes d’ordre dorique ausquels on monte par un peron, de plusieurs marches, au milieu d’une demy lune, qui forme le plan du portail de l’église.
Au pan octogonalle, du dedans de l’entré de la nef, sont des portes pour entrer au deux escaliers =Z&, qui monte à la tribune, du milieu au dessus du porche V, aux orgues et aux autres tribunes pour l’usage des dames, au dessus des chapelles latterales EFGHIKLM des costés de la nef, jusqu’à la croisé de l’église.
Les hommes montent aux autres tribunes, au dela de la croisée au dessus des chapelles OPN du vestibule Q de la sacristie R des
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costés du chœur par l’escalier 13 au-dedans du monastère, en tournant au derrière du chevet, de l’église, par les autres tribunes qui sont au dessus du corridor 10.11.12.
Le clocher, est au dessus de l’escalier 13, dont les cordes pour sonner les cloches, descendent jusqu’au rez de chaussé, au milieu du vuide, entre les rampes de cet escalier pour être à la proximité de la sacristie, par le passage du corridor 10.
Par le haut des deux escalier Z& ont communique à deux petits escaliers en vis, menagé au derrière du mur de l’ordre attique du portail, dans les angles en dehors, des costés de la grandes niches, éliptique, au dessus de la corniche de l’entablement du grand ordre intérieur. Ces petits escaliers en vis, servent à monter au comble, au dessus des voûtes, de la nef, des croisillons, et du chœur, à la lenterne du milieu, et sur les toits.
Aux deux costés de la demy lune du portail de l’église, sont deux grands corps de logis, d’un costés 14.15.16.17.18 pour des logements particuliers, ayant des veües, sur la rüe, et sur la cour 19. de ce corps de logis, dont l’entré est plus éloignés, l’espace de ce dessein n’étant pas suffisant pour la placer.
L’entré du monastère, à l’autre corps de logis, est aussi plus éloignés, vers le milieu du costé 20, du cloitre qui joint à ce corps de logis par le derrière. Les salles 21.22. sont pour recevoir les externes, aux tours de cérémonie, du monastère, la salle 23 en forme de gallerie, est pour servir de parloir, L’escalier 24 monte au dortoir, il doit y avoir deux pareilles escalier aux deux autres angles du cloistre qui environne le préau 25 au pourtour du cloistre. Sous les dortoirs, seront les cuisines, les réfectoir, les depos, et les autres offices du monastère, jusqu’au chapitre 26. Le reste du terrain 27.28.29 au pourtour de l’église, servira de jardin au monastère ou aux corps de logis particuliers.
Pour ce qui conserne les proportions du plan du dedans de l’église, toute la longueur depuis le dedans œuvre du mur, du portail, au-dedans de la nef, jusqu’au-dedans œuvre du mur du portail, au-dedans de la nef, jusqu’au-dedans œuvre du mur du fond de l’abside du chevet du chœur, se divise en 13 parties, dont une de ses parties, fait la distance, du milieu de la face d’un des pilastres, au milieu de la face de l’autre pilastre, ensuitte, aux plancs de la nef, et du chœur, 30.31.32.33.34. la distance entre le milieu de la face, du pilastre 34, de la nef joignant le pilastre en avant corps 1 du pilliers de la croisé et le milieu de la face du pilastre 35 de l’entré du chœur, joignant le pilastre, en avant corps 4 de l’autre pilliers de la croisé, est de 3 des mesmes parties. La même chose s’observe
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sur le travers de la croisé, y ayant trois parties du milieu de la face du pilastre 36 de l’un des pilliers de la croisé, au milieu de la face du pilastre 37 au pillier de la croisé de l’autre costé de la nef, et une partie de chaque costé du milieu de la face du pilastre 37, au milieu de la face du pilastre 38 et du milieu de la face du pilastre 36, au milieu de la face du pilastre 39. Il faut entendre que l’on conte les milieu des faces des pilastres 30, 34.36.36.37.38.39 ; comme si les face de ses pilastres étoient toutes entierres 7 comprenant les portions qui sont enclavés dans les autres pilastres joignant.
Une de ses parties qui font les distances des milieux des pilastres étant divisés en 17 autres
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parties 4 de ses dernières parties que l’on suppose être chacunes d’un pied, font le diamètre ou la largeur de la face d’un des pilastres du grand ordre ionique, du dedans de l’église, ainsi la distance, du milieu d’un des pilastres, à l’autre, est de 4 diam ¼, ou 8 mod ½ qui est la même chose.
La largeur des petites arcades entre les pilastres est de 5 mod ½ ensorte que leurs allettes sont chacunes d’un demy module.
Les pilastres en avant corps de la croisé, et de la face de l’abside, saille au devant de la face des autres pilastres, d’un mod ¼ qui est les deux tiers de la largeur, de la face d’un pilastre, ce qui s’observe, à tous les pilastres ployés à angles droits.
Suivant cette proportion, la largeur de la nef, à prendre de la face du pilastre 33 à la face du pilastre 40, est de 10 diam 5/12 qui font 20 Mod 25 part. et la largeur entre les pilastres 1.8 ;2.3 ; et les autres en avant corps des pilliers de la croisé, est de 10 mod. 5 part. la face de l’abside du chevet du chœur, a la même largeur de 18 mod 5 part, son plan est en demy ovalle, suivant la règle expliqué, au second chap. de ce traitté sur la 1er figure du 3e dessein.
L’espace entre les pilastres 41.42. de l’entré de la nef, et entre les pilastres 43.44 du milieu des faces des bouts des croisillons, est de 5 diam qui font 10 mod; les arcades feintes, entre deux ont 8 mod ½ de largeur et leurs allettes chacunes ¾ de mod, cette proportion de l’entrepilastre, de l’entré de la nef, donne la proportion, des pans octogonnalles 41.30 des costés.
La saillie des pilastres de la nef, du chœur, et des croisillons au devant du nud des tremeaux, est d’un demy mod. l’épaisseur du mur des tremeaux, entre les petites arcades des chapelles, est de deux mod 1/3, les petits murs de refants, au derrière qui sépare les Chapelles étant d’un mod. ces chapelles ont chacunes 7 mod ½ en quarré, les murs extérieures des chapelles latterales ont chacune 2 mod ¼ d’épaisseur, ce qui fait pour toutes la largeur, de l’église de dehors en dehors des murs de faces, des flancs 46. mod. ou 23 diam. des pilastres ioniques du dedans de l’église, les grands avants corps du dehors, des bout de la croisé, ont chacuns 1 diam de saillies au
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devant des murs de faces des flancs, ce qui donne pour l’épaisseur de chacuns des murs de face de ses grands avants corps, 2 mod 27 part ½ toutes la largeur de l’église, étant à cette endroit de 50 mod de dehors en dehors.
Le maistre autel a sa forme, et ses proportions, approchant de même que le maistre autel, des églises paroissiales, de diam. des colonnes du baldaquin du maître autel, et des colonnes du porche du dedans de l’entré de la nef, a la moitié de la largeur, de la face des pilastres ioniques, du dedans de l’église, c’est-à-dire d’un mod. ces colonnes étant d’ordre corinthien, leurs hauteur a plus de la moitié de la hauteur, des pilastres du grand ordre, la distance entre les centres des colonnes de la face du baldaquin est de 7 diam. de ses pilastres, et la distances entre les centres, des colonnes, de l’espace du milieu est de 4 mod 1/3 il reste 3 diam 1/3 des mêmes pilastres, pour la distance entre les centres, des colonnes de chaque costé, du baldaquin.
L’épaisseur du mur du portail, de l’entré de la nef est de 2 diam. des pilastres du grand ordre ionique, du dedans de l’église, le portique au devant est d’ordre dorique, le dessous de l’architrave, de son entablement et au niveau, du dessous de l’architrave, de l’ordre ionique, du dedans.
Les socles sous les bases de ses deux ordres, sont de même hauteur et l’air ou rez de chaussé, du portique est de plein pied, à celuy de la nef de l’église, ainsy les pilastres de l’ordre ionique, du dedans, et les pilastres et colonnes, de l’ordre dorique du dehors, sont de même hauteur compris leurs bases, et leurs chapiteaux, ce qui fait, que les diam. des colonnes, et pilastres, est d’un huitième, en dehors plus grand, que celuy, des pilastres du dedans de l’église.
Le portique est composé de 4 colonnes, dont l’intervalle du milieu est double de ceux des costés, à prendre des centres, des colonnes, l’intervalles entre ces colonnes et les pilastres au derrière, sont les mêmes que les intervalles des bouts du portiques, les intervalles des pilastres, aux costés de la demy lune, sont dans la même proportion; les deux joignant le portique étant égaux, à l’intervalle du milieu, et les deux des extremités de la demy lune égaux, aux intervalles des bouts, du portique. Tous ces intervalles sont, justement disposé à la reguliarité, des triglifs, et des metopes, de la frise de l’entablement, pour avoir 4 metopes quarré, dans les grands intervalles, et deux metopes dans les petits et faire, repondre un triglif, au milieu de chaque colonnes ou pilastres.
L’on monte au portique, par un peron de 7 marches de hauteur, il pourroit y en avoir plus ou moins selon la scituation du lieu toujours en nombre impaire, mais suivant la forme et proportion du portique, le nombre de 7 marches est le plus convenable.
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Par la coupe ou élévation du dedans de l’église monacale, sur le travers de la croisé représenté au second dessein, ou les mesures sont cottés par le mod. de l’ordre ionique, qui la décore, on achêvera d’en connoistre les proportions expliqués en parties sur le premier dessein précédant, les distances pour les chapelles latterales entre les milieux des pilastres AB, GH, sont ainsi qu’il a été dit de 8 mod ½ ou 8 mod 15 part. le mod étant à l’ordinaire divisé en 30 part; la distance entre les milieux des pilastres BG, éstant trois fois la distance AB, elle est de 25 mod ½ les milieux des pilastres BG sont chacuns éloignés de 10 part des costés des pilastres saillans CF. la face de ses pilastres CF, étant de 2 mod, il reste 20 mod 25 part, entre deux pour la largeur de la nef du chœur, et des croisillons, et 18 mod. 5 part entre les pilastres saillans DE qui porte l’un des grands arcs doubleaux de la croisé, les trois autres arcs doubleaux de la croisé, et l’ouverture de la face de l’abside du chœur sont de même largeur.
La règle généralle de la hauteur des grandes voûtes des nefs des églises, étant par rapport à leur largeur dans la proportion des arcades des grands ordres qui les décorent. L’ordre du dedans de cette église monacalle étant ionique avec un simple socle par le bas, la hauteur des arcades est à leur largeur comme 36 est à 17. suivant cette proportion la hauteur du dessous des arcs doubleaux de la nef jusque sur son pavé seroit de 44 mod 5 part. et la hauteur des arcs doubleaux de la croisée seroit de 38 mod ½. mais comme la différance entre la hauteur des arcs doubleaux de la nef, et la hauteur des arcs doubleaux de la croisée ne peut être que de la largeur de m’archivolte de ses derniers qui est d’un mod 1/3 il convient pour moynemens les hauteurs de ses differens arcs doubleaux ne donner que 42 mod. à ceux de la voûte de la nef étant 2 mod 5 part moins haut que la proportions qu’ils devroient avoir, et 40 mod 2/3 a la hauteur des arcs doubleaux de la croisée, qui est 2 mod 5 part de plus que leurs proportions naturelle, mais une partie de cette hauteur étant caché par la saillie de la corniche de l’entablement du grand ordre ce qu’il y aura de trop haut ne sera pas perceptible.
La hauteur des arcs doubleaux de la voûte, et de la croisé étant reglé, et ses arcs doubleaux étant en plein ceintre, la hauteur qui reste entre le bas de leurs naissance, et le dessus de la corniche de l’entablement du grand ordre, est pour la hauteur du soubassement de la voûte, laquelle hauteur est plus ou moins grande suivant la proportion de la hauteur de l’ordre avec la largeur de la nef, la hauteur du socle du bas du grand ordre est de 2 mod, la hauteur du pilastre
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Description
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de 18 mod et celle de l’entablement de 4 mod, ce qui fait pour toute la hauteur de l’ordre 24 mod ainsy il reste 7 mod 16 part pour le soubassement de la voûte.
Le soubassement de la voûte fait resaut sur tous les pilastres du grand ordre en forme de piédestaux, qui portent les arcs doubleaux, sa hauteur étant divisé en 4, le quart du bas est pour le socle au dessus de la corniche du grand entablement, les trois autres quarts se redivise encore en 4; la partie du haut est pour l’autre socle sous la naissance de la voûte, ce qui reste entre les deux socles ce divise en 9 parties, les moulures du bas en ont une, la petite corniche du haut 2 et les 6 autres sont pour le nud ou dez, lequel est à plomb de la face, et des costés des pilastres du grand ordre, et du nud du mur au dessous de l’entablement, ensorte que les faces du dez des piédesteaux du soubassement de la voûte, et du socle du haut, ont les mêmes largeur et saillies que les pilastres au dessous, la saillies des moulures au dessus du premier socle lesquels composent la base du soubassement, n’est que la moitié de leurs hauteur, et la saillie de la petite corniche du haut est les 2/3 de sa hauteur.
Les arcs doubleaux de la voûte, sont d’un vingtième moins large, que la face des pilastres du grand ordre, ainsi ils font retraite sur leur socles, d’une parties et demy de mod. tant par le devant que par les costés.
Le dessous de l’entablement circulaire qui termine les pannaches spheriques entre les 4 grands arcs doubleaux de la croisées, est immediatement au dessus des archivoltes de ses arcs doubleaux, la hauteur de cette entablement circulaire est la 8e parties de son diamètre, au nud du bas de son architrave, lequel diam. est égal à la distance entre les costés des
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pilastres en avant corps F.C. qui soutiennent les grands arcs doubleaux. Cette hauteur de l’entablement circulaire se divise en 10 part. l’architrave en a 3, la frise 3 et la corniche 4; le profil de la corniche est une grande face en façon de mouchette pendante, un talon avec un filet et un gros tors au dessus; la frise est en gorge recreux sous la mouchette pandante, sous la corniche avec des consoles en façon de modillon de distance en distance égalle dans le pourtour de la frise.
Le diamètre OP de la grande voûte en calotte est le même que le diam du nud de l’architrave de l’entablement circulaire, ce diam. ce divise en 3 parties, la parties du milieu est pour le diam du dedans de la lenterne au dessus à prendre aux faces des pilastres des points de partage IK, du diam de la grande calotte, il faut élever les perpendiculaires IL, KM, dont la hauteur de chacunes soit égalle
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au demy diam NO de la calotte et trouver sur l’axe ou ligne à plomb du milieu de la grande calotte le point N, centre d’un arc de cercle qui touche les lignes à plomb des extrémités du diam OP, et passe par les points LM du haut des perpendiculaires le centre N, de l’intérieur de la calotte sera un peu élevé au dessus de la grande corniche circulaire. Il faut prendre un autre point sur le même axe au niveau du dessus de cette corniche, pour être le centre de l’extradosse de la voûte de la grande calotte dont le demy diam ou rayon sera depuis le centre jusqu’à laplomb du dehors des grands arcs doubleaux de la croisé. La partie du bas de l’extradosse sera en façon de socle à plomb jusqu’au quart de la hauteur IL.
Le diamètre intérieur de la lenterne au devant de la face des pilastres est comme il a étés dit cy dessus le tiers du diam. de la grande calotte, l’épaisseur du mur circulaire de la lenterne à prendre entre les faces des pilastres interieur et extérieures est de chaque costés la sixième parties du diam. interieur, ainsi le diam extérieur est les trois quarts du diam extérieures, c’est-à-dire qu’ayant divisé le diam interieur en 6 part, le diam extérieur en a 8.
La hauteur MQ du soubassement interieur de la lenterne est égalle à son demy diamètre intérieur, cette hauteur se divise en 8 parties, les 2 permières parties du bas sont pour le cordon, 2 autres au dessus pour le socle et le pleinte qui forme la base du soubassement, 3 autres pour le nud et la dernière pour la cimaise, il faut observer de donner peu de saillie à toutes ses parties, le cordon descend un peu plus bas que les deux parties qui luy sont destinées, et il tourne au de dans du ceintre de la grande calotte, les moulures qui l’accompagne au dessous occupe en largeur l’épaisseur du mur de la lenterne, le diam du dehors des moulures au dessous du cordon étant égalle au diamètre extérieures de la lenternes.
Le dessus du soubassement extérieur de la lenterne est au niveau du dessus du soubassement interieur, son profil extérieure est en façon de piédouche, le nud ou fond de sa gorge saille au dela du dehors de la face des pilastres extérieures de la lenternes autant que le mur de la lenterne à d’épaisseur. Ce qui forme un espèce de balcon au dehors de la lenterne environné d’une balustrade en barraux de fer, le socle du bas du soubassement extérieure descend sur l’extradosse de la voûte de la calotte, jusqu’au niveau de l’intérieure des moulures du dessous du cordon intérieure.
Les pilastres tant du dedans que du dehors de la lenterne sont d’ordre corinthien, leurs hauteurs QR, compris leurs bases et leurs chapiteaux, est égalles au diam extérieures de la lenterne. Leurs entablements ont la cinquième parties de la hauteur des pilastres, ainsi le dessus des corniches du dedans et du dehors est de niveau de l’un à l’autre, l’on doit observer de donner du fruit en dedans aux murs circulaires de la lenternes, c’est-à-dire que le diam du haut
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soit un peu moins grand que celuy du bas, ainsi qu’il se peut connoistre par les mesures cottés, lesquelles mesures sont suivant le mod. des pilastres ioniques du grand ordre du dedans de l’église.
Le diamètre du pleinte du piédouche de la croix, a la sixième partie du diam du socle extérieur du bas de la coupole de la lenterne.
Les proportions des hauteurs, largeur et saillies des pilastres, entablement, calotte, coupole, tant interieure qu’extérieure de la lenterne et de la croix au dessus sont comme il a été expliqués au 2e chap. de ce traitté, pour la lenterne des églises cathedrales.
Les dessus de l’imposte des grandes arcades des bouts des croisillons et de la nef, qui règne entre les pilastres dans tous le pourtour du dedans de l’église, est à 14 mod. de hauteur du dessus du pavé de la nef. Il est au niveau de l’air du plancher des tribunes, qui sont au dessus des voûtes des chapelles latterales de la nef au pourtour du chœur, et au dessus du porche intérieur de l’entré de la nef.
Les petites arcades de l’entré des chapelles ont comme il a étés dit 5 mod ½ de largeur, et 11 mod 2/3 de hauteur, suivant la proportion de l’ordre ionique, leurs allettes et archivoltes un demy module de largeur.
Les petites arcades du milieu des tribunes au dessus des chapelles, ont 5 mod. 15 part de hauteur, à prendre du dessus du grand impostes, sur 2 mod. 18 part de large pour être aussi dans la proportion ioniques, les petites arcades quarrés des costés ont chacunes 1 mod. 2 part ½ de largeur, les petits tremeaux entre deux l’imposte, et l’archivolte, ont chacuns 11 part de largeur, les allettes joignant les pilastres ont comme par le bas chacun un demy mod. de largeur.
Les vitreaux des grandes voûtes sont de la même grandeur à proportion que les arcades des chapelles, leurs apuis est à la moitié de la hauteur du soubassement de la voûte compris les deux socles, c’est-à-dire que le dessus des apuis est à 3 mod. 23 part. au dessus de la corniche de l’entablement du grand ordre, la hauteur de leurs impostes et la largeur de leurs archivoltes est d’un demy mod, il se forme une lunette au pourtour dans la voûte.
L’entablement de l’ordre dorique du portail de l’entré de l’église est repété aux deux avant corps des faces extérieures des flancs, quoy qu’il ny a pas de pilastre, le bas de l’architrave S ; de l’entablement dorique extérieur étant au niveau du bas de l’architrave T; de l’entablement ionique du dedans de l’église, le pavé V du portique
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étant aussi au plein pied de celuy X de la nef, et le socle de dehors Z de même hauteur que celuy du dedans Y. la hauteur extérieur entre le dessus du socle Z et le dessous de l’architrave S est de 18 mod. de l’ordre du dedans qui est la même hauteur des colonnes et pilastres de l’ordre dorique du portique. L’entablement dorique étant le quart de cette hauteur contiendra 4 modules ¼ des pilastres ioniques.
Le dessus de la corniche & de l’entablement extérieure des murs du pourtour de la nef des croisillons et du chœur, lesquels en soutiennent les combles est au niveau du dessus de la corniche O de l’entablement circulaire qui sert d’imposte à la voûte de la grande calotte du milieu de la croisé du dedans de l’église, le haut de cette corniche circulaire étant à 31 mod. 16 part de hauteur du pavé X de la nef, le dessus de la corniche & de l’entablement qui soutien les combles des quatre parties de la croisée de l’église, sera à 20 mod. 5 part de hauteur au dessus de la corniche de l’entablement dorique du portail.
La hauteur du couronnement ou faiste des quatre combles de la nef des croisillons, et du chœur, est au niveau du dessus du soubassement de la lenterne, qui est à 13 mod. 29 part au dessus de la corniche de l’entablement, qui soutient ces combles, ce qui fait en tous 58 mod. 19 part du grand ordre du dedans de l’église, pour la hauteur depuis le rez de chaussé du pavé du portique jusqu’au dessus du soubassement de la lenterne.
Les mesures de la hauteur de l’ordre corinthien qui décore la lenterne, de la hauteur de la coupole qui la couvre, et de la croix qui termine tous l’édiffice sont expliqués cy dessus et cottés sur le présent dessein.
Touttes les mesures du profil, ou coupe de ce second dessein sont expliqués et cottés suivant le mod ou demy diamètre des pilastres du grand ordre ionique qui décore le dedans de l’église; ainsi qu’il a été dit afin de conserver une proportion fixe et aisé à executer, soit que le diam de ses pilastres soit plus grands ou plus petits par rapport à la toise, où la mesure communs de la première où l’église sera édifficée, l’emplacement pouvant être plus grand ou plus petit, ce qui a été observées dans les autres chap. précédant et sera continué de même dans les chap. cy après.
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Le rapport entre l’ordre dorique du portail et l’ordre ionique du dedans de l’église monacale se connoist encore mieux par le profil ou coupe sur toute la longueur de cette église, représenté au 3e dessein, ainsi que le rapport qui est entre les autres parties extérieures et interieures.
Au profil du portique la colonne A étant distante du pilastre B, laisse voir entre deux, et au dela le profil de la demy lune du portail qui est décoré de pilastres et de l’entablement du même ordre dorique, avec une partie de l’encogneure CF du grand corps de logis de la face du monastère, dont la corniche d’entablement EF est au niveau et de même hauteur que l’architrave de l’entablement dorique, cette même corniche EF, règne dans tous le pourtour des murs de face des flancs et du chevet des bas costés de l’église, et sert aussi d’entablement pour soutenir les combles des chapelles latterales et des tribunes du chevet.
Au second dessein précédant les mesures des hauteurs extérieurs sont costés suivant le mod. de l’ordre ionique du dedans de l’église; mais sur ce troisième dessein les mesures du portail sont cottées suivant le mod. de l’ordre dorique, lequel contient un mod. 3 part ¾ de l’ordre ionique, ce qui paroist être différantes mesures, quoy que les hauteurs cottés en l’un et en l’autre dessein soit égalles par rapport à la toise, ces hauteurs sont à conter de la ligne C, au niveau du pavé du portique, lequel est comme il a été dit au plein pied du pavé de la nef.
La hauteur DE de la colonne dorique du portique qui a 8 fois sa grosseur est de 16 mod. le diam du bas étant de 2 mod. la hauteur du socle CD est d’un mod. 23 part 1/3 la hauteur de l’entablement EG est de 4 mod ; Etant le quart de la hauteur de la colonne, ce qui fait ensemble 21 mod 29 part 1/3 pour la hauteur CG; depuis le pavé du portique jusqu’au dessus de la corniche de l’entablement dorique, l’on ne conte pas la hauteur du peron qui monte au portique, parce que cette hauteur dépend de la scituation de la place au devant, et du rez de chaussé des environs de l’église.
La hauteur de la corniche EF, qui sert d’entablement au mur de face extérieur du pourtour des bas costés de l’église
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et des murs des faces des corps de logis du monastère est d’un module étant égalle à la hauteur, de l’architrave dorique, la hauteur GH de la balustrades au dessous de l’entablement du portique est la septième partie de la hauteur de la colonne et de l’entablement ensemble, ce qui revient à 2 mod. 26 parties.
La hauteur HI du dessus de la balustrade jusqu’au dessus de la corniche de l’attique du portail est de 15 mod 1 part. cette corniche de l’attique règne et sert d’entablement aux murs qui soutiennent les combles de la nef du chœur et des croisillons, sa hauteur avec sa frise n’ont compris l’astragale et le filet du bas est de 3 mod et la hauteur IK du dessus de la corniche de l’attique, jusqu’au dessus du faiste du grand comble est de 12 mod 13 p. ce qui revient en tous à 52 mod 3 part 1/3 depuis le pavé du portique jusqu’au faistes des grands combles, lequel faiste est ainsy qu’il a été dit au niveau du dessus du soubassmeent de la lenterne.
Ce profil sur la longueure de l’église fait voir la distribution du chœur des arcades, chapelles latterales, des tribunes au dessus de ses chapelles et au pourtour du chœur et de l’abside des arcs doubleaux des voûtes, et ceux des croisées aves leur pannaches en pendentif sphérique, et les grands vitreaux qui éclairent l’église, lesquels forment des lunettes dans les grandes voûtes entre les arcs doubleaux, le profil de la niche éliptique pour y placer les orgues au dessus de la grande corniche de l’entablement ionique derrière le mur du portail, la grande voûte en calotte au dessus de l’entablement circulaire, qui couronne les pannaches du milieu de la croisé, et la lenterne qui l’éclaire par le haut.
L’autel de la grande chapelle O du bout du croisillons, est placé dans la grande arcade du milieu feinte, jusqu’à la hauteur de l’imposte, et ouverte dans son ceintre au dessus de l’imposte, pour éclairer le bas de la croisée de l’église, de même que les vitreaux des chappelles latterales éclaire au travers de leurs arcades le bas de la nef et le sanctuaire du maistre autel.
Le profil du maistre autel L élevé sur son marchepied isolée au milieu du planum du sanctuaire NM, qui est clos d’une balustrade M, à hauteur d’apuis par le devant du costé qui regarde la nef, et par une grille de fer N, à hauteur de closture au derrière du maistre autel du costé qui regarde le chœur, entre les colonnes du baldaquin, l’autre balustrade T à hauteur d’apuis vers la nef, fait la closture du premier planum au devant du sanctuaire.
Le baldaquin est veüe de profil sur ce dessein de diam de ses colonnes qui sont d’ordre corinthien, contient la moitié de la largeur de la face des pilastres du grand ordre ionique, elles sont posées sur un socle, dont le dessus est au niveau du dessus du socle qui règne dans tous le pourtour de l’église, l’entablement du baldaquin est dans la reguliarité du profil et de la proportion de l’ordre corinthien. Le dessus de sa corniche est au niveau du dessus du grand imposte qui règne entre les grands pilastres de l’ordre ionique à la hauteur de l’air du plancher des tribunes.
fol. 104
   
Description
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Le haut du baldaquin est terminé au dessus de son entablement au droit des quatre colonnes par quatre grandes consoles légères qui se recourbent en dedans vers la moitié de leurs hauteur, ils se réunissent par le haut pour porter l’amortissement qui soutient un globe servant de piédouche à la croix du haut qui termine le baldaquin.
Du dessous de l’armortissement descend un festons qui soutient conjointement avec les rouleaux des courbures du dedans des consoles, un dais circulaire qui couvre tous le maistre autel, du milieu du platfond de ce dais, sort le cordon de la suspension directement au dessus du milieu du maistre autel, le cordon pour monter et descendre la suspension passe dans le corps de l’une des consoles que l’on suppose être creuse, et au travers de l’entablement et d’un petit canal formé au long du fust de la colonne au dessous, au bas de laquelle est une petite armoire par le costé du sanctuaire pour enfermer le bas du cordon.
Les colonnes P du porche de l’entré de la nef qui soutiennent la tribunes du milieu, sont aussi d’ordre corinthien avec leurs entablement de même grandeur, diamètre et proportion que les colonnes et l’entablement du baldaquin du maistre autel, le plancher de cette tribune est au plein pied des autres tribues sur les chapelles, avec la même balustrade d’apuis par le devant posé sur l’entablement du porche à plomb, et suivant le pourtour de la frise de cette entablement.
La porte Q qui est entre les pilastres du pan octogonnalle du dedans de l’entré de la nef, sert pour aller à l’un des escalier qui montent aux tribunes, comme il est marqués cy devant au dessein du plan de cet église, il y a une pareille porte au dessus entre le haut des mêmes pilastres pour entrer à la tribune sur le porche, et une autres porte dans la niche éliptique au dessus de la grande corniche de l’entablement ionique pour aller aux orgues, par un petit escalier qui communique au grand escalier du bas, le même petit escalier monte au comble au dessus de la nef par une quatrième porte qui est marqué au dessus des autres, les mêmes portes et escaliers sont repétés de l’autre costés de l’entré de la nef, comme il se peut connoistre par le plan, il doit y avoir aussi deux autres petits escaliers au chevet du chœur, aux deux costés de l’extradose du mur de l’abside, pour aller par le dedans du couvent des tribunes au combles.
Le comble au dessus de la voûte de la nef forme une croupe quarré R au derrière du fronton de l’attique du haut du mur du portail, et le comble du chœur se termine en croupe circulaire S au dessus de la voûte de l’abside.
Le second corridor au pourtour du dehors du chevet de l’église est ouvert sur le chœur par de petites arcades entre les pilastres de l’abside, en forme de tribunes de même façon et au plein pied des autres
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tribunes, le plan de ce second corridor est le même que celuy du rez de chaussé, il sert pour aller aux tribunes au dessus des chapelles opposé à la sacristié, lesquelles tribunes n’ont point d’autres entrées que par l’escalier du dedans du couvent, se corridor est couvert en apentie circulaire contre le mur de l’abside, son entablement EF, est le même que celuy qui soutient le comble des chapelles latterales.
Les mesures et proportions de la lenterne de sa coupole et de la croix au dessus ont étés expliqués au dessein précédant, il ny a de particulier sur ce 3e dessein que la distribution des vitreaux et la balustrade de fer à hauteur d’apuis qui forme un espèce de balcon par le dehors sur le soubassement du bas, lequel sera à tourner au pourtour de la lenterne pour faire les reparations des vitreaux, à placer une échelle dormante pour monter sur la coupole doit etre couverte avec des tables de plomb couturées de haut en bas sans soudure afin d’estre moins sujet aux gersures du plomb, on monte au balcon au dessus du soubassment extérieur de la lenterne par un dégré pratiqué sur l’extradosse de la grande calotte de la voûte de la croisé de l’église est dedans des combles.
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Des deux figures qui sont sur le quatrième dessein de l’église monacale, la première est un autre profil sur le travers de cette église au droit des chapelles latterales de la nef, et la seconde figure est le portail de l’entré de l’église.
Par la 1ère figure l’on voit le profil des chapelles latterales HM; dont les voûtes sont d’arrestes, leurs autels sont placées dans les arcades feintes jusqu’au dessous de l’imposte, et ouvertes en vitreaux dans leur ceintres opposées aux arcades de leurs entrées sur la nef, aux arcades des flancs de ses chapelles sont des grilles de fer qui les séparent les unes des autres, avec des portes à chaque grilles pour la communication des chapelles, ainsi qu’il a été expliqué sur le plan au 1er dessein.
L’on connoist aussi par le profil des tribunes au dessus des chapelles latterales, le profil des vitreaux qui les éclairent, et de leurs balustrades d’apuis sur la nef, les tribunes aux costés du chœur sont semblables, leurs voûtes sont d’arrestes comme aux chapelles, elles sont séparées par des murs de refants, auquels sont des portes d’enfilades d’un boud à l’autre de l’église, quoy que leurs passages soit interrompus au droit des croissillons de la croisé du milieu.
Le comble au dessus des tribunes est en apentie contre les murs des flancs de la nef et du chœur, jusqu’à la hauteur des apuis des grands vitreaux, la corniche d’entablement qui soutient l’égout de ses bas combles, est au niveau, et de même hauteur de l’architrave de l’entablement dorique du portail.
Les murs de refants qui sépare les tribunes, monte dans les greniers au dessus suivant le rempant de l’apentie des bas combles pour servir de butées aux arcs doubleaux des grandes voûtes, mais si la construction des murs qui s’élèvent aux costés des grandes voûtes pour porter les grand combles, n’étoient pas de qualités suffisante pour soutenir la possée, l’on pourroit élever les arcs butans sur les murs de refants, pour y servir de butées à la hauteur nécessaire, de même qu’il a été marqué aux profil des églises paroissiales, cependant la forte épaisseur des murs des costés des grandes voûtes marqué sur ce profil de la première figure peut suffire, joint à ce que l’on peut mettre des ancres et des tirans de fers dans l’épaisseur des murs à chaque bout des grands tirans des fermes de la charpente des combles, pour empêcher l’écartement du haut de ces murs, l’effort et la poussé des grandes voûtes n’étant qu’au droit des arcs doubleaux, les lunettes des grandes voûtes entre deux servant à décharger les voûtes comme on le peut voir par leurs profils.
Les faces extérieures des costés des croisillons paroissent en avant corps par les flancs de l’église au dessus des combles, des chapelles latterales avec leurs grands vitreaux, l’entablement dorique du
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portail règne au pourtour de ses avants corps, et se perd dans les bas combles, l’entablement supérieure qui couronne l’attique du portail, règne aussi dans tous le pourtour extérieure des murs de la nef, du chœur, et des croisillons ; sous l’égout des grands combles, les bouts des combles des croisillons; sous l’égout des grands combles, les bouts des combles des croisillons sont en croupe quarré sur les grands avants corps, leurs faîte forme une croix avec les faistes de la nef, et du chœur, au milieu de laquelle croix, est la lenterne qui termine le haut de cette église, le cordon du haut de son soubassement paroist presque dans tous sont pourtour, il se cache en partie de même que la gorge à le pleinte du soubassement, en descendant dans les combles, ainsi que l’extradosse de la grande calotte qui sépare par le bas dans les noire des combles.
La face du maistre autel, et de son baldaquin, est représentés entre les grands pilastres en avant corps de l’arc doubleau de la croisé, avec les doubles balustrades d’apuis de la closture du sanctuaire, vers la nef, et la grille de la closture du chœur dans les espaces qui sont entre et aux costés des colonnes du baldaquin. Ces colonnes sont ainsi qu’il a été dit d’ordre corinthien entièrement isolées dans la proportion régulière, leurs diamètres du bas est égalle a la moitié de la face, ou diamètre du bas du grand ordre ionique, l’on a veües par le plan sur le premier dessein, que ces colonnes du baldaquin sont disposées en niche, leur entablement suit le même plan, mais il est interrompu au droit de l’espace du milieu, derrière le maistre autel, et il ne porte que sur deux colonnes de chaque costés, pour laisser voir la décoration du chœur, et font le couronnement posent par le bas sur quatre petits piédesteaux, ou accrotères au dessus de la corniche de son entablement, a plomd du quatre colonnes les premières recourbures du dedans des consoles avec un festion qui descend du haut, soutiennent un dais circulaire qui couvre le maistre autel, la suspension du Saint Sacrement descend du centre de ce dais sur le milieu de l’autel, les consolles se reunissent par le haut, sous un petit amortissement qui soutient le globe qui porte la croix du haut comme il a été expliqué sur le troisième dessein précédant.
Les colonnes du baldaquin pose sur des socles, qui sont au niveau des socles des pilastres du grand ordre ionique, leur hauteur est de dix de leur diamètre, et la hauteur de leurs entablement est de deux diam suivant les proportions regulières de l’ordre corinthien, la hauteur depuis le dessus de la corniche de l’entablement, jusqu’au sommet du petit amortissement qui couronne les consoles, est égalle à la hauteur des colonnes, et de leurs entablements ensemble, cette hauteur se divise en huit parties, les petits piédesteaux qui portent les consoles en ont une et l’amortissement du haut une autre, les six parties entre deux sont pour la hauteur des consoles, la hauteur au dessus du petit amortissement jusq’au sommet de la croix, est égalle à la moitié de la hauteur des colonnes, et cette hauteur se divise en trois, la Croix en a deux, et le globe au dessous avec la petite gorge qu’il porte a l’autre partie, qui se redivise en quatre parties, la gorge avec ses deux filets qui sert de piédouche au globe en ont 1; les 3 autres sont pour le diam du globe,
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Description
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fol. 108
   
au dehors des chapelles latterales vers le couvert, est le profil du costé du cloistre T, qui joint à l’église, ce costé de cloiste est couvert en terrasse, soutenue par des colonnes d’ordre toscan, dont le dessus de la corniche de l’entablement fait le dessus de la terrasse, qui est de plein pied au plancher du 1er étage des dortoirs, pour laisser le jour aux vitreaux des chapelles.
Le portail de la face de l’entré de l’église, représenté à la deuxième figure est composé d’un portique de quatre colonnes isolées, dont les espaces du milieu contiennent quatre metops et les espaces des costés chacuns deux metops, ce portique est élevé sur un grand peron, et couronné d’un grand fronton, il est placé dans le milieu d’une demy lune, ainsi qu’il a été expliqué au premier dessein sur le plan, la porte de l’entrée de l’église au milieu du portique, est en platte bande quarré par le haut entouré d’un chambranle au dessous de l’imposte, dans une grande arcade feinte, qui est ouverte en vitrail dans son ceintre, pour éclairer la tribune qui est au dessus du porche du dedans de la nef, dans les deux espaces des extrémités du portique, sont deux niches au dessus de l’imposte, avec des statues d’image de saint de ronde bosse, et des bas reliefs en bordure ovalle au dessus de l’imposte.
Les deux costés de la demy lune sont décorés de pilastres et d’entablement de même ordre que le portique, les deux grands entrepilastres joignant le portique, ont quatre metops de largeur ayant un grand vitrail au milieu de chacuns dont le centre est au dessus de l’imposte avec une petite corniche d’apuis par le bas, et au dessus du ceintre des grands vitreaux, une petitte fenestre en plattebande quarré de la largeur du vitrail, l’une et l’autre servant à éclairer les deux grands escaliers qui montent aux tribunes des deux costés de la nef, les derniers entrepilastres des extremités de chacuns costés de la demy lune, sont de deux metops avec des niches et des bas reliefs ovalles, comme les deux espaces des extrémités du portique.
La balustrades au dessus du grand entablement dorique achève de couronner les deux costés de la demy lune, elle suit le pourtour de la saillie de l’avant corps du portique, et se termine dans la corniche rempante du fronton.
Sur la pointe du fronton et sur les pilastres ou piedesteaux de la balustrades, sont des statues isolées a plomb des colonnes des extremités du portique, et des deux costés de la demy lune, la statue sur la pointe du milieu du fronton représente notre seigneur Jésus Christ ressucité, les deux des extremités du portique représentent les princes des apostres Saint Pierre et Saint Paul, les deux extrémites du costé
en dessous
de la demy lune, représente l’un de Saint Patron titulaire de l’église, et l’autre le Saint Insituteur de l’ordre des religieux du monastère.
Le mur de face du pignon de la nef qui forme le haut du portail, est décoré d’un ordre attique, dont les pilastres sont à plomb sur les pilastres doriques du font du portique au derrière des colonnes, la hauteur au dessus de la corniche d’entablement de cet attique, est déterminé par la hauteur du mur qui soutient
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les grands combles de la nef, le chœur et les croisillons, laquelle hauteur est reglé suivant la proportion de la hauteur des arcs doubeleaux des voûtes du dedans de ses quatre grandes parties de l’église, ce qui donne plus de hauteur à l’attique du portail quie la proportion reglé et établie au chap. onzième de la seconde partie du traité des ordres d’architecture, mais cette licence de proportion est autorisé par la reguliarité de la continuation de l’entablement de l’attique dans tous le pourtour extérieur de l’église.
On peut dire aussi que la disproportion de la hauteur de l’attique, avec la hauteur de l’ordre dorique du portail, est corigé par le reculement du mur de l’attique, la face du portique formant la saillie d’un grand avant corps jusqu’à hauteur de la tablette du puis de la balustrade cache une grande partie du bas de l’attique, et l’optique diminue la partie du haut.
L’attique du portail est couronné d’un fronton comme le portique pour cacher la croupe du comble de la nef, ces deux frontons qui paroissent l’un derrière l’autre sont suivant les principaes d’architectures, ainsi qu’il a été expliqués dans les chapitres précédants, parce que les frontons représentent les tois des édiffices, la grande saillie de l’avant corps du portique a besoin d’une couverture, et le corps de l’édiffice de l’attique a pareillement besoin d’une autre couverture.
Les costés du dehors des deux pilastres des extrémités de l’attique sont fortifiés par d’autres pilastres ployés en arrière corps, à plomb sur les pilastres de la demy lune, joingnant le portique pour donner plus de grâce à la partie du haut du portail, l’espace du milieu de l’attique est percé d’un grand vitrail de la même proportions des autres vitreaux des grands voûtes, servant à éclairer la niche élipitique du haut de l’entrée de la nef; dans les deux entrepilastres des extrémités, sont des pannaux d’architecture suivant le goût et la simplicité de l’ordre dorique du portique.
Les deux grands corps de logis à droite, et à gauche, l’un du monastère et l’autre pour des logements particuliers suivant l’alignement de la rue pour profiter de tous le terrain de la dépendance du monastère, ils sont en avant corps ou devant des faces des pilastres des extrémités de la demy lune du portail de l’église afin de donner un emplacement suffisant pour le peron du portique, la décoration de ses corps de logis est toute simple, n’ayant que des pleintes pour marquer les differens étages, et des refants en bosages aux encogneures, pour les distinguer des pilastres du portail, leur corniche d’entablement il a leurs faces de dehors, comme aux faces du dedans à la hauteur et niveau de l’architrave de l’entablement dorique, de même que la corniche d’entablmens extérieur des chapelles latterales des bas costés de l’église, ainsy qu’il a été expliqué cy dessus à la première figure.
Au dessus de l’entablement du corps de logis sont des lucarnes pour éclairer des logemens, ou des greniers selon l’usage de ses corps de logis.
Touttes les mesures des hauteurs et largeur de chaque partie tant du dedans que du dehors de l’église; du portail ont été cotté et suffisamment expliqué sur les autres dessein précédant, auxquels on peut avoir recours sans qu’il soit besoin de les repetter sur les deux figures de ce quatrième dessein.
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Chapitre 5e
Description des églises conventuelles
L’état des religieuses est de vivre plusieurs ensemble en communauté, et de gardes, une retraitte continuelle dans la closture d’une maison particulière séparé du commun du monde pour vacquer à l’oraison, et à l’observance de la règle établie dans chacunes de leur communauté, suivant l’institution de l’ordre qu’elles ont embrassées.
Touttes les différentes maisons religieuses, que l’on nommes couvent ont une chapelle particulière; où la communauté s’assemble en différentes heures de la journée pour faire leurs prières publiques entr’elles;
Le saint sacrifice de la messe qui est l’acte le plus grand de la religion chrétienne, le plus agréable à dieu, et le plus utile aux fidelles, ne pouvant être célébré que par des prestres ausquels l’entrée de l’intérieur des couvents n’est pas convenable, si ce n’est dans des cas extraordinaire, pour y administrer les derniers sacrements aux malades, ou pour les inhumations ce qui oblige de séparer les chapelles du couvent en deux, par une grille de fer maillé, la partie qui communique au couvent est pur le chœur des religieuses, et l’autre partie où est placé l’autel pour dire la messe est extérieure ayant son entrée par le dehors, n’ont seulement pour les prestres, mais aussi pour le commun des fidèlles qui ont la devotion d’y assister au service divin, ensorte que ses chapelles deviennent des églises publiques que l’on nomme conventuelle à cause que leur principalle destination est pour l’usage des couvent, ce qui demande une distribution toute différente de celle des autres églises représentés dans les chapitres précédant.
Le premier dessein de ce chap. est le plan d’une église conventuelle dont la partie extérieure qui est à proprement parler l’église, est contenue dans un quarré parfait A.B.C.D; distribué en une grande nef octogonalle E et en quatre principaux costés, plus grands que les autres, dont la voûte est soutenue par huit pilliers 1.2.3.4.5.6.7.8; les quatre grands costés
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de la nef sont tous ouverts depuis le bas jusqu’en haut, ils font retours des quatre croisillons égaux E.G.H.I. en forme d’une croix grec, aux quatre petits pans des costés de l’octogone, sont des arcades 9.10.11.12 ; qui entre dans les quatre chapelles angulaires KLMN ; lesquelles ont chacunes deux autres arcades qui communique aux flancs des croisillons, toutes ses arcades sont de même grandeure, ensorte que l’on tourne au pourtour de la nef en passant par les croisillons et les chapelles.
Le maistre autel G H; est placé dans l’un des croisillons, en face de la grille I; du chœur des religieuses qui est dans le croisillion opposé, aux deux autres croisillons sont la grande chapelle H; qui fait face à la porte F, de l’entré de l’église, laquelle est précédé par un portique O, de quatre colonnes ionique élevées sur un grand peron de 11 marches, en face d’une grande cour Q, que l’on suppose être quarré, et clos d’une grille de fer sur la rue.
La nef de l’église et les quatre croisillons, sont décorés de pilastres d’ordre corinthien, les huit des angles de la nef sont ployés octogonallement ils font retour chacuns d’une face entierre par les costés des croisillons, ce qui forme avec les allettes des arcades des chapelles angulaires les huit pilliers qui soutiennent les voûtes.
Les faces des bouts des croisillons sont distribuées chacunes en une grande arcade feinte au milieu de deux pilastres aux costés de l’arcade et un coin de pilastre dans chaque angle des retours des costés à la reserve de la face des croisillons où est la grille du chœur des religieuses qui a deux colonnes isolées à la place des pilastres dont les espaces tant du milieu entre les colonnes que des costés entre les colonnes et les pilastres sont separées par des grilles de fer maillié qui font la closture du chœur.
Le pavé de la nef du croisillon de l’entrée du portique est plus bas de trois marches que le pavé des chapelles du planum du maistre autel, et du croisillons de la face de la grille du chœur, qui sont de plein pied l’une à l’autre. Ils sont séparés de la nef et du croisillons de l’entrée par des balustrades à hauteur d’apuis posé sur la troisième marche du haut; les marches et les balustrades du planum du maître autel et du croisillons au devant de la grille du chœur, sont en saillie sur la nef pour leur donner plus d’espaces au temps des cérémonies, les marches et balustrades des cinq autres pans de la nef sont touttes droittes entre leurs pilastres.
Le maistre autel est isolée, élevé sur un marchepied de trois degrées au dessus du planum, l’autel de la grande chapelle du croisillon en face de la porte est aussi élevé sur un marchepied de trois degrés, il est cadossé contre la grande arcade feinte laquelle est ouverte en vitrail dans son ceintre ainsy que l’arcade au derrière du maistre autel, les autels des quatre chapelles angulaires sont adossées contre les arcades feintes en face des arcades de leur entrée sur la nef.
Le plan des chapelles angulaires qui sont égalles entr’elles est un exagone alongé, les cotés de l’autel et de l’arcade de leur entrée sur la nef étant plus long que les quatre autres pans, lesquels sont égaux entr’eux, aux deux petits pans à costé de l’autel sont des arcades feintes de la grandeur des autres dans lesquelles sont des vitreaux pour éclairer ces chapelles à la réserve des deux pans qui sont du costé du couvent où il n’y a point de vitreaux.
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Description
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Du dedans de ces chapelles angulaires on entre à quatre escaliers placés au derrière des autels dans le masif des angles du quarrés de l’église. Ces escaliers servent à monter aux tribunes, aux combles sur les voûtes, et aux dôme.
De la grille du chœur, les religieuses peuvent voir le prestre et entendre la messe à tous les six autels de l’église, soit directement ou au travers des arcades des chapelles.
Pour les proportions du plan de cette église chaque costé du quarré où elle est contenue se divise en cinq parties, la nef en trois tant de long que de large, et chacuns des quatre croisillons une de longueure compris les épaisseurs des murs éxtérieures, les trois parties qui font la largeur de la nef 1.6 ; ou 8.3 se divise en 33 parties, et chacunes de ses petites parties fait un mod. qui est la moitié de la largeur de la face des pilastres de l’ordre corinthien qui décore le dedans de l’église.
La largeur de chacuns des quatre croisillons entre les faces des pilastres 13.14. d’un des costés à l’autre opposé est de 18 mod; la distance entre les pilastres 12 et le coin de pilastre 15 est de 6 mod; le coin de pilastre 15. a un demy mod de saillie, et l’épaisseur du mur extérieure est de deux mod. et demy, aux faces des bouts des croisillons, le distance entre les pilastres 16.17. est de 10. mod. et les distances entre les pilastres 16.17. et les coins de pilastres 15.18. sont chacune de deux mod. ce qui fait avec les deux faces des pilastres 16.17. les 18 mod. de la largeur des croisillons, la largeur de l’arcade feinte entre les pilastres 16.17. est de 8 mod. ses allettes ont chacunes un mod., les petites arcades 19.20. des costés des croisillons F ont chacunes 5 mod de largeur, et leur allettes ont chacuns un demy mod; ainsi de même aux trois autres croisillons GHI; aux huit pilastres ployés des angles octogonales de la nef 1.2.3.4. de chacunes des portions de leurs faces sont d’un mod et un septième de mod; de chaque costé de l’angle, il reste six mod. entre les costés de ses pilastres 1.8;2.3 ; aux petits pans de la nef les arcades 9.10.11.12 qui sont les entrées des chapelles angulaires ont aussi 5 mod. de largeur et leur allettes demy mod de chaque costé, la saillie de tous les pilastres au devant du nud des murs est d’un demy mod. les entrecolonnements de la grille du chœur sont les mêmes que les entrepilastres des faces, des bouts des autres croisillons.
La largeur du chœur P des religieuses est de 18 mod, de même que la largeur des croisillons de l’église, et la longueure du chœur est de quatre travées chacune de même grandeur que l’espace du costé du croisillons entre la grille et la nef. C’est-à-dire que le chœur étant décoré du même ordre corinthien du dedans de l’église, les quatre entrepilastres qui compose sa longueure sont chacuns de six mod. comme l’entrepilastre 21 du costé du croisillon qui est or la grille du chœur ce qui fait 41 mod. 1/3 depuis la face de dehors du pilastre 8, qui regarde la nef jusqu’au pilastre de la face de dehors du pilastre 8 qui regarde la nef jusqu’au pilastre de la face de l’abside du bout du chœur, et 31 mod. 1/3 pour la longueure du chœur depuis la face de l’abside jusqu’au-dedans des colonnes de la grille. La face du pilastre ployé qui joint à l’abside étant d’un mod 1/3 suivant la
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règle ordinaire, l’abside qui est en forme de niche est dans la proportion marqué au chapitre précédant des autres églises.
L’entrée du chœur est dans le milieu du fond de l’abside, le trône ou stale de l’abside est dans l’abside au costé droit de l’entré du chœur, et la stale, ou chaire de la supérieure est de l’autre costé de l’entré, les stales hautes et basses pour les religieuses sont aux deux costés du chœur jsuqu’à la dernière travée au-dedans de la grille, laquelle travé est vuide étant reservée pour faire les cérémonies des prises d’habits des professions, et les autres cérémonies du couvent.
L’entrée du chœur est précédé d’un avant cœur quarré R dont l’entré est par le milieu du cloistre ST; en face de l’entré du chœur, le chœur et l’avant chœur sont éclairés par des vitreaux qui sont dans leurs voûtes au dessus des combles des bastiments qui les joignent des deux costés, l’on monte du cloistre à l’avant chœur, et de l’avant chœur au chœur par des perons de plusieurs marches pour arriver au rez de chaussé du chœur, lequel doit être d’une marche plus élevé que le pavé du planum du croisillon I de l’église au devant de la grille afin que l’apuis de la grille soit moins haut par le costé du chœur que par le costé de l’église, le clocher doit être placé au dessus de l’avant chœur.
Des deux bastiments qui joignent le chœur, celuy vers l’intérieur du couvent est pour le confessionnale des religieuses, distribués en un parloir extérieure 23, pour le confesseur, dont l’entré est dans l’église par la chapelle N. Ce parloir est séparé par une grille d’un parloir interieur 24 pour les religieuses, l’entré du parloir interieure est par l’oratoire 25 où les religieuses font leur préparation cette oratoire est précédé d’un vestibule 26 pour être recueillie et éloigné du bruit de l’escalier.
L’autre bastiment joignant le chœur vers l’extérieur du couvent est employé en la sacristie 27 du dehors pour les prestres ayant sont entrée dans l’église par la chapelle K, et une autre entrée par le petit escalier 31 dans la cour V, laquelle a communication au logement des chapelains. La grande sacristie 28 du dedans et l’avant sacristie 29 où les religieuses sacristines sert et prépare les ornements de l’église qu’elles présent aux sacristains du dehors par le tour 32.
Les sacristies et l’oratoire et parloir du confessionnal sont au plein pied des chapelles de l’église ont y monte du cloistre par les grands escaliers 33.34 qui y communique d’un costé par le vestibule 26 et l’autre costé par le passage 30. Les mêmes escaliers montent aux dortoirs qui sont au pourtour du cloistre aux combles au dessus de l’avant chœur et du chœur et au logement et combles au dessus de l’oratoire et confessionnal et des sacristies, les deux petites cour 35.36 aux costés de l’abside du chœur servent à éclairer les grands escaliers, et les passages des bastiments aux costés du chœur.
Le chapitre 37 au costé du cloistre est précédé d’un vestibule 35 dont l’entré principalle est sur le cloistre, il communique aussi par une porte à l’escalier 34 qui monte aux dortoirs.
Vers l’autre boud du cloistre au pourtour de la cour du dehors V.
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se trouve en entrant à droite dans cette cour un escalier 39 qui monte au logement des chaplains qui sont éclairés sur la grande cour au devant de l’église, du paillier du vestibule du bas de cet escalier on entre dans une salle 40 qui précéde la salle du tour extérieure 41, laquelle est adossé contre la salle du tour du dedans 42 qui a sont entrée dans le cloistre du couvent, au dessus des salles du tours sont au premier étage les grands parloirs intérieure et extérieure pour la communauté et au second étage sont les logements des tourrières du dehors, auquels logements on monte par un escalier particulier qui doit être au boud de la salle 40.
Aux autres costés de la cour V, au rez de chaussée sont les autres parloirs extérieure 49.44.45. adossé au parloirs intérieures 46.47.48 pour les religieuses lesquelles ont leurs entrées par le cloistre.
A l’autre costé de la grande cour de l’église opposé au couvent l’emplacement X, peut être employé à faire des logements particuliers, ou autres édiffices au profit de la communauté des religieuses de même forme et simetrie que les bastiments extérieures des couvents pour rendre cette grande cour regulière des deux costés.
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La première figure du second dessein de l’église conventuelle, est la coupe ou profil de cette église, et d’une partie du chœur des relgieuses, l’une et l’autre décoré d’un grand ordre corinthien de même grandeur dans les proportions régulières.
La grande voûte de la nef est sphéroïde en pendentif octogonalle sur les quatre grands arcs doubleaux des croisillons et sur les quatre vitreaux des petits pans soutenue par les quatre pilliers 4.5.6.7. et les quatre autres opposés, les archivoltes des grandes arcs doubleaux étant en plein ceintre et leur section de la voûte sphéroïde étant ovalle, il se trouve une portion de mur à plomb au pourtour du dessus de ses archivoltes, comme il est représenté par le demy ovalle ponctuée au dessus de l’archivolte des pilastres 4.7. au devant des croisillons GI au contraire il se forme des lunettes au dessus des vitreaux qui sont à plomb des arcades 11.12 des entrées des chapelles angulaires.
L’ouverture du haut au milieu de la grande voûte sphéroïde est entouré d’un entablement circulaire qui soutient un dôme percé de huit vitreaux, dont les tremeaux sont décorées par le dedans de pilastre d’ordre corinthien et de pilastre d’ordre composé en avant corps par le dehors, le dessus de leurs entablements est de niveau de l’un à l’autre, l’extradosse de la voûte de la calotte du dedans de ce dôme qui est aussi sphéroïde forme la coupole du dehors, elle est décoré de huit costés qui repondent aux huit pilastres en avant corps extérieure qui servent à butter la poussée de la voûte de la calotte. La coupole est terminé par un piédouche qui soutient un globe sur lequel pose le pied de la croix.
Au dessus des quatre chapelles angulaires, sont quatre tribunes de même grandeure que ces chapelles, lesquelles ont chacunes trois grandes ouvertures sur le dedans de l’église à plomb des arcades des chapelles l’une au petit pan de la nef, et les deux autres aux costés des croisillons, ces ouvertures sont de même largeure que les arcades des chapelles avec des balustrades d’apuis posé sur le grand imposte, qui règne entre les pilastres dans le pourtour du dedans de l’église, la hauteur entre le dessus de l’imposte et le dessous de l’architrave de l’entablement du grand ordre n’étant pas suffisant pour donner aux ouvertures ou fenestres des tribunes qui regarde dans l’église les proportions des arcades corinthienne, leur ceintre est bombé, en portion de cercle par le haut avec des crosettes par les costés, ornée d’un simple bandeau au pourtour qui descend jusqu’en bas.
Les voûtes des quatre croisillons sont en plein ceintre à prendre du dessus du petit socle de leur naissance, la proportion de la hauteur de leurs arcs doubleaux, avec la largeur des croisillons au nud des pilastres est comme 9 à 20 de même qu’aux autres églises expliqués cy devant dans la proportion des arcades de l’ordre corinthien, à prendre du pavé de la nef,
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Description
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la largeur des croisillons et des faces des pilastres étant déterminé sur le plan au 1e dessein précédant, pour ce qui conserne les mesures de la hauteur, le socle sous les bases des pilastres est égalle à la largeure de la face du pilastre, la hauteur des pilastres et de l’entablement du grand ordre est dans la proportion ordinaire. L’arc doubleau de la voûte est en plein ceintre, ce qui reste entre le dessus de l’entablement à la naissance du ceintre de la voûte est pour la hauteur du soubassement avec ses socles du bas et du haut, lequel soubassement est divisé et proportionné ainsy qu’il expliqué au deuxième dessein du quatrième chapitre précédant.
Outre les deux vitreaux des ceintres des arcades au derrière du maître autel, et de la grande chapelle, le vitrail circulaire au dessus de la porte de l’entrée de l’église, et les huit vitreaux du dômes, le dedans de l’église est éclairé par quinze autres grands vitreaux dans les voûtes au dessus de la corniche du soubassement, sçavoir quatre dans les petits pans de la nef, deux aux deux costés de chaque croisillons à plomb et de même largeur que les arcades des chapelles angulaires et un au milieu de chaque face des bouts des croisillons de l’entrée de la grande chapelle opposé et du maistre autel, celuy du costé de la grille du chœur n’ayant point de vitrail.
Le diamètre intérieur du dôme est égal à la largeur des croisillons à prendre du nud des faces des pilastres, pour avoir le ceintre de la grande voûte sphéroidalle de la nef, ayant tracée la ligne à plomb AE de l’extrémité du diamètre intérieur du dôme, il faut prendre sur cette ligne au dessus du niveau du haut du petit socle E de la naissance de la voûte la hauteur EA égalle au demy diamètre du plan de la nef, au droit des angles de l’octogone, reporter le même demy diamètre sur la ligne de niveau de la naissance de la voûte, depuis le point du milieu B, jusqu’au point C. trouver sur la même ligne de niveau le point D, qui soit le cintre d’un arc de cercle qui passe par les points C.A, faire la même opération de l’autre costé.
La hauteur du dessus de la corniche de l’entablement circulaire du bas du dôme au dessus du point A est la huitième partie de la longueure du diamètre interieure du dôme, le bas de cet entablement est un gros cordon accompagnée de moulures dessus et dessous qui tient lieu d’architrave les moulures du bas de ce cordon descendant plus bas que le point A d’un tiers de la hauteur entre le même point A et le dessus de la corniche circulaire, ensorte que toutte la hauteur de cette entablement est la dixième partie du diamètre intérieur du dôme, cette hauteur se divise en dix, la hauteur du cordon avec ses moulures au dessus en a trois, la frise qui est en gorge avec des modillons ou mutules en consoles renversés trois, et la corniche quatre, dont le bas commence par un grand larmier ayant un gros talon à un listeau au dessus.
La hauteur du mur circulaire du dôme depuis le dessus de la corniche qui le porte jusqu’au dessus de la corniche de son entablement est égalle à son diamètre intérieure, les proportions des pilastres, entablement et socles du haut et du bas des ordres, tant interieur qu’extérieur qui décore le dôme sont ainsy qu’il a étés expliqués cy devant au dôme de l’église cathédrale
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à la reserve du socle du bas de l’ordre extérieur, qui est une fois et demy plus grand, et descend plus bas que celuy de l’ordre intérieur étant de niveau l’un à l’autre par le dessus.
La grande voûtes de la nef, et la calotte du dedans du dôme sont lisses pour recevoir des peintures qui rendront l’ediffice d’un aspect plus légers, la hauteur de la coupole au dessus de son socle jusque sous le pied douche de la croix est égalle à son demy diamètre extérieur au droit des costés, le pied douche au dessus a la moitié de cette hauteur, la moité de la hauteur du piedouche est pour la hauteur du dessus de sa corniche jusqu’au centre du globe, et la hauteur depuis le centre du globe jusqu’au haut de la croix est égalle à la hauteur depuis le même centre du globe jusqu’au bas du piédouche, ayant divisé cette hauteur en cinq parties le diamètre du globe en a deux, le diamètre du plan du cordon de la baze du piédouche est le tiers du diamètre extérieur du dôme, le contour des costés de la coupole est en un seul arc de cercle depuis le dessus du socle de sa naissance jusque sous le cordon du piedouche de la croix, le centre de cet arc de cercle est sur la ligne de niveau du dessus du même socle.
Le profil du comble des croisillons est circulaire par le dessus et en gorge par le bas formant à chacuns une croupe d’arrest ronde sur un plan quarré, ce qui sera plus au long expliqué au troisième dessein cy après.
Le maistre autel qui est en face de la grille du chœur des religieuses est veüe de profil sur ce dessein, elevé sur un marchepied de trois degrés au dessus du planum, il est isolée et l’on tourne au pourtour ainsy qu’il a été expliqué sur le plan au premier dessein précédant, les gradins pour poser la croix et les chandeliers sont dans l’arcade feinte au derrière la suspension où est renfermé le Saint sacrement est à plomb du milieu de l’autel, elle est souteneue par une crosse qui sort du milieu d’une gloire à la hauteur de l’imposte de l’arcade, le ceintre de laquelle arcade est ouvert en vitrail au derrière de la gloire, la crosse est le simbole de la houlette spirituelle du bon pasteur notre seigneur Jésus Christ renfermé dans le ciboire de la suspension.
La grille qui fait la closture du chœur des religieuses sur l’église est représenté par lignes ponctuées au milieu de la colonne qui sépare la coure d’avec l’église.
Les mesmes pilastres et l’entablement de l’ordre corinthien du dedans de l’église règne au-dedans du chœur des religieuses, il n’y a qu’un socle sur la corniche de l’entablement par le costé du chœur, lequel soutient la naissance de la voûte qui est en plein ceintre, les vitreaux qui éclairent le chœur sont en lunette dans la voûte entre les arcs doubleaux, qui posent à plomb sur les pilastres, le dessus des hautes stalles doit être en mambris de menuiseries entre les pilastres jusqu’à la cimaise au dessous des bordures des grands tableaux de peinture qui décore les entrepilastres, les médailles qui sont par le haut doivent être en bas relief de sculpture pour la diversité des objets et donner de l’agrement à la veüe.
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Pour l’ordinaire le chœur des religieuses est parquetés de menuiseries, l’air de ce parquet est comme il a été dit une marche plus haute que le pavé du planum I au dehors de la grille, ce plancher est au niveau de celuy de la grande chapelle H et du planum du maistre autel G., le pavé de la nef est de trois degrés plus bas, afin que les religieuses voient le maistre et les autels des chapelles par le dessus de la teste du peuple qui est dans l’église.
Le comble du chœur des religieuses est à deux égouts en dehors par le bas ayant son faiste droit et de niveau, le profil en sera marqué sur le troisième dessein cy après.
La seconde figure de ce second dessein est la moitié du plan du haut de l’église au droit de la naissances des grandes voûtes du dedans et de l’attique extérieur, les grands murs de face du quarré du dehors de l’église ne monte que jusqu’à la hauteur de l’entablement de l’ordre ionique du portique, ils sont couronnés au droit des chapelles angulaires B.C. par une balustrades qui se termine contre les avants corps des croisillons F.G.H. et sur le rempant du dessus du fronton du portique O, les escaliers des angles du quarrés au derrière des chapelles angulaires ne montent qu’à la même hauteur, ils sont couvert de dalles de pierre en platte forme au derrière des balustrades pour n’estre pas veüs du dehors, les murs du pourtour des croisillons et des petits pans de la nef s’élève en attique au dessus de la balustrade pour porter les combles au dessus des voûtes des croisillons et de la grande voûte en pendantif sphéroïde de la nef, dans les différentes faces de ses murs d’attiques sont des vitreaux des voûtes qui éclairent l’église, la corniche de soubassement des voûtes qui leur sert d’apuis est au niveau du dessus de la balustrade de dehors.
Le dessus des tribunes des chapelles angulaires est couvert de dalles de pierres à recouvrement l’unesur l’autre en forme de terrasse, dont le haut est au dessous des apuis des vitreaux et les dernières dalles du bas sont cerusés en gargouilles pour l’écoulement des eaux au derrières des balustrades, lesquelles conduisent à de petits escaliers menagés dans l’épaisseur des murs de l’attique pour monter dans les combles.
Les plans des quatre grands arcs doubleaux aux testes des voûtes des croisillons et de la grande corniche circulaire du haut de la grande voûte sphéroide qui soutient le dôme sont marqués par des lignes ponctuées.
La troisième figure du même dessein est le plan de la moitié du dôme dont tout le pourtour est divisé en huit tremeaux et huit grands vitreaux, lesquels tremeaux ont par le dedans les deux tiers de la largeur des vitreaux, ensorte qu’ayant divisé toutte la circonférence jntérieure en quarente parties, les vitreaux en ont chacun trois et les trumeaux dans les tableaux de chacun des vitreaux étant parallèle, les trumeaux s’élargissent à proportion d’avantage par le dehors afin d’y pouvoir placer deux pilastres couplées costes à costes au corps du mur et un autre pilastre
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plus saillant en avant corps au devant formant par ses costés des manières de pilastres avec les deux autres.
L’épaisseur du mur circulaire du dôme entre les faces des pilastres Intérieur et extérieur est la neufvième parties du diamètre intérieur du dôme n’ont compris la saillies des pilastres en avant corps qui sont au milieu de chaque tremeaux, laquelle saillie est des deux tiers de la largeur de leurs faces au devant des autres, desquels il paroist aussy les deux tiers de la même largeur suivant la règle des pilastres ployés.
Dans l’épaisseur de deux des tremeaux du dôme diamétralment opposé sont pratiqués de petits escaliers en vis, pour monter sur la coupole auxquels tremeaux les angles des pilastres ployés sont remplis en tour ronde à un sixième de leur largeur prés de l’arreste de leurs faces, pour les fortifier et donner une longueure suffisante aux marches des escaliers pour y pouvoir monter.
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Le troisième dessein de l’église conventuelle contient la face du maistre autel, le profil du chœur des religieuses l’élévation de la face du portail et du dôme, avec une partie de l’élévation de la face extérieur du chœur et des bastiment du couvent.
A la première figure qui est le profil du croisillons G coupé au droit des arcades 49. 50. qui entre aux chapelles angulaires cottés LM sur le plan, le principal objet est la face du maistre autel qui est fait en tombeau ouvert par le devant pour y renfermer les chasses des reliques des saints comme il a été expliqué au maistre autel des autres églises.
Au dessus des gradins qui sont dans la grande arcade finale au derrière du maistre autel, est un grand tableau quarré par le bas et ceintré par le haut avec des crosettes aux costés accompagnés de deux pilastres d’ornements, dont le haut se termine en consoles couronné d’un grand Imposte qui forme un espèce de fronton circulaire au pourtour du haut de la bordure du tableau, qui monte dans le Vitrail du ceintre de l’arcade, du centre de la gloire qui est au devant de celuy du vitrail, sort la crosse de la suspension laquelle est veüe de front, la décoration du maistre autel a beaucoup d’union avec la décoration du dedans de l’église qui est uniforme dans son pourtour.
Au maistre autel des autres églises il a étés observés que les décorations qui les accompagnent conviennent aux endroits où ils sont placés, et à la grandeur des églises, à la cathédrale où le maistre autel est placé entre le chœur du chapitre et le peuple, sa décoarion est un grand baldaquin d’architecture regulière, à l’église monacale le maistre autel étant placé de même entre le chœur des religieux et la nef, sa décoration est une autre espèce de baldaquin d’ornement d’un goût plus léger, à l’église paroissiale, le maistre autel qui est placé au milieu de l’abside du fond du chœur environné d’arcade à jour a pour décoration une gloire d’une grandeur majesteuse qui en fait tout l’ornement.
Par la coupe du croisillons G l’on voit le profil des arcades des chapelles angulaires M et des tribunes 51 au dessus, les voûtes des unes et des autres sont de cloistre exagone, et les voûtes des chambrettes 52 qui soutiennent les dalles des terrasses qui couvre les tribunes sont rempantes.
Le haut du dedans des croisillons est terminé par une voûte en berceau avec des arcs doubleaux en plein ceintre dont le profil est représenté au desous de la petite corniche de son soubassement, au milieu du haut du pignon au derrière du maistre autel, est la face 54 d’un des grands vitreaux qui éclaire l’église, ils sont veües par leurs profils 53 dans le mur de l’attique extérieur des costés avec leurs lunettes au derrière dans la voûte.
L’entablement de l’attique extérieur est plus élevé qui le
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dessus des voûtes des croisillons, afin que le grand tirant de la charpente du comble qui pose sur les encorbellements du dedans des murs ne touche point à l’extradose de la voûte, ce qui a été observé à tous les combles des églises, le profil de celuy cy en fait connoistre la construction particulière, le bas est engorge au dessus du socle, et ceintré par le haut dont le dessus sera couvert de plomb ainsy que le bas de la gorge et le reste ou la pente est suffisante pourra estre couvert d’ardoise.
La seconde figure est le profil de la moitié du chœur P des religieuses en face de la grille, et de bastiment des sacristies 28 joignant le chœur du costés de la cour V des parloirs.
Au chœur l’entablement au dessus de la grille est en platte bande droitte posé sur les colonnes Isolées et les pilastres aux costés, la coupe des joints des claveaux de cette platte bande doit contenir la hauteur de l’architrave et de la frise, sa poussée est butée par les murs exterieurs du grand quarré de l’église.
La voûte du chœur est en plein ceintre dont la naissance est sur un socle qui pose immédiatement sur la corniche de l’entablement, les murs de face des costés montent plus haut que la voûte par les raisons expliqués cy dessus, pour soutenir le comble qui est à deux égouts, l’apuis des vitreaux 56 qui éclaire le chœur est au dessus du socle et leurs lunettes montent un peu au dessous de la clef de la voûte, les stales hautes et bases des rreligieuses sont veües de profil au droit de l’espace entre le pilastre et la colonne de la grille.
Le bastiment des sacristies est couvert en apenties contre le mur de face du costé du chœur, le haut des murs de refant suit le profil du comble qui monte à la hauteur de la naissance de la voûte du chœur pour y servir de butée, le rez de chaussée des sacristies 28 est au niveau du pavé des chapelles angulaires, qui est d’une marche plus bas que l’air du parquet du chœur, la face du tour 32. pour passer les 28 le second étage et les greniers au dessus des sacristies et de la dependance du confessionnal de l’autre costé du chœur, sont pour l’usage du dedans du couvent, ont y monte par les deux grands escaliers marqués sur le plan aux costé de l’avant chœur.
Le rez de chaussée du chœur et des sacristies de l’oratoire et du confessionnal étant plus élevé que le rez de chaussée des cours et du cloistre, donne lieu d’y faire des caves au dessous celle 57 sous le chœur est en demy berceau contre les murs des costés et d’arrestes au milieu soutenue par des pilliers quarrées à l’alignement des pilastres des través du chœur, l’usage de cette cave est destinée pour y enterrer les religieuses, les autres caves sous les sacristies et sous le bastiment du confessionnal de l’autre costé sont en berceaux avec des abajours, elles sont destinées pour les provisions du couvent, ont descend dans ces caves par le dessous des grands escaliers des costés de l’avant chœur.
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La troisième figure du troisième dessein est l’élévation entière du portail et de la face extérieur de l’église conventuelle, le portail est d’ordre ionique, composé d’un portique de quatre colonnes Isolées en avant corps, posés sur des socles de même hauteur que ceux des pilastres de la nef du dedans de l’église et couronné d’un fronton, les arrières corps aux costés sont terminés chacuns par un pilastre, dans l’alignement des pilastres, qui sont au derrière des colonnes du portique, ainsy qu’il est marqués au premier dessein sur le plan, les murs ensuitte qui forment de chaque costés un second arrière corps jusqu’au angles de la face du grand quarrée extérieur de l’église sont tous lisses, au bas desquels le socle des colonnes et pilastres est continué avec un double socle au dessous de la hauteur des marches du grand peron du portique, le haut des premiers avant corps et des murs de faces de l’église aux costés sont couronnées par l’entablement de l’ordre ionique du portique, et terminé par une balustrade qui tourne au dehors des terrasses qui couvre les chapelles angulaires.
Une imposte a la hauteur de celuy des grandes arcades du dedans de l’église règne aux entrepilastres du portique, et des premiers arrières corps, la porte de l’entrée
en dessous
de l’église est en plattebande quarrée au dessous de l’imposte dans l’entrepilastre du milieu et au dessus de l’imposte est un vitrail circulaire pour éclairer le bas de la nef, les deux autres pilastres aux costés sont tous lisses au dessous et au dessus de l’imposte », les deux autres entrepilastres des premiers arrières corps ont chacun un vitrail en arcade au dessous de l’imposte pour éclairer les chapelles angulaires et une fenestre quarrée au dessus de l’imposte pour éclairer les tribunes.
Le haut du fronton du portique est terminé par une croix, accompagnées de chaque costés par des statues ou figures de saints patron titulaire de l’église ou instituteur de l’ordre du couvent, posés sur les piédesteaux de la balustrade à plomb des colonnes des extrémités du portique, et des pilastres qui termine les premiers arrières corps aux costés, et sur les piédesteaux des angles des faces du quarré sont des vases.
Au dessus du portique et au pourtour des croisillons et des petits pans de la nef sur les terrasses au derrière de la balustrade qui termines le haut des murs de faces extérieur, est un attique couronnée de son entablement, lequel soutient le comble de la grande voûte de la nef et des croisillons qui sont en forme de croix grecque par leur plan, ainsy qu’il est marqué à la deuxième figure du second dessein, les faces extérieures de l’attique des bouts des croisillons sont décoré chacunes de quatre pilastres espacé comme les pilastres au derrière des colonnes du portique, les entrepilastres des extrémités sont ornées de pannaux d’architecture avec une légère ornement au dessus et dans l’espace du milieu est l’un des grands vitreaux qui éclaire l’église, les autres pareilles vitreaux sont aux pans de la nef et aux flancs des croisillons.
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Les combles de la couverture des voûtes suivent le même plan que les murs de l’attique, ils forment des arrestes en croupe curviligne ronde par le haut et creuses par le bas à chaque boud des croisillons et des noües de même genre au droit des petits pans de l’octogone de la nef, le faiste de tous ses combles est d’un même niveau, au dessus duquel s’élève le mur circulaire du dôme, chacunes des quatre croupes est terminé par un vase au dessus de son poinçon.
Le plan, les épaisseurs et largeur des tremeaux et des pilastres en avant corps du mur circulaire du dôme et les proportions de l’ordre composé qui le décore, ainsy que la proportion de la coupole, du piédouche et de la croix du haut, ont estés expliqués à la première et à la troisième figure du second dessein par rapport au diamètre des pilastres corinthien du grand ordre du dedans de l’église, mais les mesures qui sont cottés à la troisième figure du dernier dessein sont suivant le diamètre des colonnes ionique du portique, qui est plus grand que le diamètre des pilastres de l’ordre corinthien du dedans, parce que les colonnes du portique dessous des architraves de ses deux ordres sont de niveau les uns aux autres, le diamètre du pilastres corinthien étant la dixième partie de sa hauteur, est plus petit de six parties deux tiers de son module que le diamètre de la colonne ionique qui est la neufvième parties de la même hauteur.
Le diamètre du bas de la colonne ionique du portique étant divisé en deux modules et chaque module en trente parties à l’ordinaire, sa hauteur est de dix huit modules compris la base et le chapiteau, le socle du bas aura un module vingt quarte parties et l’entablement quatre modules, la hauteur de la balustrade au dessus est de trois modules six parties, l’attique a onze modules de hauteur qui est la moitié de la hauteur de l’ordre ionique, n’ont compris le socle, la corniche et la frise de l’attique ensemble ont deux modules, et le fust du pilastre attique avec sa base neuf modules, la hauteur de la couverture entre le dessus de l’entablement de l’attique et le dessous du socle du dôme est de neuf modules, cette hauteur se divise en trois, la portion convexe du haut en a deux qui sont six modules et la partie du bas se redivise en cinq, le socle en a deux qui font un mod. six parties, et la gorge trois qui font un module vingt quatre parties.
La hauteur du mur circulaire du dôme par son extérieur est de dix sept modules trois parties, dont le socle du bas a deux modules vingt une parties, le pilastre avec la base et le chapiteau douze modules et l’entablement deux modules douze parties, le socle au dessus a les deux tiers de la hauteur de l’entablement qui font un module dix huit parties, la face de ce socle est à plomb du haut de la face des pilastres et du nud du mur circulaire du dôme, il fait resaut de deux avants corps, l’un devant l’autre, au dessus des pilastres au droit des costés de la coupole, le mur du dôme et les pilastres extérieur qui le décore sont à fruit par le haut et la coupole et ses costés sont en retraite sur le socle, ensorte que le diamètre du bas de la coupole au droit de la saillie des costés est de vingt un modules, sa hauteur du dessus de son socle, jusqu’au dessous
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du cordon du piédouche est de dix modules et demy, la hauteur du piédouche jusqu’au dessus de sa corniche est de cinq modules un quart, qui est la moitié de celle de la coupole, la hauteur depuis le dessus de la corniche du piédouche jusqu’au centre du globe sous la croix est de deux modules dix huit parties trois quarts, et depuis le centre du globe jusqu’au haut de la croix, sept modules vingt six parties un quart, le diamètre du globe a trois modules quatre parties et demy, ce qui fait en tout depuis le pavé du portique jusqu’au haut de la croix quatres vingt onze modules vingt huit parties et demy.
Aux deux murs de clostures qui accompagnent le portail de l’église, sont d’un costé la porte X de l’entrée des places à bastir des logements particuliers, et de l’autre costé est la porte V qui entre dans la cour des parloirs extérieurs, attenant est le profil du bastiment pour le logement des chaplain, la face du bastiment des sacristies et le haut du flanc du chœur des religieuses, se voyent au dessus du couronnement de cette porte, la distance qui est entre l’entablement du bastiment des sacristies, et l’apuis des vitreaux du chœur, marque la hauteur du comble de la couverture des sacritsties, le comble du chœur est immediatement au dessus de l’entablement qui couronne les vitreaux.
La différance qui se trouve dans les dispositions des quatre sortes d’églises proposés dans cette première section du traité de la distribution des édiffices, fait connoistre l’attention que l’on doit avoit à leurs usages, pour placer chaque chose en son lieu afin de les rendre commodes, remarquant que ce qui convient aux uns ne conviendroient pas aux autres, quoy qu’ils fussent d’un même genre d’édiffice, leurs justes proportion en deviennent aussy plus aisé à pratique et leur décoration plus faile, etre de bon goût sans le secours d’un amas confus d’ornement de sculptures lesquels quoy qu’exécutés en perfection en particuliers ne peuvent tous ensemble rendre de bon goût une décoration d’architecture mal proportionné.
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Seconde section du traité de la commodité de l’architecture dans la distribution des édiffices.

La seconde section de ce traité contient les édiffices logeables servant à l’utilité publique, tels que sont les hospitaux, les hostels de villes, les palais de la justice et les bains, lesquels ayant des usages differens demandent des distributions et des scituations particulières ainsy qu’il sera expliqués par des chapitres séparées.

Chapitre 1e

La providence a établie différentes condition dans la société, afin que les hommes eussent tous besoin les uns des autres, les pauvres étant aussy nécessaires aux riches par leurs traveaux que les riches le sont aux pauvres pour leurs subsistance, ainsy les états et les republiques se maintiennent par la conservation des uns et des autres.
Les pauvres étant pour l’ordinaire par eux même données de tous secours et des choses nécessaires à la vie, dans leurs maladie il est de l’interest des riches qu’il y ait des lieux établies pour loger, nourrir et médicamenter les pauvres, lorsqu’ils sont malades, de qui s’est observées dans tous les temps et dans tous les pays, la nature seul ayant inspirée aux peuples les plus barbares le sentiment de contribuer au soulagement de leurs concitoyens, mais la religion chrétienne oblige plus étroitement
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tous les fidelles chacuns, selon leurs moyens au besoin des pauvres et particulièrement des pauvres malades.
Le nom d’hôtel dieu est celuy que l’on donne vulgairement aux hospitaux où l’on reçoit les pauvres malades, ses édiffices sont plus ou moins grands, selon la grandeur des villes ou autres lieux où ils sont scitués et la quantités des peuples qui y habitent.
L’on doit choisir pour placer l’hostel dieu un endroit qui soit airée dans un quartier Isolée au dessous de la ville où il passe quelque bras de rivière ou le ruisseau d’une fontaine d’eau coulante autant que faire se peut, afin que le mauvais air se dissipe le long du courant de l’eau, et pouvoir se servir de l’eau pour les laissive et laver les linges et autres besoin, la retenir au dessus de l’hôpital du coté d’amont dans des basins, fossés ou reservoirs, pour la lancer de temps en temps par des aqueducs souterains qui passent au travers des laterines, afin d’en faire écouler les immondices or la ville par le bas du courant de la rivière.
Les quatre desseins descrit dans ce chapitre sont proposées pour l’hôtel dieu d’une grande ville, l’on en pouroit suprimer une partie de la grandeur et de la quantité des salles ou des offices, s’il n’étoit pas nécessaire d’un si grand édiffice, en suivant toujours les mêmes distributions et le même goût pour la commodité des malades et de ceux qui en ont soin.
Le premier dessein et le plan du rez de chaussé d’un hostel dieu, placé sur le bord d’un bras de rivière AB, traversé par un pont C qui conduit à une grande cour d’entrée D, environnée de bastiments de laquelle ont entre dans deux autres cours aux costés aussy environnées chacunes de bastiments des quatre costés, l’une E pour le couvent des religieuses qui deservent l’hospital, l’autre F, pour la basse cour et le logment des économes, chaplains, medecins, chirugues et domestiques de l’hospital.
Les salles des malades sont au dela, l’on y entre de la grande cour par le vestibule G, dont le platfond est soutenu au milieu par quatre colonnes, aux deux costés vers l’entrée des vestibule, sont deux chambres 1.2. pour visiter les malades qui se presentes pour entrer dans l’hôtel dieu, l’une pour la visite des hommer et l’autre pour les femmes, à l’autre boud du vestibule aux angles 3.4. sont les bureaux pour l’enregistrement des malades, l’on entre par la porte 5 du milieu du vestibule en face de la cour, dans la première salle du milieu H, qui conduit à l’église I. au milieu des deux costés de vestibules, sont des portes G.7. qui entrent aux salles K.R, en passant par les pailliers du bas des grands escaliers 8.9. les salles K.L qui font faces aux premières cours avec les trois autres grandes
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salles LM, MN, NK, forme le pourtour d’un grand quarré qui renferme les autres salles des malades, les unes O.P ;Q.R, en diagonalle, d’autres, S.T.V. avec la première H traversante en croix par le milieu du quarré, touttes les salles interieures tandantes au centre de l’église I et aboutissent aux salles extérieurs du pourtour du quarré, ensorte qu’elle se communiquent touttes les unes aux autres, elles sont éclairés par les cours 10 qui les séparent.
La principalle chapelle ou église est en forme de rotonde, au milieu de laquelle est le sanctuaire I environnés de huit colonnes Isolées, qui soutiennent un dôme éclairé par le haut, le maistre autel est au centre, élevé sur un marchepied de trois marches au dessus du planum du sanctuaire, qui est de cinq marches plus haut que le rez de chaussée de la nef circulaire X. laquelle est au plein pied des salles, afin que le peuple qui est dans la nef, et empêhce pas les malades des salles H.P.T.Q.V.R.S.O. de voir le prestre au maistre autel au travers des huit arcades de la nef, clauses de grilles de fer ou aboutissent les salles.
Aux angles K.L.M.N. des salles du pourtour du quarrée extérieur sont quatre autres chapelles dont les autels sont adossés contre les murs, où l’on dit des messes pour les malades des salles qui ne peuvent pas voir le maistre autel.
Les salles des hommes et des femmes et des maladies différentes, sont séparées les unes des autres, par des grilles de fer à jour, afin de voir au travers dans le tems des messes et les claures par des ridaux dans les autres tems, celles de ses salles déstinées pour les graves maladies sont séparés des autres par des murs, ayant seulement des portes fermantes à clef au milieu.
Au derrière des quatre chapelles des angles des salles du pourtour du quarré extérieur, sont quatre grands escaliers 11.12.13.14 pour monter des salles du rez de chaussée aux salles du premier étages, et aux greniers au dessus, outre ces escaliers, il y en a trois autres 15.16.17. dans les angles des cours joignant le dehors du mur circulaire de la nef, qui communiquent des salles basses et de l’église aux salles hautes et au dôme.
La sacristie de l’église 18 est dans l’un des pareilles angles des cours aux pareilles angles des autres cours sont quatre chambres 19 pour servir d’office particulières aux religieuses qui ont le soin des malades des quatres salles du milieu, à chaque boud des salles diagonalles, sont d’autres chambres d’offices 20 pour ses salles diagonnalles et pour les grandes salles du pourtour du quarrée.
Au milieu des huit cours triangulaires 10 qui séparent et éclairent les salles des malades, sont six petits pavillons 21, pour les latrines et privés particuliers et la vuidange des bassins des malades, l’on y communique à couvert de touttes les salles, par les petitte galleries 22. les galleries au rez de chaussés sont soutenue en arcade en plein pied des cours, qu’elles partagent chacunes en trois, afin de rendre les cours pratiquable, les unes aux autres par les arcades des galleries, il est supposé que l’eau de la rivière qui est soutenue dans les basins du fossés du costé de l’amont passent par des aqueducs souterains au travers des fosses des latrines pour en entrainer les immodices du costé d’avele, hors de la ville.
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Au long des deux salles KL, sont des coridores 23.24. qui sont des veües et entrées sur les grandes cours et servent à communiquer de la cour des religieuses et de la basecour aux salles de l’hospital pour faciliter le service des malades.
L’on entre de la grande cour du milieu D, à la cour des religieuses E par le passage 25 à costé duquel est la salle 26, pour les portières du couvent, ensuitte vers la salle de l’hospital est la lingerie 27 des malades, laquelle doit être garnie de tablette au long des murs, avec de grandes tables au milieu, pour ployer le linges et le distribuer aux mères des salles de l’autre costé du passage du couvent est un escalier 28, pour monter jusqu’au grenier, le gardemeuble 29, pour les salles de l’hospital est ensuitte, attenant est la roberie des malades 30 qui doit aussy estre garnie de tables au milieu et environnée de plusieurs rangs de tablettes au long des murs pour y ranger par paquets les habits des malades avec des étiquets pour leur rendres après leur convalesence à la sortie de l’hostel dieu, au boud de ce corps de logis en aisle entre les deux cours est un étuve 321, où l’on fait seicher le linge de l’hospital en hiver. Il seroit à propos pour la closture du couvent qu’il n’y eut point de fenestres sur la grande cour d’entrée D à touttes les pièces du corps de logis en aisle, mais s’il est nécessaire d’y en faire, il faut que ce soit seulement par le haut, et que leurs apuis soient fort élevés, afin qu’il y eut plus d’espaces au dessous pour mettre des tablettes, et que l’on y puisse pas regarder et les garnir de grilles de fers.
Au corps de logis de face sur la rivière attenant l’étuve ou seichoir, est la bluanderies 32 où sont les cuves à laissiver, dont la principalle entrée est dans l’angle de la cour du couvent, de la bluanderie l’on entre au lavoir d’hiver 33 garnies de plusieurs grandes auges de pierres, pour y laver le linges de lessives au tems des glaces, à costé est un escalier 34 pour monter aux greniers où l’on étend le linge, il sert aussy de dégagement au dortoir et à l’infirmerie des religieuses qui sont au premier étage, au derrière de cette escalier vers la rivière sont les latterines ou privés, dans le pavillon du boud du corps de logis de face est le lavoir d’été 35 distribué par banquettes de pierre en forme de degrés, descendant l’un sur l’autre jusqu’au bas du lit de la rivières, par des marches en rampes droites qui sont au bout des banquettes vers l’entrée de ce lavoir; l’eau y communique par de grandes arcades grillées au long du parement de chacunes de ses banquettes doivent être sellés de petits annaux de six rond pour y accrocher des caques ou baquais en facon de tonnaux que l’on pose sur la plus haute des banquettes qui est couverte d’eaux, et l’on transporte ces caques d’une banquette à l’autre au dessus ou au dessous, à mesure que l’eau hausse ou baisse dans la rivère, ils doivent être garnies de plomb par le dedans d’épaissenteur suffisante pour que leurs poids les faces enfoncer dans l’eau
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Description
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afin que les religieuses et lavandières qui se mettent dans les caques, pour avoir les pieds secs puissent être à hauteur d’eau commode pour laver le linge devant elles, et le battre sur la banquete qui est or de l’eau derrière le dos.
Au grand corps de logis en aisle en retour, à la face sur la cour est un corridor 36 au milieu duquel vis-à-vis l’entrée de la cour est un grand escalier 37 qui monte au dortoir des religieuses, au boud de ce corridor joignant le lavoir d’étée est le bureau 38 de la religieuses qui a soing du linge, il ser aussy de chauffoir aux lavandières, la salle aux linge, salles de l’hospital 39 est ensuitte, après laquelle est le bûcher 40, l’apoticairerie 41 est de l’autre costé du grand escalier, le laboratoire 42 et la salle 43, pour la distribution des tisannes, remèdes et drogues sont au boud vers les salles de l’hospital.
Dans la grande cour d’entrée D, à la face vers la rivière, le milieu au droit du pont C est occupé par un pavillon qui contient un grand vestibule 44 ayant une grande porte en arcade avec deux fenestres aux costés à la face sur le pont, et trois pareilles arcades touttes ouvertes sur la cour, d’un costé vers le couvent sont des remises de carosses 45 et un petit escalier 46 qui sert de dégagement ou bureau des administrateurs qui est au premier étage, au derrière de cet escalier est un cabinet d’aizance ou privés, le logement du portier de l’hospital 47 composé de quatre pièces pour luy et sa famille est de l’autre costé du grand vestibule d’entrée, il communique au grand escalier 48 pour monter au bureau des administrateurs du paillier du bas de cet escalier, l’on entre à la grande salle 49 ou se tiennent les audiences des pauvres, dans l’aisle en retour entre la grande cour d’entrée et la basse cour.
Le passage 50 de l’entré de la basse cour F est au milieu de ce corps de logis en aisle vis-à-vis celuy de l’entré du couvent, le logement du concièrge composé de sept pièces 51, antichambres, salles, chambres, cuisine, cabinet et garderobe, est entre un escalier 52 qui joint au passage d’entrée de la basse cour et la grande salle des audiances, au dela de ce passage est la salle du portier 53, sa chambre est en entresolle au dessus on y monter par l’escalier 54 joignant, ensuitte est le refectoire des chaplains 55, au boud duquel est une salle 56 pour leur servir de chauffoirs et de parloirs, elle communique par le corridor 24 aux salles de l’hôpital.
Le corps de logis de face sur la rivière dans la largeur de la base cour est occupé ensuitte du grand escalier du bureau des administrateurs, par l’échaudoirs ou tuerie des bestiaux 57, la boucheries 58 ou sont les étaux, un bûcher 59 un escalier de dégagement 60 attenant qui monte aux logement des domestiques et aux greniers, au derrière de cet escalier sont des lattrines à chaque éstage ausquels ainsy qu’à tous les autres expliqués cy dessus, il doit y avoir plusieurs sièges à chacuns, pour la commodité du grand nombre de personne qui deservent l’hospital
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où il faut observer pour la bienséance que ses sièges soient séparés les uns des autres par des cloisons de plancher, fermé chacun par des portes au devant formant differens petits cabinets, afin de n’être pas veües les uns des autres, la grande cuisine généralle 61 pour les malades, les religieuses, les officiers, les domestiques et autres personnes qui deservent l’hospital, occupes tous le rez de chaussé du pavillon du bout de ce corps de logis de face, les fourneaux et chaudières pour la bouillie et les bouillons sont dans un endroit particuliers 62 joignant la cuisine ayant veüe sur la base cour, au derrière est le lavoir à vaisselle 63, qui a veüe et son écoulement sur la rivière, ce lavoir sert de passage pour aller de la cuisine au gardemanger 64, joignant à l’escalier de dégagement 60. le gardemanger a des veües sur la basse cour et sur la rivière afin que l’air passant au travers conserves et empêches les viandes de se corrompre.
Un corridor 65 au long du grand corps de logis en aisle en retour au fond de la base cour F, communique en passant par le paillier du bas du grand escalier du milieu 66 de la cuisine aux salles de l’hospital, et à la cour des religieuses par les autres corridors 24, 23 dans ce grand corps de logis en aisle au long du corridor 65 en commançant joignant la cuisine, sont l’office commun 67, le fournie 68, la paunéterie 69, le sellier 70 pour la distribution du vin, dans lequel doit être la porte d’une descende de cave par le dessous des rampes du grand escalier 66. au dela de cet escalier sont le refectoire des domestiques 71, celuy des chirurgien 72, au boud vers les salles de l’hospital est la salle des morts 73 ayant son entrés par le paillier du bas du grand escalier 12 ; afin d’y porter directement les cadavres pour y être ensevelie, et de la porté au les cérémonies ordiniare au simetiere qui doit être s’il se peut en un clos proche du même costé au dehors de m’hospital.
Il conviendroit qu’il y eut un espace de terrain dependant de l’hôpital joignant le couvent des religieuses, pour leur faire un jardin et que le pourtour du dehors des salles des malades fut en mairais de légume, jardinages ou terres labourables, ou du moins isolées pour y donner de l’air.
Pour ce qui concernent les proportions de tous cet édiffices, les salles des malades doivent avoir aux environs de vingt quatre pieds de largeur, afin qu’il y ait des lits des deux costés, dont le chevet soit adossée contre les murs de face au dessous des apuis des fenestres, qui doivent estre plus élevé que le haut du ciel des lits, et qu’il rest un espace au milieu entre les pieds des lits pour y dresser des tables pour la distribution des vivres des malades, la hauteur des salles sous le plancher aura approchant les deux tiers de leur largeur, pour dissiper l’alleine et le mauvais air des malades.
Les corps de logis qui Environnement les cours extérieures, doivent estre approchant, de la même largeur dans œuvre, que les salles des malades et les corridors avoir la moitié de cette largeur.
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murs de faces de ses bastiments auront deux pieds et demy à trois pieds d’épaisseur, s’ils sont de pierre de taille, et les planchers de charpente mais si ces murs sont de moilons, leurs épaiseurs s’augmentera à proportion de la qualité des materiaux dont ils seront construit, il suffira que les murs de refans ayent deux pieds d’épaisseur pour y pouvoir encastrer les tuyaux des cheminées du rez de chaussé, les logemens des salles de L’hospital et des autres corps de logis, seront proportionnés à la grandeur de la ville ou cet édiffice sera scituée et la quantité du peuple qui y habitent.
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Au plan du premier étage représenté au second dessein de l’hotel dieu, la distribution des salles des malades, et de leurs accompagnement est semblable à celles du rez de chaussée, avec de pareille chapelles aux angles des quatre grandes salles du quarrée, les bouts des huit salles du centre sont terminées par des balustrades en tribunes sur la nef X de l’église afin que les malades de ses salles puissent entendre les messes qui se disent au maistre autel I. le chœur des religieuses est placé dans la salle du milieu H, qui n’a de communication aves les autres salles que par l’avant chœur G, au dessous du vestibule du rez de chaussée, la chambre 18 à costé du bas du chœur joignant l’église sert de sacristié aux religieuses, pour serrer les livres et les autres choses nécessaire à leur office, l’entré principalle de l’avant chœur est par la gallerie 3 qui communique au couvent par le corridor 23 en passant par la petitte salle 1. l’on peut aussy arriver des salles KL à l’avant chœur, et des salles du rez de chaussée par les paillier des escaliers 8.9. le clocher répond directement au dessus de l’avant chœur, d’où l’on peut sonner les messes et l’office.
Le dortoir des religieuses 36 est dans le grand corps de logis en aisle, du fond de la cour du couvent, l’on y entre du corridor 23 en venant du chœur et des salles des malades par la petitte gallerie 43. la principalle entrée du dortoir est par l’escalier du milieu 37, en passant par le chauffoirs de la communauté 38 qui partage la longueure du dortoir en deux, les celules des religieuses sont des deux costés du dortoir 36, les unes ayant veüe sur le jardin X et les autres sur la cour E du couvent. Le chapitre 42 est au boud du dortoire, vers les salles des malades, l’appartement 35 de la prieuré est à l’autre boud du dortoir, dans le pavillon sur la rivière composé d’une anti chambre pour conférer avec les religieuses et une celule et un cabinet, la celule 40 de la souprieure est vis-à-vis l’appartement de la prieuré de l’autre costé du dortoir, dans le même pavillon, le dortoir reçoit la lumière qui l’éclaire par le dessus des celules, qui n’occupe que la moitié de la hauteur de l’étage, il est aussy éclairée par une fenestre au boud vers la rivière, et à l’entrée de l’autre boud par la petitte gallerie 43.
L’infirmerie des religieuses 33 qui est au grand corps de logis de face a des fenestres des deux costés sur la cour du couvent et sur la rivière, elle communique au dortoir, en passant par
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Description
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le pallier de l’escalier de degagement 34 à costé de la celule de la souprieure, au derrière de cet escalier vers la rivière sont les latrines de la communauté séparés en plusieurs pettis cabinets de deux costés où sont les sièges, aux deux bouts de l’infirmerie sont des offices 32.39. pour l’infirmerie et le service des religieuses malades.
Au dela de l’infirmerie dans le même corps de logis de face est la roberie des religieuses 31, ayant veüe sur la rivière, attenant en retour dans le corps de logis en aisle, entre la cour du couvent et la grande cour d’entrée de l’hôtel dieu D est la lingerie des religieuses 30.eEnsuitte une autre lingerie 29 pour les differens offices de la basse cour et les éclesiatiques, les lingeries et la roberies se dégage par un petit corridor qui conduit de l’infirmerie des religieuses à un escalier 28 vers le milieu de la longueure du corps de logis en aisle entre les deux cours, au dela de l’escalier 28, est le reféctoire des religieuses, 25, 26, au boud duquel joignant le corridor 23 proche la petitte salle 1 qui sert de passage est un grand office 27 pour rechauffer et dresser les portions du refectoire. l’on y apporte les vivres, que les religieuses recoivent des domestiques de la basse cour par un tour, qui est entre le boud de la gallerie 3 et la petitte salle 2 où ils sont déposées en venant de la grande cuisine par le grand escalier 66 et les corridors 65.24.
Les chambres 54 des chaplains qui déservent l’hostel dieu sont dans l’autre corps de logis en aisle, en face du couvent, entre la grande cour d’entrée D et la basse cour F. ses chambres sont touttes dégagées par un corridor 53, en façon de dortoir qui a son entrée d’un boud par le corridor 24 qui communique aux salles des malades, et de l’autre boud par l’escalier 52 qui descend dans la basse cour.
Au dela de l’escalier 52 dans le même corps de logis en aisle, entre les deux cours, est l’appartement 51 de l’oeconome de l’hostel dieu, composé d’un petit vestibule sur l’escalier 52, une cuisine à costé, un antichambre ensuitte du vestibule, une chambre, une garderobe, un cabinet, la chambre communique à une salle d’audiance 50 à costé de laquelle est le cabinet des registres de la dépense, au devant de cette salle par l’autre costé est un antichambre 49 dont l’entrée est sur le paillier du grand escalier 48.
Au grand corps de logis de face sur la rivière, d’un bout du même paillier de l’escalier 48, l’on entre par un e autre antichambre 47 dans la grande salle 44 du bureau des administrateurs de l’hôtel dieu, qui occupe tout le pavillons du milieu en face du pont C. ensuitte du bureau est le trésor 45, à costé duquel est un petit corridor qui communique à l’escalier de dégagement 46 et à des laterine et cabinets d’aizances qui sont au derrière de cet escalier vers la rivière.
L’appartement 55, du secrétaire du bureau est au même
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corps de logis de face à l’autre boud du paillier du grand escalier 48. cet appartement est composé d’un petit vestibule, une antichambre, une chambre et un cabinet, une partie de cet appartement est éclairé du costé de la rivière et l’autre partie sur la base cour.
Le restant du grand corps de logis en face de la base cour sur la rivière est occupé par des chambres de domestiques 57.58, qui ont veües sur la rivière dégagé par un corridor 66, regardant sur la base cour avec un escalier 60 au milieu, l’entré du bas duquel est par la bassecour au derrière de cet escalier sont des latterines 70. dans le pavillon du boud est l’appartement du médecin 59, distribué en un antichambre, une chambre, deux cabinets et une garderobbe, attenant en retour au long du corridor 65 qui va d’un boud à l’autre du grand corps de logis en aisle au fond de la basse cour et la grenneterie 61 pour les poids, feues, lentilles et autres menües grains de provisions de caresme, pour les gens qui deservent l’hostel dieu, ensuitte est la blutterie ou magazin à la farine 62, qui contient le dessus du fournie, de la panneterie et du sellier, jusqu’au grand escalier 66. une tremie placé à un boud de cette bluterie, au dessus du fourrcie conduit par un tuyau en forme de caisse au traver du placher les farines au petrin du fournie, les greniers aux bleds sont dans les combles au dessus.
Au de la du grand escalier dans le même corridor sont les logements des chirurgiens, l’appartement du premier chirurgien 63 est composé d’un antichambre, une chambre, un cabinet et une garderobe, les chambres et garderobe 64.67. sont pour le second et la grande salle 68 est le dortoir des garçons chirurgiens, l’école de disection 69 est au boud du corridor vers les salles de l’hospital.
S’il éstoit nécessaire d’une plus grande quantité de logements de domestiques, ou autres personnes qui deservent l’hostel dieu, ont les pourroient faire en entresolles, ce premier étage ainsy que celuy du rez de chaussé ayant la même hauteur que les salles des malades, à l’égard des servantes, elles couchent ordinairement dans un boud des salles des femmes malades, les greniers qui sont dans les combles au dessus des salles des malades et des corps de logis sont beaucoup plus que suffisant pour tous les usages dont ont peut avoir besoin soit en les lambrissant avec lattes et plastre et y faisant des retranchements par des cloisons ou autrement.
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Les proportions de l’église de l’hotel dieu et son rapport avec les salles des malades se connoistrent mieux par le troisième dessein, où le plan est plus en grand qu’au dessein précédant, cette église est composé d’une Nef circulaire X, au milieu de laquelle est le sanctuaire I séparé de la nef par huit colonnes isolées, dont les centres sont placées sur la circonférence d’un cercle concentrique à la nef, et les huit Intervalles entre les colonnes sont égaux entre’eux.
Le diamètre du dedans œuvre de la nef au droit de la face des pilastres, contient quatre fois la largeure de chacunes des salles H.P.T.Q.V.R.S.O. qui y aboutissent et le diamètre du sanctuaire I. entre les centres des huit colonnes qui l’environne a la moitié de celuy de la nef. C’est-à-dire que le diamètre du sanctuaire qui est au milieu est environnée de la nef à prendre du centre de la colonne 70 au centre de la colonne 7 a le double de la largeur des salles, et est la moitié du diamètre de la nef 73.74. entre la face du pilastre 73 et la face de l’autre pilastre opposé 74, ensorte que la largeur de chaque costé de la nef, entre la face du pilastre 73 et la face du pilastre 73 et le centre de la colonne 70, oy de la face du pilastre 74 au centre de la colonne 71 est égalle à la largeur des salles des malades.
Le diamètre des colonnes est le même que la largeur de la face des pilastres, ils ont chacuns la sixième parties de la largeur de l’un des costés de la nef et la douzième parties du diamètre du sanctuaire, ainsy la largeur des salles étant de vingt quatre pieds, le diamètre des colonnes aura quatre pieds.
Ces colonnes portent un entablement circulaire et une coupole au dessus qui couvre le sanctuaire, à laquelle il y a des vitreaux avec une lanterne au milieu de la calotte, qui éclaire l’église. Ce qui sera expliqué cy après au dessein de l’élévation du profil de l’église, dans les intervalles entre les pleintes des bases des colonnes sont cinq hauteur de marches circulaire qui montent au planum du sanctuaire, lequel est clos d’une balustrade à hauteur d’apuis au bord de la cinquième marches du haut.
Il n’y a qu’un seul autel dans cette église, lequel est Isolée de touttes parts, le milieu de son marchepied qui est élevé de trois marches, au dessus du planum, est au centre 72 du sanctuaire et de toutte l’église, afin que le prestre célévrant le saint sacrifice de la messe soit veüe au travers des entrecolonnes dans touttes la longueure de chacune des huit grandes salles du rerz de chaussé et des tribunes du chœur des religieuses et des sept salles des malades du premier étage.
Dans la nef les espaces entre les huit pilastres du grand ordre de l’église, ont le double de la largeur des entrecollonements à conter du milieu des faces des pilastres et du milieu des centres des colonnes, ces espaces entre ces pilastres sont décorés aux costés des arcades des salles chacuns de deux petits pilastres et deuc demy pilastres qui porte un petit entablement mutilés qui ser de cordon ou ceinture sous les
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balcons des huit tribunes du premier étage.
De la nef l’on entre par un passage biais dans la sacristie 18 et l’on entre par de pareille passage aux trois escaliers 15.16.17 qui montent aux salles du premier étages pour y porter les sacremes aux malades. Ses escaliers ont d’autres portes des deux costés sur le même paillier, pour la communication des salles du bas aux salles du haut, ils sont éclairés chacuns de deux fenestres sur la cour 10 ainsy que la sacristie et les chambres 19 qui servent d’offices aux salles des malades.
Par ce plan l’on voit l’arrangmeent des lits des malades qui sont placés des deux costés des salles, avec des ruelles qui les séparent tant pleines que vuides, pour mettre entre chaque lit un siège et les autres choses nécessaires aux malades, les chevets des lits sont adossées contre les murs de faces des deux costés au droit des fenestres comme au droit des tremeaux. Les apuis des fenestres étant plus élevés que le ciel des lits, l’espace entre les pieds des lits est environ de la moitié de la largeur de ses salles, pour y pouvoir placer au milieu sans incommoder le passage des tables de distance en distance, servant à poser et dresser les portions des malades dans le temps de leurs repas. Les intervalles des milieux en milieux des croisées, des salles des malades sont égaux à la largeur de ces salles, et con tiennent chacunes deux travées de planchers, de solives de douze pieds, ensorte que chaque tremeau porte deux poutres à chaque boud desquelles poutres il doit y avoir un ancre et un tirant de fer pour retenir et empecher l’écartement des murs de faces.
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La première figure du quatrième dessein de l’hostel dieu est le profil ou élevation du dedans de l’église coupé sur le diamètre qui traverse les salles ST où l’on voit quatre colonnes ABCD, des huit qui environnent le sanctuaire I son planum est de cinq marches plus élevés que le pavés de la nef X, lequel est au plein pied des salles ST et des autres salles des malades, afin que de ses salles, l’on voye de tous les costés l’autel qui est élevés de trois marches au milieu du planum.
Les colonnes du sanctuaire sont posés chacunes sur un socle isolé dont le dessus est à la hauteur du planum, elles portent un entablement circulaire d’ordre dorique, où il se trouve quatre metops quarrés dans la frise, au droit de chaque entrecolonnement du milieu de la face d’une colonne à l’autre.
L’intérieur du corps du dôme qui couvre le sanctuaire, est décoré d’un ordre attique au dessus de l’entablement dorique, la hauteur de cet attique à prendre du dessus du socle de ses pilastres, jusqu’au dessus de la corniche de son entablement est précisément la moitié de la hauteur de l’ordre dorique au dessous, à prendre aussy de l’air du planum qui est le dessus des socles des colonnes, jusqu’au dessus de l’entablement, le milieu de la face des huit pilastres de l’attique, repond au milieu de la face des huit colonnes qui regarde le sanctuaire dans les espaces entre les pilastres de l’attique sont huit vitreaux qui éclairent touttes l’église, ils prennent leur jour au dessus du faiste de la couverture des salles des malades.
Le dedans de la calotte du dôme est sphérique, son centre est au niveau du dessus du socle qui termine l’attique, la coupole qui fait l’extradosse de la voûte de la calotte est aussy sphérique, son centre est un peu au dessous de celuy de la calotte, afin que la voûte soit moins épaisse par le haut que par le bas, elle est toutte lisse par le dessus comme par le dedans, huit arcs butans qui montent de dessus de la voûte de la nef, jusqu’au dessous du cordon du bas de la coupole en soutiennent la poussée.
La calotte de dôme est persé par le haut au-dedans d’une lanterne qui en termine la décoration tant jnterieur qu’interieur, elle est orné de huit pilastres avec leur entablement par le dedans et par le dehors d’ordre corinthien, cette lanterne est suivant les proportions expliqués dans les différent chapitres des églises de la première section de ce traité.
La proportion generalle de l’interieur du sanctuaire est conforme à la proportion des arcades de l’ordre dorique, c’est-à-dire que la hauteur, depuis le haut de la voûte de la calotte, jusqu’au pavé de la nef est le double du diamètre entre les faces Intérieures des colonnes par le bas.
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Les grands pilastres de la nef sont aussy d’ordre dorique, de la même hauteur et proportion que les colonnes du sanctuaires, une corniche architravé sert d’entablement tant aux pilastres qu’aux colonnes, par le costé de la nef, sa voûte qui est un berceau circulaire en plein ceintre, posé immédiatement sur cette corniche, huit grandes arcades feintes de toutte la hauteur de l’ordre entre les grands pilastres figures les entrées des salles des malades et contiennent la hauteur des deux estages. Ces arcades feintes sont coupés vers le milieu de leur hauteur au droit du plancher du premier estage par une manière d’Imposte qui règne uniformement dans tous le pourtour des entrepilastres. elle est soutenue par de petits pilastres d’ordre toscan, au dessus est un espèce d’attique dont la corniche sert d’imposte aux archivoltes des grandes arcades, feintes, les allettes et bandeaux unies qui sont en dedans de ces grandes arcades forme les piédroits, ceintres et plattebandes des entrées des salles, celles du premier étage sont fermés sur la nef par des balustrades à hauteur d’apuis en façon de tribunes.
Le dessus de la voûte de la nef est couvert en terrasse, d’apuis l’extrasse de sa clef jusqu’aux apuis des vitreaux du dôme, pour leur conserver le jour, l’autre costé du pourtour de cette voûte vers les petittes cours entre les salles, est couvert d’un comble en apentie formans des noües avec les combles des salles.
Le profil sur la longueur des salles des malades ST qui sont aux deux costés de l’église, marque la hauteur des étages, et la distribution des fermes du comble et des poutres, qui soutiennent les planchers, les apuis des lucarnes qui éclairent les grenier sont à hauteur d’acoudoirs mais les apuis des fenestres des salles tant du rez de chaussé que du premier étage sont environ à sept pieds de hauteur au dessus du carreau afin d’y pouvoir placer des lits au dessous, ces lits n’ayant pour l’ordinaire que six pieds de hauteur de colonne pour porter leur ciel.
Les planchers des salles et des greniers sont disposées par travées de solives de douze pieds posés sur des poutres à pareille distance les une des autres, ensorte qu’il se rencontre deux poutres dans chaque tremeaux entre les fenestres, les poincons des fermes sont sur des entraits à la hauteur des soufaistes, pour ne point embarrasser les greniers, que l’on pourroit lambrisser et disposer pour y mettre des malades, si les salles du rez de chaussé et du premier étage ne suffisoit pas, le corps du dôme ne paroist presque point en dehors se trouvant enfermé entre les combles des salles et des chambres et offices et des escaliers qui l’environne, sa proportion est seulement observé par le dedans, le dehors n’étant veüe de nulle part.
L’élevation de la face extérieur du vestibule et des grands corridors de l’entrée des salles des malades sur la grande cour est représenté en la seconde figure du quatrième dessein avec les profils ou coupes des deux corps de logis en aisles, entre cette grande cour, la cour du couvent et la basse cour.
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Description
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La hauteur des étages de ses bastiments et la forme de leurs facades est pareille à celle des autres bastiments et des salles des malades, tous les planchers étant de niveau les uns aux autres le quarré du vestibule de l’entrée des salles, forme un pavillon, plus élevés que les autres bastimens, il est décoré en sa face sur la grande cour, d’un ordre d’architecture de six pilaistres Ionique, qui soutiennent un entablement regulier, couronné d’un grand fronton avec un espèce de petit attique, qui soutient le comble de ce pavillon, qui est quarré par le bas et octogone par le haut, suivant le plan du clocher qui termine se comble il repnd au dessus de l’avant cour des religieuses, ou descendes les cordes pour sonner les clochers.
La corniche d’entablement des autres bastiment aux costés et à la hauteur de l’architrave de l’ordre Ionique de la face du vestibule est au niveau du dessus du plancher du haut des salles du premier étage, le pavé du rez de chaussé de la grande cour au droit de cette face est de trois marches plus bas que le rez de chaussé du vestibule et des salles.
L’on divise la hauteur depuis le pavé de la grande cour, jusque sous l’architrave en dix parties, une de ses parties fait le diamètre ou largeur de la face des pilastre, dont la hauteur en a neuf avec la base et le chapiteau, le socle du bas et l’autre partie, l’entablement à deux autres pareille parties, et le petit attique au dessus en a trois autres qui sotn le quart de l’ordre avec l’entablement et le socle, le tout faisant ensemble quinze diamètres depuis le pavé de la cour, jusqu’au dessus de la corniche de l’attique, la hauteur du comble au dessus à deux fois la hauteur de l’attique jusqu’au dessous du soubassement du cloché.
L’espace ou entrepilastre du milieu de la face du vestibule à trois diamètres de pilastres, les deux entrepilastres aux costés chacun un diamètre et demy, et les deux entrepilastres des extrémités, chacune deux diamètres et demy, ce qui fait avec les six pilastres, dix sept diamètres pour la largeur de la façade de ce pavillon du milieu.
La porte d’entré du vestibule a deux diamètre et demy de largeur, elle est bombée par le haut, la fenestre du premier étage est de la même largeur et ceintrée par le haut, son apuis est en balustrades, à chacuns des entrepilastres des extrémités sont deux hauteur de fenestres, una à chaques étages, et aux petits entrepilastres sont des niches au premier étage et des pannaux d’architecture au rez de chaussé, le timpant du fronton pourroit rester lisse ou ornée d’un bas relief d’un sujet de charité, cependant il sera mieux d’y placer un cadran pour la commodité de l’hospital, le tombre de l’orloge étant dans le clocher, le milieu du cadran sera persé et garnie de verer entre les rayons des
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heures pour servir de fenestres, comme celles qui sont circulaires dans les entrepilastres des extrémités de l’attique, pour éclairer les logements de cet étage, avec d’autres pareilles fenestres aux faces des costés et du derrière de ce pavillon.
Le grenier du comble au dessus est éclairé à chaque costé et par le derrière de deux lucarnes semblables à celles de la face qui sont à plombs des niches des petits entrepilastres.
Le clocher est en forme de lanterne octogone plus élevé à proportion que les lanternes des dômes, son diamètre extérieur a la cinquième partie de la largeur de la face de l’attique, qu nud du dehors des pilastres des extrémités, la hauteur depuis le bas de son soubassement jusqu’au dessus de sa corniche d’entablement a deux fois la largeur, cette hauteur étant divisé en huit parties, le corps du clocher avec sa corniche d’entablement en a cinq, et la hauteur du soubassement du piedstail en a trois, dont la gorge du bas en a une, avec son petit pleinte, l’autre gorge au dessus de la corniche d’entablement aussy avec son pleinte ont une pareille partie, le profil de la petitte calotte au dessus est en plein ceintre, son diamètre a les trois quarts de celuy du corps du clocher, chacune des huit faces du corps du clocher est percé d’une ouïe de toutte la hauteur ceintré par le haut, les ouvertures ou veües rondes du soubassement sont aussy pour laisser sortir le son des cloches.
La décoration de touttes les faces des autres bastiments est très simples, ainsy qu’il convient à un hospital, n’ayant qu’une corniche d’entablement à la hauteur du dessus du second plancher, une pleinte regnante à la hauteur du premier, de petitte pleinte d’apuis et des bandeaux unies au pourtour des fenestres, le lucarnes pour éclaires les greniers sont dans le même goût bombée par la haut et couronné d’une petitte corniche qui leur tient lieu de fronton.
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Chapitre 2e
De la seconde section du Traité de la commodité de l’architecture
Description d’une Hostel de Ville

C’est par le commerce que les états se formes, s’acroisent, se soutiennent et se conservent dans l’abondance, les peuples qui habitent les pays de difficil abord sont ordinairement dans l’indigence, lorsqu’ils sont obligés de consommer entre eux ce que la terre produit par leurs cultures, et leurs industries, sans en pouvoir faire part à leurs voisins, et sans aussy pouvoir resevoir de secours de ce qui croit dans les autres pays, a cause de la longueure des chemins et de l’éloignement des rivières navigables, sur lesquelles les marchandises se peuvent transporter à peu de frais, et plus les rivières traverses de provinces, plus les villes qui les bordent ont de trafic et sont peuplées, mais principalement les villes maritimes qui ont des ports seures et aisées placé à l’emboucheures de ses rivières où différentes Marchandises arrives de touttes les parties du Monde.
Les marchands s’assemblent pour faire leur commerce et trafiquer leurs marchandises les unes pour les autres en espèces ou autrement dans des lieux de la ville où ils peuvent se parler commodement sans ëtre Interrompu des passants, et les villes bien placées ont des édiffices publiques destinés à l’usage des marchands proche les grandes places et sur les ports où les marchandises se dechargent, ses sortes d’édiffices ont des noms differens suivant les differens pays, mais ils sont ordinairement connues par le nom d’hostel de Ville.
Ce second chapitre explique les desseins de l’hostel d’une ville de grand commerce, ce premier dessein en est le plan du principal étage au dessus de celuy du rez de chaussée de la cour, parce que c’est à cet étage que sont les salles publiques et les bureaux du commerce, ce que l’on doit toujours pratiquer dans les projets des desseins de tous les ediffices que l’on se propose de faire, de commencer par la distribution du plan de l’étage ou doivent être placés les principalles pièces, la distribution des autres étages qu’accessoirs aux principalles.
L’on suppose que cet hostel de ville est Isolée par les costés entre
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deux rues ABCD ayant sa face sur une grande place E une grande cour F quarré au milieu qui est d’un quart plus longue que large environné de quatre corps de logis flanqués à l’extérieur de quatre gros pavillons ABCD avec deux cours basses GH sur les rues des costés, pour les entrées des carosses et une chapelle I au dela du corps de logis du fond de la grande cour isolée par les costés et par le derrière sur un jardin K au bord duquel est un grand angard L pour servir à mettre les canons particuliers de la ville en forme d’arsenal.
L’on monte du rez de chaussé de la grande cour ou principal étage par les quatre grands escaliers 1.2.3.4. dont les deux principaux 1.2. descendent aux cours basses G.H. et les deux autres 3.4. descendent au jardin K. les quatre petits escaliers de dégagement 5.6.7.8. monte depuis le bas du sol de la place jusqu’au comble.
Des pailliers du haut des grands escaliers 1.2. l’on entre en passant par les petits vestibules 9.10. dans la grande salle publique 11 qui a veu sur la grande place E et sur la grande cour F avec des balcons saillans sur l’une et sur l’autre entre les colonnes des avants corps du milieu. Cette grande salle est trois fois plus longue que large ayant des cheminées aux deux bouts.
D’un boud de la grande salle II l’on entre dans la grande salle du commerce 12 qui a veue sur la place, l’on y entre aussy par le petit vestibule 10 en venant par l’escalier 2 cette salle du commerce sert de salle à manger pour les grands repas des festes publiques. Le bureau du commerce 13 et la quiase 14 ont leurs entrées aux deux costés de la cheminé de la salle 12. La quiase a une autre entrée de dégagement par le petit escalier 6.
A l’autre boud de la grande salle publique est le banc des procureurs de la ville 15 duquel ont entre par deux portes dans la chambre 16 des audiences en jugement de monsieur le prevost des marchands, accompagnées des échevins, ensuitte est la chambre du conseil 17 ayant veüe sur la place et le cabinet de Mr le prevost des marchands 18 qui a son degagement par le petit escalier 5.
Au pourtour des trois autres costés de la grande cour sont des peristilles 9.19.20.10. soutenües par des colonnes Isolées, entre lesquels sont des balustrades d’apuis sur la cour.
A costé de l’entré du peristil 9.19. est le bureau des commis du greffe 21, le cabinet du greffier 22 et le garde des minuttes du greffe 23, dans la moyenne gallerie 24 ensuitte du même costé sont les bureaux des payeurs des rentes sur les tailles, le clergé et autres fond.
Dans la grande gallerie 25 de l’autre costé de la cour au long du péristil 10.20. sont les bureaux des payeurs des rentes sur les aydes et gabelles tant viagères que perpetuelle.
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Description
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Au boud de cette gallerie est la salle des assurences 26 sont bureau 29 et sa quaise 28 de l’autre costé au boud de la moyenne gallerie est la salle du trésor 29 servant aux différentes affaires qui établies de tems à autres, de laquelle salle l’on entre au trésor de la ville 30 et au bureau du receveur et quaisier de la ville 31.
Au milieu du peristil 19.20. est un vestibule qui entre de plein pied par trois portes à la tribune 32 saillans au devant de la chapelle en face de l’autel 33 où l’on célèbre la messe tous les jours avant l’heure du commerce et des audiances, la largeur du dedans œuvre de la chapelle est les trois quarts de sa longueurs, les deux petittes terrasses 34.35. servent de couverture aux sacristies qui sont au rez de chaussé aux deux costés de l’autel.
Les entresolles du principal étage servent de logement à differens officiers et les logments qui sont dans les attiques des pavillons, servent les uns de magasin des armes de la ville, d’autres pour les archives, tiltres et papier, et les autres d’atteliers aux peintres et aux décorateurs des festes publiques, les greniers au dessus et entre deux servent à differens usages.
Les mesures et grandeures des differentes pièces de cet hostel de ville, dependent de la multitude des peuples qui s’y assembles et du commerce qui s’y pratique, mais leurs proportions sont relatives au modules des colonnes des peristiles du pourtour de la grande cour, elles sont d’ordre Ionique, qui est l’ordre qui convient le mieux a cet édiffice et à l’étage où il est placé.
L’on suppose que le diamètre des colonnes est de trois pieds, leurs Intervalles égaux de trois diamètres, qui font douze pieds du centre d’une colonne à l’autre, à la reserve des Intervalles du milieu des deux faces, qui sont de trois diamètres et demy entre les colonnes et des espaces entre les colonnes et pilastres couplées, qui sont d’un demy diamètre. La largeur des peristils entre les colonnes et les pilastres qui leur repondent est aussy de trois diamètres, au petit vestibule 9.10. qui entre du boud des peristils dans la grande salle publique chaque face des pilastres ployés est de deux tiers de diamètres et les espaces entre les costés de ses pilastres sont les mêmes que la largeur des peristilles. Les portes qui entre dans la grande salle, et les autres sont dans le milieu de ses espaces, les deux autres portes de la grande salle qui entre à la salle du commerce et au peristil, les distances des fenestres et tremeaux du pourtour des murs des faces de cet édiffice ont leur rapport avec les milieux des entrecolonnements des peristils, ce qui donne les grandeures de touttes les pièces, par proportion au module des colonnes.
Les intervalles entre les colonnes des peristiles, qui sont marqués cy dessus être de trois diamètres, pourroit être de trois diamètres et demy ou de trois diamètre deux tiers, s’il étoit nécessaire, pour la
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proportion des portes et des fenestres, du dedans des peristils et pour les proportions des arcades des corridors du rez de chaussée de la grande cour, observant de donner la même largeur au peristil entre les colonnes et le pilastres qui leur repondent au derrière, le diamètre des colonnes qui est supposé de trois pieds, pourroit aussy n’avoir que deux pieds et demy plus ou moins selon la grandeure de l’ediffice en conservant les mêms distributions pour touttes les pièces et logements.
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Le plan de l’étage du rez de chaussez de la grande cour F de l’hôtel de ville est représenté au second dessein.
Ce rez de chaussez de la grande cour est beaucoup plus élevé que celuy de la place E et des cours basses GH afin, qu’il n’y ait que des personnes de pied qui puisse entrer dans la grande cour y rester, aller et venir en tranquillité sans crainte d’être incommodé par les carosses qui y entreroient si cette cour étoit au plein pied du sol de la place.
Les deux autres cours basses GH sont destinées pour l’entrée des carosses et des voitures des provisions qui se consomme dans l’hôtel de ville, ces cours étant au rez de chaussez de la place. L’on y entre par les portes 36.37. qui sont dans les rues des costés A.B.C.D. l’on monte de ces cours basses à la grande cour du milieu par le dessous des grands escaliers 1.2. par les petits escaliers 5.6. et par les autres escaliers 38.39.40. ces denriers escaliers et les petits montent aussy aux entresolles de l’étage du rez de chaussez de la grande cour.
L’entrée principalle de l’hôtel de ville est par le vestibule II qui conduit aux corridors en arcades 9.10.20.19., lequels tournent au pourtour des quatre costés de la grande cour F. L’on monte au vestibule par le grand peron 41.42, en face de la place et peron est partagé en trois rampes par les deux pailliers 43.44. pour le rendre plus aisé et pour donner du repos aux personnes qui y montent, et estre plus gracieux par la diversité du contour de ces marches, celles de la troisième rampes du haut sont placées dans l’épaisseur des trois arcades qui entre au vestibule.
Du vestibule l’on entre dans la grande cour par les trois autres arcades opposées 45, au milieu du corridor 9.10, et par touttes les arcades des autres corridors du pourtour de la cour.
D’un costé du vestibule est le logement du portier 46 composé d’un autre petit vestibule, une salle, une chambre et une cuisine, touttes dégagées les uns des autres et un petit escalier pour monter à des entresolles au dessus pour loger la famille du portier, afin qu’il y ait toujours quelqu’un pour repondre et voir ce qui ce passe.
Ensuitte du même costé est le logement du consierge de l’hôtel de ville, auquel on entre par une grande antichambre 47, à l’angle du corridor 9.10.20. cette antichambre conduit à une grande salle 12 qui a aussi une entrée par le vestibule ou paillier du bas
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du grand escalier 2. la chambre à coucher 13, une garderobe 48 et un cabinet ou salle à manger 14 se communiquant les unes aux autres et ayant chacunes leuirs entrées sépareent par la grande salle 12. elle se dégagent par le petit escalier 6 qui monte aux autres logements en entresolles et descend à la cuisine du concierge qui est au dessus l’antichambre et la salle de l’appartement du concierge sert aux échevins et aux officiers de la ville pour se disposer avant que d’entrer à l’audiance et leur bureau.
De L’autre costé du grand vestibule d’entrée II est le parquet des huissiers 49 à costé est le greffe des passeport qui a son entrée dans l’angle 9 des corridors du paillier ou vestibule du grand escalier 1 ensuitte ont entre dans la salle 16 qui est le parque du procureur du roy et de la ville, son cabinet 17 et à costé qui a vues sur la place et sur la rue de costé et son entré par le parquet. du même parquet l’on entre dans le cabinet 18 du substitue du procureur du roy, ce cabinet se dégage par le paillier du petit escalier 5, aux entresolles au dessus des cabinets du procureur du roy et de son substitue est le logement du maître d’hôtel de la Ville.
Au long du corridor 9.19. vers la basse cour G sont differens bureauxk, le premier 21 ensuitte du grand escalier 1 est le bureau des étalonneurs des mesures des boissons et liqueurs, le bureau 22 est pour les étalonnement des mesures du sel, du bled et de touttes sortes de graines. 23 est le bureau du receveur de la palette, la salle 24 ser de bureau pour les affaires extraordinaires.
Au bout du corridor 9.19. est l’appartement de l’aide major de la ville, dont l’entrée est par l’angle 19 des corridors dans une antichambre 50 et un cabinet de toillette 53 ayant veue sur la rue de costé, le reste de ce logement est en entresolle au dessus, auquel ont monte par l’escalier 38 et par le même escalier ont descend à la cuisine et aux office de l’ayde major.
Attenant l’appartement de l’ayde major l’on entre du vestibule ou paillier du grand escalier 4 dans le corps de garde 29 des archers de la ville qui font la garde de l’hotel de ville jour et Nuit.
A l’autre bout du corridor 19.20. au fond de la cour est l’apartement du greffier de la ville, composé d’une antichambre 25, dont l’entrée est dans l’angle 20 des corridors, une salle 26 ensuitte qui a une seconde entrée par le paillier du grand escalier 3 un cabinet 23 un sert papier 54, un cabinet de toilette 55 et une garderobbe 56. l’antichambre, la salle et la chambre à coucher se dégage par le petit escalier 40 qui a son entrée par le bas dans la cour H. Il communique à la cuisine et aux offices du greffier
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qui sont au rez de chaussez de cette basse cour, et aux entresoilles au dessus de l’antichambre, de la chambre à coucher et des cabinets, l’appartement du greffier sert à recevoir les princes, le gouverneur et les autres seigneurs lorsqu’ils vont à l’hôtel de Ville.
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